• La proie LV

    Sofia vient de perdre ses parents dans un accident de voiture. A l'aube de ses trente ans, sa bulle a éclaté. Elle est inconsolable. Méconnaissable. Chaque personne détient une part sombre. Une fois celle-ci mise en lumière, à quel point peut-il être dangereux de l'exploiter ?« Une question parfois me laisse perplexe : est-ce moi, ou les autres qui sont fous » Albert Einstein Nul n'y échappe. Nul ne l'ignore.Elle est inévitable. Sans coeur. Impitoyable. Elle ne sait se laisser attendrir par quiconque. Jamais elle ne fait de sentiments. Aucunement à court d'idées, toujours créative, d'une imagination sans bornes, elle est la plus talentueuse des artistes. Elle réserve un sort différent à chacun d'entre nous. Certaines fois, elle nous prend par surprise, sans prescription aucune. D'autres, elle nous inflige de longues souffrances, d'atroces maux qu'elle surveille du coin de l'oeil. Puis vient le moment où elle se jette sur sa proie et applique la sentence finale. Ah, elle sait s'y prendre, celle qui règne en maître absolu sur le monde et l'au-delà.

    Editeur :  Auto-édition
    Genre: Contemporain
    Date de sortie: 12/02/2018
    Prix du livre papier : 
    Version numérique: 2,99 €
    ISBN: B079SJN552    
     

     

    La proie LVAprès avoir découvert l'auteure suite à la lecture de son premier roman Elle(s) et séduite par sa plume et le sujet bouleversant  au point d'avoir eu un coup de cœur, c'est sans crainte que je me suis lancée dans cette lecture.

    Une énième histoire de deuil direz vous ? Eh bien pas que. C'est bien plus que ça ! Mais il faudra arriver au terme de sa lecture pour prendre toute la dimension de cette oeuvre.  Le premier chapitre est particulièrement trompeur et le lecteur de se persuader de  savoir dans quoi il va plonger.

    Mais c'est sans compter sur Celine De Rosa qui ne cessera de vous surprendre  jusqu'au dénouement.

    Sofia 30 ans est une jeune femme qui voit sa vie s'écrouler à la mort  brutale de ses parents. A partir de là, sa vie bascule et l'on assiste impuissant à sa chute. Quoi de plus ordinaire comme histoire. Tous les jours un individu subit la perte d'un être cher et s'efforce d'avancer, de laisser le temps faire son travail. S'il ne guérit pas des blessures  de la perte, il permet d'en adoucir la douleur. C'est ce que tout le monde dit par expérience ou espoir et dans la majorité des cas c'est ce qui se passe. Il existe cependant quelques cas ou cette douleur et cette absence es insurmontable. Sofia qui a vécu dans une bulle, en dehors du monde, protégée, vivant en autarcie avec sa famille, n'a aucune aide, ni aucun objectif pour avancer. 

    De ce fait, confrontée à la solitude et l'ennui, elle va trouver un dérivatif qui ne va qu'attiser son mal être.  Mais peut-on éternellement vivre dans le passé ? Peut-vivre sa vie par procuration ? 

    L'auteure aborde très justement certains thèmes douloureux de la vie : la dépression, la solitude, l'alcoolisme, l'addiction. Les sujets de son roman sont très contemporains et elle les traite brillamment, parvenant à nous toucher et nous émouvoir et son histoire n'est pas ce qu'elle pourrait être, une banale histoire de deuil.  Oh non, parce que Celine De Rosa parvient à nous surprendre avec des rebondissements inattendus qui vous laissent, en fin de lecture, avec de  nombreuses questions, tant elle nous embrouille l'esprit et laisse le doute nous assaillir. Rien d'étonnant avec son penchant pour des fins abruptes et complexes, encore qu'ici elle soit moins brutale que dans son dernier roman.Cependant elle laisse la porte ouverte aux interrogations en occultant une période de la vie de Sofia.

    J'avoue que l'auteure m'a scotchée tout au long de cette lecture avec ses surprises qu'elle nous offre aux moments les plus étonnants. Je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse concocter une telle finalité. Tout au moins, ce n'est pas tout à fait celle qu'elle laisse supposer. Bravo Céline, c'est digne d'un thriller dans lequel tout le monde est la proie de quelqu'un.  

    Une fois encore je suis admirative et  sous le charme de l'auteure.  Je suis persuadée que ces romans méritent d'être édités, afin d'être mis plus en avant, et que Céline De Rosa obtienne le succès quelle mérite. Sa plume est addictive et il ne m'a fallu que 2 jours de lecture interrompue pour en arriver au terme, tant l'auteure nous tient en haleine, alors que ce n'est pas cependant un roman ou l'action prime.

    Une fois encore un coup de cœur pour ce roman, j'attends avec impatience ceux qu'elle écrira.

    Une auteure à découvrir qui s’intéresse à l'âme humaine, et plus particulièrement celles  des femmes, dans une sorte de huit clos angoissant et stressant avec très peu de personnages dont les comportements nous déroutent et nous interpellent.  Quelle est la vraie vision des choses ? Vivons nous tous les événements de le même manière ? Tout est-il réel ou imaginaire ? Qui est la proie ?

