• Pour l'amour d'une Sasunnach SPEcosse, 1374

    Pour apaiser les tensions scotto-anglaises de la fin du XIVe s., le roi d’Angleterre Edouard III offre en mariage, avec l’appui du monarque écossais, les trois plus belles filles nobles de son royaume aux trois plus puissants seigneurs d’Ecosse.
    Ian MacAlistair, seigneur d’Argyll, a le mariage en horreur et ne porte guère les Anglais dans son cœur. Les Highlanders refusent l’idée même de cette alliance et Ian chérit sa liberté plus que tout au monde. Tiraillé entre raisons personnelles et géopolitiques, entre passé et avenir, sa tête et son cœur, Ian doit choisir : céder, et affronter les foudres de ses compatriotes, ou refuser, et déclencher l’ire du roi d’Angleterre.
    En accueillant la jeune Anglaise aux charmes indéniables sous son toit le temps de discuter de sa décision avec les chefs de clan voisins, Ian rencontre son destin.

    Une romance à l’écossaise, à la fois historique et teintée d’érotisme, ancrée dans le cadre et l’imaginaire idylliques de l’Ecosse médiévale.

    Editeur : Auto-édition
    Genre: Romance historique
    Date de sortie : 4/0/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 8,90€ 
    Version numérique: 2,99 
    Nombre de pages :  200

     

     

    Pour l'amour d'une Sasunnach SPFan de romances historiques j'étais curieuse de découvrir la plume d' Aurelie Depraz, c'est donc avec plaisir que j'ai proposé ma candidature alors qu'elle est la recherche de chroniqueuses pour ses romans.

    Nul ne l'ignore, je ne suis pas de celles qui font dans la complaisance. Un roman reste un roman et je l'apprécie ou pas pour diverses raisons, SP ou pas. 

    J'avoue que mon abord béta-lectrice, me gêne parfois pour appréhender une lecture, tant je bute parfois sur certains points de détails, genre mise en page, vocabulaire, tournures de phrases. Mais quand l’histoire est captivante, je redeviens une lectrice lambda. C'est le cas ici.

    Aurélie Depraz nous transporte dans le contexte historique et géopolitique de l'an 1374, sur les terres d'Ecosse. Elle brosse un décor visuel qui éveille les sens. Les landes battues par le vent, la faune et la flore tout est particulièrement bien décrit, tout comme la toile de fond moyenâgeuse, les us et coutumes, la cuisine, les soirées festives. Rien ne manque dans le cadre. Peut-être un poil trop de détails dans l’énumération des plats. J'avoue, sans fausse honte, avoir un peu décroché.

    Mon petit bémol, est que la romance prend toute la place dans le récit. Certes c'est la vocation d'une romance direz-vous. Cependant, j'aurais apprécié un peu plus de rebondissements dans cet arrangement matrimonial. Les seuls passages mettant en danger cette union sont, à mon sens, trop peu nombreux. Dans le contexte géopolitique de l'époque, on peut supposer qu'un mariage forcé pour préserver la paix au profit des alliances aurait pu apporter plus de contrariétés et d'esprit de rébellion chez nos 2 protagonistes.

    A vrai dire, j'aurais aimé me trouver face à une Alannah plus combative, tant j'aime les héroïnes aux fortes personnalités. Je suis de ces lectrices qui aiment les clashs, les relations amoureuses compliquées. Cependant, le couple Ian/ Alanah nous séduit malgré tout et l'on se laisse prendre aux filets de leurs charmes respectifs.

    L'on trouve un bon mix entre les dialogues et le texte, ( peu-être certains trouveront certaines descriptions trop détaillées, mais elles posent le contexte historique, personnellement j'aime ça, et Aurélie Depraz maîtrise son sujet ) de l'érotisme savamment dosé. Il manque, selon mes goûts, un peu de piquant.

    Hormis ce point de détail, reflet de mes attentes personnelles, Il faut reconnaître que l'auteure a dû passer de nombreuses heures en recherche pour apporter la touche culturelle,( je le tire bien bas mon chapeau) ce qui comblera tous ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur cette époque, sur l'origine des Highlanders et les conflits inter-terres bien avant que l'Ecosse ne fasse partie de la grande-Bretagne.

    Une romance plaisante, dans un cadre historique bien planté, qui se lit aisément et rapidement. Mais de mes attentes, un peu trop lisse. Un peu plus d'action (dans le genre Outlander) ne m'aurait pas déplu. Néanmoins il reste une bonne romance adaptée aux amateurs du genre et fait passer un agréablement moment.

