• Un bon parti : Défi octobreLa tension est palpable chez toutes les mères de Cincinnati : Chip Bingley, beau médecin, célèbre participant d'une émission de téléréalité, vient de s'installer en ville et... c'est un cœur à prendre. Elizabeth, de passage pour aider sa mère après l'accident de son père, se fiche bien de tous cette agitation, d'autant que Chip est toujours accompagné de son insupportable et suffisant collègue, Fitzwilliam Darcy. Elle tente de redresser les finances familiales en dépit d'une mère qui utilise le shopping en ligne comme psychothérapie et de ses trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents dans une maison qui part à vau-l'eau. Mais elle doit aussi veiller sur son père, qui préférerait s'enfiler un bon steak plutôt que de respecter les recommandations du médecin, et sur sa sœur Jane, en train de succomber au charme, ennuyeux mais certain, de Chip.

     

     Editeur :  Presse de la Cité
    Genre: Littérature 
    Date de sortie: 1/03/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 21,00€
    Version numérique:  14,99€
    Nombre de pages: 552

     

     

     Un bon parti : Défi octobreUne couverture accrocheuse, un peu trompeuse aussi. Enfin moi, j'y ai vu une soubrette à la recherche d'un bon parti. Que neni !

    Pour le reste, le fait que l'auteure est décidée de revisiter Orgueil et Préjugés à la sauce contemporaine a aussi joué sur mon envie de découvrir ce roman.

    je n'ai pas été déçue contrairement à l'avis de nombreuses lectrices comme je constate en lisant, ma lecture terminée, quelques avis sur Babelio.

    Cette approche est totalement délirante et pleine d'humour. Les personnages sont très caricaturaux, mais  l'on s'y attache. 5 filles entre 40 et 23 ans toutes aussi déjantées, les unes que les autres. Une mère de famille à coté de la plaque, un père qui laisse tout couler et si les 2 années travaillent, les autres vivent au crochet  de leurs parents dont les finances commencent à décliner.

    Mais pour Mme Bennet, cette Cinccinatienne issue de la classe sociale huppée, une seule chose compte, le statut social et ce quoi qu'il en compte. Ses projets, ses rêves : voir mariées ces filles à un bon parti !

    Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, on s'éloigne du roman culte de Jane Austen. Jane et Liz sont des femmes modernes, aux mœurs libérales.  Toutefois, elles ont beau s'en défendre, elles aspirent à vivre une relation durable. 

    Toutefois sa relation moderne  "plan cul hostile" est un peu alambiquée. Difficile de croire en ce genre de possibilité et de l'évolution vers laquelle tend l'auteure. Et que dire de la relation Jane/Chip ? 

    De nombreuses scènes frisent le burlesque, mais j'avoue avoir souri devant la cascade d’événements qui vont perturber notre très chère Mme Bennet ! Un personnage  d'une grande intolérance  à la limite du mépris et du racisme. Elle est bien pire que son homonyme dans le très célèbre roman dont l'auteure s'inspire. Et pourtant, j'ai beaucoup aimé ce personnage malgré ses idées rétrogrades.

    Les protagonistes sont toutefois peu visualisables. Cela m'a un peu manqué de me projeter  à partir descriptifs de l'auteure

    Curtis Sittenfeld, réinvente Orgueils et Préjugés et je comprend que les fans ne vont pas adhérer du tout à son interprétation, plutôt satyrique. 

    Désir d'enfant, mariage hors milieu social, fréquentation de jeunes hommes de couleur, la transexaulité , la télé-réalité, nombreux thèmes traitées par l'auteure dans cette approche très peu conventionnelle du roman culte de Jane Austeen !  Une manière de se réapproprier le roman pour en faire une histoire contemporaine.

    Personnellement, après avoir eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, j'ai apprécié ma lecture et trouvé l'intrigue originale.  Après tout il suffit d'oublier que Jane Austen en est l'inspiratrice et on plonge dans un roman contemporain qui tient relativement bien la route. L'auteure y explore la difficulté, contemporaine, des relations sociales et de celle de trouver l'âme sœur. Pour cela tout est envisageable. Sites de rencontres, Télé-réalité avec Elligible, l'équivalent Américain de  notre Bachelor !

    La plume de l'auteure est fluide et plaisante. Ses personnages, certes caricaturaux , sont drôles et attachants. Un bon moment de lecture et mon défi du mois d'Octobre validé. La règle un roman dont le titre comporte 10 lettres ou 10 mots ou avec un 10 dans le titre.

