• Coincée SPEn rentrant chez elle un soir, Iris a la surprise d’apprendre que son mari, Hugo, grand galeriste d’art contemporain est parti dans le Nordeste brésilien pour tout recommencer « là où tout est encore possible » avec Paloma, la jeune fille au pair brésilienne, qu’il a prise - Oups ! - pour la « jeune fille au père ». Il n'en pouvait plus de partager l'existence d'une femme « coincée » comme elle !
    Iris se retrouve seule du jour au lendemain avec ses enfants gâtés, Nine 17 ans et Marin 15 ans, dans une situation financière catastrophique. Elle doit pour la première fois de sa vie - c’est presqu’un gros mot - travailler. Pas si simple. À 45 ans, femme de plus personne, sans aucune expérience professionnelle, trop diplômée, trop sénior, Iris voit les portes se fermer les unes après les autres.
    Elle finira, à son corps défendant, par accepter la seule proposition qui s’offre à elle : écrire un roman historico-érotique.
    Ce « livre de fesses », comme elle l’appelle, va l’emmener bien au delà de sa zone de confort, lui faire redécouvrir la femme qui sommeillait en elle, mais pourrait bien la conduire à sa perte au moment où elle prend la présidence de l’association de parents d’élèves du lycée huppé de ses enfants.

    Editeur : Chic(k) Lit
    Genre:  Roman et littérature
    Date de sortie: 9/8/2019
    Prix du livre papier : pas pour l'instant
    Version numérique: 4,99 
    Nb de pages : 180

     

     

    Coincée SPC'est sans une once d'hésitation que j'ai accepté ce SP proposé par Catherine Monroy alors que je ne  suis pas une grande fan de chick-lit. Mais, je connais sa plume, son style, pour avoir lu Le prince charmant existe...je l'ai inventé. Je savais donc, plus où moins, dans quoi je m'engageais. Et une fois de plus, l'auteure," les auteures devrais-je dire" nous ont concocté des aventures burlesques tout en s'ancrant dans un univers contemporain réaliste, mêlant ainsi drame, rebondissements et humour. 

    Notre héroïne, Iris, bourgeoise, évolue dans un milieu aisé, à l'abri du besoin, de part la situation de  son époux jusqu'à ce que les aléas de la vie la rattrape. À dater du départ d'Hugo, tout part à vau l'eau. Nous suivons donc, les péripéties quotidiennes narrées par Iris. Cette dernière va ainsi découvrir, à ses dépends, qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et que la confiance reste un sujet soumis à caution, que rien n'est acquis, ni définitif. 

    L'intrigue est parfaitement construite, respecte les codes de la chick-lit tout en conservant un coté crédible et sans tomber dans le "too-much" des catastrophes loufoques, trop fréquentes à mon goût, dans ce genre littéraire. Catherine et Anouk ne tombent jamais dans l’excès. Certes les événements s’enchaînent, mais sont toujours très réalistes, tant les auteures abordent des sujets sérieux et relativement dramatiques qui prêtent, cependant, de par le mode narratif à en rire., 

    On s'interroge sur la part d'autobiographie lorsque Catherine Monroy aborde l'univers de l'édition, évoquant le thème des pseudos parfois nécessaire afin de préserver son anonymat lorsque, tout comme Iris l'on écrit des romans érotiques. Ce sujet fait écho en moi, un certain A.C nous ayant argumenté, lors d'une rencontre originale, à ma binome et moi même, cette nécessité de se cacher, parfois, et j'avoue les comprendre.

    Les autres thèmes tels que, la reconstruction, la survie, le repositionnement dans la société en tant qu’individu et non plus en tant que " femme de", sont traités avec justesse, avec toujours cette touche humoristique propre à l'auteure que l'on retrouve ici, et qui dédramatise un peu le fond sombre de la thématique principale.

    Que dire des personnages ?  Celui d'Iris est attachant, tout comme les secondaires : Nine la très mature fille de 17 ans qui semble avoir tout compris bien avant sa mère, Marin, l'ado typique de 15 ans et la  copine coach, Frisca, un peu déjantée. Ils sont bien construits, les personnalités abouties.

    Le dénouement est prévisible, cependant, avant d'y parvenir l'auteure nous promène sur une montagne russe d'émotions, joue avec nos nerfs tout au long de ce récit d'aventures, ce qui rend la lecture très addictive.   Un roman qui se dévore, mélange de légèreté et questionnements sur les capacités de tout un chacun de rebondir, alors que l'on se voit au fond du trou.