    Plongez dans ce petit chef d'oeuvre de Celine De Rosa et peut être trouverez vous la réponse à vos questions.

     

    La proie LV

     

     

    La proie LV

     

    Merci à l'auteure pour ce livre itinérant

     

     

    Extraits citations

     

    " Vivre de la sorte était devenue agréable, elle dont la vie avait  toujours été si douce. C'était d’ailleurs à son passé qu'elle devait son présent"

     

    "- (...) la solitude n'est pas juste une pathologie sociale

     (...) J'ai lu récemment  un article qui disait que les chercheurs de l'université de Chicago avaient conclu que la solitude chronique pouvait avoir une influence sur la construction du cerveau, qu'une solitude prolongée n'est pas une situation  normale pour un être humain. Elle génère du stress et un sentiment négatif de soi et même d'autrui. "

     

    " cette famille, c’était  la famille idéale, tout comme l'avait été la sienne."

     

    "- eh oui, maman, reprit Sofia. Je me retrouve dans une situation délicate parce que rien ne me plait e rien ne me déplaît non plus. Que fait on dans ces cas là maman quand on ne sait pas quoi faire de sa vie ?

     

    "-  (..) C'est toujours pareil on croit que fuir est la solution, puis quand on revient, les choses sont encore pires que quand on les as laissées.

     

    " non, la haine n'est pas indolore pour celui qui la vit"

     

    " -Je n’étais qu'ne petite fille et comme tous les enfants, je ne rêvais que d'insouciance et de bonheur Je ne demandais qu'à être aimée. Toi tu l'as été. Et pourtant... Il semblerais que le surplus d'amour soit aussi nuisible que le manque."

     

    " Sylvie avait alors repensé à son enfance, une douloureuse période des sa vie qu'elle aurait crue définitivement effacée. Mais l'enfance est une plaie que ne guérit jamais."

     

    "- ouais... rétorqua-t-elle, dubitative. Mais je crois toute de même que l'on apprend  bien mieux la vie  en faisant ses  propres erreurs. Donc je vais en faire quelques unes . Juste deux ou trois, dans un but  pédagogique bien sûr."

     

    "- Vis le jour présent, répéta-t-elle d'un ton qui se voulait sérieux, presque solennel. Ne regarde pas en arrière. Ne te préoccupe pas de demain. Vis tout simplement. Hier est passé et on ne peut plus rien y faire. Quant à demain il viendra bien assez tôt. 

     

    © C. De Rosa


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  • La meilleure façon de marcher est celle du flamant roseLa loi de Murphy n'est rien comparée à la loi d'Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu'on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l'évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s'emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu'elle a depuis l'enfance qu'il lui a toujours manqué quelqu'un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l'ETA servent d'école buissonnière. Et que l'accident d'un instant devient la fracture de toute une vie? On peut se laisser choir ou faire le saut de l'ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par  pouvoir de l'esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

     

    Editeur :  Flammarion
    Genre: Romance contemporaine
    Date de sortie: 28/03/2018
    Prix du livre papier : Broché 19,90€
    Version numérique: 13,99 €
    ISBN: 2081421690 

     

    La meilleure façon de marcher est celle du flamant roseCe qui semble une banale chick-lit avec son héroïne qui vient une fois de plus de se faire larguer n'en est pas une, contrairement à ce   le titre pouvait me le donner à penser

    L'histoire commence quand son énième compagnon la quitte avec un message sur son répondeur. On pourrait en rire si aujourd’hui ce n'était pas le mode le plus répandu de rompre. Et moi de m'imaginer que tout le roman va tourner autour de cette rupture avec une Enaid semblable  à  d'autres personnages féminins en quête de l'amour d'un homme que l'on croise dans de nombreux romans contemporains.

    On en est loin, très loin même, malgré le premier chapitre d'apitoiement. C'est dans le passé de la jeune femme que nous allons plonger.

     C'est avec beaucoup d'humour et de poésie que l'auteure nous dévoile à travers le récit de l’héroïne  l'enfance difficile et solitaire  de cette dernière. Voyage dans les années 90, la jeune fille se cherche dans un quête identitaire, accumulant les bêtises, entre fréquentations douteuses et absence de règles ayant en guise de repère des grands parents qui font de leur mieux pétris de règles et de croyances. Les parents sont inexistants, le père jamais là, trempant dans des contrats douteux, changeant de femme et de religion comme de chemise et la mère, éjectée du décor comme nous le découvrirons plus tard, jugée indigne d'élever sa fille avec son train de vie de "trainée".

    Malgré le sérieux du sujet, c'est drôle pétillant et triste à la fois, traité avec légèreté alors qu' Enaid  s'en prend plein la figure. Le lecteur ressent fortement le besoin de notre héroïne d'être aimée et chacune d'entre nous pourra s'identifier à ce personnage même si la malchance est plus présente dans la vie d' Enaid qu'elle ne l'est chez les autres, C'est sûr, les bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau n'ont pas été très efficaces, et les coups du sort s’enchaînent jusqu'à une descente en enfer quand son chemin croise celui d'un pervers narcissique.

