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    Les lionnes de Venise tome 2 Paris, 1631. 

    Trois ans déjà que Lucia a quitté Venise. Trois ans qu’elle cherche à rebâtir la vie qu’on lui a volée.
    Y est-elle parvenue ?
    Lucia a recréé une imprimerie. Elle compte parmi ses clients l’un des mousquetaires du roi, Aramitz. Elle peut aussi s’appuyer sur l’amitié du grand Coësre, l’énigmatique prince de la cour des Miracles.
    Et pourtant…
    Au détour d’une ruelle encombrée, une voix s ’élève. C’est Isabella, la courtisane vénitienne qui a précipité sa famille dans le malheur.
    Isabella, à Paris… L ’étau se resserre.
    Mêlée à un complot contre le cardinal de Richelieu, elle sait que la lutte sera sans pitié. Mais Lucia se révèle une incroyable combattante.
    Une lionne.

    Quand Lucia et Isabella affrontent les fantômes de leur passé dans les dédales d’un Paris inquiétant et mystérieux.

     

    Editeur : XO Editions (16/11/2017)
    Collection : Romance Historique
    ISBN   9782845639645
    Prix éditeur : 19,90€
    Disponible en e-book : 12 ,99 €

     

     

     

     

    Les lionnes de Venise tome 2

    J 'attendais avec impatience de lire la suite des aventures de Lucia et Marco, de plonger dans le contexte historique du XVIIe siècle.

    Adieu Venise et la cité des masques, nous voici à Paris !

     Un scénario toujours aussi rythmé nous entraîne dans les méandres du palais royal, à la cours des Miracles, dans l'entourage de Catherine de Médicis, de celle de son fils XIII et du fameux Richelieu, l'occasion de revisiter l' histoire de France d'une manière ludique.

    Complots, mensonges, trahisons, la quête au grimoire maudit est toujours là, mais Mireille Claudel mêle romance et suspens.

    Les aventures des mousquetaires d'Alexandre Dumas vous ont séduit ? Eh bien les voici de retour. L'auteure prête une histoire d'amour à d' Artagnan avec un de nos protagonistes principaux. Qui ? A vous de le découvrir en suivant cette intrigue captivante et rythmée, un vrai roman de cape et d'épée.

    Il est difficile de trop s’étendre sur cette histoire sans ne rien dévoiler du mystère autour du grimoire. Grimoire dont le lecteur est impatient d'en découvrir sa cache et les liens qui l'unissent à certains personnages, Giuseppe, Isabella, Henri. Et les réponses sont particulièrement renversantes.

    Du mystère, de la magie, des combats de cape et d'épée pour une aventure addictive pleine de rebondissements et de révélations surprenantes en particulier sur Henri/Luigi, mais pas que. C'est surtout l’histoire de deux femmes, deux lionnes qui se battent, l'une pour protéger sa famille et l'autre cherchant à venger la sienne. 

    Un roman mystico-historique avec des personnages réels et imaginaires que l'auteure parvient à rendre réaliste qui vous tient en haleine jusqu'au dénouement. Un petit conseil lire jusqu'au bout après les remerciements de l'auteure, l'histoire ne se termine qu'après avec encore des révélations étonnantes.

    Un excellent moment de lecture  qui pousse le lecteur curieux à se replonger dans l'histoire de France. Le coté mystère du grimoire et sa magie reste un peu confus cependant pour moi, néanmoins la plus grande des magies  dont il fait le plus mention est l'amour, l'amitié et les valeurs morales, cette magie là triomphe de tout.

    On retrouve tous les ingrédients du premier tome, la belle plume de l'auteure, l'on perçoit les recherches sur toute cette époque qui donnent du relief et de la crédibilité au scénario. Un roman historique comme je les aime.

     

     

     ☆☆☆☆

     

    Extraits citations

     

    "_ Survivre nécessite force et courage. Goûter  à tous les métiers aussi. Avant d'être roi je fus acrobate"

     

    "Trois générations de femmes, Isabella, 3 sont mortes pour préserver la blancheur de la lumière."

     

    " Seul l'amour est vérité. Tout le reste n'est que mensonge"

     

    "_ l'amitié est une valeur dont chacun doit être redevable. Tout comme d' Artagnan ce midi, vous m'accordez un honneur que je ne mérite pas"

     

    "_ J'ai vu des aubes se lever sur des champs de ruines. Je sais qu'on peut toujours en redresser les murs" 

     

    "_Pardon vaut toujours mieux que guerre"

     

    ©M.Calmel

     

     

     


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    Billie

     

        "Billie, ma Billie, cette petite princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris".

