• L'étranger LC

     

    L'étranger LC   Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu'il faisait chaud. On n'en tirera rien d'autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l'annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin.

    Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l'universelle équivalence du tout et du rien.

    La conscience de n'être sur la terre qu'en sursis, d'une mort qui, quoi qu'il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu'indifférent à tout après ça ?

    Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l’œuvre de Camus.

     

     

     

    Editeur : Folio
    Genre: Litterature française
    Date de sortie: 17 /03/2005
    Prix du livre papier : poche : 5,90€
    Prix du livre numérique: 5,49€
    ISBN: 9782070306022

     

     

    Pourquoi relire un livre, parfois plusieurs fois, diraient certains? puisque on en connait toute l'intrigue et l'issue ?

    Pour le plaisir qu'il a suscité et ici parce que je voulais le partager avec ma binôme Gaëlle et je sui impatiente de découvrir son avis sur ce classique d' Albert Camus.

     J'avoue m’être demandé si je ressentirais  les mêmes émotions que les fois précédentes

    Ma première lecture de ce roman date de mon adolescence, 15 ans, et je dois avouer que je suis rester dubitative n'ayant rien compris au message de l'auteur

    Il a fallu que ce roman soit au programme de français pour que je tombe sous le charme de cette histoire, abracadabrante, absurde, ben justement le thème central  L' Absurdité du monde vue par Camus et que le hasard aidant, lors de  mon épreuve orale le jury choisisse un des textes de ce roman. Mr Camus où que tu sois merci, car grâce à toi j'ai cartonné.

    Donc il existe entre Meursault et moi un lien particulier, juste que je me demandais   en ce moment de relecture si au fil des ans, voire 40 ans plus tard, il ne s'était pas effiloché au point de se rompre.

    Que nenni, j'ai replongé à une vitesse vertigineuse dans fiction, qui est pourtant des plus réalistes et ce avec délices, bercée par les ambiances, le soleil, la brise marine et le bruit des vagues que l'auteur brosse devant nous avec brio.

    Je me suis encore attachée à Meursault, à cet extraterrestre, qui n'a mème pas de prénom, dont on sait si peu, voire rien de son physique , ni  de son age, mais ici cela n'a aucune importance. Oui, cet homme solitaire,  étranger à la société, enfreignant les règles, faisant fi des convenances, indifférent à tout, insensible aux émotions, simplement sensibles aux sensations physique (soleil, fatigue...) , cet anti-héros qui est on ne peut plus entier, refusant de jouer le jeu, alors que sa vie ne tient qu'à ça, me fascine, et m’émeut.

    Bref que dire de plus  si ce n'est qu'une fois encore, l'auteur m'a tenu sous le charme de sa plume et une fois encore me perturbe avec ses thèmes  toujours d'actualité, solitude, existentialisme, peine de mor et le plus terrible de tous ces procès d'intention dont sont souvent victimes les personnes qui ne suivent pas les règles et se retrouvent sur les bancs des accusés, jugées de manière arbitraire comme Meursaut pour ne pas avoir pleuré à l'enterrement de sa mère.

    Un message fort de Camus qui défie le temps et l'espace

    Un coup de cœur encore pour ce roman qui ne vieillit pas

     

     

     

     

    Avec Gaelle

     

     Extraits citations

     

    "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile: "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier."

     

    "dans le premier jours où elle était à l'asile elle pleurait souvent. Mais c'était à cause de l'habitude. Au bout de quelques mois, elle aurait pleuré si on l'avait retiré de 'l'asile Toujours à cause de l'habitude. V C'est un peu pour cela que je n'y suis  presque plus allé. Et aussi parce que ça me prenait tout mon dimanche (...)"

    "alors j'ai tiré 4 fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parut . Et c'était  comme 4 coups brefs que je frappais à la porte du malheur"

     

     

    " (...) Enfin est-il accusé d'avoir enterré sa mère où d'avoir tué un homme ?"

     

    "Le temps me manquait pour m'intéresser à ce qui ne m'intéressait pas."

     

     

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 24 Octobre à 18:29
    LADY MARIANNE

    pas cher ce roman--- étonnée que le numérique est quasi le même prix !
    bonne soirée- bises-

    2
    Gaoulette
    Mardi 24 Octobre à 18:47
    ON devrait se refaire des classiques c’etait Sympa cette LC
    3
    Mardi 24 Octobre à 20:27
    Il faudrait que je le lise, une lacune hélas !
    4
    Mardi 24 Octobre à 20:31
    Puisque Gaëlle parle de se refaire un classique en LC, si ça vous dit dans ma PAL j'ai L'éducation sentimentale de Gustave Flaubert.
    Dites moi si vous êtes d'accord
    5
    Mercredi 25 Octobre à 06:39

    je l'ai lu il y a très longtemps ! bonne journée

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