    Mais la jeune fille telle un roseau plie mais ne rompt pas, après avoir été mise à terre elle trouve moyen de se relever, même sur une seule jambe telle un flamand rose. Elle se construira au fil des épreuves et fera de son passé douloureux une force.

    Le roman se termine sur une note d'espoir, il n'est jamais trop tard, Diane Ducret le prouve avec ce  passage quand l’héroïne rencontre sa mère après trente ans  d'absence de relations. C'est terriblement émouvant et l'on se désole de tout ce temps perdu dont malheureusement ni l'une ni l'autre n'est responsable.

    Yvette, la grand mère, nous fait rire avec ses idées bien arrêtées, ses a priori et ses bondieuseries. André est plus terre à terre et distant, cependant ce couple insolite qui joue les parents adoptifs (Enaid ne comprendra pas tout de suite les liens de parenté qui les unit  tous les 3) est très attaché et attentif à l'éducation de la gamine qui n'en prendra conscience que bien plus tard. Eh oui c'est ainsi, c'est quand on grandit que nos yeux se dessillent et que l'on touche du doigt la valeur des sentiments. Enaid va le réaliser quand un drame va les frapper avec cette "maladie " qui touche le grand père.

    Au fil du récit l'auteure nous fait rire et nous émeut. Elle nous laisse en fin de lecture tout retourné en proie à nos propres questions existentielles, à ce manque enfoui pour certains au fond de lui et qui l’empêche d'avancer , de ce besoin de relation unique avec sa mère quelque soit l'amour quelle nous porte. Est-ce que la vie d' Enaid aurait été différente ? Si tout au moins elle avait su la vérité ?

    Je ne connaissais pas l'auteure, et je suis sous le charme de la plume magique de cette dernière. Merci à Babelio aux Masse critiques privilège et aux éditions Flamarion pour cette découverte et de m'avoir permis de lire ce roman en grande part autobiographique écrit avec beaucoup d'humour et de pudeur.

    Je n'aime habituellement les titres à allonge prend en fin de lecture il prend tout son sens  

    Une auteure à suivre

    La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose

     

    Bibliotheque

     

    Extraits citations

     

    "il m'a toujours manqué quelqu'un, au plus profond de moi jusqu'au jour où j'ai décidé de plus attendre personne"

     

    "A ce stade, me concernant , une tong estivale m'ira très bien. Niveau attentes je suis passée de l'escarpin de luxe à la sandale, voire à la tatane"

     

    "- (...)  si on te traite comme un âne, au lieu de te plaindre, mets toi une selle sur le dos"

     

    "Lui suit les préceptes du tao, il donne  vie à la philosophie. Dans le taoïsme, le bonheur est un bateau dont le navigateur  sait profiter des courants pour le conduire là ou il veut Mais celui qui a inventé le bateau a aussi inventé le naufrage."

     

    "Aimer c'est nourrir l'autre corps et âme, l'aider à s’élever, quitte a être dur parfois"

     

    " ce que je m'inflige chaque jour est encore plus difficile a supporter ce que lui m'a fait J'ai refusé d'être une victime, pourquoi à présent être mon propre bourreau ?" 

     

    " Soudain je n'ai plus eu peur de gâcher mes jeunes années. Pour la première fois, j'ai décidé de ne plus attendre personne pour être moi"

     

    "moi la fille de personne, je n'arrive pas à m'imaginer devenir un jour la mère de quelqu'un"

     

    "il a fait de moi son élève, ce n'est pas un père, certes, mais c'est plus  que tout ce que l'on m'a donné jusqu'alors"

     

    " (...) la loi d' Enaid : tout ce qui est susceptible de tourner mal tournera encore plus mal qu'on aurait humainement pu le prévoir"

     

    "je ne cherche plus à comprendre pourquoi ma vie  ressemble à une punition, il y a la vie des autres, puis il y a moi"

     

    "Pourtant ils sont bien là entre mes doigts, les mots que j'attendais, ceux qui me disent que j'ai été aimée;Peut etre pas d'un amour qui sourit ou fait des goûters, mais de l'amour d'un oiseau de nuit battant des ailes prés de moi"

     

    © Diane Ducret

     

     


