• Policiers/Polars

  • Dans l'ombre du Paradis LCNora Linde, désormais en poste à l'Agence de Lutte contre la Criminalité Financière, profite de ses vacances à Sandhamn avec son compagnon Jonas et leur fille de quatre ans Julia. Mais l'idylle estivale est vite troublée par l'arrivée de Carsten Larsson, un requin de la finance engagé dans des affaires troubles en Russie. Larsson a acheté la belle et grande plage au sud de l'île, et la villa de luxe qu'il y a fait bâtir éveille les rancoeurs des insulaires. Le soir de la pendaison de crémaillère, une partie de la villa prend feu et on découvre un cadavre dans les décombres. Nora Linde n'a d'autre choix que de solliciter son meilleur ami et collaborateur, Thomas Andreasson, pourtant en plein doute après vingt ans de métier. Incapable de lui refuser son aide, Thomas s'attaque à une nouvelle affaire..

     Editeur : Albin Michel
    Genre: Polar 
    Date de sortie: 2/5/2019
    Prix du livre papier : 21,90
    Version numérique: 14,99 € 
    Nombre de pages :  432

     

     

    Dans l'ombre du Paradis LCC'est avec plaisir que je reviens sur l'ile de Sandhamn pour une nouvelle enquête menée par Thomas avec l'aide de Nora.

    C'est avec étonnement que j'ai découvert que Viveca Sten nous transporte 4 ans plus au moins après  la dernière intrigue.

    L'auteure est fidèle à sa trame. C'est le quotidien des protagonistes principaux que nous partageons et la vie des insulaires qui n'apprécient pas les chamboulements et les arrivées de nouveaux résidents ne sont-ils que saisonniers. Encore moins quand ceux-ci font étalage de leur fortune et ne respectent pas les codes du voisinage.

    Viveca Sten s'attache depuis son premier tome a brosser l'ambiance de cet îlot au large de Stockholm, des animosités et des conséquences du nom respect des règles communautaire et littorales. 

    Jusqu'au est capable d'aller un individu pour se faire entendre ou pour faire chasser les malvenus ?

    Pour corser l'enquête, l'auteur vient agrémenter l'histoire d'un aspect financier, relativement développe et maîtrisé.  Tout ce qu'il faut pour nous embrouiller l'esprit et en fin de course nous n'en saurons pas plus sur l'affaire Russe. Je le déplore un peu.

    De plus Viveca Sten reste fidèle à son approche des personnages récurrents à qui elle donne une grande place dans ses romans. Nous partageons donc les  états d'âmes de Thomas qui n'ont pas de réel intérêts pour l'intrigue, sauf que l'auteure se plait à donner vie à ses protagonistes réguliers. Cela ne me gêne pas tant nous ne sommes pas ici dans un polar mené tambour battant, riche en rebondissements en hémoglobine. Notre auteure suédoise se pose davantage sur la psychologie des personnages et les lient toujours à Sandhamn. On aimera, s'en lasser, ou pas.

    Personnellement, je trouve l'histoire addictive bien que démarrant platement. L'auteur parvient à nous surprendre à des moments clefs et judicieusement choisis.

    Une fois de plus j'ai passé un plaisant moment avec Nora et Thomas. Cependant, ce tome n'est pas mon préféré. 

    L'auteure, qui s'est penchée sur une autre saga d'un autre genre, poursuivra-t-elle celle-ci ? 

    Affaire à suivre.

     

    Dans l'ombre du Paradis LC

     

     

    Dans l'ombre du Paradis LCL'auteur :

    Nationalité : Suède
    Né(e) à : Stockholm , le 18/06/1959
    Biographie :

    Viveca Sten est une romancière suédoise, auteur de plusieurs romans policiers et ouvrages juridiques.