     

     

    Editeur :  Le dilettante 
    Genre: Romance contemporaine
    Date de sortie: 02/10/2037
    Prix du livre papier : Broché : 15;00€  Amazone
    Version numérique: 4,99€  ( existe en audio)
    ISBN: 2842637909  

     

     

      

    Ce roman est dans ma PAl depuis... 

    Ce n'est pas moi qui l'ait choisi,il y est tombé je ne sais plus comment, ma soeur ? une amie ?

    Bref, après avoir lu La consolante et découvert la plume d' Anna Gavalda, je m'étais promis de le lire... un jour

    C'est que la couverte n'est pas attirante, que le résumé succinct que je partage avec vous ne laisse rien deviner du contenu, et que je suis une addict aux couvertures, elles déterminent souvent mes choix, enfin très très souvent.

    Eh hop petit challenge sur Au fil des livres : Pour novembre lire un livre à la couverture moche.

    Bon Ok moche c'est quoi ? C'est très subjectif, je cherche donc dans ma PAL et bing le voilà le livre pour mon challenge.

    Bon tout cela pourrait être du bla-bla mais non parce que ça a du sens. 

    Ne vous fiez jamais à une couverture ! La preuve !

    Ce roman c'est une pépite !

    Bon Ok,  même enfin de lecture, bien que je comprenne maintenant la présence de ce bourriquet qui n'est pas cependant l'élément essentiel de cette histoire, je reste persuadée que l'on aurait pu faire plus attractif et pas que jouer sur la popularité de l'auteur.

    Cette histoire est assez déconcertante et ne fera peut-être pas l'unanimité des lecteurs, en fait, elle ne le fait pas  vu les notes sur Babelio et son petit 2,5 et pourtant...

    D'abord je suis le charme de la plume de l'auteure, qui surfe entre un langage vulgaire, celui de la rue, enfin de la campagne, celui de notre héroïne Billie la narratrice, d'ou ce langage (ben oui ce n'est pas l’âne qui s'appelle Billie) et poétique, nous renvoie à des musiques, des chefs d'oeuvre littéraires avec comme fil conducteur On ne badine pas avec l'amour. C'est  talentueux !

    Nous suivons donc Billie ,cette jeune fille atypique, sa rencontre avec Franck et l'évolution de leur relation qui va leur permettre dans un premier temps de survivre puis de vivre une histoire d'amour  hors du commun. Oui oui j'ai dit amour, parce que cette amitié là qui lie nos 2 protagonistes est tellement puissante qu'elle se rapproche de l'amour et d'abord dans l'amitié il y a de l'amour aussi entre 2 personnes de sexe diffèrent, j'y crois.  

    D'ailleurs c'est ce que met en avant Anna Gavalda et sur quoi elle conclue cette histoire (qui pourra peut-être déconcerter) mais en effet l'amour entre deux personnes se justifie-il par le sexe ? Je ne parle pas, et l'auteur non plus, d'homosexualité, quoiqu'il soit un des thèmes de ce roman, non c'est quelque chose de plus subtil.

     Anna Gavalda nous offre un personnage haut en couleur avec Billie, une Cosette version campagne et Franck bien sur, sa béquille, celui qui veille sur elle, ne juge pas, pour lequel elle se battra bec et ongle pour être à la hauteur alors que le jeune homme ne demande rien, ne critique rien.

    C'est toute la beauté de cette relation, de cette amitié indéfectible, alors que tout les oppose et les attirent.  Ils vivent une relation chaotique dans laquelle l'amour et le respect réciproque ne cesse de croitre et de les réunir au fil des ans.

    C'est une histoire drôle et émouvante avec des scènes parfois cocasses et d'autres tristes, c'est une histoire de vie, une bouffée d'espoir pour ceux qui luttent et tentent de sortir de leur vie de misère. On y croit.  

    Une fois commencée cette lecture, on ne peut s’arrêter, outre connaitre la vie de nos protagonistes et bien le lecteur désire savoir comment vont s'en sortir nos héros blessés au fond d'un ravine, perdus au fin fond des Cevennes.

    Je conclurais donc en disant que sous l'emballage pas toujours de paillettes se cachent les plus cadeaux.