    Je remercie Aurélie Depraz pour ce SP.

     

     

    Pour l'amour d'une Sasunnach SPL'auteur : 

    Nationalité : France

    Biographie  :


    "Née à Paris en 1987, j’écris depuis presque aussi longtemps que je sais tenir un stylo : poèmes, correspondances, journaux intimes, carnets de voyage, ébauches de romans. C’est également dans l’enfance que j’acquiers ma passion pour l’Histoire (que je dois à deux professeurs extraordinaires), pour la photographie (que je tiens de mon père), pour la littérature (encore des profs extraordinaires) et pour les voyages, les contrées reculées, la géographie (fruit de six années d’expatriation entre mes 8 et 14 ans).
    Je vis à Bordeaux avec mon compagnon et conjugue, entre deux scénarios, différentes activités professionnelles afférentes à l’œnotourisme, à l’enseignement privé de matières littéraires et à la préparation
    d’élèves au baccalauréat."

     

     Extraits citations 

     

    "Ian lui-même était convaincu de la nécessité d’apaiser les tensions entre les deux royaumes – ou plutôt, de ne pas en créer de nouvelles. (...) Mais la refuser, c’était prendre le risque d’écorcher la susceptibilité du vieux monarque anglais, de discréditer la nouvelle dynastie écossaise à peine montée sur le trône pour succéder aux Bruce, de mettre en péril enfin l’indépendance d’Alba tout juste acquise en relançant maladroitement les hostilités, pour de vagues questions de ressentiment, de haines séculaires et d’orgueil personnel."

     

    "Ainsi, c’était bien lui. L’homme auquel son père l’avait donnée. Un rustre, à n’en pas douter, aux manières brutales. Comme tous les Ecossais, du reste."

     

    © A. Depraz

     


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  • Le chocolat de la squatteuse SPCompote, café, pains, chocolat ? Choisissez donc ce que vous voulez (ou pas…) et entrez de plain-pied dans la vie de Siobhán, cinquante-quatre ans, qui jette l’éponge (ou plutôt l’épluche-légumes). Oust le mari ennuyeux et la routine assommante, à elle le Périgord et la place de dame de compagnie. Pour qui ? Mystère. Mais surtout, pourquoi… !? Comme elle, remballez au fil de ces neuf jours vos a priori et vos préjugés. Vous aussi pouvez remiser à la cave vos « ça n’arrive qu’aux autres ! ». Car on croit connaitre les gens. Comme on croit se connaitre soi-même.

     

    Editeur :  Auto-édition
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie: 31/8/19
    Prix du livre papier :  9,99€ 
    Version numérique:  2,99€
    Nombre de pages version papier: 263

     

     

     

     

    Le chocolat de la squatteuse SPJe remercie Andréa B. Cecil de m'avoir proposé ce SP. Ayant lu Amer, je n'ai pas hésité une seconde. À peine ai-je survolé le résumé. La couverture et le titre étaient déjà assez intrigants, tout comme la mise en bouche avec quelques retours  de lectrice, qui annonçait un peu la couleur. Mais suivant l'autrice - elle tient à ce terme - sur sa page FB, j'avoue ne pas avoir été vraiment surprise de la thématique du roman.

    Plutôt devrais-je dire : les thématiques. En effet Andréa B. Cecil aborde des sujets contemporains tels que l'homophobie, les violences conjugales, l'homosexualité et lance à travers cette histoire,très réaliste,un appel à la tolérance, à jeter aux orties nos à priori. 

    Elle  incite à revoir ses positionnements face à l'homosexualité, nous questionner sur notre degré de croyances infondées, sur nos propres comportements à l'instar de Siobhán qui se pense ouverte d'esprit. Certes, elle semble l'être,comme beaucoup d'entre nous :en paroles. Mais face à Alessandra et les circonstances particulières, son comportement sera tout autre.

    "On devient pas lesbienne. On naît lesbienne ! " clame Alessandra. 

    La question est : se ment-on parfois à soi même ? À moins que l'on ne connaisse pas vraiment. 

    Une chose est certaine c'est que l'on ne connait pas jamais totalement les autres, y compris la personne avec qui l'on vit, même au au bout de 23 ans.  Siobhán va le découvrir à ses dépens. Et pourtant, comme nous le dira l'autrice en conclusion dans son mot de la fin, les mécanismes de violences étaient déjà en place. Il a suffit d'un déclencheur pour qu'elle bascule vers la mise en danger d'autrui.

    L'écriture et les thèmes d'Andréa Cecil ne sont pas conventionnels. Elle se démarque ainsi de nombreux auteurs et trouve sa place dans le melting-pot de l'auto-édition avec son lot de plus ou moins bons romans. C'est pour moi une autrice à découvrir, tant sa plume, sa créativité est originale, ses textes riches en enseignements et remises en question, les thématiques bien traitées et maîtrisées. Des sujets forts, malheureusement tristement d'actualité. On n'a jamais autant parlé de Féminicides et d'homophobie, ces derniers temps. 

    Que dire de la symbolique du titre ? Eh bien je n'en dirais rien, je vous incite à le découvrir par vous même, car Andréa B. Cecil n'utilise pas les mots par hasard. Il en est de même pour les titres des chapitres. 

    Le dénouement pourra surprendre, mais reste cohérent et dans l'esprit de l'autrice, sentiment personnel, qui colle à la réalité quotidienne. 

    Roman engagé que je conseille, ayant été confronté de part mon métier d'infirmière à cette violence conjugale, ayant tenté d'aider avec mes maigres moyens les victimes  trop effrayés pour se libérer du joug de leurs tortionnaires.  C'est aussi un vibrant hommage à la vie et à l'amour. 

     

    Le chocolat de la squatteuse SP

     

    Extraits citations 

     

    "-Rien. Je ne cherche rien. je vis... Et tu devrais faire pareil : la vie est courte. Tellement courte. J'ai aimé t'embrasser, tu as aimé m'embrasser. Pourquoi devrait-on s'en priver ? À moins que aussi, ça fasse partie de ton éducation : se priver des bonnes choses parce que les morales les interdit ? " 

     

    "- Ce n'est pas parce que je n'ai pas eu le bon mari que je vais devenir lesbienne.

    Elle rit.

    - On ne devient pas lesbienne. On naît lesbienne !, m'assure-t-elle. On le découvre plus ou moins sur le tard, on se l'avoue ou on le refoule, c'est tout ! Et mon mari aurait pu être n’importe quel autre homme que Giovanni : j'aimais déjà Macha, sans  m'en rendre compte ! Quand c'est refoulé, quelle qu'en soit la raison, c'est refoulé..."

     

    " je n'aurais jamais pense qu'elle avait vécu avec une femme. C'est la soirée des découvertes ! J'ai toujours l'impression de tomber de la Lune quand j'apprends par hasard que tel artiste en vue ou telle collègue de Simon est homo. Je ne vois jamais rien venir d'autant moins quand il s'agit de gens loin des stéréotypes qu'o voit dans les défilés un peu exubérants de gay-pride" 

     

    © A. B. Cecil

     

    Le chocolat de la squatteuse SPL'auteur :

    * Autiste, sourde et autrice de romans *

    Sourde et autiste Asperger, Andrea B. CECIL est autrice - un terme qui, loin d’être un barbarisme, se revendique. Les personnages principaux de ses romans sont généralement des femmes, héroïnes ordinaires mais engagées dans notre société encore bardée de préjugés.
    Après une formation scientifique et un diplôme en langues, Andrea choisit de s’éloigner de Paris et se consacre désormais à l’écriture. Lorsqu’elle n'est pas scotchée à son écran d'ordinateur pour imaginer ses fictions, elle passe du temps à peindre et dessiner (elle réalise elle-même les couvertures de ses romans), à lire d’autres auteurs indépendants et à rêver d’aller un jour au Japon.
    Après la sortie de son dernier roman, « Le chocolat de la squatteuse », début septembre 2019, elle travaille en ce moment à l'écriture d'un roman à quatre mains et sur une possible suite pour « La Môme-Hulotte », répondant à une forte demande de son lectorat.

    #FaisonsÉvoluerLesMentalités ! #AspiePower #AspergerAuFéminin #Surdité #LGBT+
    #SilverPower

    Parce que ces univers manquent cruellement de héros qu

     

    Le détail :

     Dans son mot de la fin, Andréa Cecil nous rappelle qu'à l'heure de la parution de son roman 91 femmes sont mortes assassinées depuis le début d'année par leur conjoint ou ex-conjoint. " Non ce ne sont pas des drames familiaux, de séparation ou de crimes passionnels, mais des féminicides perpétrés par des hommes frustrés qui pensent détenir un permis de tuer ©Andréa B. Cécil.