    Elle obtient un diplôme de droit à l'université de Stockholm, puis un MBA à la Handelshögskolan i Stockholm. Elle travaille au cours de sa carrière comme avocate et responsable juridique pour les sociétés Scandinavian Airlines System, Letsbuyit.com, Amadeus Scandinavia et pour l'entreprise de service postal PostNord.

    Elle vient à l'écriture en rédigeant d'abord des manuels juridiques. Lors de l'été 2005, elle imagine lors d'une balade sur l'île de Sandhamn le cadre de son premier roman policier qu'elle publie en 2008 sous le titre "I de lugnaste vatten" (traduit en français en 2013 sous le titre "La Reine de la Baltique").

    À la suite du succès rencontré par ce premier livre en Suède, puis en Europe, Sten poursuit son œuvre et publie au rythme d'un roman par an de nouvelles aventures de l'inspecteur Thomas Andreasson et de l'avocate Nora Linde. Fin 2011, elle devient romancière à temps plein.

    En 2010, ces romans sont adaptés à la télévision suédoise pour la mini-série "Meurtres à Sandhamn" (Morden i Sandhamn) (2010-2014), avec les acteurs Jakob Cedergren, Alexandra Rapaport et Anki Lidén dans les rôles principaux.
    La première saison est adaptée du livre "La Reine de la Baltique" et la seconde du livre "Du sang sur la Baltique". Il existe aujourd'hui 5 saisons dont la dernière a été diffusée en décembre 2015 sous le nom de "Mord im Mittsommer".

    Mariée, elle est mère de trois enfants. Sa fille, Camilla Sten (1992), est auteure depuis peu mais elle a toujours écrit et aidé sa mère à peaufiner ses histoires. Avec "L’Île des disparus" (Djupgraven, 2016) elles se sont lancé un nouveau défi : l’écriture d’une série pour la jeunesse.

    son site : https://www.vivecasten.se/

     


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    La disparition de Nathalie B SPDans le village abandonné de Ragevain , les derniers habitants se croisent au Contretemps, un vieux club de Jazz qui parvient encore à attirer quelques égarés.
    Mais dans cet endroit aux allures fantomatiques, une jeune adolescente va disparaître du jour au lendemain, SANS LAISSER DE TRACES !
    L’inspecteur Noct et sa jeune partenaire vont mener l’enquête.
    Que cache ce village et qui sont vraiment ses habitants ?

    Editeur :  Ma maison d' Editions
    Genre: polar
    Date de sortie: 8/10/ 2018
    Prix du livre papier :  16,00
    Version numérique:  2,99
    Nombre de pages : 287

    Disponible ICI

     

     

     

    La disparition de Nathalie B SPL'auteur nous entraîne, entre rebondissements et fausses pistes, dans une enquête au fin fond d'un village déserté, aux accents de terroir très franchouillard. D'où le choix du vocabulaire dans les dialogues. Un peu trop, peut-être, à mon goût.

    A cela, s'ajoute  le côté enquête  sur place avec rapprochement des protagonistes principaux et autres événements voulus par l'auteur. Pas vraiment toujours très crédibles mais qui servent aux objectifs de l'auteur.

    Néanmoins, Frédéric Rocchia parvient à nous faire oublier les libertés qu'il ose prendre dans ce polar haletant et ce jusqu'au bout.

    On lui pardonne, car l'intrigue est bien construite et la résolution de l'énigme bien amenée.  Le fil conducteur  se déroule tel un fil d' Ariane et le suspens nous tient en haleine jusqu'à l'obtention des réponses qui s'avèrent particulièrement surprenantes dans le dénouement très inattendu. 

    Le décor est particulièrement bien brossé, que ce soit sur le plan musical ou du  le contexte social et l'on imagine aisément les conséquences désastreuses de la fermeture de l'usine. L'auteur effleure d'autres thèmes contemporains qui donnent ainsi plus de réalisme à cette histoire. Il nous attache aux personnages centraux, comme secondaires, y compris à cette Natacha à la fois absente et si présente pourtant.

