• Policiers/Polars

  • La ronde des inoccentsUne course contre la montre qui conduit le lecteur dans l'univers des enfants précoces. Un thriller sous forme de double enquête palpitante qui révélera l'existence de terribles manipulations...
    Vincent Nimier croyait tout connaître de son frère Raphaël, jusqu'au jour où celui-ci est retrouvé torturé et assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une mystérieuse vidéo, il découvre alors que son frère avait une femme et un fils, disparus il y a des années sans laisser la moindre trace. Vincent se lance à leur recherche, mais il ne sait presque rien d'eux... pas même leur nom.
    Une seule certitude : ils sont en danger de mort et les hommes qui ont massacré Raphaël feront tout pour les retrouver avant lui !

     

     Editeur : Points
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 19/05/2011
    Prix du livre papier : Broché 20,18€; Poche : 7,80 €
    Version numérique: 8,99 €
    Nombre de pages :  380

     

     

    La ronde des inoccentsC'est toujours un plaisir de suivre les intrigues concoctées par Valentin Musso, le frère du très prolifique Guillaume. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il faut savoir qu'ils n'écrivent pas du tout dans le même registre.

    C'est le 4e roman que je lis de cet auteur. Celui-ci étant celui qui l'a fait connaitre du grand public.

    Dans cette histoire Vincent Musso nous entraîne dans un jeu de piste, avec toutes sortes de rebondissements aussi inattendus les uns que les autres. Le lecteur est loin de s'imaginer vers quoi va nous pousser l'auteur.

    La construction de l'intrigue est particulière. Le récit est tantôt narré par un des protagonistes, Vincent Nimier, le frère de Raphael, sauvagement assassiné, qui mène sa propre enquête sur la mort son frère, tantôt  par un narrateur extérieur qui nous fait suivre Justine l'inspectrice qui mène celle sur la mort d'un adolescent à 800 km de là. Un lien entre ces 2 assassinats ?  Un autre intervenant vient pointer le bout de leur nez, faisant état de ses sentiments. Le meurtrier ? 

    Tout ceci semble un peu complexe. Cependant le style est plutôt fluide, dans un langage qui nous rappelle que  le jeune auteur est agrégé de lettres, et j'avoue que c'est loin de me déplaire. Le rythme  est soutenu, nous tient en haleine. L'auteur nous entraîne dans une aventure, qui pourrait sembler abracadabrante, si les thèmes abordés n'étaient aussi parfaitement développés, le sujet maîtrisé et la réalité confirmée par certaines  références. Un peu trop peut-être. Pour autant la lecture est ludique et enrichissante, apportant un plus à une simple enquête policière.

    Le dénouement cependant intervient trop vite, alors que l'on cherche à comprendre ce à quoi nous a mené l'auteur. 

    L'épilogue reste frustrant, bien qu'on estime, qu'il soit le seul logique. Cette fin ,trop abrupte, nous laisse avec une petite déception car on en aurait voulu en connaitre davantage sur le devenir des autres personnages, auxquels on s'est attaché, Vincent, Justine. Car l'auteur nous a fait vibrer,trembler pour eux. Le personnage central reste cependant ce surdoué d' Alexandre pour qui l'on éprouve des sentiments ambivalents. Et là encore, on aurait aimé en savoir  davantage sur son mode de pensée  sur sa manière de lutter contre son don. 

    Malgré l’évolution de l'histoire et le fait que l'auteure nous perde dans quelques digressions, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce tome qui se lit d'une traite tellement le lecteur est impatient de connaitre l'issue de cette histoire avec un soupçon de paranormal.

    Petite remarque, j'ai noté une incohérence concernant le responsable de la mort d'un des personnages secondaires. Quelqu'un l'a-t-il remarqué ?  

     

    La ronde des inoccents

     

     

     

    Extraits citations

     

    " On peut parfois commettre un acte en apparence immoral, mais dans un but  qui, lui, est juste et bon " 

     

    "- (...) il faut parfois faire le bonheur des gens contre leur gré"

     

     "on ne peut malgré soi s'empêcher de critiquer ses parents à l'aune de ses propres valeurs, comme si l'indulgence ne pouvait pas faire partie des qualités des enfants"


    3 commentaires
  • La disparition de Stephanie Mailer30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
    L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
    Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
    Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.

    Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ?
    Qu’a-t-elle découvert ?
    Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea

     

    Editeur : De Fallois/Paris
    Genre: Romance  contemporaine, polar ?
    Date de sortie: 7/3/2018
    Prix du livre papier : Broché 23,00€ 
    Version numérique: 16,99 €
    ISBN: 979-1032102008

     

    La disparition de Stephanie MailerC'est assez à reculons que je me suis lancée dans cette LC avec ma binome Gaoulette, d'abord parce que contrairement à la majorité des lecteurs, la lecture de  La vérité sur l'affaire Harry Quebert s'était trouvée très décevante pour moi et d'un total ennui. Mais les posts sur ce dernier Joel Dicker, tantôt encensé, tantôt descendu par la critique et particulièrement par l' équipe de Ruquier que je trouve particulièrement odieuse, dans leur manières d'attaquer les auteurs ( je me demande qui peut trouver grâce à leurs yeux) ont justement titillée ma curiosité. Et je voulais donner une nouvelle chance à l'auteur de me séduire.

    Eh bien une chose est sûre  Joel Dicker fera parler de lui longtemps, car que son dernier roman soit jugé excellent ou plutôt médiocre, voire très mauvais (la plupart du temps comme je viens de voir sur Babelio)  et ce dans tous les critères d'évaluation, le fait est qu'il se  vend bien et fait le buzz. 

    Alors vais-je poster un énième avis négatif ? Ou l'auteur m'aura-t-il étonnement séduite  comme un certains nombre de lecteurs ?

    J'avoue avoir ressenti des sentiments ambivalents dans cette lecture. Une fois encore Joél Dicker  démarre d'une manière très accrocheuse avec son énigme intrigante et nous tiens en haleine sur la 1/2 du récit puis tout part à vau l'eau.

    Le récit narré en alternance par certains protagonistes de l'histoire ( passages dans lesquels la personnalité des personnages principaux , leur passé pas forcement en lien avec l'enquête est ainsi développé) et une sorte de voix off nous fait progresser dans ce polar qui n'est est pas un ( du moins c'est ce que l'auteur se plait à dire haut et fort et de se demander alors dans quelle catégorie ranger cette intrigue). Ceci explique,  peut être cela, à savoir que le jargon et les comportements des enquêteurs  est loin d'être maîtrisé par l'auteur. L'enquête autour de la disparition de Stephanie Mailer et tout ce qui va donc en découler n'est que secondaire ? Pourtant tout  m'a portée à croire que je lirais un roman policier. Un mauvais policier de surcroît.  Peut-être que finalement Joel Dicker  est-il conscient de ses lacunes et de ses méconnaissances du monde de la police et préfère lui donner l'étiquette comme j'ai pu voir dans quelques interviews de roman russe. Il faut que l'on m'explique ce que c'est  que ce genre  littéraire. Une chose est certaine, on est loin d'un Tostoï ou d'un Dr Jivago.

    Peu importe. Moi je plonge dans une enquête et j'attends une réponse :  qui a tué Stephanie ?  Le  pourquoi est clairement défini, le lien entre sa disparition et le meurtre, pourtant élucidé de 4 personnes 20 ans plus tôt, évident.

    Eh voilà que pour parvenir au dénouement je vais vivre les événements en doublon entre flash-backs et présent de quoi remplir 650 pages, sans compter les histoires de personnages secondaires dont on pense qu'ils ont un lien avec les événements de 1994.  Si La vérité sur l'affaire Harry Quebert était une étude sociétale, ici je me demande ce que c'est. 

