• Policiers/Polars

  • La disparition de Stephanie Mailer30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
    L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
    Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
    Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.

    Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ?
    Qu’a-t-elle découvert ?
    Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea

     

    Editeur : De Fallois/Paris
    Genre: Romance  contemporaine, polar ?
    Date de sortie: 7/3/2018
    Prix du livre papier : Broché 23,00€ 
    Version numérique: 16,99 €
    ISBN: 979-1032102008

     

    La disparition de Stephanie MailerC'est assez à reculons que je me suis lancée dans cette LC avec ma binome Gaoulette, d'abord parce que contrairement à la majorité des lecteurs, la lecture de  La vérité sur l'affaire Harry Quebert s'était trouvée très décevante pour moi et d'un total ennui. Mais les posts sur ce dernier Joel Dicker, tantôt encensé, tantôt descendu par la critique et particulièrement par l' équipe de Ruquier que je trouve particulièrement odieuse, dans leur manières d'attaquer les auteurs ( je me demande qui peut trouver grâce à leurs yeux) ont justement titillée ma curiosité. Et je voulais donner une nouvelle chance à l'auteur de me séduire.

    Eh bien une chose est sûre  Joel Dicker fera parler de lui longtemps, car que son dernier roman soit jugé excellent ou plutôt médiocre, voire très mauvais (la plupart du temps comme je viens de voir sur Babelio)  et ce dans tous les critères d'évaluation, le fait est qu'il se  vend bien et fait le buzz. 

    Alors vais-je poster un énième avis négatif ? Ou l'auteur m'aura-t-il étonnement séduite  comme un certains nombre de lecteurs ?

    J'avoue avoir ressenti des sentiments ambivalents dans cette lecture. Une fois encore Joél Dicker  démarre d'une manière très accrocheuse avec son énigme intrigante et nous tiens en haleine sur la 1/2 du récit puis tout part à vau l'eau.

    Le récit narré en alternance par certains protagonistes de l'histoire ( passages dans lesquels la personnalité des personnages principaux , leur passé pas forcement en lien avec l'enquête est ainsi développé) et une sorte de voix off nous fait progresser dans ce polar qui n'est est pas un ( du moins c'est ce que l'auteur se plait à dire haut et fort et de se demander alors dans quelle catégorie ranger cette intrigue). Ceci explique,  peut être cela, à savoir que le jargon et les comportements des enquêteurs  est loin d'être maîtrisé par l'auteur. L'enquête autour de la disparition de Stephanie Mailer et tout ce qui va donc en découler n'est que secondaire ? Pourtant tout  m'a portée à croire que je lirais un roman policier. Un mauvais policier de surcroît.  Peut-être que finalement Joel Dicker  est-il conscient de ses lacunes et de ses méconnaissances du monde de la police et préfère lui donner l'étiquette comme j'ai pu voir dans quelques interviews de roman russe. Il faut que l'on m'explique ce que c'est  que ce genre  littéraire. Une chose est certaine, on est loin d'un Tostoï ou d'un Dr Jivago.

    Peu importe. Moi je plonge dans une enquête et j'attends une réponse :  qui a tué Stephanie ?  Le  pourquoi est clairement défini, le lien entre sa disparition et le meurtre, pourtant élucidé de 4 personnes 20 ans plus tôt, évident.

    Eh voilà que pour parvenir au dénouement je vais vivre les événements en doublon entre flash-backs et présent de quoi remplir 650 pages, sans compter les histoires de personnages secondaires dont on pense qu'ils ont un lien avec les événements de 1994.  Si La vérité sur l'affaire Harry Quebert était une étude sociétale, ici je me demande ce que c'est. 

    Développer des personnages secondaires pour l’intérêt d'un roman, afin de rendre le tout crédible et plus puissant, je le conçois et j'avoue même que  j’apprécie énormément cette approche dans un roman. Mais quand les personnages sont caricaturaux à l'extrême, que les situations sont des plus rocambolesques voire si burlesques qu'elles ne font même pas rire, je dis : oh mon Dieu !  Car aucun portrait de quelque manière que se soit ne déroge à la  règle. Et tout ceci est  d'un total ennui quand en bouquet final l'on participe aux répétitions d'une pièce avec (un nombre incalculable de fois) le détail de la première scène. Mais à quoi ça sert, à part à remplir peut-être 650 pages ? Avait-on vraiment besoin d'autant de pages ( et il se dit que le manuscrit de départ en comportait plus de 1000 ?) pour parvenir à ce dénouement aussi brutal  après des révélations au compte goutte sur tous les secrets dévoilés ?