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  • Histoire d'une mère LC« Je n’aime pas Lilly. Non, je ne l’aime pas. Je n’ai même pas d’affection pour elle. Je déteste jusqu’ à son nom, et je n’ai aucune envie de passer du temps avec elle. Je m’en veux terriblement de dire des choses pareilles, et même de les penser, mais c’est la stricte vérité. » Et dire que ça aurait dû être un « heureux événement ».
    Ceux à qui Jess a annoncé la bonne nouvelle n’ont que ce mot à la bouche. À commencer par sa mère, qui lui assure que, dès le premier regard, elle ressentira pour son enfant un amour si puissant qu’il lui permettra de surmonter tous les obstacles. Les obstacles ? Oui, quelques effets secondaires non souhaités et gênants : l’épuisement, les hormones en chute libre, le découragement. Hélas, à la naissance de sa fille, Jess ne ressent rien. Est-ce à dire qu’elle est une mère indigne ? Comme beaucoup de jeunes femmes, Jess n’était pas prête. Ou plutôt, elle ne s’attendait pas à ça, parce que la société entretient un savant mensonge autour de la maternité. Incapable de tisser un lien avec son enfant, Jess part à la dérive. Seule face à cette épreuve, elle découvre en elle une monstruosité qu’elle ne soupçonnait pas. Fort heureusement, c’est sur un message d’espoir que s’achève ce roman, et sur la poignante éclosion de l’amour maternel.

    Editeur :  Milady
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie: 23/09/2016
    Prix du livre papier : Broché  18,20€ 
    Version numérique: 9,99€ 
    ISBN:  2811218009

     

     

    Histoire d'une mère LCDans les premières pages j'ai songé au roman de Celine De Rosa : Elle(s) qui aborde le mal être d'une femme  dans sa famille  et qui sombre au point d'être internée. Il en est de même ici et tout comme dans le roman de Celine,  on en ignore les raisons, que l'auteure nous fera découvrir de chapitres en chapitres avec un mode narratif particulier.

    Dans un premier temps c'est à travers le journal intime de Jess que le lecteur fait la connaissance de la jeune femme et il suspecte que l’héroïne, au vu des réflexions désagréables de certains soignants, l'est pour comportement grave. A-t-elle nuit à la vie de son enfant, à Matthew son mari ?   D'emblée Amanda Prowse instille le doute.

    Nous passons en alternance du quotidien de Jess à son passé, avec une vie "de rêve" pour cette jeune femme dont est tombée amoureux Matthew.  L'histoire n'est pas  racontée par Jess, ni par Matt.  Elle est à la troisième personne et donne un aperçu de tous les protagonistes. Nous découvrons une personne pétillante, pleine de vie, malgré un deuil passé, avec la perte de son frère. Le thème de la perte d'un enfant est particulièrement bien traitée par l'auteure quand Jess nous fait partager son passé et les réactions de ses parents, sa peine et son combat pour avancer et cette disparition prématurée qui reste douloureuse malgré les années pour tout parent.

    Amanda Prowe brosse donc le portrait d'un adorable couple amoureux l'un de l'autre, entouré de parents aimants et d'amis fidèles. Une belle image d’Épinal,et l'arrivée d'un enfant, pas vraiment programmé ne vient pas entacher ce bonheur sans nuages, bien au contraire. Tout va bien dans le meilleur des  mondes jusqu'à ce que un rouage ne se grippe et que tout bascule quand les hormones se mettent de la partie et que l'accouchement se complique. Facteur déclenchant dans ce syndrome post-partum, pour Jess qui  s'est trouvée coupée de sa fille, sa fille qui ne porte même  le prénom que la jeune femme avait choisi pour elle?

    Connait-on aujourd'hui les raisons qui font que certaines femmes souffrent de cette dépression post-partum ? Pourquoi certaines et pas d'autres et ce à divers degré de gravité ? 

    Avoir choisi de traiter ce thème est particulièrement intéressant, j'aurais aimé en connaitre les raisons. Et l'auteure maîtrise son sujet décrivant  de manière particulièrement touchante cette souffrance psychologique, cette lutte de Jess pour se comporter comme il se doit, et cacher  à tous  son incapacité à aimer la petite Lilly qui séduit tout le monde. 

    Le style d' Amanda Prowe  est plaisant et la lecture addictive, bien que le sujet soit douloureux, le lecteur n'aspire qu'à découvrir l'issue de ce drame familial, l'auteur affublant notre héroïne d'une des forme de dépression des plus sévères, transformant un conte de fée en cauchemar.  

    Le lecteur assiste, impuissant, à la noyade de la jeune femme, s'étonne et s'insurge parfois ne sachant que penser de ce drame au rebondissements inattendus.

    C'est une histoire réaliste. On se sait plus si la fatigue est un signe de dépression, ou s'ajoute a celle-ci. On ne comprend pas toujours les réactions des divers protagonistes et l'on se demande quels sont leur degré de responsabilité dans cette histoire. Matthiew a-t-il minimisé les signes,  pourquoi Jess  se refuse-t-elle à appeler au secours, se rapprocher de sa mère ? Pourquoi Paz n'a-t-il pas insisté davantage  ? Est-ce que quelqu'un aurait pu faire quelque chose afin d'éviter ce drame ?

    Le journal de Jessica court sur plusieurs années de l'accident à nos jours. J'ai été un peu déçue par ce volet du récit, je l'ai trouvé bien trop peu approfondi, j'aurais aimé en avoir plus .