    Développer des personnages secondaires pour l’intérêt d'un roman, afin de rendre le tout crédible et plus puissant, je le conçois et j'avoue même que  j’apprécie énormément cette approche dans un roman. Mais quand les personnages sont caricaturaux à l'extrême, que les situations sont des plus rocambolesques voire si burlesques qu'elles ne font même pas rire, je dis : oh mon Dieu !  Car aucun portrait de quelque manière que se soit ne déroge à la  règle. Et tout ceci est  d'un total ennui quand en bouquet final l'on participe aux répétitions d'une pièce avec (un nombre incalculable de fois) le détail de la première scène. Mais à quoi ça sert, à part à remplir peut-être 650 pages ? Avait-on vraiment besoin d'autant de pages ( et il se dit que le manuscrit de départ en comportait plus de 1000 ?) pour parvenir à ce dénouement aussi brutal  après des révélations au compte goutte sur tous les secrets dévoilés ?

    Je comprend des lors le dessein de l'auteur dans ce roman, oui tout le monde n'est pas ce qu'il parait tout le monde à ses secrets, pour certains même de sombres  secrets. OK ! Pour autant, eh bien quel parcours pour nous brosser la vie de la population d'une petite ville fictive, ou semble-t-il il fait bon vivre.  Ville d'ailleurs qu' l'on ne parvient même pas à visualiser. Et entre les va et vient constants de notre trio d' enquêteurs, j'avais parfois du mal à savoir où ils étaient Orphéa ? New York ?

    Le style , quant à lui,  est assez simpliste, voire étonnant  et parfois je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une mauvaise traduction, avec quelques coquilles  aussi( bon on en trouve malheureusement toujours ). Les dialogues sont d'une banalité affligeante et pas toujours très à propos avec le contexte policier. Quant aux protagonistes, eh bien là encore, pas moyen de les visualiser tant physiquement qu'en âge et pas moyen, non plus pour moi, de m'y s'attacher.

    En conclusion un deuxième roman de Joel Dicker qui ne me convainc pas , entre longueurs, apologie au théâtre (?), incohérences, personnages clichés, burlesques et enquête manquant de professionnalisme ( ah ah on comprend dès lors le ratage de 1994 !) Pourtant la première partie semblant prometteuse. Les réponses sont là, mais combien de digressions ennuyeuses, et d' incohérences pour en arriver là !

     

    La disparition de Stephanie Mailer

    La disparition de Stephanie Mailer

     

     

     parce que  la première partie m'a quand même tenue en haleine

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    "un ami c'est quelqu'un qu'on connait bien et qu'on aime quand même"

     

    "- Mais parce que dans l'ordre du respect accordé aux genres, il y a en tête de gondole, le roman incompréhensible, puis le roman intellectuel, puis le roman historique, puis le roman tout-court, et seulement après, en bon avant-dernier, juste avant le roman à l'eau de rose, il y a le roman policier"

     

    © J. Dicker


    3 commentaires
  •  

    Rue des Fantasques"Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d'eau de pluie, englouties par la bouche d'égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville." Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d'une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l'ange depuis le 7ème étage d'un immeuble de la rue des Fantasques. 
    En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d'affaires, quelques uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice... Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tire les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent

    Editeur :  Jigal
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 8/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€ (264 pages)
    pas de version numérique: 
    ISBN: 2377220320  

     

     

    Rue des FantasquesVous ne connaissez pas encore le commandant Farel de la PJ de Lyon ? Non ? J'avoue que  moi aussi j'ignorais l'existence de ce personnage récurrent, jusqu'à ce que je fasse sa connaissance à travers cette série policière d' André Blanc.

    Je le découvre donc à travers ce tome, 4e d'une série qui commence en 2013 avec Tortuga'Bank, si j'ai bien compris. Pour autant bien qu'il soit préférable de commencer par le 1e tome, rien n'empêche le lecteur de faire connaissance de ce policier hors norme, par celui-ci. Quelques références aux aventures précédentes n'alourdissent pas l'intrigue, ni ne gênent à la compréhension de l'histoire.

    André Blanc brosse le portrait d'un flic à l'autorité naturelle, un homme de convictions, obstiné, un flic talentueux, un ex-commando dont les actions du passé viennent parfois le titiller un peu trop pour son bien être personnel. Un flic comme les fans de polar les aiment, moi la première.

    Des personnages donc bien campés, un groupe d'amis et une équipe auxquels le lecteur s'attache tellement c'est réaliste.