    Elle rend hommage à ces femmes assassinées, rappelle les 5 mécanismes de violences, l'article de loi de procédure pénale stipulant qu'une plainte de quelque ordre qu'il soit ne peut être refusée par les forces de l'ordre, qu'elle peut se faire dans tout commissariat ou gendarmerie. 

    Quelques sites sur le sujet pour ceux et celles que ça intéresse.

    https://solidaires.org/NousToutes-Marchons-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

    https://www.facebook.com/feminicide/.

     

    La parenthèse : 

    Ce roman s'insère, si j'ai bien compris, dans la série Le Fiquay, dans laquelle on retrouve les personnages d' Alessandra, Tenzin, Macha. Néanmoins, il peut se lire indépendamment des autres, et il en est probablement de même pour les autres romans de l'autrice.  

     

     


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  • Coincée SPEn rentrant chez elle un soir, Iris a la surprise d’apprendre que son mari, Hugo, grand galeriste d’art contemporain est parti dans le Nordeste brésilien pour tout recommencer « là où tout est encore possible » avec Paloma, la jeune fille au pair brésilienne, qu’il a prise - Oups ! - pour la « jeune fille au père ». Il n'en pouvait plus de partager l'existence d'une femme « coincée » comme elle !
    Iris se retrouve seule du jour au lendemain avec ses enfants gâtés, Nine 17 ans et Marin 15 ans, dans une situation financière catastrophique. Elle doit pour la première fois de sa vie - c’est presqu’un gros mot - travailler. Pas si simple. À 45 ans, femme de plus personne, sans aucune expérience professionnelle, trop diplômée, trop sénior, Iris voit les portes se fermer les unes après les autres.
    Elle finira, à son corps défendant, par accepter la seule proposition qui s’offre à elle : écrire un roman historico-érotique.
    Ce « livre de fesses », comme elle l’appelle, va l’emmener bien au delà de sa zone de confort, lui faire redécouvrir la femme qui sommeillait en elle, mais pourrait bien la conduire à sa perte au moment où elle prend la présidence de l’association de parents d’élèves du lycée huppé de ses enfants.

    Editeur : Chic(k) Lit
    Genre:  Roman et littérature
    Date de sortie: 9/8/2019
    Prix du livre papier : pas pour l'instant
    Version numérique: 4,99 
    Nb de pages : 180

     

     

    Coincée SPC'est sans une once d'hésitation que j'ai accepté ce SP proposé par Catherine Monroy alors que je ne  suis pas une grande fan de chick-lit. Mais, je connais sa plume, son style, pour avoir lu Le prince charmant existe...je l'ai inventé. Je savais donc, plus où moins, dans quoi je m'engageais. Et une fois de plus, l'auteure," les auteures devrais-je dire" nous ont concocté des aventures burlesques tout en s'ancrant dans un univers contemporain réaliste, mêlant ainsi drame, rebondissements et humour. 

    Notre héroïne, Iris, bourgeoise, évolue dans un milieu aisé, à l'abri du besoin, de part la situation de  son époux jusqu'à ce que les aléas de la vie la rattrape. À dater du départ d'Hugo, tout part à vau l'eau. Nous suivons donc, les péripéties quotidiennes narrées par Iris. Cette dernière va ainsi découvrir, à ses dépends, qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et que la confiance reste un sujet soumis à caution, que rien n'est acquis, ni définitif. 

    L'intrigue est parfaitement construite, respecte les codes de la chick-lit tout en conservant un coté crédible et sans tomber dans le "too-much" des catastrophes loufoques, trop fréquentes à mon goût, dans ce genre littéraire. Catherine et Anouk ne tombent jamais dans l’excès. Certes les événements s’enchaînent, mais sont toujours très réalistes, tant les auteures abordent des sujets sérieux et relativement dramatiques qui prêtent, cependant, de par le mode narratif à en rire., 

    On s'interroge sur la part d'autobiographie lorsque Catherine Monroy aborde l'univers de l'édition, évoquant le thème des pseudos parfois nécessaire afin de préserver son anonymat lorsque, tout comme Iris l'on écrit des romans érotiques. Ce sujet fait écho en moi, un certain A.C nous ayant argumenté, lors d'une rencontre originale, à ma binome et moi même, cette nécessité de se cacher, parfois, et j'avoue les comprendre.

    Les autres thèmes tels que, la reconstruction, la survie, le repositionnement dans la société en tant qu’individu et non plus en tant que " femme de", sont traités avec justesse, avec toujours cette touche humoristique propre à l'auteure que l'on retrouve ici, et qui dédramatise un peu le fond sombre de la thématique principale.