    Malgré le fait que cette histoire soit émouvante et bouleversante, je sors toutefois avec un avis mitigé de ma lecture à cause de l'épilogue. Et ce pour plusieurs raisons que je vais avoir du mal à expliquer sans spolier. D'abord je ne sais que penser de ce drame et de la part de responsabilité de tout un chacun dans l'issue  finale et  je sors un peu déroutée par le comportement de Jess qui refuse l'aide de tous, mais surtout par l'histoire de Lilly. Est-ce plausible ? Ne sert-elle pas juste pour instiller cette note d'espoir avec laquelle l'auteure conclut son roman ? 

     

    Histoire d'une mère LC

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    " ce n'est pas juste de la fatigue, c'est...  comme si j'étais enferme dans un endroit sans lumière"

     

    "parfois quel que soit votre désir de faire une chose, vous ne pouvez pas, même si vous le souhaitez de tout cœur"

     

    "-je voudrais ne l'avoir jamais eue, déclara Jessica en serrant les poings. Je ne sais pas qui c'est, ni pourquoi, elle est dans ma vie"

     

    " -j'ai appris le plus important, c'est de rester dans l’instant présent et  de profiter de chaque seconde."

     

    "chaque journée paraissait un défi avant d'avoir commencé et ça l'épuisait"

     

    "(...) moi quand je la regarde, je ressens... moins de choses que je ne devrais. Tout ce  que je veux c'est dormir"

     

    "nous sommes des parents avant tout, alors qu’autrefois, nous étions surtout des amants"

     

    "Comment on les protège Matt ? J'ai tellement peur de me tromper ."

     

    "- on ne peut savoir à l'avance combien les enfants changeront notre vie, pas vrai ? Je veux dire on se représente seulement le bon, la joie, le bonheur, mais suppose qu'il apportent du malheur de la tristesse, un deuil.. C'est un pari, non ?

    - Oui, sans doute. mais le jeu en vaut la  chandelle , Jess, répondit-il en lui pressant la  jambe."

     

    "inquiétude et la culpabilité que j’éprouve vis- a-vis de ceux que j'aime m’empêchent de considérer leurs visites comme des moments de joie"

     

    " c'est ainsi que va le monde, parfois, il est cruel d'y vivre.

     

    "— Quelles raisons elle aurait de déprimer ? Bordel de merde, tout ce qu'elle a à faire, c'est se balader à travers notre maison hors de prix, donner un biberon à notre bébé de temps à autre, et lui changer ses couches. (...)."

     

    © A. Prowse


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    Elle(s)Lorsqu'un couple arrive à un point de non-retour, c'est l'équilibre de toute la famille qui menace de voler en éclats...Depuis toujours, Elle nourrit de grandes ambitions. Sur le point de démarrer une thèse en sociologie, elle rencontre le beau et charismatique Pierre, tout aussi ambitieux qu'elle. Néanmoins, deux ambitieux dans un couple, cela fait un ambitieux de trop. Aujourd'hui mariée et mère de trois enfants, après avoir mis sa vie professionnelle entre parenthèses depuis sept ans, et s'être entièrement donnée à sa famille, la jeune femme aspire à autre chose qu'à sa position de maman et d'épouse. Plus que tout, elle souhaite changer de vie, lassée de ce morne quotidien dans lequel elle se consume peu à peu. Devant la détresse de la jeune femme, Pierre joue les aveugles car pour lui, rien ne doit changer. Sa vie lui convient très bien ainsi. Les relations entre le couple deviennent de plus en plus tendues, le combat se fait de plus en plus acharné jusqu'au jour où l'orage éclate. Une tempête aux dommages irréversibles pour toute la famille.

     Editeur :  Auto-édition
    Genre: Contemporain
    Date de sortie: 12/01/2017
    Prix du livre papier : 
    Version numérique: 2,99 €
    ISBN: 9791023604719  
     
     
     
     
     
     
    Elle(s)Tout d'abord je dois dire que la couverture ne donnait pas particulièrement envie que l'on s'y arrête. J'admets  que c'est un gros défaut défaut chez moi ,que celui  de me laisser tenter par la vitrine. Une fois de plus ce roman va me pousser à admettre qu'il ne faut pas se fier aux apparences. 
     

    "ELLE" n'a pas de prénom, et j'avoue que cela m'a un peu déconcertée. Nous avons un Pierre, un Noé, un Ethan, une Mila, le docteur  Monroe, mais nous avons ELLE. Choix délibéré et si justifié de l'auteure comme le lecteur le comprendra en cours de lecture.

     ELLE, une femme parmi d'autres ELLES, une anonyme avec lequel le lecteur partage ses espoirs ses désillusions. ELLE, l'enfant, l'ado, la jeune femme, celle qui ne veut pas blesser, celle à l'éducation conventionnelle du "soit parfaite", celle qui accepte toujours le choix des autres, la vie que d'autres décident pour elle. 

    N'est-elle pas heureuse ? Elle ne manque de rien pourtant. Un mari travailleur acharné qui subvient à tous ses besoins, qui lui permet d'être femme au foyer, des enfants magnifiques et brillants, de l'argent à ne plus savoir qu'en faire, la possibilité de passer des vacances dans des lieux de rêve comme Hawai, une belle maison confortable et chaleureuse. La vie rêvée de beaucoup de femmes, non ? Oui, mais alors ?

    Alors, elle a beau aimer ses enfants plus que tout au monde, pouvoir veiller sur eux  sans avoir à les confier à une étrangère, son souhait, vu l'échec de sa tentative de nounou, elle ne satisfait pas de cette vie. Pourquoi ?

    Est-ce que  parce que dans cette vie sur ce sol étranger, elle n'arrive pas à trouver sa place alors que toute la famille s'est adaptée ? 

    Pourquoi tait-elle à son mari que ce mode de vie ne lui convient pas, quelle aspire à autre chose ? 

    Trop encline à vouloir le bonheur des autres, ELLE préfère s'incliner, sans jamais faire valoir ses aspirations. Ainsi au fil du temps, elle accumule les déceptions et les rancœurs, se voyant refuser,par exemple, d'aller en France  et  se voir contrainte de passer des vacances à Hawai, ce  qui comble de plaisir les enfants,  de s'imposer des réceptions dominicales, véritables corvées et durant lesquelles elle ne parvient pas à lier des liens avec la gent féminine qu'elle côtoie pourtant régulièrement. Mais c'est ainsi, c'est sa personnalité, faire le bonheur de sa famille, au détriment du sien. 

    C'est à sa chute dans un gouffre sans fond que nous la voyons tomber. Chaque jour un peu plus. 

    C'est d'une manière originale que commence le récit. Suite à une énième séance avec le Dr Monroe, notre héroïne va  narrer son histoire. Se dévoiler à son médecin, et à cette occasion, à nous lecteurs.

    Nous suivons donc le quotidien triste et monotone, ponctué d’introspection, et de moments de joie. C'est sa vie avant Pierre, avant l' Amérique, puis sa vie d 'expatriée et de mère au foyer, qu'est devenue cette jeune femme, qui ne rêvait que d' une brillante carrière contre-carrée par l'arrivée de Noé. Une arrivée toutefois qui la remplie de bonheur avec cette relation fusionnelle mère/enfant.

    C'est avec beaucoup de finesse et de justesse que Celine De Rosa nous fait partager les émotions de cette héroïne s'enlisant quotidiennement dans des situations qui la dépasse, dans la dépression.

    Comme souvent dans la vraie vie, personne ne s'en aperçoit.  Son comportement déroutant,  avec ses sautes d'humeurs changeantes,donne d'elle un bien piètre, celle d'une  caractérielle insatisfaite.

    Pierre, le mari trop pris par son poste important, préoccupé à subvenir aux besoins de la famille, s'est complètement américanisé, tout comme ses enfants et tout à sa vie ne voit rien, ou fait mine de ne rien voir.

    Isolée, sans amies à qui se confier, ELLE, sombre jour après jour, se repliant davantage sur elle. Aucune de ses relations, ses femmes parfaites ne perçoit sa détresse. Aucune de ces femmes ne peut comprendre ce qui peut bien lui manquer alors qu'elle possède tout, tout pour être heureuse. Mais c'est quoi : tout ? 

    Ce roman est très pertinent et émouvant. Il nous touche en plein cœur.  Parce, qu' ELLE, ce peut-être  moi, vous, ELLES,  qui se reconnaîtront dans le portrait de cette jeune inconnue, cette anonyme, pas si anonyme que ça. 

    Son long et inévitable glissement  dans ce gouffre sans fond, l'auteure le décrit, de manière si réaliste, que pourrait le croire, vécu. C'est puissant, émouvant, douloureux pour le lecteur qui perçoit la souffrance  du personnage principal.

    La toile de fond, ce quartier, la vie des femmes genre Desperates Housewives, renforce  ce sentiment d'isolement et peut paraître un peu trop américain et trop particulier pour être transposable en France, mais pour moi, il ne fait que renforcer ce sentiment d'isolement et d'enferment, dans une vie de mère au foyer à laquelle s'ajoute les difficultés liées à expatriation.

    Que dire de la plume de l'auteure ? Fluide, poétique, addictive, elle vous transporte et vous tient en haleine, et le lecteur se demande comment cette histoire peut se terminer et si un happy-end est envisageable.

    Car rien n'est certain, avec ce rebondissement qui explique le prologue. 

    J'avoue avoir été surprise par le dénouement un peu trop tranché, à mon goût. Quant est-il de Pierre, Noé  Ethan et Mila, comment sommes nous arrivés à ce revirement ?   