    Quant à l'intrigue particulièrement bien ficelée, elle fait assez froid dans le dos, fait travailler votre petite cervelle et instruit le lecteur sur un volet très particulier, celui des arnaques financières via la toile.

    Tous les ingrédients sont là, argent, pouvoir, manipulation, rêve d'ascension sociale, crime organisé,et sexe, pour une mayonnaise qui prend particulièrement bien.

    Quel lien donc entre une femme défenestrée, des hommes de pouvoir de la sphère ministérielle, la loi Carbone et la mafia russe ?

    Dans ce polar somme toute assez classique dans sa construction, avec un style assez factuel, le lecteur cherche plutôt à comprendre les tenants et aboutissants, les motivations de Mara Tessador, sa personnalité. Un jeu de questions réponses qui me laissera un peu insatisfaite.

    Outre l'enquête, le lecteur plonge avec Farel dans son introspection personnelle.

    Si le démarrage semble assez poussif au début alors que tout se met en place, le rythme s’accélère et le lecteur se laisse séduire et surprendre par les rebondissements à point nommés.

    Un polar passionnant, bien documenté, méthodique et semble si pro que l'on se demande dans quel univers l'auteur évolue dans la vie. Mais non André Blanc, n'est ni flic, ni juge... juste un auteur qui s'applique à rendre son roman réaliste avec des personnages  aux personnalités travaillés, des ambiances bien brossés avec des interrogatoires, des scènes d'actions vivantes qui donnent au lecteur l'impression d'y participer. Quant au plan diabolique avec ses malversations,  ses histoires de commanditaires, sa fraude à la TVA (basée sur des faits réels ), il n'est que plus effrayant encore tant il est crédible et mettant à mal les représentants de l' Etat que l'auteur égratigne au passage dans une mise en scène, reflet d'un quotidien bien réel.

    Un opus qui donne envie de suivre le commandant Farel dans ses enquêtes à venir, avec cette fin ouverte et les précédentes aussi qui me permettront d'en apprendre d'avantage sur ce personnage récurrent d' André Blanc.

    Merci à Masse Critique Babelio et aux Editions Jigal pour ce SP qui m'a permis de découvrir un nouvel auteur Français de polar. Je conseille aux fans du genre de lire les aventures du Commandant Farel.

     

    Rue des Fantasques

     

    Rue des Fantasques

     

    Extraits citations

     

    "tu es malade de  cette femme Samir, tu hais la France, tout le monde, sans savoir pourquoi. Tu respectes rein, alors comment veux-tu que les autres te respectent ? Soigne toi. et guéris. si tu en ai capable, je t'attendrai et te donnerais de beaux enfants"

     

    "- je n'ai jamais dit ça. J'ai dit tout le monde... Vous connaissez le postulat policier : tout le monde à quelque chose à cacher."

     

    "-  je devrais parce que vous êtes flic, c'est le jeu... Mon père disait que le pouvoir d'un homme ne se mesure pas à ses muscles ou sa fonction, mais à son respect... Je n'attends rien de la vie, seulement aider mon fils. Alors soyez réglo avec mon fils, commandant et je le serai"

     

    "- bien je vois que vous avancez, mais je suis comme vous. Je doute. On commence par un crime lambda et tout doucement vous et moi on tire sur un fil et détricotons un pull-over..."

     

    "- (...) On a deux cadavres, des arnaques, un contrat non terminé. donc oui, nous prenons des précautions. l'Expérience  a prouvé qu'il est impossible d’arrêter des hommes déterminés. On le voit bien avec les attentats actuellement. le mec résolu, fou furieux, qu'il soit psychiatrique ou religieux arrive toujours à passer"

     

    "- (..) Mauvaise journée : tout le monde aime la police et j'ai rencontré Judas."