    Coup de cœur pour cette chic(k) Lit 

    Ps :

    j'adore la couverture, un peu moins le résumé qui en dit trop et que je n'avais pas lu avant de commencer ma lecture.

    Un grand merci à Catherine pour cette marque de confiance qui m'a personnellement contactée via Babelio.

     

    Coincée SP

     

    Coincée SPL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anouk Laclos a dirigé plusieurs entreprises dans le secteur du luxe, avant de tout abandonner pour écouter enfin ses désirs. 

    "Mon cher stagiaire" (Calmann-Lévy, 2016), un roman érotique, est son premier roman, écrit sous pseudonyme.
     
    Coincée SPL'auteure :
     
    Nationalité : France 
    Né(e) le : 23 mars
    Biographie : 

    Docteur en anglais, j’ai a eu plusieurs vies. Journaliste pendant dix ans – correspondante pour les Pays de l'Est du Figaro à Budapest et du Monde à Prague, pour la rubrique C'est mon histoire au magazine Elle, scénariste pour la télévision française depuis vingt ans, je suis aussi écrivain. Mon premier roman, Gentil Coquelicot, un thriller, est paru en 2004 chez JC Lattes). Avec mon amie, Hélène van Weel, j’ai écrit Anglais, nos Ennemis de toujours (Larousse 2013), un ouvrage humoristique qui retrace la rivalité féroce entre les Français et les Britanniques depuis la fameuse bataille d'Hastings en 1066. 
    J’ai prêté ma plume pour deux autobiographies : Girl Fight (Presses de la Cité 2013), la rédemption d'une jeune femme passée par la prison et devenue institutrice, et dans un tout autre genre : Chantal Thomass, Sens dessous dessus (Éditions Michel Lafon 2017), le parcours flamboyant de la créatrice de mode devenue presque malgré elle une icône de la lingerie. Je publierai le Prince Charmant Existe... Je l'ai inventé, une comédie romantique aux éditions Pygmalion le 13 juin 2018. J’anime également des ateliers d'écriture à Paris au sein de l'association Le Labo des histoires.
     
     

     


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  • ConstanceSous le second Empire, Constance grandit au bord de la Loire avec une liberté rare pour une jeune fille de l'époque. 

    Choyée par son père, ingénieur et grand humaniste, et par son meilleur ami Gabriel, Constance rêve d'aventures et de sciences. Mais son oncle pense qu'à seize ans, il est plus que temps pour elle d'acquérir les manières d'une épouse modèle et convainc son père de l'envoyer dans un pensionnat. La jeune fille s'y lie d'amitié avec Susanne, héritière de l'une des plus grosses usines de fonderie de la région.

    A la mort brutale de son père, la menace d'un mariage arrangé par son oncle avec un homme deux fois plus vieux qu'elle, oblige Constance à prendre une décision radicale... Forte de son ambition et de ses convictions, elle va se construire un destin hors du commun.

    Editeur : Incartades Editions
    Genre: Historique
    Date de sortie: 12/6/2019
    Prix du livre papier : 19,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  558

     

     

    ConstanceLe résumé et la couverture m'ont aussitôt tentés à peine le roman proposé par Incartades Editions.  C'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans les pas de Constance qui nous narre ses aventures.

    Etre une femme en plein XIXe siècle n'est pas une sinécure, quel que soit le milieu social, nantis ou simples ouvriers il faut se plier aux règles du chef de famille et de son milieu social. Pour une  bourgeoise, un mariage arrangé est un moindre mal, pour les autres, une vie de galère entre enfants et mari parfois violent, les attends. 

    En toute logique Constance aurait du se satisfaire, comme son amie Suzanne, d'une vie de femme au foyer, heureuse d'avoir été choisie malgré une maigre dot.  Cependant quand un père vous éduque avec un mode de vie plus proche de celui des garçons, que l'on est comme notre héroïne éprise de liberté, des rêves plein la tête, il est impossible de se plier à un destin dont on ne veut pas.

    L'auteure nous propose donc un roman féministe dans un contexte politique et social dans lequel les femmes n'ont nul droit de parole( hormis d'être maîtresse dans leurs foyers) et peuvent prétendre encore moins à des postes d'hommes. Que dire quand la jeune fille se plait à dévoiler des connaissances en mathématiques, physique et chimie plutôt que dans l'art de paraître et  de tenir une maison   ?

    Un thème donc intéressant et une épopée qui semble donc prometteuse et passionnante. Cependant la romance se profile très rapidement dès les premiers chapitres au moment même de la première rencontre avec Sir Wallace. Cependant on se laisse entraîner dans les péripéties de Constance, jeune femme obstinée et volontaire dans sa quête personnelle et des objectifs bien loin du projet de sa famille et l'auteure parvient à nous surprendre avec son dénouement.