    Un coup de cœur pour ce roman qui interpelle sur la souffrance de ces nombreuses femmes qui s'oublient et perdent presque leur identité dans une vie routinière, happées par un quotidien ritualisé. Celine de Rosa nous offre une belle aventure psychologique, certains détracteurs diraient peut-être, que c'est un tantinet exagéré, mais non, il n'en est rien. Bien sûr, n'étant pas dans la peau du personnage, on voudrait bien la faire réagir, l'empêcher d'avoir certains comportements destructeurs, la juger responsable de son isolement avec ce mépris qu'elle a ,quand même, pour toutes ces femmes qu'elle a, à peine côtoyé , qu'elle ne connait pas, ne veut pas connaitre. Mais peut-on se mettre totalement à sa place, alors que son entourage n'y parvient déjà pas lui même. Peut-on en vouloir à Pierre,  alors que tout prouve que le dialogue est plus difficile dans  un couple  que l'on ne croit, (d'ailleurs je dois dire, que j'aurais aimé avoir un petit retour sur sa réaction quant à l'épisode des livres).

    Merci à l'auteure pour ce livre voyageur qui m'a permis de faire cette belle découverte, merci à binôme de m'avoir incité à cette lecture et comme d'habitude s'avère être de bon conseil. Un auteur à suivre avec son autre roman La proie 

     

    Elle(s)

     

     

    Elle(s)

     

     

    Extraits Citations

     

    "La vie est dure pour les passionnés. Il y a bien peu de place dans la société pour pour ces rêveurs uniquement poussés par le coeur"

     

    "Comment un homme si agité par la passion, n'avait pu comprendre la sienne ?"

     

    " - je savais que j'étais une bonne mère. J'avais juste besoin de vous l'entendre dire. Parfois on a besoin de s'entendre dire les choses mais personne ne vous le dit"

     

    "(...) pour beaucoup il était bien plus important d'avoir l'air heureux que de l'être, quitte à s'inventer une vie de toutes pièces"

     

    "elle souffrait terriblement de la situation et ne pouvait s’empêcher de voir sa vie actuelle comme un sacrifice, un douloureux renoncement dont elle n'avait pu faire le deuil pourtant bien des années plus tard"

     

    "elle ne faisait plus que penser à ce qu'elle avait perdu, plutôt qu'a la famille qu'elle avait gagné"

     

    "De quoi donc aurait pu-t-elle souffrir ? Elle avait tout : une famille, une belle maison et beaucoup d'argent. Cela ne suffisait-t-il pas pour être heureux ?   "

     

    "-parfois il faut frouer la mort, pour recommencer à vivre"

     

    © C. De Rosa

     

    Nouvelle couverture qui me plait beaucoup

     

    Elle(s)


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    La traversée du paradis

    1920. A l’heure où Lénine et les Bolcheviks font régner la Terreur rouge, l’espion français Charles Hirscheim, devenu l’espion allemand Gustav Lerner, est envoyé en mission en Russie. Il s’y fait passer pour un communiste. Il est en réalité à la recherche de la femme qu’il aime, Tamara, jeune danseuse de cabaret qu’il a rencontrée à Berlin et qui a mystérieusement disparu du jour au lendemain…
    Dans ce grand roman d’amour et d’aventures, Antoine Rault raconte le destin de personnages inoubliables, Allemands, Russes et Français, à travers lesquels il dresse le portrait de toute une époque : celle de l’Europe des années vingt bouleversée par la guerre et la Révolution communiste. 

    Editeur :  Albin Michel
    Genre:  Romance Historique
    Date de sortie: 28/03/2018
    Prix du livre papier : Broché  22,90€ (574 pages)
    Version numérique: 15,99€ 
    ISBN: 2226435719 

     

     

     

     

    La traversée du paradisQuelle agréable surprise de se voir proposer en Masse Critique privilège ce tome suite de La danse des vivants et pour couronner le tout l’édition épreuves non corrigées. Merci donc à Babelio et les Editions Albin Michel pour ce cadeau.

    J'ai ainsi pu suivre les aventures de Charles, ce jeune homme amnésique que son père a refusé de reconnaître comme son fils , préférant laisser croire à sa femme que son enfant chéri est mort à la guerre.  

    Charles ignore tout de son passé et joue un rôle d'agent double qui ne lui correspond pas, manipulé par les Français et les Allemands il recherche une paix intérieure qu'il va trouver un temps auprès de Mona la mère du vrai Gustav Lener.  

    Comment la pauvre femme peut-elle  consentir à ce jeu de dupe et faire passer aux yeux de tous Charles pour son fils ? Que cherche-t-elle dans cette relation complexe, combler sa solitude ? aider un jeune homme victime de la guerre qui lui a pris ses fils et que la  vraie mère doit pleurer quelque part en France.

     Charles est un jeune homme perdu, mais sa conscience et ses valeurs morales en font un jeune homme juste et sans a priori ce qui va compromettre son identité à cause des ses accointances avec les juifs allemands.

    Rattrapée par ses chefs de missions, il va tomber sur la coupe de  Werner Coquelis mandaté par le General Von Seeckt pour une mission en Russie.

    Si certains personnages sont totalement fictifs d'autres ont réellement existé et tous les événements historiques qui émaillent la romance se sont malheureusement produit. Le lecteur suit donc le quotidien d'une population russe à travers le portrait brossé de manière très réaliste  de toute une sombre période de l' Histoire de la révolution Russe, ainsi que des effets secondaire sur l' Europe des années 20 d'après guerre avec une Allemagne qui refuse la défaite et les contraintes imposées par les Alliés comme le désarmement.