     

    © A. Blanc

     


    1 commentaire
  • Le sang versé  LC

    Après un long congé maladie, l'avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d'être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l'engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l'orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d'une enquête sur le meurtre d'un autre pasteur à laquelle elle avait participé un an auparavant. 
    Le coupable est-il le même ? Y aura-t-il d'autres victimes ? La terre, désormais, semble prête à dévoiler le sang versé... Ce suspense implacable, somptueusement éclairé par les lumières polaires, révèle tout ce qui rend Asa Larsson incontournable : une intrigue parfaitement menée, une écriture singulière, envoûtante et une grande sensibilité psychologique.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 02/04/2014
    Prix du livre papier : Broché  22,00€  Poche : 7,60€
    ISBN: 2226256091 

     

     

     

     Le sang versé  LC

    Prix du meilleur  roman policier suédois ? Et bien il faut croire que mes critères ne sont pas les mêmes.

    Je dirais qu'il s'agit plutot d'une étude sociologique d'une communauté dans laquelle un pasteur a été sauvagement assassiné. Le pourquoi étant plus important que par qui.

    L'auteure nous brosse le portrait de tous les personnages  mêlés de près et de loin à l'affaire. Ce qui donne trop de digressions avec la description des paysages, du temps qu'il fait, et des vécus présents ou passé des protagonistes. C'est sûr l'image qui s'impose à nous est complète tellement  Asa Larsson est minutieuse, trop même et l'intrigue passe au second plan.  

    L'auteur nous plonge une fois de plus dans un univers religieux avec le meurtre de Mildred la pasteure détestée de beaucoup par ses initiatives perturbant un milieu rural macho. Point intéressant et réaliste du quotidien des femmes, maltraitées, déconsidérées et j'en passe. 

    Autant j 'ai apprécié l'idée dans le tome précédent, autant j'ai trouvé le thème redondant cette fois-ci.

    Pour autant la religion n'est pas vraiment le sujet principal de cette intrigue, c'est Rebecka. Et si en début de lecture il appréciable de découvrir les effets secondaires sur notre héroïne suite au drame qui la frappée 2 ans plus tôt. Drame qui la poursuit et déterminera la suite des événements dans cet opus, le lecteur s'essouffle en cours de route et s'ennuie.

    Que dire des chapitres concernant la Louve ?   J'en cherche encore l’intérêt, et pour être tout à fait honnête, l'auteur m'a fait craquer et poussé dès la 1/2  partie du récit à les sauter, n'y trouvant rien en lien avec  l'intrigue. Je veux croire  qu'Asa Larsson ait souhaité faire un parallèle entre Gula Ben et Rebecka y mettant une part de symbolique, mais je ne suis pas parvenue à y adhérer. 

    Il faut attendre le dernier 1/3 du récit et je suis large pour que les événements se bousculent vers une fin que je trouve précipitée. J'ai beau avoir compris que les auteurs nordiques ne sont pas du genre à vous tenir en haleine genre un Coben, mais là c'est d'une platitude effrayante.

    Une fin inattendue et surprenante dois-je reconnaître, mais qui ne me réconcilie pas  avec l'auteure, ne me convaincant pas et arrivant de manière bien trop abrupte.

    Le seul plus, c 'est la petite séquence émotion qu'elle a suscité en moi m'étant attaché au personnage de Nalle. Quand à Rebecka, elle m'a passablement énervée.

    Je ne comprends pas les objectifs de l'auteur dans ce roman classé policier et primé, où ça en Suède ?  Car qu'en est-il de cette aventure bien moins policière qu'elle ne le devrait dans laquelle j'attendais une participation active de notre héroïne principale. Asa Larsson se complaît à nous livrer les détails minutieux de la vie quotidienne, rendant certes les scènes réalistes mais sans intérêt pour l’énigme. Je me triture le cerveau sur l'importance de la disparition du chat de l'inspecteur ( et l'auteure en parle longtemps y revenant même à plusieurs reprises) dans cette histoire.

    Un deuxième opus sur un personnage récurent et Asa Larsson nous promet une suite,( d'ailleurs soit dit en passant je n'ai pas eu les réponses attendues du dernier tome) qui me laisse pantoise et très déçue, ne correspondant pas à ce que j'attend d'un  roman policier, et encore moins d'un vendu comme primé, à croire que nous n'avons pas les même valeurs.

