• l 'homme qui ment

     

     

     

    Communiste et charmeur, cégétiste et volage : tel était Lulu, mon père. Menteur aussi, un peu, beaucoup, passionnément, pour couvrir ses frasques, mais aussi pour rendre la vie plus belle et inattendue.
    Lulu avait toujours une grève à organiser ou des affiches à placarder. La nuit venue, il nous embrigadait, ma mère, mon frère et moi, et nous l’aurions suivi au bout du monde en trimballant nos seaux de colle et nos pinceaux. Il nous faisait partager ses rêves, nous étions unis, nous étions heureux.
    Evidemment, un jour, les lendemains qui chantent se sont réduits à l’achat d’une nouvelle voiture, et Che Guevara a fini imprimé sur un tee-shirt.
    Le clan allait-il survivre à l’érosion de son idéal et aux aventures amoureuses que Lulu avait de plus en plus de mal à cacher ? Collègues, voisines, amies ; brunes, blondes, rousses : ses goûts étaient éclectiques. Lulu était très ouvert d’esprit.
    Sans nous en rendre compte, nous avions dansé sur un volcan. L’éruption était inévitable.

     

     

    l 'homme qui ment

     

    je connaissais  Marc Lavoine acteur, chanteur,et j'apprécie l'image que nous renvoie cette personne publique, aussi c'est avec beaucoup de curiosité  que je me lancée dans la lecture de ce roman

    Pour autant je reste assez décontenancée, d'un coté il se dit qu'il s'agit d'un roman inspiré de son enfance dans lequel l'auteur se livre avec beaucoup de pudeur et de l'autre qu'il s'agit d'un récit "basé sur une histoire fausse"

    le tout étant assez troublant. Il me semble toutefois que Marc Lavoine nous entraine dans son enfance , dans une histoire émouvante,et touchante.

    Issu d'un milieu modeste,avec un père  militant mythomane,flamboyant et drôlement cavaleur, gonflé au point rendre  ses garçons complices de ses relations adultérines  ( quelle horreur), de ces pères que quoi qu'ils fassent aux quels on peut tout pardonner par amour. Enfin presque

    Heureusement que l'auteur fait la part belle à sa mère , parce que s'en serait presque choquant. Toutefois le talent inné du père, qui semblait posséder un charisme effrayant fait passer la pilule.

    Peut être le tout est il un peu exagéré , enfin je souhaite le croire , car vu de l’extérieur, Lulu le tombeur de ses dames ne m'est guère sympathique.

    le style narratif est également assez déconcertant, alternant coté chronologique et coté actuel dans lequel l'auteur s'adresse directement à ses parents.

    Toutefois la plume de l'auteur est très belle, très poétique,avec quelques petites pointes d'humour, ce qui rend le tout très aisée et agréable à lire malgré le style narratif auquel je fait allusion.

    C'est un vibrant hommage à sa famille , de son père à sa mère , en passant par les grands parents, et son très protecteur frère.

    Une famille qui a fait de lui ce qu'il est, une homme sensible et qui prône les valeurs familiales.

    peut être cette autobiographie lui a t elle permis de se trouver lui même et de déculpabiliser

     

     

     

    Extraits et citations

     

    "Elle voulait une fille qui s’appelle Brigitte, c'était prévu comme çà depuis longtemps. j'étais donc en stand-by, en couveuse, avec un panaris en attente d'une famille, d'un toit, d'un lit et d'un prénom entre la vie et l'oubli"

     

    "Communistes par notre père qui est aux cieux et catholiques par notre mère qui l'est depuis, nous avons bénéficié , Francis et moi, d'une éducation plutôt contrastée"

     

    " la guerre a bonne mémoire et tue parfois ceux qu'elle a ratés sur les champs de bataille"

     

    " a la place du bleu que tu avais à l’âme, le rose t'aurait fait voir la vie autrement"

     

    "mais elle faisait comme si de rien, les doutes ne font une certitude"

     

     " c'est vrai que floutée la vie a une autre gueule"

     

    "  apprendre aux autres à lire , aux enfants d’aujourd’hui, pour qu'ils puissent vivre demain"

     

    " quand on brise le cœur de quelqu’un, on en brise toujours plusieurs à la fois, c'est çà la vie, un magasin de porcelaine"

     

    "puis je suis arrivé désiré mais indésirable, puisqu'on espérait une fille que ma mère appellerait Brigitte"

     

    " la beauté n'est rien à mes yeux sans la force et le combat d'une gentillesse, sans la flamme des sentiments, l'exigence du travail : l’honnêteté. ce suces je le remets en jeu chaque fois pour être enfin accepté comme je suis"

     

    "Tu es tellement en moi , je suis tellement de toi que même s'il faut du temps, la somme de nous finit par se repandre, c'est les chaines du sang"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    khanel
    Dimanche 3 Mai 2015 à 14:15
    Je suis sûre qu'il y a une grande part de vérité . Des hommes ça il y en a eu temps . Je suis sur le retour
    2
    Dimanche 3 Mai 2015 à 14:21
    Leiloona

    j'avais énormément aimé son côté sincère. 

    3
    Dimanche 3 Mai 2015 à 15:07

    Faudra que je le lise :)

    4
    Lundi 4 Mai 2015 à 08:04

    Finalement, pas sûre de vouloir le lire.
    Bisous et bon lundi

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