    Le style de l'auteure m'a très vite décontenancée par son irrégularité ; tantôt plaisant bien dans le contexte social avec des dialogues appropriés et des réparties piquantes qui donnent du punch à l'histoire, tantôt plat de par un vocabulaire limité dans certaines descriptions avec des phrases redondantes, pour ce qui concerne les paysages et les physiques, (et là encore pas toujours, elle m'a agréablement surprise  par moment, mais cette irrégularité m'a dérangé), pour parfois tomber dans un excès de technicité avec force détails sur le fonctionnement des fonderies. Cette précision chirurgicale passe une première fois, étant culturellement intéressante et instructive, mais devient ennuyeuse et nuit au rythme du récit, de plus sans grand intérêt majeur pour le roman. En lisant la bio de l'auteure, on comprendra d'où lui vient ce talent et ses connaissances qui passionneront probablement certains lecteurs. Mais pas trop n'en faut dans une romance, je ne cherche pas à suivre un cours de physique/chimie détaillé sur la fusion de l'acier. Et bien que j'aime les décors bien plantés, les descriptions sont trop longues à mon goût.  

    Que dire du choix d'Anne Loréal pour sortir son héroïne du destin qui l'attend ? Il me semble que le passage travail à la fonderie, me semble plutôt pas vraiment crédible, d'autant que l'auteure développe dans le détail certaines activités réclamant une certaine adresse et force et je peine à croire qu'une jeune fille de 16 ans puisse la mener à bien.  Et ce n'est là, pour moi, que le volet le plus incohérent, tant il y en a d'autres que je ne développerai pas pour ne pas spolier. Les autres révélations sur sa vie durant 2 ans viennent très tardivement, sont un peu détonantes et  je désespérais même de les avoir un jour.

    Néanmoins malgré de nombreux bémols, j'avoue que la lecture,avec quelques passages digressifs que j'ai fini par sauter, reste addictive et que la curiosité reste vive d'autant que de nombreuses questions vous assaillent et attendent des réponses. 

    Mais j'ai le regret de ne pouvoir faire une chronique très positive tant j'attendais plus de réalisme dans cette histoire de femme souhaitant prétendre à un reconnaissance de ses capacités, luttant contre la misogynie de l'époque et les à priori. La voie choisie par Anne Loréal pour son héroïne me semble un peu trop incroyable pour être réaliste dans le contexte de l'époque.  Oui tout est trop trop facile et ayant été moi-même manager de nombreux points m'interpellent.  Il s'agit d'une fiction, certes, mais j'ai un peu de mal à me détacher de mes besoins de cohérence et de réalisme.  

    Force est de reconnaître, cependant, le travail d'Anne Loréal qui s'est documenté sur le contexte social et autres sujets tels que la guerre de Crimée, partageant ses propres connaissance du milieu industriel et mettant dans son héroïne un peu d'elle même probablement, rendant ainsi ce roman culturellement instructif et on ne peut que la complimenter pour cet effort qui donne de la matière à un roman historique en posant ses bases sur des connaissances et pas sur de l'à peu près.

    Je remercie Les Editions Incartades pour ce SP et je regrette de ne donner qu'un avis assez mitigé sur mon sentiment; Je ne doute pas cependant que Constance séduira par sa personnalité  la plupart des  lecteurs qui porteront un regard moins sévère que moi qui ait beaucoup d'attentes et n'a pas langue de bois SP ou pas.

     

    Une douce nuit d'été

     

    Extraits citations 

     

    "De fait si l homme combat contre vents et marées, au quotidien, en politique, en économie, dans les nouvelles activités industrielles ou même les fonctions traditionnelles de l' Etat pour la grandeur de la France, le rôle de la femme est de lui fournir un havre de paix en son foyer, un refuge où les valeurs  chrétiennes  font loi, où l'ordre règne en maître, et où son épouse soumise lui offrira les plus délicieuses des scènes domestiques"

     

    "- eh bien, vous messieurs, ne pensez pas qu'à vous marier... Vous avez un but dans la vie, un objectif qui vous est propre, et qui vous permet d'atteindre un sentiment d’accomplissement. Vous de vous définissez pas comme M. Untel, époux de ..., mais en tant que médecin, industriel, ou  homme politique.   Vous vous définissez grâce à vos relations , pas par le mariage que vous faites."

