• L'aigle des tourbières

     

    L'aigle des tourbières Au pays de l’Aigle, la coutume ancestrale, le Kanun, fait force de loi ! Il n’y est question que de vendettas et dettes de sang… Et dans le nord de l’Albanie, entre contrebandiers, armées des Balkans et clans mafieux, le Kanun a fort à faire ! Susan s'y retrouve prise au piège avec son fils Bobby entre les absurdités du régime d’Enver Hoxha et la perte de ses illusions politiques. Des années plus tard, en Irlande, terre celtique de beauté et de mystères, Ciara McMurphy, flic de son état, coule des jours tranquilles entre affaires courantes, Guinness et feux de tourbe jusqu’à ce qu’un rapace ne vienne troubler sa quiétude… Bobby le fou, un fantôme du passé, un monstre dressé à tuer, semble de retour sur ses terres ancestrales avec l’étrange Markus Noli, émissaire d’Interpol, à ses trousses. Et dans leur sillage, une brochette de cadavres qui commencent à faire désordre… Des rochers d’Aughrus Point écrasés par les vagues aux plages étincelantes de Bunowen Bay, Ciara, pour s’extirper des griffes de ces vautours, devra très vite apprendre à danser… Parce qu’ici, comme le dit la chanson : « La folie, ça se danse ! »

    Editeur :  Jigal
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 8/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€ (264 pages)
    pas de version numérique: 
    Nb de pages :

     

    L'aigle des tourbières Je remercie les Editions Jigal qui fait dans le polar noir et (que j'ai découvert récemment), ainsi que Babelio avec son Masse critique qui me permet de faire de belles découvertes. Cette fois-ci ne faillit pas à la règle. Je fais ainsi la connaissance de la plume de Gérard Coquet.

    Très vite , l'auteur nous plonge dans un univers particulier, j'avoue que l'on peine un peu, tant le sujet est particulier, le contexte politique de l' Albanie et celui des Balkans. Certes comme tout le monde je connais ce sombre pan de l' Histoire. Cependant, j'avais quelques lacunes, que j'ai comblé après quelques recherches pour comprendre ce polar à la toile de fond politico-historique.

    L'intrigue peut sembler complexe, tant les connexions sont au départ peu évidentes. Mais l'auteur sait s'y prendre pour vous passionner.

    Dans une première partie Gerard Coquet nous transporte, donc, en Albanie sous la coupe d' Enver Hoxha. Nous découvrons sa main mise communiste sur un peuple empreint de cultures ancestrales régit par le Kanun et sa loi du sang. Des règles qui ressemblent aux vendettas Italiennes et Corse. Je me suis passionnée pour ce volet culturel méconnaissant les us et coutumes du peuple Albannais. Nous y rencontrons Suzan, son fils Bobby et d'autres personnages tels que Bessian.

    35 ans plus tard, c'est en Irlande terre natale de Susan que nous attend Ciara une inspectrice, personnage d'un  autre roman de l'auteur. Ambiance irlandaise garanti, attention au risque de s’enivrer de Guiness et autre boissons locales, de paysages désolés, et de tourbe.

    Bien évidement l'on retrouvera l'esprit de lutte Irlandais, les indépendantistes contre les loyalistes, mais pas que...  Et l'on se demande quel peut être le lien entre Suzan et les événements du présent.

    Un roman très sombre qui nous rappelle les horreurs de la guerre dans les Balkans, et longtemps l'on se demande où veut bien nous emmener l'auteur, les motivations des personnages.

    Ciara, tout comme nous, se sent manipulée et cherche à découvrir la vérité.Mais quand le M16 et Interpool s'en mêle rien n'est évident.

    J'ai aimé le duo de nos policiers, l'allusion à une précédente enquête qui  me donne très envie de la lire, d'autant que le style de Gérard Coquet est particulier et j'adore.

    Une danse macabre qui vous tient en haleine et dont on est pas sur de l'issue. Elle nous surprendra avec des révélations inattendues et nous laisse sans voix devant la noirceur de l’âme de certains personnages. Une construction particulièrement orchestrée, des décors bien plantés, des personnages effrayants, des atrocités rappelés qui donnent de la force à cette sombre histoire.

    Petit bémol, même ci Gerard Coquet répond à toutes questions, j'aurais aimé en avoir un peu plus sur Bobby sur le pourquoi du comment de son périple dans son engagement, ses motivations qui restent encore un peu troubles pour moi. Car Bobby est un monstre. Je n'ai pas totalement saisi le pourquoi psychologique, s'il en est un d'explicable d'ailleurs. 

    Un auteur que je vais suivre qui sait particulièrement brosser les décors et les ambiances.

     

    L'aigle des tourbières

     

     

    Le détail :

    L'auteur vous offre un petit plongeon dans un pan notre Histoire contemporaine, avec un grand H. Il nous rappelle les atrocités commises, les exactions d'un triste période, dans des pays proches de nous. 

    Ce polar évoque la cause Irlandaise, les guerres contemporaines de religion, la politique, la croyance et les engagements de certains dans certaines causes.

    Mais l'axe principal tourne autour des us et coutumes que l'on pourrait croire de nos jours révolus, tant ils sont archaïques. 

     

     

    L'aigle des tourbières L'auteur : 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Bron , le 21/01/1956
    Biographie : 

    Gérard Coquet est romancier.
    Il devient expert-comptable stagiaire dans un cabinet de la région lyonnaise. L'envie de créer le pousse à reprendre l'entreprise familiale de location de linge, de la développer et de la vendre au bout de vingt ans.
    Parallèlement, il exerce pendant onze ans les fonctions de juge auprès du tribunal de commerce de Lyon. Il termine son mandat par une garde à vue, une mise en examen et un non-lieu en correctionnelle.
    Pendant toute cette période, il participe à la vie d'un groupe musical style folk, musique californienne, ballades irlandaise, country. 
    De cette aventure, un recueil est paru en 2005, regroupant une petite partie du répertoire.
    Gérard Coquet a été couronné lauréat du Prix Plume de Glace 2012 de Serre-Chevalier pour son roman Malfront, les fantômes de la combe et, au mois de septembre 2012, il a reçu le 1er Prix Centaure Noir de Noisy-le-Roi. 

    En dehors de l'écriture, il se passionne pour la sculpture (moulage) et la peinture. 

    site:
    http://www.gerard-coquet.com/ 

     

    Extraits citations 

     

     

    "il y avait dans ce décor quelque chose d' hypnotisant. C'était ça la solitude. Un vide incertain, à peine dérangeant, tricotant, maille après maille, le pull d'une improbable déprime."

     

    "n'aimer que soi permet de garder intact sa haine envers l'humanité"

     

    "-pourquoi m’épargner ? 

    -parce que, si tu refuses, tu goûtes aux conséquences  de ta décision. En elle même la mort n'a pas d’intérêt. Pour impacter ceux qu'elle refuse de faucher, elle doit à minima les culpabiliser"

     

    "quand on arrive à la fin de son histoire, l'important est de ne pas emporter  ses erreurs dans sa tombe, sinon le cercueil serait trop lourd à porter.."

     

    © G. Coquet

     

    L'aigle des tourbières

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Mardi 16 Avril à 14:10
    LADY MARIANNE

    une riche expérience dans divers domaines-
    que de talents--
    je suis admirative par son parcours-
    merci pour ton billet interressant-
    bisous-

    2
    Gaelle
    Mercredi 17 Avril à 07:44
    Je suis pas une grande fan de ce genre de roman. Ça ressemble un peu à Beso de la muerte? Le speech déjà j’ai pas tout compris.
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