    Que dire des personnages ?  Celui d'Iris est attachant, tout comme les secondaires : Nine la très mature fille de 17 ans qui semble avoir tout compris bien avant sa mère, Marin, l'ado typique de 15 ans et la  copine coach, Frisca, un peu déjantée. Ils sont bien construits, les personnalités abouties.

    Le dénouement est prévisible, cependant, avant d'y parvenir l'auteure nous promène sur une montagne russe d'émotions, joue avec nos nerfs tout au long de ce récit d'aventures, ce qui rend la lecture très addictive.   Un roman qui se dévore, mélange de légèreté et questionnements sur les capacités de tout un chacun de rebondir, alors que l'on se voit au fond du trou.

    Coup de cœur pour cette chic(k) Lit 

    Ps :

    j'adore la couverture, un peu moins le résumé qui en dit trop et que je n'avais pas lu avant de commencer ma lecture.

    Un grand merci à Catherine pour cette marque de confiance qui m'a personnellement contactée via Babelio.

     

    Coincée SP

     

    Coincée SPL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anouk Laclos a dirigé plusieurs entreprises dans le secteur du luxe, avant de tout abandonner pour écouter enfin ses désirs. 

    "Mon cher stagiaire" (Calmann-Lévy, 2016), un roman érotique, est son premier roman, écrit sous pseudonyme.
     
    Coincée SPL'auteure :
     
    Nationalité : France 
    Né(e) le : 23 mars
    Biographie : 

    Docteur en anglais, j’ai a eu plusieurs vies. Journaliste pendant dix ans – correspondante pour les Pays de l'Est du Figaro à Budapest et du Monde à Prague, pour la rubrique C'est mon histoire au magazine Elle, scénariste pour la télévision française depuis vingt ans, je suis aussi écrivain. Mon premier roman, Gentil Coquelicot, un thriller, est paru en 2004 chez JC Lattes). Avec mon amie, Hélène van Weel, j’ai écrit Anglais, nos Ennemis de toujours (Larousse 2013), un ouvrage humoristique qui retrace la rivalité féroce entre les Français et les Britanniques depuis la fameuse bataille d'Hastings en 1066. 
    J’ai prêté ma plume pour deux autobiographies : Girl Fight (Presses de la Cité 2013), la rédemption d'une jeune femme passée par la prison et devenue institutrice, et dans un tout autre genre : Chantal Thomass, Sens dessous dessus (Éditions Michel Lafon 2017), le parcours flamboyant de la créatrice de mode devenue presque malgré elle une icône de la lingerie. Je publierai le Prince Charmant Existe... Je l'ai inventé, une comédie romantique aux éditions Pygmalion le 13 juin 2018. J’anime également des ateliers d'écriture à Paris au sein de l'association Le Labo des histoires.
     
     

     


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  • ConstanceSous le second Empire, Constance grandit au bord de la Loire avec une liberté rare pour une jeune fille de l'époque. 

    Choyée par son père, ingénieur et grand humaniste, et par son meilleur ami Gabriel, Constance rêve d'aventures et de sciences. Mais son oncle pense qu'à seize ans, il est plus que temps pour elle d'acquérir les manières d'une épouse modèle et convainc son père de l'envoyer dans un pensionnat. La jeune fille s'y lie d'amitié avec Susanne, héritière de l'une des plus grosses usines de fonderie de la région.

    A la mort brutale de son père, la menace d'un mariage arrangé par son oncle avec un homme deux fois plus vieux qu'elle, oblige Constance à prendre une décision radicale... Forte de son ambition et de ses convictions, elle va se construire un destin hors du commun.

    Editeur : Incartades Editions
    Genre: Historique
    Date de sortie: 12/6/2019
    Prix du livre papier : 19,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  558

     

     

    ConstanceLe résumé et la couverture m'ont aussitôt tentés à peine le roman proposé par Incartades Editions.  C'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans les pas de Constance qui nous narre ses aventures.

    Etre une femme en plein XIXe siècle n'est pas une sinécure, quel que soit le milieu social, nantis ou simples ouvriers il faut se plier aux règles du chef de famille et de son milieu social. Pour une  bourgeoise, un mariage arrangé est un moindre mal, pour les autres, une vie de galère entre enfants et mari parfois violent, les attends. 

    En toute logique Constance aurait du se satisfaire, comme son amie Suzanne, d'une vie de femme au foyer, heureuse d'avoir été choisie malgré une maigre dot.  Cependant quand un père vous éduque avec un mode de vie plus proche de celui des garçons, que l'on est comme notre héroïne éprise de liberté, des rêves plein la tête, il est impossible de se plier à un destin dont on ne veut pas.