     

    Un bon parti : Défi octobre

      

     

    Un bon parti : Défi octobre

     

     

     

    Extraits citations

     

     

    " Liz avait le sentiment d'être une étudiante  en plein mode d'observation des mœurs d'un autre pays. Pourtant, même si elle n'était pas proche de sa mère, elle n'éprouvait pas à son égard autant de rancœurs que certaines de ses amies envers les leurs"

     

    "- il s'agit peut être d'une illusion due à la sécrétion d'ocytocine pendant le rapport sexuel, mais j'ai l'impression d'être amoureux de toi. Tu n'es ni jolie, ni  aussi drôle que tu l'imagines. Tu est une droguée du ragot qui veut faire passer ça pour un intérêt anthropologique envers la condition humaine. Quant à ta famille,elle est lamentable. C'est un défi au bon sens, mais tu m’obsèdes. Il est temps de renoncer au prétexte ridicule du plan cul hostile et de reconnaître qu'on est ensemble" 

     

    "- il est d'usage de croire que s'occuper d'un autre, ou laisser un autre s’occuper de soi, c'est à l'opposé du féminisme. Je ne suis pas d'accord. Se consacrer à quelqu'un, pour peu , qu'il se consacre à vous, n'a rien de honteux"

     

    "- C'est étrange... Si ton père n'avait pas eu un infarctus, Jane et toi ne seraient jamais venues à Cincinnati cet été, Willie ne vous aurait pas rendu visite et je ne l'aurais pas rencontré. Le rôle du hasard dans nos vies me laisse parfois pantoise."

     

    "Vous êtes 5, reprit Mme Bennet, secouée par une nouvelle crise de larmes. Comment se fait-il qu'aucune n'ait réussi à trouver un homme riche, normal et sympathique ?"

     

     

    © C. Sittenfeld


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    L'enfant de ma tête1933. Un petit garçon naît après la mort de son frère aîné, en Afrique Équatoriale Française. Sera-t-il ce qu’on rêvait pour l’autre : officier de marine, comme son grand-père, puisqu’il adore déjà la mer ? Catholique pratiquant, bon fils et bon enfant, bon père de famille ? Le petit garçon a une grande sœur, elle aussi élevée dans la religion. Ils jouent ensemble. 39-40, le père est mobilisé. La famille fuit Paris. Ira-t-elle en Afrique en passant par l’Espagne ? Gagnera-t-elle l’Angleterre ? La République française, Liberté, Égalité, Fraternité, est abolie. Le maréchal Pétain, en timbres, remplace Marianne. La devise est Travail, Famille, Patrie. La famille revient à Paris. Le père la rejoint. Adolph Hitler perd Stalingrad. El Alamein. De Gaulle en Angleterre, condamné à mort par Pétain, survit encore : la France résiste. Les enfants aussi avec leurs cartes alimentaires. L’horreur plane sur le pays. Le petit garçon grandit. Il adore lire, écrire, dessiner. Il rencontre des maîtres extraordinaires, monsieur Nicolas et monsieur Burnouf. Il sait les évangiles par cœur mais en cachette, ne va plus à la messe. Il voit la mort des autres de très près, dans la rue. Est-ce cela grandir ? Mais rien n’est vrai dans cette histoire, où pourtant tout a été vécu. Pour le moment, c’est un enfant. Il l’est encore.

     

    Editeur :  Editions du Jasmin
    Genre: Litterature française
    Date de sortie: 8/11/2004
    Prix du livre papier :  Broché : 20,00€
    Version numérique:  non
    Nombre de pages: 453

     

    L'enfant de ma têteTout d'abord un grand merci à Babelio et aux Editions du Jasmin pour cette belle découverte.

    À travers ses souvenirs  Philippe de Boissy son vécu sous la deuxième guerre mondiale à travers ses yeux d'enfants. Un enfant tente de décoder le langage des adultes et les événements qui bouleversent la vie  de son entourage.

    Il nous berce de mots, qu'il tourne et retourne, et l'on s'en délecte, comme une friandise, avec ce gamin qui les collectionne dans ses carnets jusqu'à ce qu'il en comprenne le sens. On sent très vite que l'auteur a vécu dans un cadre de vie particulier, dans une ambiance studieuse,  catholique et pratiquante, même s'il n'est pas très bon élève, étant dissipé au possible.

    Nous le suivons lui et sa petite famille, hormis le père médecin militaire en mission, dans son quotidien, dans ses voyages vers le pays basque et Toulon, en ce qui est encore la France Libre.  Au retour du père ils rentreront tous à Paris  et subiront les restrictions de la guerre.  

    L'auteur nous enivre de ses mots, de ce passé, de ses rencontres, de son mode de vie  qui vont conditionner son futur. On le perçoit dans bons nombres de ses allusions.

    C'est avec beaucoup de poésie que Philippe de Boissy , descendant d'un ancêtre littérateur méconnu, nous fait vivre un pan de son histoire avec en toile de fond le contexte historique et social. L'histoire avec un grand H, nous la vivons à travers ses interrogations et ses yeux d'enfant. Une belle aventure avec une pointe de nostalgie qui évoque un grand-père aimant et très aimé qui nous faire rire avec  jugements et ses Zéro.

    Ce récit est ponctué d’événements marquants comme l'attaque de Mers El Kébir, le sabordage de la flotte à Toulon... et les petits riens de la vie collégiale dans des écoles religieuses. Si certains passages sont instructifs et éducatifs, d'autres plus centrées sur le quotidien d'un enfant à l'école, sont plus ennuyeux  et ont plus d’intérêt pour l'auteur que le lecteur qui ne se passionnera pas pour le détails de certains  jeux chers à Philippe de Boissy.