     

    © A. Loréal

     

    ConstanceL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anne Loréal est ingénieur en mécanique de formation et manager.
    Avec plus de vingt ans d'expérience dans l'industrie mais aucune en littérature, elle se lance dans le projet d'un roman en 2015.

    "Constance" (2016), un roman historique, qui raconte l'histoire d'une jeune fille de bourgeoisie, Constance Deschanel, sous le Second Empire, est son premier livre. Il a obtenu le Prix spécial du jury 2017 de monBestSeller.com. 

    Mère de deux garçons, elle vit maintenant aux États-Unis où elle dirige les opérations industrielles d’un groupe américain.

    son site : https://annelorealauteur.wixsite.com/anneloreal 

     

    La parenthèse :

    Quand on lit la bio de l'auteure on comprend d'où lui viennent ses connaissances sur le milieu industriel et sa passion des détails dans ce domaine.  

     

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  • Toute une vie et un soir SPDans une bourgade du comté de Meath, Maurice Hannigan, un vieux fermier, s’installe au bar du Rainsford House Hotel. Il est seul, comme toujours – sauf que, ce soir, rien n’est pareil : Maurice, à sa manière, est enfin prêt à raconter son histoire. Il est là pour se souvenir – de tout ce qu’il a été et de tout ce qu’il ne sera plus. Au fil de la soirée, il veut porter cinq toasts aux cinq personnes qui ont le plus compté pour lui. Il lève son verre à son grand frère Tony, à l’innocente Noreen, sa belle-soeur un peu timbrée, à la petite Molly, son premier enfant trop tôt disparu, au talent de son fils journaliste qui mène sa vie aux États-Unis, et enfin à la modestie de Sadie, sa femme tant aimée, partie deux ans plus tôt. Au fil de ces hommages, c’est toute une vie qui se révèle dans sa vérité franche et poignante…
    Un roman plein de pudeur et de grâce qui contient toute l’âme de l’Irlande.

     Editeur : Delcourt
    Genre: Littérature
    Date de sortie: 3/4/2019
    Prix du livre papier : 20,50€
    Version numérique: 14,99 € 
    Nombre de pages :  267

     

     

    Toute une vie et un soir SPUn huit-clos époustouflant avec son personnage principal, ce taiseux,  bougon, ronchon et si peu démonstratif de ses sentiments pour ses êtres chers qu'est Maurice Hannagan 84 ans. Toute une vie de silence et de retenue et en un soir il va nous faire partager tout ces non-dits, ses gestes contenus, et surtout cet amour immense qu'il a gardé si longtemps au fond de lui et quelques secrets aussi. 

    L'auteure  ne manque pas d’originalité dans sa manière de nous conter cette histoire. C'est à Kevin, son fils, que Maurice narre le feuilleton de sa vie, à travers 6 chapitres, chacun mettant en avant les proches qui ont marqué son existence. La construction est  parfaite avec des enchaînements d'une fluidité absolue entre présent et passé. La plume est à la fois poétique et le style peu alambiqué, les mots sonnent justes et les thèmes traités intemporels.

    Maurice déroule sa vie à travers des temps forts de son passé dans une ambiance purement irlandaise. Il se dévoile à son fils et à nous lecteurs, tel qu'il est avec sa force et ses faiblesses, reconnait ses erreurs, parfois ses regrets. Sa vulnérabilité nous touche tant son histoire est poignante. L'émotion est très présente, mais l'humour aussi. 

    Nous plongeons dans un passé pas si lointain, cependant marqué par un mode de vie dépassé, découvrons les liens entre les Hannigan et les Dollard, entre Maurice et Emily la propriétaire de cet hôtel dans lequel notre protagoniste vient, semble-t-il s’enivrer au comptoir.

    Anne Griffin nous entraîne dans son Irlande natale, celle des années 40, jusqu'à l'époque contemporaine. Nous y suivons le Maurice de 10 ans, alors employé chez la famille Dollard, fils de fermier, peu destiné à l'avenir qui l'attend. Cependant comme  pour tout un chacun, bonheurs et drames sont étroitement liés. Des anecdotes, de celles qui ressemblent aux nôtres,que l'on partagerait autour d'une table lors d'un repas en famille,  y sont  parfaitement narrés, crédibles. Ces tranches de vies sont si intenses que l'on s'émeut pour cet octogénaire que l'on aimerait avoir pour père, grand-père, oncle, ami, malgré ses airs bourrus et sa rudesse. 