    L'auteure nous propose donc un roman féministe dans un contexte politique et social dans lequel les femmes n'ont nul droit de parole( hormis d'être maîtresse dans leurs foyers) et peuvent prétendre encore moins à des postes d'hommes. Que dire quand la jeune fille se plait à dévoiler des connaissances en mathématiques, physique et chimie plutôt que dans l'art de paraître et  de tenir une maison   ?

    Un thème donc intéressant et une épopée qui semble donc prometteuse et passionnante. Cependant la romance se profile très rapidement dès les premiers chapitres au moment même de la première rencontre avec Sir Wallace. Cependant on se laisse entraîner dans les péripéties de Constance, jeune femme obstinée et volontaire dans sa quête personnelle et des objectifs bien loin du projet de sa famille et l'auteure parvient à nous surprendre avec son dénouement.

    Le style de l'auteure m'a très vite décontenancée par son irrégularité ; tantôt plaisant bien dans le contexte social avec des dialogues appropriés et des réparties piquantes qui donnent du punch à l'histoire, tantôt plat de par un vocabulaire limité dans certaines descriptions avec des phrases redondantes, pour ce qui concerne les paysages et les physiques, (et là encore pas toujours, elle m'a agréablement surprise  par moment, mais cette irrégularité m'a dérangé), pour parfois tomber dans un excès de technicité avec force détails sur le fonctionnement des fonderies. Cette précision chirurgicale passe une première fois, étant culturellement intéressante et instructive, mais devient ennuyeuse et nuit au rythme du récit, de plus sans grand intérêt majeur pour le roman. En lisant la bio de l'auteure, on comprendra d'où lui vient ce talent et ses connaissances qui passionneront probablement certains lecteurs. Mais pas trop n'en faut dans une romance, je ne cherche pas à suivre un cours de physique/chimie détaillé sur la fusion de l'acier. Et bien que j'aime les décors bien plantés, les descriptions sont trop longues à mon goût.  

    Que dire du choix d'Anne Loréal pour sortir son héroïne du destin qui l'attend ? Il me semble que le passage travail à la fonderie, me semble plutôt pas vraiment crédible, d'autant que l'auteure développe dans le détail certaines activités réclamant une certaine adresse et force et je peine à croire qu'une jeune fille de 16 ans puisse la mener à bien.  Et ce n'est là, pour moi, que le volet le plus incohérent, tant il y en a d'autres que je ne développerai pas pour ne pas spolier. Les autres révélations sur sa vie durant 2 ans viennent très tardivement, sont un peu détonantes et  je désespérais même de les avoir un jour.

    Néanmoins malgré de nombreux bémols, j'avoue que la lecture,avec quelques passages digressifs que j'ai fini par sauter, reste addictive et que la curiosité reste vive d'autant que de nombreuses questions vous assaillent et attendent des réponses. 

    Mais j'ai le regret de ne pouvoir faire une chronique très positive tant j'attendais plus de réalisme dans cette histoire de femme souhaitant prétendre à un reconnaissance de ses capacités, luttant contre la misogynie de l'époque et les à priori. La voie choisie par Anne Loréal pour son héroïne me semble un peu trop incroyable pour être réaliste dans le contexte de l'époque.  Oui tout est trop trop facile et ayant été moi-même manager de nombreux points m'interpellent.  Il s'agit d'une fiction, certes, mais j'ai un peu de mal à me détacher de mes besoins de cohérence et de réalisme.  

    Force est de reconnaître, cependant, le travail d'Anne Loréal qui s'est documenté sur le contexte social et autres sujets tels que la guerre de Crimée, partageant ses propres connaissance du milieu industriel et mettant dans son héroïne un peu d'elle même probablement, rendant ainsi ce roman culturellement instructif et on ne peut que la complimenter pour cet effort qui donne de la matière à un roman historique en posant ses bases sur des connaissances et pas sur de l'à peu près.

    Je remercie Les Editions Incartades pour ce SP et je regrette de ne donner qu'un avis assez mitigé sur mon sentiment; Je ne doute pas cependant que Constance séduira par sa personnalité  la plupart des  lecteurs qui porteront un regard moins sévère que moi qui ait beaucoup d'attentes et n'a pas langue de bois SP ou pas.