    Merci donc à celle qui m'a offert ce livre, une pépite dans un papier journal.

     

     

    Coups de Coeur

     

     

    Extraits citations

     

    "Comme à l’école, je laissais mes défenses à la porte et changeas de dimensions

     

    La campagne, quand t 'es pas comme toute le monde, c'est encore pire que l’indifférence" 

     

     "C’était qui la fille déjà, qui m'avait expliqué un jour que le vrai amour, ça n'avait rien à voir avec la planche anatomique ? "

     

    "Les mots qu'on employait n'étaient pas les bons, mais ils faisaient bien leur boulot de mots quand même..."

     

    "ils ont travaillés comme des chiens, ils se sont nourris, pansés, beurrés, dégrisés, engueulés, quittés, gavés, gâtés, pourris, détesté, sevrés, réinitialisés, déçus, adorés, retrouvés et épaulés tout au long et surtout, ils ont appris à lever la tête ensemble.
    Ce sont eux qui ont vécu.
    Ce sont eux."

     

    ©A.Gavalda

     

    Bon surprise il existe une couverture plus sympa mais pas en VO

     

     


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    Comment je suis devenu Malcom X   Les parents de Malcolm l'ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l'internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D'autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d'abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s'étourdir de musique, d'alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l'âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir.

     

    Editeur : Bayard ( 18/10/2017)  
    Collection : Jeunesse
    Langue : Français
    ISBN 2747090469  
    Prix éditeur : 17,90
    Disponible en e-book :11,99€ 

     

     

     

     

    Qui ne connait pas Malcom X et son tragique destin ? Mais que connait le public de l'avant Malcolm ? De son chemin semé d'embuches qui déterminera sa destinée ?

    C'est ce que nous raconte sa fille Ilyasah  Shabazz dans cette fiction ( c'est elle qui le précise)sous forme de biographie narré par le protagoniste principal Malcom Little, ce qui rend la lecture plaisante.

    C'est la période de 1925  à 1946 qui sera la toile de fond de cette aventure humaine, bien avant que Malcom devienne  El-Hajj Malek El-Shabazz, la somme de tout ce qu'il a été, le fils de son père,Malcolm Little, Red, Détroit Red.

    C'est ce le message que veut faire passer sa fille.  Un destin tout tracé ?   Le destin que l'on se choisit avec les moyens que l'on se donne malgré les embuches et le chaos ?

    L'auteure est claire dans ses notes, elle veut donner l'espoir à tous ceux qui doutent, qui chutent en leur montrant à travers ce récit, que la preuve en est, son père malgré son passé a pu devenir ce qu'il a souhaité être.

    Donc nous le suivons de la petite enfance  durant laquelle notre protagoniste vole pour étancher sa faim, à sa porte de sortie en allant vivre avec sa demi-sœur Ella et son penchant pour la rue.

    Ses rencontres feront de lui un petit voyou, tenté par l'argent facile,ébloui par son succès auprès de filles, et l'acquisition d'une sorte de statut social, alors que ses rêves ont été brisés ne pouvant être avocat car  il est Juste un nègre.

    Ce n'est donc pas que les aventures chaotiques de Malcolm que nous fait partager Ilyasah Shabazz, mais la vie d'un peuple victime de la suprématie blanche, de ségrégation, mais aussi tout un art de vivre à travers  l’influence  musicale marqué par le jazz et les plus grands musiciens de cette époque Duke Elligton, Billie Holiday et sa célèbre chanson Strange Fruit qui fait allusion aux lynchages et aux pendaisons. C'est l'époque des zazous, du défrisage des cheveux et d'un mode vie de l'après guerre que nous offre l'auteure. Tout une atmosphère particulièrement bien retranscrite dans laquelle le lecteur s'imagine rire et danser, mais aussi s'insurger et s'apitoyer.

    Donc être noir en 1930 n'est pas une sinécure, encore plus quand on est militant, que l'on se bat pour le droit des noirs et que les messages du père prêcheur (chrétien) ne sont plus que des mensonges pour le jeune Malcolm qui trouve alors dans la rue et les escroqueries ce qu'il croit sa place.

    Alors comment suite à son incarcération ce jeune délinquant a pu devenir ce leader luttant pour le droit de Afro-Américains et devenir un figure emblématique? 

    Eh bien cette période de prison n'est pratiquement pas traitée dans ce roman, dommage.

    J'aurais aimé en savoir plus. Comment et pourquoi toute une famille élevée dans la foi chrétienne dispensée par des parents aimants l'abandonne pour la religion musulmane ? Que trouve-t-on de plus ?

    J'ai beaucoup de mal à comprendre ce revirement religieux, j'aurais donc aimé savoir ce que le jeune Malcolm a trouvé comme écho dans la Nation of Islam. 

    Au terme de ma lecture je m'interroge toujours sur cette question existentielle du destin.

    Que serait devenu Malcom si Ella ne l'avait pas accueilli chez elle, S'il avait suivi le chemin qu'elle souhaitait pour lui, S'il n'avait pas fait certaines rencontres ?

     Oui cette histoire nous fait nous interroger sur notre destinée. Sommes nous victimes de nos choix ? Les écueils comme pour Malcolm sont-ils nécessaires pour grandir ? Sont-ils nécessaires pour que la somme de tout fasse ce que nous sommes ?

    Qu'est-ce que le Destin ?

    Celui de Malcom était-il tout tracé et qu'il devienne comme l'avait prédit son père un grand prêcheur ?

    Je pense qu'il n'existe aucune vraie réponse, alors chacun penchera pour ce qu'il veut, c'était la Destinée de Malcom de devenir El-Hajj Malek El-Shabazz , où il l'est devenu suivant ses propres choix, mais la encore est-ce vraiment des choix ?

    Je conclurais en disant que ce fût une lecture passionnante, me revoyant sans cesse à des recherces plus approfondie sur le personnage, le contexte musical, la danse pour ce que je connaissais pas de ce cette toile de fond.

    Et j'avoue avoir très envie de lire l'autobiographie de Malcom X, mais il semble que l'édition soit épuisée. Peut-être que suite à ce livre, elle sera relancée qui sait.

    Un roman jeunesse, mais pas que pour les ados, à l'écriture fluide, qui transmet des valeurs et qui est ludique tout en étant éducatif, traitant d'une période de l'histoire à la fois culturelle et sociale. Merci à babelio Masse critique privilège et les éditions Bayard pour ce roman

     

     

     

     

    Strange fruit

     

     

    Une image bien différente de celle que l'imagine à travers le portrait brossé par sa fille  dans ce livre.

     

    Extraits citations

     

    "- Ils me prenaient  tous pour une Blanche. C'est ma seule façon d'avoir du travail"

     

    " A partir de cet instant j'ai arrêté de prêter attention à ses paroles. Notre père n'était pas là. Il n’était plus là et moi j'avais faim"

     

    "Mon père n'aurait jamais pu se comporter comme ça. Il savait se défendre, ne jamais s’incliner. Idem pour ma mère; Voilà pourquoi le monde des Blancs les avaient broyés"

     

    "-Peut être que si le monde était juste, mais tel qu'il est, on doit se serrer les coudes,ajoute-t-il (... )Tu le saurais, si tu ne venais pas de nulle part"

     

    "- C'est la vraie vie mon garçon a repris Mr Ostroxski. Meme si tu es excellent en classe, une fois franchies ces portes, tu es juste un Nègre"

     

    Ma vie en a été bouleversée. Quel intérêt de retourner à l'école après cette révélation ? Je n'avais pas besoin de diplôme de fin d'études secondaires pour être un Nègre"

     

    " Qu'on l’appelle Dieu, qu'on l’appelle Allah... Je ne vois qu'une chose : aucun dieu ne se préoccupe de nous. Sinon pourquoi seront-on ici ?"

     

    "la prison est faite pour vous briser, mais je suis déjà en pièces. Ces  barreaux ne peuvent rien me prendre qui m'est déjà été enlevé"

     

    "tout ce qui s'est passé avant cez jour compte; je suis la somme de ce que j'ai vécu jusqu'ici"

     

    " Je suis le fils de mon père. Ils seront toujours à mes trousses. Mais je ne plierais jamais"

     

     