    Je pense que bien qu'ayant apprécié le premier volet, que je considérais  comme un tome de présentation, je m’arrêterais à ce 2e opus. L’héroïne ne pas pas convaincue, et le style de polar non plus, bien que l'écriture soit plaisante.

     

     

    Le sang versé  LC

     

     

     

    Avec Anne

     

     

     


    4 commentaires
  • Double piège

     

    Pour surveiller sa baby sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l'écran son mari, Joe...qu'elle vient d'enterrer ! Un choc suivi de 2 troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l'arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la soeur de Maya, Claire, quelques années auparavant dans des circonstances troubles. Mort ou vivant, Joe était-il bien l'homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n'a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d'ombre du passé... à ses risques et péril

     

    Editeur :  Belfond
    Genre: Polar et Thriller
    Date de sortie: 05/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,90€ 
    Version numérique: 14,99€ 
    ISBN: 2714460674

    Existe en audio

     

     

    Double piègeQuand on lit du Coben, l'on est rarement déçue même si parfois sa construction de l'intrigue est très souvent identique pour tous ses romans indépendants.

    Pour autant l'auteur maîtrise sa trame et le suspens nous faisant douter et pourtant comme le dit Sherlock Holmes Quand on a éliminé l'impossible ce qui reste est la vérité 

    Alors quelle est la vérité ? Joe est-il en vie ? Quel rapport entre ces morts antérieures, celle de Claire, d' Andrew ?

     Je dois avouer que le début de l'intrigue m'a un peu déroutée.

     Comment un homme assassiné sous les yeux de sa femme, (une ex-militaire et qui s'enfuit pendant l'agression- oui ceci m'a beaucoup intriguée ) avec enquête, autopsie et tout le tintouin peut-il  la faire douter en apparaissant sur une vidéo de surveillance ?

    Quelle est donc la probabilité dans la réalité qu'une veuve installe une camera de surveillance pour épier une nounou en qui elle a confiance  ? Tout ceci est un peu déconcertant de prime abord puis les éléments se mettent en place et l'on oubli ce scénario un peu abracadabrant pour se laisser entraîner dans l'enquête de Maya.

    Par l'intermédiaire de notre héroïne, l'auteur aborde un sujet grave d'actualité, le stress post traumatique  des militaires. il en profite au passage pour nous parler des lanceurs d' alerte, ces individus qui traquent les mensonges et les non-dits, mettent en avant les manœuvres illicites des grands lobbies, s'efforcent de jouer la transparence en révélant au public ce que certains manipulateurs nous cachent.

    Quoi qu'il en soit avec des thèmes pareils alors qu'ils pourraient sembler rébarbatifs l'auteur nous accroche et nous entraîne dans une histoire addictive. Et dès lors il ne sera question que d'aller jusqu'au bout.

     Quelles découvertes a pu faire Claire au point de mettre sa vie en danger ? Quels secrets cache cette riche famille  ?

    Maya va donc mener l'enquête et l'issue, malgré quelques soupçons qui m'ont titillés par moments, va être surprenante et je me demande si notre héroïne en était consciente. 

    Un roman dans la plus pure tradition d' Harlan Coben qui satisfera ces fans avec ses meurtres classés sans suite, sa vengeance familiale et une mystérieuse résurrection… Un suspense paranoïaque vertigineux qui vous tient en haleine jusqu'au bout avec des personnages charismatiques principaux et secondaires et des révélations étonnantes du genre  : il ne faut pas se fier aux apparences. 

    Un très bon moment de lecture.

     

     

    Avec Gaelle, Anne et Marie

     

    Extraits citations

     

    On dit qu'on n'enterre pas le passé. En d'autres termes, un drame, après qu'il a eu lieu continue à ricocher et faire des vagues" 

     

    " Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si importable soit-il  est nécessairement la vérité" 

     

    "A la guerre, les morts et les blessés ne sont pas sélectionnés au mérite"

     

    "la-bas, on vivait la peur au ventre et une fois rentré, on était sensé redevenir calme, banal, ne pas faire d'histoires Sauf que l'être humain ne fonctionne pas comme ça"

     

    © H.Coben


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique