• Changer l'eau des fleurs LC

    Changer l'eau des fleurs LCViolette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.
    Après l’émotion et le succès des Oubliés du dimanche, Valérie Perrin nous fait partager l’histoire intense d’une femme qui, malgré les épreuves, croit obstinément au bonheur. Avec ce talent si rare de rendre l’ordinaire exceptionnel, Valérie Perrin crée autour de cette fée du quotidien un monde plein de poésie et d’humanité.

    Un hymne au merveilleux des choses simples.

    Editeur : Albin Michel
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie : 28/2/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 22,50 Poche : 8,90
    Version numérique: 8,99
    Nombre de pages : 560

     

    Changer l'eau des fleurs LC

    C'est tentée par les nombreux retours positifs et le fait qu'il soit le coup de coeur d'un autre challenger (Boubille) et la superbe couverture que je me suis plongée dans cette LC avec ma ma binôme.

    Je l'annonce tout de go : ce ne sera pas un des miens. 

    J'ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire, je dirais même que je m'y suis aventurée à reculons face au style factuel, la plume de Valérie Perrin, ses phrases courtes, la pauvreté et lourdeur du vocabulaire , ses redondances. 

    Sentiment qui n'a fait que s’accroître au cours du récit : somme de situations anecdotiques d'une gardienne de cimetière que l'auteure a su récolter ici et là. À la longue, c'est étouffant. Certes, cette répétition met en exergue la monotonie de la vie de Violette. Certes, c'est le quotidien de notre héroïne. Mais bon sang, qu'est-ce qu'on s’ennuie !  Pour tout dire, j'ai lu certains passages en diagonale.

    Valérie Perrin veut gérer trop de sujets en même temps, s'obstinant à faire se croiser une multitudes de personnages secondaires. Personnellement cela n'a fait qu'accentuer, chez moi, l' aspect brouillon, confus, désordonné de cette aventure livresque.  Parlerai-je des passages entiers du journal de certains personnages qui n'ont aucun intérêt pour l'intrigue principale et que ne font qu'accenteur l'effet de longueur ? De improbabilité de certaines situations  ? Soit, l'on dit toujours au décours de certaines rencontres dans des endroits inattendus :  Ah ben, le monde est petit ! 

    Ce qui vous pousse à avancer, c'est le mystère Léonine. J'avoue c'est le seul moment ou l'auteure est parvenue à me surprendre (en dehors du fait que l'épreuve est plus qu'évidente) Mais là, encore, Valerie Perrin nous y emmène dans une construction assez particulière, à laquelle je n'ai pas adhéré. 

    La plupart du roman est présenté sous le regard et a travers les émotions de Violette pour dans le dernière tiers nous faire basculer dans celui du mari, vu jusqu'alors à travers les yeux de notre héroïne. Cette approche m'a totalement déconcertée, quand de plus l'auteure vient nous rajouter la vision d'un autre personnage secondaire impliqué de près dans l'histoire de Léonine.  Le tout est si brouillon que je peine à canaliser mes sentiments autour de cette lecture.

    Des idées, des thèmes, ce n'est pas ce qui manque et, incitent à la réflexion. Néanmoins à vouloir trop en faire, l'auteure m'a perdue entre intrigue, reconstruction, relations de couple, non dits, résilience et romance. Quoique coté romance, on peut pas faire plus tiré par les cheveux.

    Quant aux personnages, ils n'on suscités aucune émotion, ni empathie. J'oserai même dire que j'ai été presque plus touchée par Patrick que par Violette. Celle-ci m'a parfois prodigieusement agacée.

    Lecture lourde et décevante à mille lieux pour moi des retours dithyrambiques  de la grande majorité des lecteurs. 

     

    Changer l'eau des fleurs LC

     

    Changer l'eau des fleurs LCL'auteur : 

    Nationalité : France
    Né(e) à : Gueugnon (Saône-et-Loire) , 1967

    Biographie :

    Valérie Perrin est une photographe, scénariste et écrivaine.

    Elle travaille aux côtés de son mari, le réalisateur Claude Lelouch.

    Son premier roman, "Les oubliés du dimanche" (2015), a reçu de nombreux prix, dont celui de Lire Élire 2016 et de Poulet-Malassis 2016. Après son succès en France, il sort en Italie en septembre 2016 et en Allemagne début 2017.

    En 2018, elle a reçu le prix Maison de la Presse pour son deuxième roman "Changer l'eau des fleurs" (Albin Michel, 2018).
     
     
    Extraits citations 
     
     
    " La mort d'un enfant encombre les grands, les adultes, les autres, les  voisin, les commerçants. Ils baissent les yeux et vous évitent, changent de  trottoir. Quand un enfant meurt, pour beaucoup, les parents meurent avec"
     
     
    " Combien coûte une vie qui pèse 7  ans et demi ?"
     
     
    " On ne quitte pas une femme qu'on ne voit plus, qui ne fait pas de scènes, qui ne fait pas de bruit, qui ne claque pas les porte, c'es bien trop pratique"
     
     
    " On quitte les gens à cause des gens, faut pas chercher plus loin"
     
     
    " Parce que la plupart du temps, on finit par faire son deuil. Le temps détricote le chagrin."
     
     
    " on ne dit jamais qu'on peut mourir d'en avoir eu trop souvent marre"
     
     
    " Un joli nom, ça n’empêche pas d'être un salaud"
     
     
    V.Perrin

  • Commentaires

    1
    Gaelle
    Samedi 4 Janvier à 16:25
    Ce que tu évoques j’ai aimé moi cette multitude de sujets car on ne sait pas où on va. J’ai vu que dans un cimetière beaucoup de mondes se côtoie et peuvent avoir des liens. Et violette ma touche
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