    Toute une vie et un soir de Maurice Hannigan est palpitante à vivre. Tant et si bien qu'une fois plongée dans le roman, je n'ai pas pu en sortir jusqu'au dénouement. Tout d'abord parce que l'on s'en vient à aimer la famille Hannigan, et parce que l'auteure nous tient en haleine avec son fil conducteur, cette fameuse pièce d'or qui jouera sur la destinée des 2 familles.

    Les thèmes  de son roman, deuil, solitude, choix de vie, pudeur des sentiments, ne laissent pas indifférents. Ils sont fortement développés. Les comportements des protagonistes mesurés et en adéquation avec les sujets abordés, comme la dyslexie non détectable à l'époque, certains troubles mentaux, la perte d'un enfant, et d'autres encore, que l'auteure maîtrise pour nous offrir un roman vibrant de sentiments.

    C'est loin d'être un roman triste, bien qu'il soit bouleversant, parfois, tant d'épreuves émaillant la vie de Maurice. Le dernier chapitre, est lui, une ode au bonheur, tant il prend le pas sur les drames vécus par notre protagoniste qui au crépuscule de sa vie va jusqu'au bout de ses décisions, de ses choix, fidèle à lui même, à ses sentiments, ses valeurs. Une histoire qui sonne vraie, des personnages vivants tant ils sont réalistes auquel l'on s'attache au fil des pages. C'est pourquoi on a du mal à quitter Maurice, Kevin, Sadie, Emily et tous les autres qui ont marqué la vie de notre personnage principal.

    Je remercie Masse Critique privilège et les Editions Delcourt pour m'avoir permis de faire cette magnifique découverte.

     

     

     

    L'auteur :

    Nationalité : Irlande 
    Né(e) à : Dublin , 1969
    Biographie : 

    Anne Griffin est une écrivaine irlandaise, nouvelliste et romancière.
    Titulaire d'un BA d'histoire de l'University College Dublin (USD), elle a été libraire pendant huit ans, à Dublin et à Londres. Après de nouvelles études à l'Université nationale d'Irlande à Maynooth, elle a travaillé ces vingt dernières années avec diverses organisations caritatives, dont Women's Aid, Youth Work Ireland et la Dyslexia Association of Ireland.

    Anne Griffin a commencé à écrire en 2013. En 2015, elle entreprend une maîtrise en création littéraire à l'UCD avec James Ryan, Éilis Ní Dhuibhne, Frank McGuinness, Lia Mills, Paul Perry et Anne Enright.
    Récompensée par le John McGahern Award, Anne Griffin a publié des nouvelles dans The Irish Times et The Stinging Fly, entre autres."Toute une vie et un soir" ("When All Is Said", 2019), son premier roman, a été traduit dans de nombreux pays.

    son site : http://annegriffinwriter.com/
    Twitter : https://twitter.com/AnneGriffin_ 

     

    Extraits citations 

     

    "dans mon cerveau tout est clair. Mais le clamer devant tout le monde, à quelqu'un d'autre ? On a pas été élevés comme ça. On nous l'a pas appris à l'école. Ni prêché depuis la chaire. Apres on s’étonne qu'à 30,40 ou 80 ans, on soit pas capable de s'y mettre ?

     

    "je possède 49% de cet établissement.49% de ce tabouret et 100% du postérieur posé dessus.49 % pour une cicatrice sur ma joue, une enfance volée et un ennemi juré."

     

    " Où qu'on soit dans le monde ce sont les même choses qui comptent  : l'argent et sauver la face."

     

    "au bout d'un moment  je n'ai plus ouvert ma porte. Plus le courage. Je savais qu'il faisait tout pour que je reste en contacte avec le monde et moi, je voulais plus rien y faire."

     

    © A. Griffin

     

     


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    Liberté je dessine ton visage SPCharlie, reporter de guerre, se rend en Syrie avec l'intention de décrocher l'interview du chef de l'Etat islamique. Julie, sa compagne, est médecin urgentiste dans un hôpital parisien. Leur destin bascule lorsque Charlie est enlevé par un groupe armé. Lola, une adolescente endoctrinée malgré elle, part pour une mission qu'elle croit humanitaire afin de rejoindre son petit ami. Simon, son père, qui ne comprend pas la métamorphose de sa fille, est prêt à tout pour la retrouver et la ramener. 
    De Paris à Alep, en passant par la Turquie, des vies qui se croisent, se bousculent, s'abîment et ricochent comme autant d'existences projetées dans le fracas d'un monde où des hommes et des femmes ordinaires deviennent des résistants de la liberté.