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    Noir Beyrouth

       La collection « Asphalte Noir » fait sa première incursion au Proche-Orient avec sa nouvelle destination : Beyrouth Noir. Imane Humaydane a rassemblé autour d’elle quinze écrivains pour mettre en scène la capitale libanaise, avec la guerre civile (1974-1990) pour toile de fond. « Cette anthologie prend part à un mouvement général, vibrant et vivant, de reconquête : elle se réapproprie la ville grâce à l’écriture. »
    Le genre noir est ici compris au sens le plus large du terme. Les regards portés sur la ville par les quinze auteurs du recueil sont désabusés, pleins d’amour et de rejet, de frustration et de fascination, mais tous battent en brèche les clichés sur cette ville souvent résumée à sa somme de contradictions.
    Avec des textes de : Muhammad Abi Samra, Tarek Abi Samra, Najwa Barakat, Abbas Beydoun, Bana Beydoun, Leila Eid, Rawi Hage, Hyam Hared, Bachir Hilal, Hala Kawtharani, Zena El Khalil, Mazen Maarouf, Alawiya Sobh, Marie Tawk, The Amazin’ Sardine.

     

     

    Editeur :Asphalte (le 5/1O/2017)  
    Collection : Nouvelles noires
    Langue : Français
    ISBN 2918767735  
    Prix éditeur : 22
    Disponible en e-book : 9 ,99 €

     

     

    Il semble que je sois  dans ma phase Beyroutiene. Après la découverte de Beyrouth à travers le regard de David Hury dans Pentes Douces, voici un aperçu de cette ville à travers 15 nouvelles d'auteurs différents.

    Je remercie Masse Critique Babelio et les éditions Asphalte sans lesquels je n'aurais pas eu l'opportunité de tenter cette expérience insolite, malgré mon penchant éclectique je n'aurais pas songé au prime abord à ce livre.

    Comme l'indique le titre c'est noir, mais pas que.

    Le temps semble s'être arrêté sur cette ville qui ne dort jamais.  C'est contradictoire ? Tout à fait !

    Tout semble suspendu depuis ces années de guerre civile.

    Chaque nouvelle est différente et si semblable pourtant. Elles accusent, elles font état de la souffrance d'un peuple sous le regard parfois désabusé des auteurs ( dont beaucoup de femmes) qui lancent des messages comme les petites boites que Yamen jete vers les étoiles.

     Pourtant on note que la foi persiste, l'espoir est toujours là, tapi dans l'ombre, oui malgré la violence , la solitude et le désordre. C'est cette petite porte ouverte en fin de chaque texte qui le laisse penser.

    Le style, quelque soit l'auteur, est très poétique et imagé, parfois bien trop pour moi et dans certaines nouvelles , le message m'a totalement échappé malgré la beauté du texte. C'est très philosophique.

    Il n'est pas toujours facile d’apprécier ce florilège de nouvelles  dans lesquels les jeux de mots tempèrent les atrocités que nous font partager les auteurs, car si la guerre est le fil conducteur de ce livre, avec les histoires de ses blessés de guerre, d'autres sont bien plus sombres  dénonçant la condition féminine, la complexité de la hiérarchie sociale, entre autres.

    Difficile de les apprécier parce que c'est douloureux de vivre à travers les personnages leurs tragiques expériences, comme dans Le sablier et l'Eternité, entre autres.

    Une fois ce livre refermé, j'ai une énorme envie de légèreté après cette expérience sombre mais cependant intéressante.

     

     

     

     

     

    Extraits citations

     

    Nous ne devons jamais oublier ce que nous nous sommes infligé les uns aux autres.  On dit que le monde à commencé à Beyrouth. On dit aussi qu'il se terminera à Beyrouth.

     

    "Quand vous flirtez sans cesse avec la mort, vous apprenez à apprécier la vie"

     

    "La musique fait oublier les différentes religions. Les corps frôlent d'autres corps et se  transforment  en chair sans histoires cruelles. Et moi maintenant je crois que tout est possible."

     

    "Ma nouvelle armée est guidée par l'amour. Et rien ne peut arrêter l'amour"

    Zena El Khalil

     

    "La folie est parfois la réaction la plus naturelle aux événements de la vie. "

    Bana Beydoun

     

    "Je suis mon libre arbitre.Moi seule peut mettre fin à tout. Dieu, le temps, l'éternité. Je les écrase. Comme des insectes. "

    Hyam Hared

     

    "Qu'est-ce qui peut encore faire mal à la brebis une fois qu'elle a été abattue ?

    Hala Kawtharani

     

    "Confession: cela ne veut rien dire pour moi. Je l'ai rayé à la main de ma carte d'identité(...). De toute façon j'avais arrêté de m'en servir depuis le Samedi noir"

    Bachir Hilal

     

    "Des que  les tueries ont commencé,dès que la vie humaine a perdu sa valeur, tout est devenu permis. Quand les hommes se donnent le droit de vie et de mort, ils se prennent pour des petits Dieux, considèrent que tout leur ait du"

    Abbas Beydoun

     

    " Des que je veux effacer quelque chose je dors. Beyrouth fait de même : dès qu'elle veut oublier, elle s’assoupit"

    " Je crains la vérité. La vérité est laide, je ne l'aime pas"

    Alawiya Sobh

     

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    L'étranger LC   Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin.

    Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien.

    La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?

    Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l’œuvre de Camus.

     

     

     

    Editeur : Folio
    Genre: Litterature française
    Date de sortie: 17 /03/2005
    Prix du livre papier : poche : 5,90€
    Prix du livre numérique: 5,49€
    ISBN: 9782070306022

     

     

    Pourquoi relire un livre, parfois plusieurs fois, diraient certains? puisque on en connait toute l'intrigue et l'issue ?

    Pour le plaisir qu'il a suscité et ici parce que je voulais le partager avec ma binôme Gaëlle et je sui impatiente de découvrir son avis sur ce classique d' Albert Camus.

     J'avoue m’être demandé si je ressentirais  les mêmes émotions que les fois précédentes

    Ma première lecture de ce roman date de mon adolescence, 15 ans, et je dois avouer que je suis rester dubitative n'ayant rien compris au message de l'auteur

    Il a fallu que ce roman soit au programme de français pour que je tombe sous le charme de cette histoire, abracadabrante, absurde, ben justement le thème central  L' Absurdité du monde vue par Camus et que le hasard aidant, lors de  mon épreuve orale le jury choisisse un des textes de ce roman. Mr Camus où que tu sois merci, car grâce à toi j'ai cartonné.

    Donc il existe entre Meursault et moi un lien particulier, juste que je me demandais   en ce moment de relecture si au fil des ans, voire 40 ans plus tard, il ne s'était pas effiloché au point de se rompre.

    Que nenni, j'ai replongé à une vitesse vertigineuse dans fiction, qui est pourtant des plus réalistes et ce avec délices, bercée par les ambiances, le soleil, la brise marine et le bruit des vagues que l'auteur brosse devant nous avec brio.

    Je me suis encore attachée à Meursault, à cet extraterrestre, qui n'a mème pas de prénom, dont on sait si peu, voire rien de son physique , ni  de son age, mais ici cela n'a aucune importance. Oui, cet homme solitaire,  étranger à la société, enfreignant les règles, faisant fi des convenances, indifférent à tout, insensible aux émotions, simplement sensibles aux sensations physique (soleil, fatigue...) , cet anti-héros qui est on ne peut plus entier, refusant de jouer le jeu, alors que sa vie ne tient qu'à ça, me fascine, et m’émeut.

    Bref que dire de plus  si ce n'est qu'une fois encore, l'auteur m'a tenu sous le charme de sa plume et une fois encore me perturbe avec ses thèmes  toujours d'actualité, solitude, existentialisme, peine de mor et le plus terrible de tous ces procès d'intention dont sont souvent victimes les personnes qui ne suivent pas les règles et se retrouvent sur les bancs des accusés, jugées de manière arbitraire comme Meursaut pour ne pas avoir pleuré à l'enterrement de sa mère.

    Un message fort de Camus qui défie le temps et l'espace

    Un coup de cœur encore pour ce roman qui ne vieillit pas

     

     

     

     

    Avec Gaelle

     

     Extraits citations

     

    "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile: "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier."

     

    "dans le premier jours où elle était à l'asile elle pleurait souvent. Mais c'était à cause de l'habitude. Au bout de quelques mois, elle aurait pleuré si on l'avait retiré de 'l'asile Toujours à cause de l'habitude. V C'est un peu pour cela que je n'y suis  presque plus allé. Et aussi parce que ça me prenait tout mon dimanche (...)"

    "alors j'ai tiré 4 fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parut . Et c'était  comme 4 coups brefs que je frappais à la porte du malheur"

     

     

    " (...) Enfin est-il accusé d'avoir enterré sa mère où d'avoir tué un homme ?"

     

    "Le temps me manquait pour m'intéresser à ce qui ne m'intéressait pas."

     

     

     

     

     

     

     

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