    La touche d'humour m'a fait franchement rire dans certains passages ayant pour protagonistes les fameuses jumelles.

    Le style est fluide et plaisant, la plume addictive. Je déplore, cependant le manque de connaissance sur la typographie et sur la ponctuation qui, elle, pêche beaucoup. Heureusement que l’intérêt pour l'intrigue a pris le pas sur ces désagréments.

    Une lecture passionnante qui  nous plonge dans les secrets de famille et nous permet de passer un excellent moment et stimule vos cellules grises. Un auteur que je remercie au passage pour ce SP et que je pense suivre désormais.

    Ps J'aime beaucoup la couverture.

     

    La disparition de Nathalie B SP

     

      

    La disparition de Nathalie B SPL'auteur :

    Nationalité : France
    Né(e) à : Marseille , le 08/01/1978

    Biographie :

    Généticien et Criminologue de formation, Frédéric Rocchia est avant tout passionné par l’écriture. Il faut dire que depuis tout petit, il n’a jamais cessé d’écrire des histoires, à travers ses bandes dessinées, ses chansons et ses contes. Après avoir exploré différents styles musicaux et usé sa guitare et son accordéon, il décide finalement d’imaginer des récits plus longs en se lançant dans la grande aventure du roman. Très attaché à la mécanique du suspens, il développe un style dans lequel sa passion pour les dénouements multiples et l’inattendu occupe une place primordiale.

     

     

    La disparition de Nathalie B SP


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  • La troisième fille Fermement décidé à jouir d’un repos bien mérité, Hercule Poirot, le roi des détectives, unanimement reconnu comme tel, reçoit la visite d’une jeune femme qui lui déclare qu’il est trop vieux pour l’aider ! Trop vieux, lui ? Non, mais…

     

    Editeur : Le masque
    Genre: Polar
    Date de sortie: 24/11/1999
    Prix du livre papier :  Broché : 19,00€ Poche : 5,60
    Version numérique: 5,99 
    Nombre de pages :  320

     

     

     

     

     

    La troisième fille Je suis une fan inconditionnelle d'Agatha Christie. C'est elle qui m'a donné le goût pour la lecture. Après m'être passionnée, ado, pour les aventures d'Alicede Caroline Quinele club des cinq, le clan des sept , d'Enid BlytonFantômette de Georges Chaulet, c'est vers les romans de la reine du polar que je me suis tournée, avant de découvrir d'autres auteurs talentueux, plus sombres aussi, tels que Chattam, Stephen King, avant de devenir plus éclectique.

    Je conserve malgré tout un goût  prononcé pour les auteurs anglais (où situant leurs énigmes en Angleterre, comme Elizabeth George dont je suis super fan) et leur manière appréhender le polar. Cependant, il a bien longtemps que je ne n'avais pas suivi les aventures d'Hercule Poirot et d' Ariane Oliver. Il me reste encore des intrigues concoctées par Agatha Christie à lire,  et il a donc été facile d'en trouver une pour le Challenge Multi Défi de Babelio.

    C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé un de mes protagonistes préférés dans une enquête plutôt insolite. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque pour apprécier cette oeuvre de la grande romancière, sans quoi, nous le trouverions fade et déplacé, tant les nouveaux auteurs se lancent dans des courses contre la monde épuisante avec mille rebondissements par chapitre, pour exemple ma dernière lecture : Le rasoir d' Ockham

    J'ai donc retrouvé l'ambiance purement british, un certain charme désuet qui dénote de notre époque. Cependant Agatha Christie effleure l'évolution des mœurs et le début de la liberté de penser des jeunes filles. C'est l' époque des Beatnick, celle des tenues asexuées, bien loin du conformisme anglais, de celles de mauvais garçons, de la colocation.

    C'est dans ce contexte qu' Hercule Poirot  va mener son enquête blessé d'être accusé d'être trop vieux pour apporter de l'aide à Norma. Jeune fille dont on ignore l'âge.