    Editeur : Incartades
    Genre:  Littérature contemporaine
    Date de sortie: 26/2/2019
    Prix du livre papier : Broché  16,90 
    Version numérique: 4,99 
    Nb de pages : 390 

     

     

    Liberté je dessine ton visage SPWaouh ! C'est ce le premier mot qui me vient au terme de cette lecture. Et j'avoue que je ne m'attendais pas à ressentir un tel sentiment dans  les premiers chapitres.

    Vu le sujet, j'ai commencé à petites doses, en alternant avec un autre roman. Puis je me suis laissée happer totalement par l'histoire.

    C'est à travers le récit des 4 personnages principaux, 4 destins qui se croisent pour ne plus se quitter, que nous partageons les événements tragiques que vivent Julie et Charlie suite à l'enlèvement de ce dernier lors d'une mission journalistique.

    Une fiction qui nous rappelle que trop bien des histoires vraies, narrée de manière si réaliste qu'elle pourrait passer pour un récit témoignage. Il n'en est rien. Olivier Tarassot ne manque de le préciser en tête.

    Certains chapitres sont courts mais toujours chargés de beaucoup d'émotions que l'on ressent soi-même intensément. Sensations multiples qui s'entrechoquent.

    Le sujet est particulièrement bien traité, documenté, ce qui le rend particulièrement crédible. Le style est fluide, les mots judicieusement choisis , la plume est belle, les personnalités des protagonistes fouillés et l'on se prend d'empathie pour eux, vivant tout comme eux au rythme des jours, des semaines, des peurs, des doutes, de l'espoir.

    Qu'elle peut être l'issue ? Tant cette fiction se rapproche de la réalité, d’histoire d'enlèvements, de mort,   trop souvent partagé via la TV, You tube etc... il semble peu probable que l'auteur puisse nous offrir un happy-end. Mais on l'espère, on veut croire que Charlie retrouvera la liberté.

    Tant et si bien que la tension était telle, que prise dans les multiples rebondissements me faisant redouter, espérer, douter, que je bouillais d’impatience de connaitre le dénouement. J'ai failli, une première, me précipiter sur les dernières pages, alors que j’étais au 3/4 du roman.  Mais j'avais si peur d'être déçue prématurément  que je me suis contrainte à la patience.

    Le réalisme de cette fiction met à mal votre petit coeur. L'angoisse, la peur, la tristesse vous assaillent tout au long du récit. Mais l'espoir persiste. Et  tout comme Charlie et Julie on s'y accroche en permanence. Et ce jusqu'aux derniers chapitres alors que l'auteur sème le doute.

     OLivier Tassarot nous offre un roman d'aventures, nuancé sans jugement, ni parti pris, égratigne un peu quelques organisations gouvernementales, les journalistes avides de scoop et de sensationnel mettant parfois la vie des gens en danger, ( du vécu). Il aborde les effets pervers des  réseaux sociaux, dénonce les manipulations psychologiques, les mensonges qui ici vont affecter Lola.

    L'amour et l'espoir en l'humanité sont les piliers de cette histoire, tout comme la soif de liberté, celle de penser, de croire , d'avoir des idées différentes, toute forme de liberté, celle qui porte Charlie notre journaliste au prénom si symbolique et choisi par l'auteur  judicieusement.

    Un roman poignant que l'on a du mal a ranger dans une catégorie, une ode à la vie, à l'espoir dans un monde qui part à la dérive et dans lequel au nom de l'amour de Dieu, l'on veut nous enlever cette liberté de vivre selon nos propres valeurs.

    Une pépite livresque dans l'ensemble avec pour seul bémol les 2 derniers chapitres un peu moins fouillés que le reste du récit qui reste époustouflant écrit avec beaucoup de finesse et de poésie.

    je remercie Les Editions Incartades pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir la plume et le talent de conteur d' OLivier Tarassot  dont c'est le 1e roman  et que je vais suivre. Et je vous conseille de le découvrir.

     

    Liberté je dessine ton visage SP

     

     

     

     

    Liberté je dessine ton visage SPL'auteur : 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Orléans , le 24/12/1971



    Olivier Tarassot, auteur orléanais désormais finistérien, s'est ouvert à la littérature à l'adolescence. Socrate, Verlaine, Rimbaud, Hugo, Zola, Camus, Sartre et Bobin accompagnent ses nuits blanches. Premiers mots, premiers poèmes, premières chansons, premières nouvelles puis quelques manuscrits inachevés ; l'écriture est pour lui un espace de liberté, un instant de paix. Sa plume engagée, humaniste, pacifiste, empreinte d'émotion lui permet d'écrire Liberté, je dessine ton visage, son premier roman. Un livre qui résonne comme un cri d'espoir, un hymne à l'amour, un vent de liberté. 

