• Aussi sacrée que le Gange

     

     

    « Aussi sacrée que le Gange » est une errance indienne, un voyage au long cours sans guide ni boussole. C’est le récit d’une Inde au quotidien qui n’en finit pas de surprendre, capable d’enchanter et de révolter dans la même fraction de seconde, singulière et abyssale, à la fois unique et plurielle, en fin de compte toujours énigmatique.
    Scandé autour de lettres de l’auteur à sa mère en France, immobilisée par la maladie d’Alzheimer, ce voyage intérieur est une plongée en âmes vives, familiales et universelles.
    Lorsque, frappée par la maladie d’Alzheimer, « petite mère » se retrouve immobilisée en France, son fils entreprend de lui faire visiter l’Inde en lui envoyant des lettres.
    Aussi sacrée que le Gange est le compte-rendu épistolaire de ce voyage. Si le lecteur y découvre un pays dans son quotidien surprenant et ses multiples visages, ce récit l’entraîne également dans un intime à la fois familial et universel

    Fiche technique

    • Date de parution : 11/05/2017
    • Editeur : Ateliers Henry Dougier
    • Collection : Littérature
    • ISBN : 979-10-312-0286-0
    • Format : Grand Format
    • Présentation : Broché
    • Nb. de pages : 170 pages
    • Prix : 14,90

     

     

    Je remercie Babelio et la maison d' Editions HDateliershenrydougier pour cette magnifique découverte. D'abord celle d'un auteur, dont ce n'est pas cependant le premier roman, à vrai dire plutôt des carnets de route. Celui-ci est un peu particulier.

    En dehors des sentiers battus, nous suivons Didier Thurios dans un road trip à travers l' Inde, énième voyage dans ce pays qui semble le fasciner. Nous découvrons un baroudeur dans l'âme et ce depuis toujours. Dans son compte rendu de voyage, sorte de courrier épistolaire à sa mère il lui adresse un magnifique message d'amour.

    Je suis totalement sous le charme de la plume de l'auteur.Il joue avec les mots d'un manière qui me fascine, que ce soit dans les passages évoquant les souvenirs et les moments intimes de sa vie, qu'il évoque ses états d’âme, où qu'il nous narre le quotidien de son voyage, il nous emporte avec lui dans l'instant qu'il partage.

    Le spectacle quotidien est vivant, le style poétique imagé, le vocabulaire particulièrement riche, c'est du pur bonheur. On ne peut que se laisser transporter par la magie des mots et de comprendre sa passion ancrée depuis toujours pour eux. Il y a de quoi sourire en apprenant qu'enfant, il a caché cette passion (honteuse) : un enfant, un ado, un garçon surtout ça joue au foot ça n’écrit pas des poèmes!

    Merci à vous d'avoir persévéré Monsieur Didier Thurios, il aurait été dommage que vous abandonniez!

    Grace à vous ce voyage, dans cette contrée qui m'est totalement inconnue, hormis par des voyages dans ma tête à travers d'autres écrits est vivant, enrichissant et passionnant, coloré, bruyant et odorant.

    La conception de vie de l'auteur me séduit, ses souvenirs d'enfance me touchent pour des raisons personnelles, le grand père, le mien y ressemblait beaucoup et j'ai été bercée moi-même de" cago en Dios" et autres "gros mots"typiquement espagnols, d'éducation et de valeurs transmises.

    Cette aventure que Didier Thirios partage avec nous se vit intensément à travers ses mots, dans ce voyage dans lequel transpire l'amour qu'il porte à sa mère et sa passion pour les aventures peu ordinaire, à son image oserais-je dire, le tout retranscrit avec beaucoup de pudeur.

    L'auteur nous fait découvrir à travers son regard sa vision réaliste d'un pays à qui semble hors du temps, comme suspendu dans une quatrième dimmension, un pays bercé de mantras, et de prières quotidiennes, de rituels et pèlerinages, un pays de bondieuseries, comme il le dit.

    Didier Thurios est un gourmet des mots et il nous offre un magnifique livre à déguster. Une lecture savoureuse et enrichissante.

    J'ai très  envie de découvrir Désorientales dans un premier temps, puis ces autres œuvres.

     Un coup de cœur, merci encore à Masse critique Babelio.

     

     

     

     

     

    Extraits citations

     

     

    "j'ai toujours pensé que l'on ne voyage pas, mai que l'on est voyagé."

     

    "vois-tu ma mère la même connerie ne connait pas l'espace temps. Elle déborde des cadres en s'étirant et se grattant la panse. Il y a et il y aura toujours des boucs émissaires. (...) Toi tu sais que la seule chose qui compte vraiment est l'amour, que tes parents étaient des seigneurs"

     

    "vivre c'est naitre sans cesse ©M.Jouhandeau"

     

    "Ici les sages s’évertuent  à tenter de vivre l'instant présent.Détachés du reste. C'est "ici et maintenant" qui compte parce que le passé et mort et que le futur n'existe pas"

     

    "quand tu penses , ma mère,que chez nous l’obésité est un problème de malbouffe, donc de pauvres et que le bronzage est réservé à ceux qui peuvent se payer le soleil. Nos pauvres passeraient ici pour des brahmanes !"

     

    "les religions sont là pour ça, tuer la peur de la mort, donner de l'infini, apaiser le angoisses existentielles. Nous maintenir dans le rang aussi. Que personne ne s'échappe  et ne s'avise de la jouer en solo"

     

    ". D'ailleurs je ne voyage pas je suis voyagé. Voyager c'est sortir de sa carapace, penser sa vie, laisser la vie te penser, palpiter  l'instant, le transcender si besoin. Pas besoin de jambes pour ça."

     

    ©D.Thurios

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 4 Juin à 19:40
    LADY MARIANNE

    une bonne idée de faire voyager sa maman par des lettres-
    dommage avec cette maladie le souvenir c'est fichu- papa l'a eu- pais à son âme-
    un bon roman je n'en doute pas--- interressant- et l'Inde beau pays à découvrir-
    bonne soirée- bises-

    2
    Gaoulette
    Dimanche 4 Juin à 22:08
    Je veux bien faire desorientale Avec Toi car je devais le lire pour un defi Babelio
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