     

    Une douce nuit d'été

     

    Extraits citations 

     

    "De fait si l homme combat contre vents et marées, au quotidien, en politique, en économie, dans les nouvelles activités industrielles ou même les fonctions traditionnelles de l' Etat pour la grandeur de la France, le rôle de la femme est de lui fournir un havre de paix en son foyer, un refuge où les valeurs  chrétiennes  font loi, où l'ordre règne en maître, et où son épouse soumise lui offrira les plus délicieuses des scènes domestiques"

     

    "- eh bien, vous messieurs, ne pensez pas qu'à vous marier... Vous avez un but dans la vie, un objectif qui vous est propre, et qui vous permet d'atteindre un sentiment d’accomplissement. Vous de vous définissez pas comme M. Untel, époux de ..., mais en tant que médecin, industriel, ou  homme politique.   Vous vous définissez grâce à vos relations , pas par le mariage que vous faites."

     

    © A. Loréal

     

    ConstanceL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anne Loréal est ingénieur en mécanique de formation et manager.
    Avec plus de vingt ans d'expérience dans l'industrie mais aucune en littérature, elle se lance dans le projet d'un roman en 2015.

    "Constance" (2016), un roman historique, qui raconte l'histoire d'une jeune fille de bourgeoisie, Constance Deschanel, sous le Second Empire, est son premier livre. Il a obtenu le Prix spécial du jury 2017 de monBestSeller.com. 

    Mère de deux garçons, elle vit maintenant aux États-Unis où elle dirige les opérations industrielles d’un groupe américain.

    son site : https://annelorealauteur.wixsite.com/anneloreal 

     

    La parenthèse :

    Quand on lit la bio de l'auteure on comprend d'où lui viennent ses connaissances sur le milieu industriel et sa passion des détails dans ce domaine.  

     

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  • Toute une vie et un soir SPDans une bourgade du comté de Meath, Maurice Hannigan, un vieux fermier, s’installe au bar du Rainsford House Hotel. Il est seul, comme toujours – sauf que, ce soir, rien n’est pareil : Maurice, à sa manière, est enfin prêt à raconter son histoire. Il est là pour se souvenir – de tout ce qu’il a été et de tout ce qu’il ne sera plus. Au fil de la soirée, il veut porter cinq toasts aux cinq personnes qui ont le plus compté pour lui. Il lève son verre à son grand frère Tony, à l’innocente Noreen, sa belle-soeur un peu timbrée, à la petite Molly, son premier enfant trop tôt disparu, au talent de son fils journaliste qui mène sa vie aux États-Unis, et enfin à la modestie de Sadie, sa femme tant aimée, partie deux ans plus tôt. Au fil de ces hommages, c’est toute une vie qui se révèle dans sa vérité franche et poignante…
    Un roman plein de pudeur et de grâce qui contient toute l’âme de l’Irlande.

     Editeur : Delcourt
    Genre: Littérature
    Date de sortie: 3/4/2019
    Prix du livre papier : 20,50€
    Version numérique: 14,99 € 
    Nombre de pages :  267

     

     

    Toute une vie et un soir SPUn huit-clos époustouflant avec son personnage principal, ce taiseux,  bougon, ronchon et si peu démonstratif de ses sentiments pour ses êtres chers qu'est Maurice Hannagan 84 ans. Toute une vie de silence et de retenue et en un soir il va nous faire partager tout ces non-dits, ses gestes contenus, et surtout cet amour immense qu'il a gardé si longtemps au fond de lui et quelques secrets aussi. 

    L'auteure  ne manque pas d’originalité dans sa manière de nous conter cette histoire. C'est à Kevin, son fils, que Maurice narre le feuilleton de sa vie, à travers 6 chapitres, chacun mettant en avant les proches qui ont marqué son existence. La construction est  parfaite avec des enchaînements d'une fluidité absolue entre présent et passé. La plume est à la fois poétique et le style peu alambiqué, les mots sonnent justes et les thèmes traités intemporels.

    Maurice déroule sa vie à travers des temps forts de son passé dans une ambiance purement irlandaise. Il se dévoile à son fils et à nous lecteurs, tel qu'il est avec sa force et ses faiblesses, reconnait ses erreurs, parfois ses regrets. Sa vulnérabilité nous touche tant son histoire est poignante. L'émotion est très présente, mais l'humour aussi. 

    Nous plongeons dans un passé pas si lointain, cependant marqué par un mode de vie dépassé, découvrons les liens entre les Hannigan et les Dollard, entre Maurice et Emily la propriétaire de cet hôtel dans lequel notre protagoniste vient, semble-t-il s’enivrer au comptoir.