    https://www.facebook.com/oliviertarassot/
    Twitter : https://twitter.com/oliviertarassot
     
     
    Le détail : 
     
    Thémes abordés on ne peut plus contemporains que l' endoctrinement favorisé par les réseaux sociaux, les enlèvements de journalistes , la lutte de l'état l'islamiste contre les non croyants, les croisades modernes au nom de la foi, l’intolérance, la lutte pour la liberté d'expression et la liberté tout court sous toutes les formes. Malgré tout une flamme  luit portée par des hommes ou des femmes de convictions et tant que quelqu'un y croira l'espoir reste vivant.
     
    la parenthèse :
     
    Une première version a été publié en auto publication en 2017.
     
     
     
    Extraits citations 
     
     
    " "je ne risque pas  ma vie à sa soigner des patients." C'est la seule différence notable entre nos métiers. Je repense à tout cela, au fond de ma grotte, à cette captivité sordide et absurde qui ne résoudra ni la crise en Syrie ni le fanatisme religieux grandissant"  
     
     
    "  Oui, j'ai choisi la plume comme arme, atout fragile, mais tellement vrai. Et l'encre qui coule sur le papier ne suffira pas à combler tout le sang vers dans des conflits absurdes pour lesquels tant d'innocents  paient le prix fort" 
     
     
    " Comment un fils de la République en est-il arrivé là ? Comment en sommes-nous arrivés là, à fabriquer un fanatique dépourvu du moindre sentiment humaniste, une  machine à tuer aveuglement ? Il est prêt à mourir, non pas pour des idées, mais pour une civilisation qui en combat une autre. C'est la seule issue trouvée à une existence morne, sans la moindre lumière" 
     
     
    " je sais que je parle comme un vieux con, un vieux con reac, comme tu disais, bien que je sois tout l'inverse"
     
     
    "_ (...) l'existence est une énigme  dont il faut  percer les mystères tels que le bien et le mal, la mort, la vérité, la soif de justice. L'imam a réveillé ma conscience.
     
     
    "- (...) Je cédais sous le coups. J'ai vite compris que je ne tiendrais pas longtemps , qu'il fallait m'enfuir^pour espérer vivre. J’étais venue pour sauver des vies, il fallait maintenant que je sauve la mienne."
     
     
    "-(...) la vraie révolution est peut être dans la fin des religions parce que la vrai foi n'a pas de toit puisqu'elle es dans le coeur de  chacun" 
     
     
    " Tu m'a appris à ne jamais renoncer à ma liberté, même si elle est  exigeante et me rendre responsable et doit être conquise et préservée. Apres avoir connu la servitude, je la revendique désormais. je suis condamnée a être libre."
     
    "la liberté est un champ d'amour où désormais, nous marchons nu pieds"
     
    © O. Tarassot
     
     
     

    Liberté je dessine ton visage SP

     

    Item 100 Premier roman d'un auteur


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    La faille du tempsDans une ville américaine évoquant la Nouvelle-Orléans en proie à une terrible catastrophe naturelle, un afro-américain et son fils découvrent une terrible scène de crime et un nourrisson, qu’ils décident de sauver et qu’ils baptisent Perdita, la fille perdue. Mais comment ce bébé est-il arrivé là ? 

    C’est ce que Jeanette Winterson, dans son style unique, s’applique à démêler dans cette adaptation de la tragédie shakespearienne Le conte d’hiver. Sous sa plume, le roi jaloux du Conte devient un odieux financier londonien paranoïaque et obsédé par la crise de 2008 ; son ami de toujours, le roi Polixenes, un doux rêveur ; Xeno, un créateur de jeux vidéo. Et MiMi, la femme de Leo, une chanteuse à succès. Lorsque Leo se persuade que MiMi et Xeno entretiennent une liaison et qu’il lui faut agir, tous les ressorts de la tragédie sont en place. Superbe réflexion sur l’avidité et le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’envie, La faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent de l’auteure

     

     

    Editeur :  Buchet Chastel
    Genre: Thriller Collection Les Escales Noires
    Date de sortie: 7/02/2019
    Prix du livre papier : Broché 22,00€ 
    Version numérique: 1,99€ 
    Nombre de pages: 320

     

    La faille du tempsJe remercie  Les Editions Buchet-Chastel pour cette avant première, Babelio et ses Masses critiques qui me permettent de faire de magnifiques découvertes livresques en particulier dans le cadre de Masse critique privilège. Cette fois-ci n'a pas failli à la règle. ce roman je l'ai dévoré en presque une journée. 