    Charles pris dans la tourmente  se refuse de participer à de nouvelles missions, mais à nouveau manipulé il se retrouve au nom de l'amour  à rejoindre la communauté Russe en jouant le rôle d'un communiste dans l'unique but de retrouver Tamara. Mais dans cette quête n’est-t-elle pas une folie  ? quelles sont les chances de retrouver la jeune femme dans un Pétrograd dévasté sous la coupe des  Tchékistes (police politique russe). C'est dans ce contexte historique et politique qu'évolue la romance. 

    Le lecteur vit le quotidien, les décisions politiques drastiques, les restrictions, les arrestations les condamnations, les révoltes étouffées. A travers les propos de Lenine et de ses partenaires révolutionnaires qui croient au bien fondé de leurs actions, le lecteur revit l' Histoire. Un roman très enrichissant culturellement basé sur des événements réel de cette époque. Une aventure humaine émouvante et glaçante faites de croyances et de convictions, de résignation, de camaraderie  mais aussi d'amitié. Une aventure qui  fait frémir, émeut et révolte.

    Je me suis un perdue dans tous ces noms à consonance russe sans compter que parfois le même acteur est désigné sous un autre patronyme. Cependant je me suis laissée séduire par cette romance après toutefois un démarrage un peu ennuyeux  durant l'introspection de Charles/Gustav durant son séjour chez Mona. Puis l'aventure s'accélère et devient passionnante pour devenir un cours d'Histoire ludique qui séduira les fans de fresque historique.

    La plume de l'auteure reste poétique et contrebalance les horreurs  qu' Alain Rault nous fait partager. Une belle histoire d'amour et d'amitié dans un contexte politico-historique  dans laquelle la morale et les convictions sont mises à mal lorsqu'on s'interroge trop sur la légitimité de nos actions comme le fait Igor. Sa prise de conscience et le rebondissement final lui permettra-t-il de se pardonner lui même de ses exactions par une noble action ? Un dénouement qui laisse encore une fois une porte ouverte sur une possible suite.

     

    La traversée du paradis

    La traversée du paradis

     

    La traversée du paradis

     

    Extraits citations

     

    "pourquoi s'attache-t-elle a lui ? On ne sait pas pourquoi on s'attache, pourquoi on aime. Ce qui nous rend proche de l'autre ou attirant, en fait on ne le sait pas vraiment. On aime soudain et on ne sait pas pourquoi"

     

    " -  tu sais, il n'y a qu'au fond que deux formes de relations dans la vie : celles qu'on reçoit et celles qu'on choisit. Dans une amitié, dans un amour, il s'agit toujours d'un choix. Au départ on est 2 étrangers et à chaque instant, la relation qu'on vit s'invente. Il s'agit  chaque fois de 'histoire de 2 inconnus qui se découvrent et découvrent qu'ils ont du plaisir à être ensemble"  

     

     " Charles se demanda s'il n'idéalisait pas Tamara pour la même raison que  que Clara avait idéalisé Gustav ( au point d'oublier celui qu'il était véritablement et de ne pas voir qu'un autre avait pris sa place) : parce l'absence rend l'amour idéal, parce que, par la magie de l'absence, ce n'est plus un être qu'on aime mais le souvenir de l'amour "   

     

    "Quand on a bien compris son adversaire, on a  déjà à moitié gagné"

     

    "on ne voit l'autre qu'à travers ses propres yeux. On n'est jamais pour l'autre que la représentation qu'il s'en fait"

     

    " tendre l'autre joue c'est dire : tu ne peux rien contre moi"

     

    "(...) on ne crée pas le bonheur de l'humanité future sur le sang humain. Son père était vieux. Son père ne pouvait pas comprendre. Son père se trompe. Un homme ne compte pas. Je ne compte pas. Seul  compte le but"

     

    "- (...) le Paradis mes enfants ça n'existe pas. Enfin moi je dis ça, je m'en fous. Deux cents marks. Vous voulez y aller ? On y va." 

     

    "Le décalage était si grand entre ce qu'elles lisaient et ce quelle voyaient ! La plupart des gens passaient tête basse, le regard fuyant au point de paraître hostiles Étais-ce parce qu'ils supportaient en se résignant leur vie misérable ou bien parce qu'ils avaient peur ?"

     

    " - C'est une magnifique leçon de vie, non ? On découvre enfin la condition de nos semblables. Tous ensemble dans la merde : C'est ça la véritable égalité entre les hommes "

     

    "(..) alors on ne s'est pas libéré, jamais, on passe juste d'un tyran à l'autre. (...) ce n'est pas de l'égalité qu'on a besoin. (...), c'est de la liberté. si la Russie doit nitre un jour, Çà sera par la liberté"

     

    "-on ne sait si on a un ami que le jour  où il vous donne quelque chose sans rein demander en retour"

     

    © A. Rault

     

     


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