    Je comprend des lors le dessein de l'auteur dans ce roman, oui tout le monde n'est pas ce qu'il parait tout le monde à ses secrets, pour certains même de sombres  secrets. OK ! Pour autant, eh bien quel parcours pour nous brosser la vie de la population d'une petite ville fictive, ou semble-t-il il fait bon vivre.  Ville d'ailleurs qu' l'on ne parvient même pas à visualiser. Et entre les va et vient constants de notre trio d' enquêteurs, j'avais parfois du mal à savoir où ils étaient Orphéa ? New York ?

    Le style , quant à lui,  est assez simpliste, voire étonnant  et parfois je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une mauvaise traduction, avec quelques coquilles  aussi( bon on en trouve malheureusement toujours ). Les dialogues sont d'une banalité affligeante et pas toujours très à propos avec le contexte policier. Quant aux protagonistes, eh bien là encore, pas moyen de les visualiser tant physiquement qu'en âge et pas moyen, non plus pour moi, de m'y s'attacher.

    En conclusion un deuxième roman de Joel Dicker qui ne me convainc pas , entre longueurs, apologie au théâtre (?), incohérences, personnages clichés, burlesques et enquête manquant de professionnalisme ( ah ah on comprend dès lors le ratage de 1994 !) Pourtant la première partie semblant prometteuse. Les réponses sont là, mais combien de digressions ennuyeuses, et d' incohérences pour en arriver là !

     

    La disparition de Stephanie Mailer

    La disparition de Stephanie Mailer

     

     

     parce que  la première partie m'a quand même tenue en haleine

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    "un ami c'est quelqu'un qu'on connait bien et qu'on aime quand même"

     

    "- Mais parce que dans l'ordre du respect accordé aux genres, il y a en tête de gondole, le roman incompréhensible, puis le roman intellectuel, puis le roman historique, puis le roman tout-court, et seulement après, en bon avant-dernier, juste avant le roman à l'eau de rose, il y a le roman policier"

     

    © J. Dicker


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    Rue des Fantasques"Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d'eau de pluie, englouties par la bouche d'égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville." Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d'une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l'ange depuis le 7ème étage d'un immeuble de la rue des Fantasques. 
    En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d'affaires, quelques uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice... Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tire les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent

    Editeur :  Jigal
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 8/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€ (264 pages)
    pas de version numérique: 
    ISBN: 2377220320  

     

     

    Rue des FantasquesVous ne connaissez pas encore le commandant Farel de la PJ de Lyon ? Non ? J'avoue que  moi aussi j'ignorais l'existence de ce personnage récurrent, jusqu'à ce que je fasse sa connaissance à travers cette série policière d' André Blanc.

    Je le découvre donc à travers ce tome, 4e d'une série qui commence en 2013 avec Tortuga'Bank, si j'ai bien compris. Pour autant bien qu'il soit préférable de commencer par le 1e tome, rien n'empêche le lecteur de faire connaissance de ce policier hors norme, par celui-ci. Quelques références aux aventures précédentes n'alourdissent pas l'intrigue, ni ne gênent à la compréhension de l'histoire.

    André Blanc brosse le portrait d'un flic à l'autorité naturelle, un homme de convictions, obstiné, un flic talentueux, un ex-commando dont les actions du passé viennent parfois le titiller un peu trop pour son bien être personnel. Un flic comme les fans de polar les aiment, moi la première.

    Des personnages donc bien campés, un groupe d'amis et une équipe auxquels le lecteur s'attache tellement c'est réaliste.

    Quant à l'intrigue particulièrement bien ficelée, elle fait assez froid dans le dos, fait travailler votre petite cervelle et instruit le lecteur sur un volet très particulier, celui des arnaques financières via la toile.

    Tous les ingrédients sont là, argent, pouvoir, manipulation, rêve d'ascension sociale, crime organisé,et sexe, pour une mayonnaise qui prend particulièrement bien.

    Quel lien donc entre une femme défenestrée, des hommes de pouvoir de la sphère ministérielle, la loi Carbone et la mafia russe ?

    Dans ce polar somme toute assez classique dans sa construction, avec un style assez factuel, le lecteur cherche plutôt à comprendre les tenants et aboutissants, les motivations de Mara Tessador, sa personnalité. Un jeu de questions réponses qui me laissera un peu insatisfaite.

    Outre l'enquête, le lecteur plonge avec Farel dans son introspection personnelle.

    Si le démarrage semble assez poussif au début alors que tout se met en place, le rythme s’accélère et le lecteur se laisse séduire et surprendre par les rebondissements à point nommés.

    Un polar passionnant, bien documenté, méthodique et semble si pro que l'on se demande dans quel univers l'auteur évolue dans la vie. Mais non André Blanc, n'est ni flic, ni juge... juste un auteur qui s'applique à rendre son roman réaliste avec des personnages  aux personnalités travaillés, des ambiances bien brossés avec des interrogatoires, des scènes d'actions vivantes qui donnent au lecteur l'impression d'y participer. Quant au plan diabolique avec ses malversations,  ses histoires de commanditaires, sa fraude à la TVA (basée sur des faits réels ), il n'est que plus effrayant encore tant il est crédible et mettant à mal les représentants de l' Etat que l'auteur égratigne au passage dans une mise en scène, reflet d'un quotidien bien réel.

    Un opus qui donne envie de suivre le commandant Farel dans ses enquêtes à venir, avec cette fin ouverte et les précédentes aussi qui me permettront d'en apprendre d'avantage sur ce personnage récurrent d' André Blanc.

    Merci à Masse Critique Babelio et aux Editions Jigal pour ce SP qui m'a permis de découvrir un nouvel auteur Français de polar. Je conseille aux fans du genre de lire les aventures du Commandant Farel.

     

    Rue des Fantasques

     

    Rue des Fantasques

     

    Extraits citations

     

    "tu es malade de  cette femme Samir, tu hais la France, tout le monde, sans savoir pourquoi. Tu respectes rein, alors comment veux-tu que les autres te respectent ? Soigne toi. et guéris. si tu en ai capable, je t'attendrai et te donnerais de beaux enfants"

     

    "- je n'ai jamais dit ça. J'ai dit tout le monde... Vous connaissez le postulat policier : tout le monde à quelque chose à cacher."

     

    "-  je devrais parce que vous êtes flic, c'est le jeu... Mon père disait que le pouvoir d'un homme ne se mesure pas à ses muscles ou sa fonction, mais à son respect... Je n'attends rien de la vie, seulement aider mon fils. Alors soyez réglo avec mon fils, commandant et je le serai"

     

    "- bien je vois que vous avancez, mais je suis comme vous. Je doute. On commence par un crime lambda et tout doucement vous et moi on tire sur un fil et détricotons un pull-over..."

     

    "- (...) On a deux cadavres, des arnaques, un contrat non terminé. donc oui, nous prenons des précautions. l'Expérience  a prouvé qu'il est impossible d’arrêter des hommes déterminés. On le voit bien avec les attentats actuellement. le mec résolu, fou furieux, qu'il soit psychiatrique ou religieux arrive toujours à passer"

     

    "- (..) Mauvaise journée : tout le monde aime la police et j'ai rencontré Judas."

     

    © A. Blanc

     


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  • Le sang versé  LC

    Après un long congé maladie, l'avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d'être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l'engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l'orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d'une enquête sur le meurtre d'un autre pasteur à laquelle elle avait participé un an auparavant. 
    Le coupable est-il le même ? Y aura-t-il d'autres victimes ? La terre, désormais, semble prête à dévoiler le sang versé... Ce suspense implacable, somptueusement éclairé par les lumières polaires, révèle tout ce qui rend Asa Larsson incontournable : une intrigue parfaitement menée, une écriture singulière, envoûtante et une grande sensibilité psychologique.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 02/04/2014
    Prix du livre papier : Broché  22,00€  Poche : 7,60€
    ISBN: 2226256091 

     

     

     

     Le sang versé  LC

    Prix du meilleur  roman policier suédois ? Et bien il faut croire que mes critères ne sont pas les mêmes.

    Je dirais qu'il s'agit plutot d'une étude sociologique d'une communauté dans laquelle un pasteur a été sauvagement assassiné. Le pourquoi étant plus important que par qui.

    L'auteure nous brosse le portrait de tous les personnages  mêlés de près et de loin à l'affaire. Ce qui donne trop de digressions avec la description des paysages, du temps qu'il fait, et des vécus présents ou passé des protagonistes. C'est sûr l'image qui s'impose à nous est complète tellement  Asa Larsson est minutieuse, trop même et l'intrigue passe au second plan.  

    L'auteur nous plonge une fois de plus dans un univers religieux avec le meurtre de Mildred la pasteure détestée de beaucoup par ses initiatives perturbant un milieu rural macho. Point intéressant et réaliste du quotidien des femmes, maltraitées, déconsidérées et j'en passe. 

    Autant j 'ai apprécié l'idée dans le tome précédent, autant j'ai trouvé le thème redondant cette fois-ci.

    Pour autant la religion n'est pas vraiment le sujet principal de cette intrigue, c'est Rebecka. Et si en début de lecture il appréciable de découvrir les effets secondaires sur notre héroïne suite au drame qui la frappée 2 ans plus tôt. Drame qui la poursuit et déterminera la suite des événements dans cet opus, le lecteur s'essouffle en cours de route et s'ennuie.

    Que dire des chapitres concernant la Louve ?   J'en cherche encore l’intérêt, et pour être tout à fait honnête, l'auteur m'a fait craquer et poussé dès la 1/2  partie du récit à les sauter, n'y trouvant rien en lien avec  l'intrigue. Je veux croire  qu'Asa Larsson ait souhaité faire un parallèle entre Gula Ben et Rebecka y mettant une part de symbolique, mais je ne suis pas parvenue à y adhérer. 

    Il faut attendre le dernier 1/3 du récit et je suis large pour que les événements se bousculent vers une fin que je trouve précipitée. J'ai beau avoir compris que les auteurs nordiques ne sont pas du genre à vous tenir en haleine genre un Coben, mais là c'est d'une platitude effrayante.

    Une fin inattendue et surprenante dois-je reconnaître, mais qui ne me réconcilie pas  avec l'auteure, ne me convaincant pas et arrivant de manière bien trop abrupte.

    Le seul plus, c 'est la petite séquence émotion qu'elle a suscité en moi m'étant attaché au personnage de Nalle. Quand à Rebecka, elle m'a passablement énervée.

    Je ne comprends pas les objectifs de l'auteur dans ce roman classé policier et primé, où ça en Suède ?  Car qu'en est-il de cette aventure bien moins policière qu'elle ne le devrait dans laquelle j'attendais une participation active de notre héroïne principale. Asa Larsson se complaît à nous livrer les détails minutieux de la vie quotidienne, rendant certes les scènes réalistes mais sans intérêt pour l’énigme. Je me triture le cerveau sur l'importance de la disparition du chat de l'inspecteur ( et l'auteure en parle longtemps y revenant même à plusieurs reprises) dans cette histoire.

    Un deuxième opus sur un personnage récurent et Asa Larsson nous promet une suite,( d'ailleurs soit dit en passant je n'ai pas eu les réponses attendues du dernier tome) qui me laisse pantoise et très déçue, ne correspondant pas à ce que j'attend d'un  roman policier, et encore moins d'un vendu comme primé, à croire que nous n'avons pas les même valeurs.

    Je pense que bien qu'ayant apprécié le premier volet, que je considérais  comme un tome de présentation, je m’arrêterais à ce 2e opus. L’héroïne ne pas pas convaincue, et le style de polar non plus, bien que l'écriture soit plaisante.

     

     

    Le sang versé  LC

     

     

     

    Avec Anne

     

     

     


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  • Double piège

     

    Pour surveiller sa baby sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l'écran son mari, Joe...qu'elle vient d'enterrer ! Un choc suivi de 2 troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l'arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la soeur de Maya, Claire, quelques années auparavant dans des circonstances troubles. Mort ou vivant, Joe était-il bien l'homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n'a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d'ombre du passé... à ses risques et péril

     

    Editeur :  Belfond
    Genre: Polar et Thriller
    Date de sortie: 05/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,90€ 
    Version numérique: 14,99€ 
    ISBN: 2714460674

    Existe en audio

     

     

    Double piègeQuand on lit du Coben, l'on est rarement déçue même si parfois sa construction de l'intrigue est très souvent identique pour tous ses romans indépendants.

    Pour autant l'auteur maîtrise sa trame et le suspens nous faisant douter et pourtant comme le dit Sherlock Holmes Quand on a éliminé l'impossible ce qui reste est la vérité 

    Alors quelle est la vérité ? Joe est-il en vie ? Quel rapport entre ces morts antérieures, celle de Claire, d' Andrew ?

     Je dois avouer que le début de l'intrigue m'a un peu déroutée.

     Comment un homme assassiné sous les yeux de sa femme, (une ex-militaire et qui s'enfuit pendant l'agression- oui ceci m'a beaucoup intriguée ) avec enquête, autopsie et tout le tintouin peut-il  la faire douter en apparaissant sur une vidéo de surveillance ?

    Quelle est donc la probabilité dans la réalité qu'une veuve installe une camera de surveillance pour épier une nounou en qui elle a confiance  ? Tout ceci est un peu déconcertant de prime abord puis les éléments se mettent en place et l'on oubli ce scénario un peu abracadabrant pour se laisser entraîner dans l'enquête de Maya.

    Par l'intermédiaire de notre héroïne, l'auteur aborde un sujet grave d'actualité, le stress post traumatique  des militaires. il en profite au passage pour nous parler des lanceurs d' alerte, ces individus qui traquent les mensonges et les non-dits, mettent en avant les manœuvres illicites des grands lobbies, s'efforcent de jouer la transparence en révélant au public ce que certains manipulateurs nous cachent.

    Quoi qu'il en soit avec des thèmes pareils alors qu'ils pourraient sembler rébarbatifs l'auteur nous accroche et nous entraîne dans une histoire addictive. Et dès lors il ne sera question que d'aller jusqu'au bout.

     Quelles découvertes a pu faire Claire au point de mettre sa vie en danger ? Quels secrets cache cette riche famille  ?

    Maya va donc mener l'enquête et l'issue, malgré quelques soupçons qui m'ont titillés par moments, va être surprenante et je me demande si notre héroïne en était consciente. 

    Un roman dans la plus pure tradition d' Harlan Coben qui satisfera ces fans avec ses meurtres classés sans suite, sa vengeance familiale et une mystérieuse résurrection… Un suspense paranoïaque vertigineux qui vous tient en haleine jusqu'au bout avec des personnages charismatiques principaux et secondaires et des révélations étonnantes du genre  : il ne faut pas se fier aux apparences. 

    Un très bon moment de lecture.

     

     

    Avec Gaelle, Anne et Marie

     

    Extraits citations

     

    On dit qu'on n'enterre pas le passé. En d'autres termes, un drame, après qu'il a eu lieu continue à ricocher et faire des vagues" 

     

    " Lorsque vous avez éliminé l'impossible, ce qui reste, si importable soit-il  est nécessairement la vérité" 

     

    "A la guerre, les morts et les blessés ne sont pas sélectionnés au mérite"

     

    "la-bas, on vivait la peur au ventre et une fois rentré, on était sensé redevenir calme, banal, ne pas faire d'histoires Sauf que l'être humain ne fonctionne pas comme ça"

     

    © H.Coben


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  • On la trouvait plutot jolie LC Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits…
    Un suspense renversant et bouleversant.

     » – Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie.
    Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
    – Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
    Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
    – Qui l’a lancé, ce sortilège ?
    – Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire.  »

     

    Editeur :  Presse de la Cité
    Genre: Policier Polar
    Date de sortie: 12/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,90€
    Version numérique et audio sur Amazone
    ISBN: 2258145341  

     

     

     

     

    Michel Bussi est un auteur que j'aime suivre même si je ne suis pas particulièrement addict à son style littéraire et que je n'ai pas adhéré à tous ces romans. Je suis donc partante pour cette LC avec  mes copinautes de lecture, Marie et Gaëlle.

    Quelle n'est pas ma surprise de découvrir que l'action principale se déroule chez moi, à Port-de Bouc !

    J'avoue que malgré tout je me perd dans les méandres d'une ville que je ne connais que trop bien et m’aperçoit que l'auteur  a pris quelques libertés qui m'ont un peu déstabilisée, jusqu'à ce que ....

    Une fois de plus Michel Bussi est fidèle à son style, cette trame de construction qui lui est propre, et le lecteur fidèle se laisse encore prendre dans les filets de ce maitre du suspens et des surprises.

    Eh oui, l'auteur m'a scotché ! Il faut arriver pratiquement à la fin de sa lecture pour tout comprendre.

    Le thème principal est particulièrement fort et ce qui semble une histoire banale ,n 'en est pas vraiment une et se trouve plus que jamais touchante et perturbante tant le sujet est d'actualité. Le choix de la ville comme toile de fond n'en est que justifié, oui Port-de-Bouc terre des migrants depuis toujours à travers les âges, ville cosmopolite, plus melting pot que jamais, sujette à une crise communautaire et à la rébellion d'une population  ( d'origine grecque, italienne, pied-noire..) devant ce qu'elle estime une" invasion"oubliant parfois son propre parcours, mais dans laquelle subsite encore cet esprit de solidarité et d'entre aide.

    Donc je dis bravo Mr Bussi pour ce choix et j'avoue que je suis plus curieuse que jamais sur les méthodes de travail de l'auteur, particulièrement sur ces choix de lieux  en toile de fond,  et nous offrant ainsi une promenade à travers la France.

    Donc au travers d'une histoire policière Michel Bussi dénonce les manigances et le pouvoir de certains individus profitant de la misère pour leur propre profit personnel. La vie  des hommes est bien peu de choses en regard de l'argent et de ce business immonde! 

    Comme à son habitude l'auteur nous offre des personnages aux personnalités fouillés, parfois déconcertantes , mais surtout des énigmes surprenantes dont le lecteur n'en constituera  le puzzle  qu'à l'issue du voyage.  Michel Bussi maitrise l'art des apparences et nous dupe... longtemps.

    Je ne vais pas trop développer car je risque de spolier et je déteste ça dans un chronique.

    Ce roman va rejoindre Nymphéas noirs sur le podium de mes romans préférés de l'auteur, avec un autre coup de cœur.

    Un roman fort déstabilisant qui n'a pas fait l’humanité parmi les lecteurs peut-être parce qu'il est trop dérangeant, poussant le lecteur a avoir de l'empathie pour un assassin, tellement ces escrocs qui l’aucune considération pour la vie humaine sont à vomir. L'auteur ouvre la porte sur un débat sur la migration clandetine et dénonce des dérives innommables qui peut-être ne pourraient exister avec un cadre légal autre que celui existant.

    Alors oui c'est un coup de cœur et pas parce que Port-de- Bouc ma ville en est la toile de fond, mais la connaissant ma vision et ma lecture n'a pas la même que la plupart des lecteurs. La famille Maal m'a  profondément touchée, quel qu’en soit le membre, la droiture de l'inspecteur Julio me laisse croire et espérer que la Justice existe toujours, quand à Ruben, le fantasque Ruben et ses "souvenirs" délirants, me persuader qu'il faut garder l'espoir  en l'humanité, que la solidarité n'est pas juste un mot dans le dictionnaire.

    Merci Mr Bussi pour cette histoire de femmes, des femmes fortes qui gardent le tête haute et espoir malgré l'adversité et les manipulations dont elles sont victimes, encore un thème d'actualité qui rejoint les derniers scandales en cours.

    Une couverture magnifique particulièrement attractive qui ne laisse rien transparaitre du contenu.

     

     

     

     

     

     

    Avec Gaelle et Marie

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    Et pour le plaisr petite promenade virtuelle à Port de Bouc

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    On entrevoit au fond le Fort de Bouc ou Fort Vauban

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    On n'a plus cette vue depuis la construction du B&B

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Surnommé le petit Port par les anciens face au Port Renaissance , nous sommes ici du coté de la Jété qui fait face au Fort Vauban

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    La meilleure vue du Fort c'est de la Jeté( en travaux en ce moment)  n c'est en cet endroit que passe les pétroliers pour rejoindre  les raffineries de Lavera, Berrre et la Mède.

    La localisation de villa Jourdain Blanc-Martin est une pure invention de l'auteur, car il est impossible d’après  l'adresse présumée d'avoir la vue décrite par l'auteur

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Le Port Renaissance  et la Criée, ici encore  Michel Bussi a pris quelques libertés, celle-ci est malheureusement fermée depuis de nombreuses années, on ne peut plus assister au ballet des chalutiers.

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    En mémoire du Chantier naval, le Provence toute une histoire sociale de Port de Bouc

     

     

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Le Port renaissance sur l'emplacement du chantier 

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Le Port sur l'ancienne base de lancement des bateaux

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     L'espace jeux devant les Aigues Douces et la plage

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Vue des Aigues Douces de la plage des Combattants ou grand Mur juste devant chez moi

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Les Aigues Douces vue de la plage de la Pointe Vela

     

     

     

     

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