    L'originalité réside dans le fait que l'auteure , - que je ne connaissais -, transpose une oeuvre de Shakespeare dans un univers contemporain.  Curtis Sittenfield s'y ait essayé, et même si j'ai apprécié cette reprise d' Orgueil et préjugés,  dans son Un bon parti, elle n'égale en rien le talent de Jeannette Winterson.

    En début de roman,  l'auteure nous brosse, les grandes lignes de Le conte d'Hiver, puis se lance dans le récit d'un drame moderne dans lequel se mêlent : vengeance, tragédie pardon.

    Et c'est là que réside la force de cet exploit avec cette pièce revisitée, car l'auteure nous fait prendre conscience de l'immortalité de  l'oeuvre de Shakespeare et de son talent, mais aussi que plusieurs siècles plus tard ses thèmes de prédilection sont toujours d'actualité. 

    Car l'histoire concoctée par Jeanette Winterson est criante de crédibilité, ses personnages particulièrement bien campés, la plume, d'une extrême finesse, empreinte de poésie et elle m'enchante tant j'aime le son des mots, le roulement des phrases qui me bercent d'une douce musique. Que dire de l'approche psychologique et philosophique qui font écho en moi ?  Des thèmes abordés, le temps que l'on voudrait remonter parfois, à l'image de Superman sauvant Loïs Lane, de l'avenir que l'on construit sur notre passé, de l'amour qui peut se transformer en haine, de cette aptitude à pardonner ou pas, des liens plus fort que les liens biologiques... ?

    Jeannette Winterson prend quelques libertés avec l'idée de départ et la fin en pointillée ne prend pas le chemin de celle écrite par le grand William Shakespeare. Elle s'adapte à notre temps. 

    J'ai adoré ce roman, ce récit qui m'a tenu en haleine curieuse de l'issue finale. Je me suis attachée ux personnages, à certains plus que d'autres et même Léo parvient à vous toucher malgré son caractère ignoble.  J'ai souri, ri  à de nombreuses réparties entre lui et Pauline et j'ai été aussi très émue.

    Un roman donc qui suscite de nombreuses émotions, des personnages que l'on quitte avec regrets. le contexte est bien établi, de nombreuses références, musicales et autres, un univers du jeu particulièrement développé, celui des voitures, - on y croise même la De Lorean de Retour vers le futur -; il ne manque rien pour titiller votre curiosité et croiser votre opinion sur le destin, l'avenir, le passé et ses conséquences.

    Énorme coup de cœur pour cette pépite livresque et une auteure dont j'ai très envie de découvrir d'autres romans 

     

     

    La faille du temps

     

     

     

    Extraits citations

     

    " si Dieu n'existe pas, je ne serai pas plus mal loti à ma mort. Je serai juste mort. par contre s' Il existe... mais OK, je sais déjà ce que vous allez dire  : où est-IL ?"

     

    " Dieu n'a pas besoin de nous punir. on sait le faire tout seuls. C'est pour ça que nous avons besoin du pardon. Le pardon est un mot comme le mot "tigre", on l'a filmé et il y a des moyens de  vérifier qu'il existe,  mais on n'est pas nombreux à l'avoir approché en pleine nature ou à le connaitre pour ce qu'il est. 

    Je ne me pardonne pas ce que j'ai fait"

     

    " Je découvre que le deuil signifie vivre avec quelqu’un qui n'est plus là"

     

    " la lecture était un acte si  silencieux qu'on  entendait bruisser les pages "

     

    " - tu veux jeter un œil au musée ?

    - pas le temps

    - A quoi ça sert  que le temps existe si on n'en a pas ?"

     

    "- (..) personne ne TOMBE  amoureux - l'amour c'est un mélange explosif de sexe et de désespoir, de sexe qu'il faut bien  qu'on s'en paie un peu, de désespoir parce qu'in est seul. La personne  dont tu tombes  amoureux n'a strictement aucune importance"

     

    " - il faut arrêter de parler au passé Vous ne pouvez pas changer ce que vous avez fait. Vous pouvez changer ce que vous faites. "

     

    "- (...) on discutait tout le temps pendant mes études de philo. Est ce que la vie n'est qu'une série d' accidents qui, vus de loin,  dessinent des motifs ? Comme les champs, les rivières et les maisons que l'on voit depuis un avion et qui paraissent beaux et ordonnés, alors qu'au sol, il sont se  qu'ils sont désordonnés, voire laids."

     

    © J. Winterson


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