    Dans ce roman, l'on perçoit un hommage à certaines personnes qui l'ont instruit tel que Mr Nicolas et l'on ne peut qu'envier le petit garçon de l'époque d'avoir eu un  tel précepteur à la méthode éducative originale. 

    Ainsi s'étirent les chapitres qui se concluent de manière assez inattendue. Cependant on reste sous le charme de la plume de l'auteur et de sa vision d'une époque révolue, triste et parfois violente de notre histoire de France, perçue par un enfant, mais qui n'en a pas forcement à l'époque compris toutes les atrocités.

     

    L'enfant de ma tête

     

    L'enfant de ma tête

     

     

     

     


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  • La fête continuera sans toi SPLes amis, c’est comme une deuxième famille. Mais que se passe-t-il lorsque l’un de la bande disparaît brutalement ?

    Valentin, Ashley et Puja apprennent la tragique nouvelle par une belle journée d’été.

    Plus rien d’autre ne compte désormais que de rendre un dernier hommage à cette amie disparue. En dépit des lois du pays, en dépit de leurs proches, en dépit même de leurs propres vies, tous les trois vont partir pour un road-trip aussi dangereux qu’improvisé en terre inconnue.

    Quelles relations entretenaient-ils vraiment avec cette amie commune ?

    À travers le doute, l’espoir et le deuil, tous les trois vont comprendre que l’amitié n’est pas seulement une béquille, mais aussi un pansement.

     Editeur : Auto-édition Amazon
    Genre: Litterature contemporaine
    Date de sortie: 5/10/2018
    Prix du livre papier : 
    Version numérique: 0,99 € en promo
    Nombre de pages :  134

     

     

    La fête continuera sans toi SPJe suis très heureuse d'avoir lu ce roman en avant première. Merci Théo Lemattre pour ce SP. J'ai ainsi pu découvrir ta plume avec ce roman, tandis que Prêts à tout dort dans ma PAL depuis le Salon du Livre en attente d'une LC avec ma binôme. Il ne reste plus qu'à espérer que la petite main innocente de son fils le fasse vite sortir de la  Book  Jar très vite maintenant.

    Une chose est sûre, c'est que je vais lire tous tes romans Théo. Tu m'as séduite par ta plume et ta manière de nous raconter des histoires. 

    Dans ce récit, narré par Valentin, l'auteur aborde un thème sérieux et pas très gai, celui de la perte d'un être cher vécu par des adolescents. Comment accepter une disparition que l'on peut qualifier de prématurée ?  Comment des jeunes gens de 18 ans peuvent-ils imaginer que la Faucheuse va frapper  l'un de vous alors que tout leur avenir est devant eux ?   C'est impensable, inimaginable. Pourquoi  ? Comment ? C'est injuste c'est cruel, d'autant plus quand on s'est séparé sans se dire vraiment au revoir.

    Théo Lemattre aborde donc le sujet de la précarité de la vie, quand à 20 ans on se croit intouchable. Qu'a-t-ton raté, que ne sait-on pas dit ? Que l'on s'aime ? Mais ces questions touchent tous et toutes quelque soit l'âge. Ce drame vous pousse aux regrets, vous fait dire qu'il faut revoir ses comportements. Mais on sait bien que ce ne durera qu'un temps, nous dit Valentin. C'est si vrai ! 

    " (...) Je suis l'autre qui dira à ses amis, tous bien en vie, que nous avons perdu un être cher, et qu'il faut profiter de la vie. Ils vont dire ça, sans même n'avoir jamais perdu personne. Ils vont dire ça, mais ils ne vont pas le faire. Car en vérité, on ne profite de la vie que le jour où la Grande Faucheuse passe un peu trop près de notre tête. "

    C'est une magnifique histoire d'amour et d'amitié que nous offre l'auteur à travers se road-trip dans lequel nous entraîne le trio, décidé malgré les épreuves du BAC imminentes à se rendre à l'enterrement de leur amie. Sauf que ce n'est pas à la porte à coté ! Un long périple les attend. Mais ce besoin viscéral de s'y rendre va les pousser aux pires extrémités.  Valentin en a besoin, pour croire à ce décès, pour cheminer et faire son deuil. Accepter autant que possible cette mort inattendue. C'est compréhensible et légitime.

    Ashley, Pujo et  Valentin vont faire un choix qui leur semble juste, plus que juste, important, vital.  Des épreuves ça se repasse. Dire Adieu à une amie, non ! On n’enterre les gens qu'une fois.

    Eh oui, dans la vie certains actes sont importants, mais leur importance n'est que celle que chacun veut bien lui donner. Pour Valentin il n'y a pas à réfléchir. Sa décision est immédiate, spontanée. Ses sentiments influent sur sa décision irrévocable, malgré les difficultés organisationnelles.  Ses amis suivront malgré quelques réticences. Pour Mathilde.

    C'est dans ce road-trip semé d’embûches pour rejoindre le Portugal afin de lui dire adieu que nous cheminerons à leurs cotés entre présent et passé, partageant ainsi leurs souvenirs qui remontent à la cour d'école. Une amitié de longue date, né à la première rencontre, qui a perduré et s'est enrichie au fil des ans.

    " Tout s'est passé très vite : en une journée à peine. Parfois ils faut des années pour bâtir nue amitié solide"

    C'est avec des mots justes que l'auteur nous touche, nous émeut, nous fait rire aussi. Ses personnages sont vivants. En eux, on semble même reconnaître quelques amis, nous, un peu, beaucoup, selon notre propre vécu. Comme Valentin et sa petite bande, nous avons  partagé aussi des moments de joie, de tristesse avec des amis fidèles, certains bien sûr sont sortis de nos vies, mais d'autres sont toujours là. Et les souvenirs perdurent. 

    Le dénouement est étonnant, (enfin presque, si on ne prête pas trop attention aux sentiments de Valentin qu'il partage avec nous). Au bout du chemin il qui va découvrir la différence entre amour et amitié.  L'amitié, une forme d'amour, dans les sentiments qui nous lient aux autres. Mais parfois le prélude à autre chose.

    Un histoire addictive qui se lit d'une traite, entre introspection et rebondissements parfois cocasses. Un roman qui traite de la perte d'un être cher mais qui n'est pas triste pour autant. Un roman très court mais particulièrement bien construit et abouti, très réaliste qui nous fait réfléchir à nos propres comportements . Une belle aventure humaine très bien brossée.

    Coup de cœur. Un roman  sur l'amitié qui m'a fait penser à Danser encore de Julie De Lestrange, ( que j'avais aussi beaucoup aimé), tout en étant différent. Un hymne à la vie de celui qui perdure dans nos souvenirs alors que la fête continuera sans lui.

     

     

     

     

    Extraits citations

     

    "Les  gens qui nous entourent font tellement partie du paysage qu'il y a en a peu  qui existent réellement à nos yeux"

     

    "- Peut-être, mais les amis... ce sont aussi les bandages de la vie, non ?

    - Comment ça ?

    - C'est juste que ... même si les bandages ne referment pas les plaies, ils les empêchent de saigner davantage . On sera tous  bandages entre nous, mutuellement. Puja et toi, vous êtes mes bandages. 

     

    "Mais surtout, un deuil c'est accepter le vide immense que laisse la personne qui s'en va. C'est que ce vide, ce manque au fond de nous ne se remplisse plus jamais "

     

    " Les gens sont irremplaçables. Qu'ils soient simples ou complexes, ils ont tous ce petit quelque chose qui fait qu'ils sont uniques et que quoi qu'il arrive, on ne pourra jamais les remplacer."

     

    " Un amie qui part, c'est une étoile dans le ciel qui s'éteint aussi"

     

    " je sais bien qu'on dit souvent que les morts vivent encore dans nos cœurs mais c'est faux. Ils ne vivent pas, il sont sous respiration artificielle avec  un cordon relié directement à notre  mémoire. Aussitôt que nous cessons d penser à eux, ils disparaissent" 

     

    " Ceux qui n'on jamais connu le départ d'un ami ne peuvent pas comprendre ça. Mais partir loin, c'est comme mourir"

     

    " C'est souvent ça avec les rêves : on aime les garder dans nos têtes pour les chérir, parce qu'on a peur qu'ils ne se réalisent jamais."

     

    " C'est sans doute ça la morale de l'histoire : on n'est jamais là aux bons moments, et ceux sont précisément ces bons  moment-là que choisit e destin pour foutre la merde"

     

    © T. Lemattre

     

     


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  • Une jeunesse dans le tumulte SPEn 1940, le Maroc, sous protectorat français, est administré par le régime de Vichy. Le débarquement des Alliés en 1942 fera l’objet de durs combats. La civilisation américaine envahit les rues de Casablanca mais la guerre n’est pas finie. Les soldats américains avec l’Armée d’Afrique se mobilisent pour libérer l’Europe. La jeunesse et l’amour triompheront de cette période troublée. Giselle et Andrée sont des jeunes filles élevées dans les principes moraux du début du siècle mais la guerre, avec ses souffrances et ses rencontres, bouleversera les mentalités et galvanisera le courage des EVDG (engagés volontaires pour la durée de la guerre).
    Roman historique Seconde Guerre mondiale. Afrique du Nord. Corse. Provence.

    Editeur : Auto-édition Createspace
    Genre: Romance historique
    Date de sortie: 15/11/2016
    Prix du livre papier : Broché 8,57€   
    Version numérique: 2,99 €
    Nombre de pages version papier :  276

     

     

     

    Une jeunesse dans le tumulte SPTout d'abord je remercie l'auteure pour m'avoir permis de lire cet opus. Le fait de savoir qu'elle se documentait  pour écrire des romans sur fond de décor historique, avait attisé ma curiosité. J'ai ainsi découvert  cette saga familiale avec pour toile de fond mon pays d'origine. J'ai été aussitôt tentée par cette fresque familiale, et son contexte historique, social et culturel.

    Il se dit que ce tome peut se lire isolement, cependant, peut-être, aurais-je trouvé le début un peu moins confus, si j'avais lu les autres tomes.  J'ai eu du mal à saisir le statut de Dédé et les raisons de sa vie en Algerie alors que le reste de famille vit au Maroc. Petit détail, puisque Dédé passe aux oubliettes par la suite.

    À travers ce récit sur les aventures  de 3 personnages principaux, Giselle, Eugene et Milton, je m'attendais donc à suivre le quotidien du trio, les impacts de la guerre sur leur vie de tous les jours.

    Coté volet historique, je n ai pas été déçue. Le seul hic, c'est qu'il prend toute la place du roman avec de longues descriptions détaillés, beaucoup trop à mon goût, à la longue ennuyeuses quand parfois "parachutées" de manière incongrue, venant nuire au rythme de l'histoire. Tant et si bien que la fiction ressemble plus à un documentaire historique qu'à un roman d'aventure. L'impact de la guerre et les événements ne s'articulent pas bien entre eux. C'est là que, pour moi, le bât blesse, ne cherchant pas à lire un livre d'histoire, mais une fiction historique romancée. 

    Or, les protagonistes ne prennent pas vie dans cette fresque, ils ne sont que des éléments en carton pâte du décor. Le quotidien est décrit à travers quelques petits riens, des détails des mœurs et coutumes, pour moi de manière insuffisante, même si j'en ai souri, tant ils me semblent anecdotiques et me rappellent des scènes similaires racontées, avec nostalgie, par les membres de ma famille.  Tout ceci ne me suffit pas pour me passionner pour les aventures du trio. Les relations entre Européens et autochtones sont trop superficiellement abordées. L'historique prend trop d'importance pour que l'on  puisse s'attacher aux personnages. Mais peut-être est-ce l'objectif de l'auteure, que d'insister  sur le contexte social ? Cependant pour moi, il doit y avoir une sorte de cohésion entre les différents éléments  dans un roman.

    Le sujet donc, disais-je, est intéressant, très enrichissant pour les fans d'histoire, ( ce que je suis). Cependant j'aspirais à suivre une aventure humaine, avec un soupçon de romance. Ici encore le volet sentimental est survolé, et traité si superficiellement que l'auteur en oublie où elle menait ses personnages, faisant ainsi preuve d'une incohérence flagrante ( eh oui, la cohérence est mon dada). Alors qu'elle fait rencontrer 2 de ces personnages, créant même un  soupçon d'alchimie entre eux, elle fait d'eux, quelques chapitres plus tard, 2 étrangers qui se rencontrent pour la première fois . Eh oui ! Y a comme un couac ! Certains comportements et réactions m'ont aussi interpellées. Je ne les ais pas bien comprises, certainement car elles n'étaient pas bien amenées, et tombaient, là, comme un cheveu sur la soupe.

    Nous suivons donc 3 protagonistes à travers leur histoire personnelle, et ce n'est que dans les derniers chapitres que nous comprendrons les liens qui les unissent. Mais le dénouement reste assez téléphoné et donc sans réelle surprise.

    J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans le récit, un peu brouillon par moments. Cependant l'histoire devient assez addictive, malgré les détails historique à foison, que j'ai soyons honnête quelques fois survolés. Les listes, les détails techniques, très peu pour moi ! Encore moins quand ils viennent plomber  le récit dans des moment d'intimité.  Moi, en tant que lectrice de fiction, ce sont les interactions qui m'intéressent, et pas  la description approfondi du matériel de guerre !

    En conclusion, je dirais que les thèmes abordés sont intéressants, mais je ressors déçue de ma lecture, m'attendant à un récit plus centré sur la vie familiale, sur les paysages, les ambiances,  les interactions avec la population locale, le statut de la femme qui vit sous la tutelle de ses parents, pour tomber sous la coupe d'un mari.  Il y avait matière a écrire une fiction teintée de romantisme avec en toile de fond un contexte historique, politique et social de toute une époque qui a marqué toute une génération, et plus particulièrement  une jeunesse dans le tumulte. Mais tout est, de mon point de vue, trop superficiellement traité. Michelle Dannetier-Alabert s 'étant trop centrée sur une multitude détails historiques, matériels militaires, armes, stratégies. Pour cela on ne peut que féliciter l'auteur pour le long travail de recherches qu'elle a dû effectuer. 

    Un roman a découvrir pour ceux que les longues descriptions ne rebutent pas et qui cherchent à s'instruire de manière ludique. Mais pour moi une petite déception, ce roman ne correspondant pas à ce que je m'imaginais.

     

     

    Une jeunesse dans le tumulte SP


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  • Autant en emporte le vent LC  

    Best-seller absolu depuis sa parution en 1936 ! En pleine guerre de Sécession, la ravissante et très déterminée Scarlett O'Hara voit le bel avenir qui lui était réservé à jamais ravagé. Douée d'une énergie peu commune, elle va se battre sur tous les fronts, dans la Géorgie en feu, pour sauver la terre et le domaine paternels : Tara. Ses amours ? Le fragile et distingué Ashley Wilkes et Rhett Butler, forceur de blocus et séduisante canaille, attiré par Scarlett parce qu'elle n'a pas plus de scrupules que lui... Amours romantiques, violentes, impossibles, rythment ce grand moment de l'histoire américaine, le drame du Sud.

     

    Autant en emporte le vent LC   L'intégraleDans quelle catégorie ranger ce roman ?  Saga familiale, romance historique ? Après tout on s'en fiche, c'est un peu tout ça à la fois, mais c'est surtout Le livre à lire. Personnellement c'est ici une relecture. 

    J'ai découvert ce roman, certainement comme beaucoup de personnes ,après avoir vu la version cinématographique et être tombée sous le charme de Scarlett via Vivian Leight . Cependant l'adaptation de ce roman qui lui a valu 8 Oscars ne rend pas complètement hommage au roman et à son héroïne. Il faut suivre Scarlett dans son quotidien, partager ses pensées le plus intimes pour cerner le personnage et voir au delà de la première impression.

    Scarlett est un personnage hors du commun, qui séduit le lecteur par sa volonté farouche de s'en sortir. De sauver Tara. Et pourtant elle a tout d'une peste !  Eh bien malgré tout, Scarlett l'on voudrait bien lui ressembler un peu, si l'on n'avait crainte d'être stigmatisée, d'être mise au ban de la bonne société sudiste. Et l'auteur de mettre en avant le pouvoir du qu'en dira-t-on, de brosser le portrait d'une féministe avant-gardiste  qui choque par ses propos, ses comportements, son audace. Margaret Mitchell s'attache à dépeindre la condition féminine au XIXe siècle.  De part son tempérament de rebelle la jeune fille de 17 ans a bien du mal à se plier aux conventions sociales. A 17 ans la reine du comté ne rêve que de tenues de bal, à flirter alors qu'elle doit tenir son rang de veuve.  Sa rencontre avec Rhett Buttler et la guerre vont bouleverser  sa vie.

    La jeune femme fera feu de tout bois pour parvenir à ses fins. En ses temps troublés pour elle la fin justifie les moyens.

    L'auteure brosse le portrait d'une jeune peste, ado choyée, capricieuse, manipulatrice, à qui personne ne résiste sauf  ... Ashley. Enfin presque... Ashley et son sens de l 'honneur, des obligations sociales. Dans le premier tome du roman l'auteure nous dépeint un passé lointain, que nous ne peinons  pas à imaginer tellement  Margaret Mitchell le fait avec ce talent qui lui est propre. 

    Férue d'histoire, c'est toujours  un plaisir de plonger dans une fresque historique, c'est à mon sens une manière très ludique de s'instruire. C'est une période tragique de l' HISTOIRE  Américaine que nous conte l'auteure. Elle nous fait découvrir l'envers du décor. Pour nombreux  d'entre nous cette guerre contre les Esclavagistes du Sud fut une cause noble. Mais tout est loin d'être noir ou blanc.  Elle remet en question certaines de nos croyances. Quelle cause vaut-elle de commettre en son nom des atrocités innommables ? La libration des noirs du joug de leurs tortionnaires était-elle la seule et unique raison de cette guerre entre entre Conféderés et Unionistes ? N'existait-il pas comme dans beaucoup de guerres des enjeux politiques bien plus importants ?

    C'est ce volet que l'auteure développe ici.  L'aventure humaine, les effets pervers de la guerre, hier comme aujourd’hui, les conséquences dramatiques sur la population sont toujours les mêmes, chaos et dévastation, destruction et reconstruction.

    Si le film laisse entrevoir l'ambiance des romans, la plume de Margaret Mitchell justifie son Pulitzer. L'émotion est au rendez vous, la détresse d'une communauté brisée par la botte implacable des Yankees est palpable. Tandis que la liberté, dont certains ne savent que faire, est rendue  aux "noirs", les droits des  Sudistes sont bafoués à moins de renier ses valeurs.

    L'auteure s'attache à décrire les sentiments ambivalents des vainqueurs envers la population noire, les exactions non sanctionnés d'une population libérée et livrée à elle même. Elle brosse avec réalisme le contexte social de l'époque et les conséquences futures , certainement dus à des erreurs de tactiques, sur le devenir, sur cette  fracture subie par la société américain suite à la  Guerre de Sécession et qui ne fut pas résolue par l abolition de l'esclave. La violence extrême  relatée dans ce roman et subie par les états du Sud par les armées du général Sherman  aggravera les relations communautaires. Nous assistons à la naissance du Klu Klux Klan qui ici se subtilise à la loi de l'armée Américaine qui ne punit pas les délits commis par les anciens esclaves. L'image de ce corpuscule est ici très édulcorée et ses actions  semblent justifiables ? Mais la réalité est tout autre. Il ne faut pas l'oublier que ce roman traduit l'état d'esprit de l'auteure  bercée durant son enfance  par des récits sur la Guerre de Sécession et elle n'est peut-être pas très objective. Les rapports raciaux sont assez paternalistes. Difficile de juger du réalisme des liens entre maîtres et esclaves. La relation de Scarlett  avec Mama est finement décrite  avec habileté et justesse en brossant le destin partagé entre patrons et esclaves. On peut la penser crédible.

     C'est dans ce contexte historique que Margaret Mitchell place notre héroïne et nous offre une analyse des comportements humains. Scarlett et tous ses amis survivants du drame qui les frappe va devoir s'adapter. C'est soit vivre ou survivre en attendant des jours meilleurs, le retour au passé. 

    Scarlett ne veut pas survivre, elle veut vivre pleinement,  ayant subit trop restrictions. Tout comme son père elle se bat bec et ongles faisant fi de conventions sociales, des principes d'une communauté conservatrice. Pour elle le passé est mort, il faut songer à l'avenir. Et peut importe les moyens pour atteindre son but. Elle choque, pour autant derrière la cuirasse qu'elle s'est forgée, il faut voir une jeune fille apeurée, torturée,  ne rechignant pas à l'effort pour mettre à l'abri les siens. Ce qui lui permet de repousser à demain toute question  de bien fondé. Oui elle y pensera demain, demain quand elle sera à l'abri elle redeviendra une femme honorable, suivra les préceptes inculqués par Ellen, sa, mère.  La religion est très présente dans ce roman. Scarlett craint un Dieu vengeur, mais parfois se fiche bien de ce Dieu qui laisse les siens dans la misère.

     Dans cette oeuvre tous les personnages sont importants. aucun ne laisse indifférent.  L'on s'attache à la douce Melly, l'on peine à comprendre Ashley, on s' horrifie devant les comportements machiavéliques de Scarlett, on est séduit  par Rhett à la fois bad boy de service et parfait gentleman, on rêve d'une Mama à nos cotés... Chaque personnage vous touche et vous émeut. Ils connaissent  tous cette époque difficile, enchaînant la prospérité, la guerre, et la reconstruction, dévoilant ainsi les différentes facettes de leur personnalité, leurs failles et leurs faiblesses. Mais il y a aussi tous les autres, Les Fontaine, les Tarleton, Les Mead, Les Merriweather, Tous ces personnages qui font aussi l'histoire.

    C'est un roman complet et puissant avec une romance classique  avec son triangle amoureux et originale à la fois avec son aboutissement.  Elle nous tient en haleine dans ce jeu de chat et de la souris, dans ce ballet  de joutes verbales entre Scarlett et Rhett. Rhett dont on ne comprend pas toujours sa patience envers Scarlett dont il est amoureux depuis sa première rencontre. Souvent absent de la vie de Scarlett mais toujours présent  dans les grands moments de se vie.

    Personnage au prime abord antipathique, Scarlett semble ne mériter que ce qui lui arrive,  mais sa résistance naturelle et la force qu’elle incarne parviennent à générer suffisamment d’empathie pour s’attacher au personnage et lui pardonner ses travers. 

    Ce roman est une belle analyse des capacités  de l'homme et de la nécessité de s'adapter aux changements. Les civilisations s'écroulent , d'autres renaissent de leurs cendres. Les individus font donc face à l'adversité en fonction de leurs valeurs morales, Scarlett jette les siennes aux orties. Elle penche vers la loi du plus fort. Mais faut-il pour autant écraser les plus faibles ? Melly n'est pas la petite femme fragile détestée par Scarlett, elle est forte,  et si nécessaire, capable de se battre bec et ongle pour ceux qu'elle aime.

    C'est dans la 5e partie que l'auteure développe la relation Rhett/ Scarlett avec des rebondissements et  scènes vibrantes d'émotion magistralement interprétées à l'écran par Clark Gable pour Rhett, Olivia de Havilland pour Mélanie,Leslie Howard pour Ashley et Hattie McDaniel (première actrice noire qui recevra un Oscar). C'est dans ces derniers chapitres que tout ce joue. Scarlett prendra enfin conscience d'une vérité qu'elle a refusé de voir durant toutes ces années, qu'en est-il de l'amour qu'elle porte à Ashley, n'est-ce qu'un rêve de jeune fille capricieuse habitué à obtenir tout ce qu'elle désire ? Cependant n 'est-il pas trop tard ?  Rhett dévoile ses sentiments profonds pour Scarlett, cette jeune femme qui lui ressemble. Le dénouement surprendra le lecteur.

    Tout au long de cette fresque historique et romanesque, l'auteure s'attache à nous plonger dans l’intimité de  jeunes femmes de 16 ans, à la maturité mentale d’une femme de 25 ans de nos jours.  Il faut en tenir compte pour prendre la mesure des personnages  et l'évolution de leurs caractères. Parfois j'ai regretté que  l'âge de certains d'entre  n'ait pas été mieux définis. Cependant l'on parvient aisément à trouver crédible ses mariages de raison dans lesquels  se jette Scarlett et trouver réaliste la romance entre Rhett et notre héroïne. Tout comme  la fin toute logique. On peut se demander un instant que Margaret Mitchell envisageait une suite. Pour l'heure il reste à chacun d'imaginer la sienne, ou découvrir celles concoctées par d'autres auteurs après l'aval des descendants de l'auteur. On peut lire donc : Scarlett d' Alexandra Ripley, Le Clan Rhett Buttler, Le voyage de Ruth.

    Et voilà que je viens de refermer ce livre qui reste pour moi un des livres que j’emmènerais sur une île déserte.  Margaret Mitchell  m'a à nouveau transportée dans son monde. Doit-on déplorer qu'elle n'ait pas écrit d'autres romans ? Peut importe son nom restera à jamais dans les mémoires avec ce best-seller qui ne vieillit pas. Je pense que je vais très bientôt  revoir le film qui est très près du roman, bien que les enfants de Scarlett aient été oubliés.

     

     

     

      

     

     

    Extraits citations

     

    "- Rien ne se passe comme on l'espère, répondit'il. La vie n'est pas tenue de nous donner ce que nous attendons d'elle. Nous prenons ce qu'on nous offre et encore devons nous encore  nous estimer heureux que es choses ne tournent pas plus mal" 

     

    " Vous avez les 'obes desoies, et les sie'ies et  le magasin et l'argent et vous vous donnez des ai' de beau cheval, mais ça vous empêche pas d'êt' quand même une mule."

     

    "la famille respirait un air de gaieté factice qui glaça e,core plus Scarlett que l'amertume des Fontaine à Mimosa et à l'angoisse de Cathleen à Pin fleuri "

     

    " - (...) Scarlett, gardez toujours quelque chose à craindre, exactement comme vous gardez quelque chose à aimer"

     

    " (...) je n'aurai plus jamais le ventre creux. Non, ni moi, ni les miens. Même si je dois voler ou tuer, tant  pis, j'en prend Dieu à témoin, je n'aurai jamais le ventre creux"

     

    " C'était bien cela qu' Ashley avait voulu dire en écrivant que la guerre n'a rien de glorieux, qu'elle n'était que saleté et souffrances"

     

    " Croire était un devoir sacré. Et ceux qui étaient assez traîtres pour ne pas le croire devaient au moins avoir la décence de se taire"

     

    " "c'est presque comme si j'étais amoureuse de lui ! se disait-elle intriguée. Mais je ne l'aime pas, je n'y comprend plus rien""

     

    "- (..) A condition d'avoir assez de courage... ou assez d'argent... on peut toujours se passer d'une bonne réputation."

     

     (...)" Un homme du monde  se conformait toujours aux usages, disait ce qu'il fallait, aplanissait les  difficultés. Mais cet  homme semblait fort peu se soucier des usages ."

     

    " " J'ai toujours pensé, dit le capitaine d'un air songeur, que cette façon de porter le deuil,  d'emprisonner les femmes dans le crêpe pour le restant de leurs jours  et de leur interdire toute distraction était aussi barbare que la sâti hindoue" "

     

    " Elle n’était plus une jeune fille pour se permettre  de danser et de flirter et elle n'était plus  mariée pour s’asseoir en compagnie des épouses pour critiquer les jeunes  filles. Elle n'était pas assez âgée pour être veuve"

     

    " Elle avait entendue dire  que les gens étaient souvent les artisans de leur propre malheur, mais jusque-là elle avait cru que cette phrase était purement rhétorique."

     

    "À 16 ans la vanité est plus forte que l'amour et dans son cœur brûlant il n'y avait place que pour la haine"

     

    " - (...)  Scarlett ! Scarlett ! N'arriverai-je donc pas  à vous faire comprendre qu'il ne peut  y avoir de sérénité dans le mariage à moins que 2 époux se ressemblent "

     

    " Elle apprit à cacher aux hommes une intelligence aiguë sous un visage aussi aimable que celui d'un bébé"

     

    " Ellen n'avait la  vie ni facile ni heureuse, mais elle  ne s’était pas attendue à mener une vie facileet, si son existence n'était pas heureuse, c'était là le lot de toute les femmes. le monde était fait pour l'homme et  elle en acceptait l'ordonnance" 

    "- (...) Chez les femmes l'amour vient après le mariage.

    (...) 

    - (...) quelle rage ont donc les américains de vouloir faire des mariages d'amour comme les domestiques, ou les yankees ?"

     

    " la terre est la seule chose qui compte, clama-t-il (...) . C'est la seule chose  au monde  qui dure. Tache de ne pas l'oublier ! C'est la seule chose qui vaille la peine qu'on travaille pour elle, qu'on se batte.. ou qu'on meure"

     

     " Ashley se mouvait dans un monde interieur plus beau que la Géorgie et la retrouvait la réalité de mauvaise grâce"

     

    © M. Mitchell

     

     

    Avec Gaelle


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