• L'enfant de ma tête

     

    L'enfant de ma tête1933. Un petit garçon naît après la mort de son frère aîné, en Afrique Équatoriale Française. Sera-t-il ce qu’on rêvait pour l’autre : officier de marine, comme son grand-père, puisqu’il adore déjà la mer ? Catholique pratiquant, bon fils et bon enfant, bon père de famille ? Le petit garçon a une grande sœur, elle aussi élevée dans la religion. Ils jouent ensemble. 39-40, le père est mobilisé. La famille fuit Paris. Ira-t-elle en Afrique en passant par l’Espagne ? Gagnera-t-elle l’Angleterre ? La République française, Liberté, Égalité, Fraternité, est abolie. Le maréchal Pétain, en timbres, remplace Marianne. La devise est Travail, Famille, Patrie. La famille revient à Paris. Le père la rejoint. Adolph Hitler perd Stalingrad. El Alamein. De Gaulle en Angleterre, condamné à mort par Pétain, survit encore : la France résiste. Les enfants aussi avec leurs cartes alimentaires. L’horreur plane sur le pays. Le petit garçon grandit. Il adore lire, écrire, dessiner. Il rencontre des maîtres extraordinaires, monsieur Nicolas et monsieur Burnouf. Il sait les évangiles par cœur mais en cachette, ne va plus à la messe. Il voit la mort des autres de très près, dans la rue. Est-ce cela grandir ? Mais rien n’est vrai dans cette histoire, où pourtant tout a été vécu. Pour le moment, c’est un enfant. Il l’est encore.

     

    Editeur :  Editions du Jasmin
    Genre: Litterature française
    Date de sortie: 8/11/2004
    Prix du livre papier :  Broché : 20,00€
    Version numérique:  non
    Nombre de pages: 453

     

    L'enfant de ma têteTout d'abord un grand merci à Babelio et aux Editions du Jasmin pour cette belle découverte.

    À travers ses souvenirs  Philippe de Boissy son vécu sous la deuxième guerre mondiale à travers ses yeux d'enfants. Un enfant tente de décoder le langage des adultes et les événements qui bouleversent la vie  de son entourage.

    Il nous berce de mots, qu'il tourne et retourne, et l'on s'en délecte, comme une friandise, avec ce gamin qui les collectionne dans ses carnets jusqu'à ce qu'il en comprenne le sens. On sent très vite que l'auteur a vécu dans un cadre de vie particulier, dans une ambiance studieuse,  catholique et pratiquante, même s'il n'est pas très bon élève, étant dissipé au possible.

    Nous le suivons lui et sa petite famille, hormis le père médecin militaire en mission, dans son quotidien, dans ses voyages vers le pays basque et Toulon, en ce qui est encore la France Libre.  Au retour du père ils rentreront tous à Paris  et subiront les restrictions de la guerre.  

    L'auteur nous enivre de ses mots, de ce passé, de ses rencontres, de son mode de vie  qui vont conditionner son futur. On le perçoit dans bons nombres de ses allusions.

    C'est avec beaucoup de poésie que Philippe de Boissy , descendant d'un ancêtre littérateur méconnu, nous fait vivre un pan de son histoire avec en toile de fond le contexte historique et social. L'histoire avec un grand H, nous la vivons à travers ses interrogations et ses yeux d'enfant. Une belle aventure avec une pointe de nostalgie qui évoque un grand-père aimant et très aimé qui nous faire rire avec  jugements et ses Zéro.

    Ce récit est ponctué d’événements marquants comme l'attaque de Mers El Kébir, le sabordage de la flotte à Toulon... et les petits riens de la vie collégiale dans des écoles religieuses. Si certains passages sont instructifs et éducatifs, d'autres plus centrées sur le quotidien d'un enfant à l'école, sont plus ennuyeux  et ont plus d’intérêt pour l'auteur que le lecteur qui ne se passionnera pas pour le détails de certains  jeux chers à Philippe de Boissy.

    Dans ce roman, l'on perçoit un hommage à certaines personnes qui l'ont instruit tel que Mr Nicolas et l'on ne peut qu'envier le petit garçon de l'époque d'avoir eu un  tel précepteur à la méthode éducative originale. 

    Ainsi s'étirent les chapitres qui se concluent de manière assez inattendue. Cependant on reste sous le charme de la plume de l'auteur et de sa vision d'une époque révolue, triste et parfois violente de notre histoire de France, perçue par un enfant, mais qui n'en a pas forcement à l'époque compris toutes les atrocités.

     

    L'enfant de ma tête

     

    L'enfant de ma tête

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Gaelle
    Samedi 6 Octobre à 19:03
    C’est byzarre le synopsis ne donne pas envie car on comprend rien mais ta chronique donne envie. Une histoire vraie si j’ai bien compris. Un petit garçon qui donne sa vision des choses pendant une sale période
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