    Anne Griffin nous entraîne dans son Irlande natale, celle des années 40, jusqu'à l'époque contemporaine. Nous y suivons le Maurice de 10 ans, alors employé chez la famille Dollard, fils de fermier, peu destiné à l'avenir qui l'attend. Cependant comme  pour tout un chacun, bonheurs et drames sont étroitement liés. Des anecdotes, de celles qui ressemblent aux nôtres,que l'on partagerait autour d'une table lors d'un repas en famille,  y sont  parfaitement narrés, crédibles. Ces tranches de vies sont si intenses que l'on s'émeut pour cet octogénaire que l'on aimerait avoir pour père, grand-père, oncle, ami, malgré ses airs bourrus et sa rudesse. 

    Toute une vie et un soir de Maurice Hannigan est palpitante à vivre. Tant et si bien qu'une fois plongée dans le roman, je n'ai pas pu en sortir jusqu'au dénouement. Tout d'abord parce que l'on s'en vient à aimer la famille Hannigan, et parce que l'auteure nous tient en haleine avec son fil conducteur, cette fameuse pièce d'or qui jouera sur la destinée des 2 familles.

    Les thèmes  de son roman, deuil, solitude, choix de vie, pudeur des sentiments, ne laissent pas indifférents. Ils sont fortement développés. Les comportements des protagonistes mesurés et en adéquation avec les sujets abordés, comme la dyslexie non détectable à l'époque, certains troubles mentaux, la perte d'un enfant, et d'autres encore, que l'auteure maîtrise pour nous offrir un roman vibrant de sentiments.

    C'est loin d'être un roman triste, bien qu'il soit bouleversant, parfois, tant d'épreuves émaillant la vie de Maurice. Le dernier chapitre, est lui, une ode au bonheur, tant il prend le pas sur les drames vécus par notre protagoniste qui au crépuscule de sa vie va jusqu'au bout de ses décisions, de ses choix, fidèle à lui même, à ses sentiments, ses valeurs. Une histoire qui sonne vraie, des personnages vivants tant ils sont réalistes auquel l'on s'attache au fil des pages. C'est pourquoi on a du mal à quitter Maurice, Kevin, Sadie, Emily et tous les autres qui ont marqué la vie de notre personnage principal.

    Je remercie Masse Critique privilège et les Editions Delcourt pour m'avoir permis de faire cette magnifique découverte.

     

     

     

    L'auteur :

    Nationalité : Irlande 
    Né(e) à : Dublin , 1969
    Biographie : 

    Anne Griffin est une écrivaine irlandaise, nouvelliste et romancière.
    Titulaire d'un BA d'histoire de l'University College Dublin (USD), elle a été libraire pendant huit ans, à Dublin et à Londres. Après de nouvelles études à l'Université nationale d'Irlande à Maynooth, elle a travaillé ces vingt dernières années avec diverses organisations caritatives, dont Women's Aid, Youth Work Ireland et la Dyslexia Association of Ireland.

    Anne Griffin a commencé à écrire en 2013. En 2015, elle entreprend une maîtrise en création littéraire à l'UCD avec James Ryan, Éilis Ní Dhuibhne, Frank McGuinness, Lia Mills, Paul Perry et Anne Enright.
    Récompensée par le John McGahern Award, Anne Griffin a publié des nouvelles dans The Irish Times et The Stinging Fly, entre autres."Toute une vie et un soir" ("When All Is Said", 2019), son premier roman, a été traduit dans de nombreux pays.

    son site : http://annegriffinwriter.com/
    Twitter : https://twitter.com/AnneGriffin_ 

     

    Extraits citations 

     

    "dans mon cerveau tout est clair. Mais le clamer devant tout le monde, à quelqu'un d'autre ? On a pas été élevés comme ça. On nous l'a pas appris à l'école. Ni prêché depuis la chaire. Apres on s’étonne qu'à 30,40 ou 80 ans, on soit pas capable de s'y mettre ?

     

    "je possède 49% de cet établissement.49% de ce tabouret et 100% du postérieur posé dessus.49 % pour une cicatrice sur ma joue, une enfance volée et un ennemi juré."

     

    " Où qu'on soit dans le monde ce sont les même choses qui comptent  : l'argent et sauver la face."

     

    "au bout d'un moment  je n'ai plus ouvert ma porte. Plus le courage. Je savais qu'il faisait tout pour que je reste en contacte avec le monde et moi, je voulais plus rien y faire."

     

    © A. Griffin

     

     


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