    Si l'on s'arrête à une foule de détails, le tout est très peu crédible. Et j'avoue que je ne pardonnerais pas à nos auteures contemporains. Cependant, comme je l'ai dit plus tôt, il faut se glisser dans le contexte dans lequel Agatha Christie a écrit ses romans et en apprécier les cheminements avec ses petits cailloux qu'elle sème nous incitant de tenter de solutionner ces énigmes. 

     Quelques idées se confirment. Néanmoins, comme à son habitude, l' auteure nous surprendra par son dénouement qui reste plus ou moins inattendu. C'est ce mode de pensée propre à Hercule Poirot qui séduit, plus que l'intrigue qui peut sembler abracadabrante tant les chances qu' Ariane Oliver puisse avoir rencontré et fait le parallèle avec la pâle description de Norma sont minces.

    Un agréable moment de lecture, mais une oeuvre qui n'égalera jamais certains tomes tels que Les dix petits nègres et Le crime de l'Orient express qui sont pour moi mes romans préférés.

     

     

    La troisième fille

     

     

    La troisième fille L'auteur : 

    Nationalité : Royaume-Uni 
    Né(e) à : Torquay , le 15/09/1890
    Mort(e) à : Winterbrook , le 12/01/1976
    Biographie

    Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller, est une femme de lettres britannique ayant également écrit sous le pseudonyme de Mary Westmacott.
    Élevée dans un milieu bourgeois, la jeune Agatha se trouve vite orpheline de père, développant son aptitude à l’écriture sous le regard bienveillant de sa mère. Infirmière lors de la Première Guerre mondiale, elle apprend l’usage des drogues, ce qui lui sert plus tard lorsqu’à la suite d'un pari avec sa sœur, elle publie son premier roman en 1920 "La Mystérieuse affaire de Styles", où apparaît Hercule Poirot. Miss Jane Marple fait, quant à elle, son apparition dans "L'Affaire Prothéro" en 1930, dénouant les énigmes le temps d’un tricot, bien calée dans son fauteuil, très Old England, tasse de thé à la main.
    Suivant son deuxième mari archéologue lors de ses missions, Agatha Christie y puise l'inspiration pour ses romans policiers, trouvant dans le mal du pays sur les dunes d’Égypte où dans sa chambre du Winter Hotel, pour écrire des intrigues passionnantes se déroulant au pays de la Perfide Albion.
    Un grand nombre de ses écrits ont été adaptes au cinéma, à la télévision ainsi qu'au théâtre. On pourra citer, parmi son œuvre prolifique, "Le Crime de l'Orient-Express", "Dix petits nègres", "Mort sur le Nil", "Le Train de 16 h 50" ou "Le Meurtre de Roger Ackroyd".
    L’œuvre d'Agatha Christie (66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre) fait partie des plus lues dans le monde, avec celle de Shakespeare et la Bible. Elle a été publiée à plus de 2 milliards d’exemplaires et en 57 langues.
    Le style d'Agatha Christie, simple, sage et flegmatique, l'inventivité sans fin de ses énigmes policières, lui assurent encore aujourd'hui le statut de référence. 

     

    Extraits citations 

     

    "Pour un Anglais, tout homme qui fait étalage de ses qualités, éveille le doute "

     

    "Cela le fortifiait seulement dans sa  veille certitude qu'il ne faut jamais accorder crédit à ce que l'on vous raconte sans avoir au préalable vérifié les dires d'autrui. Suspecter tout le monde avait été depuis bien des années, sinon depuis toujours l'un de ses premiers axiomes."

     

    "Il se peut, convint Poirot, que ce ne soi que pure vanité de sa part. moi-même, admit-il dans un élan de modestie inhabituel, je suis capable de vanité à certaines occasions"

     

    "-(..) Les vieux – vous ne devez pas l’oublier – s’ils sont tenus pour incapables d’agir, ont cependant une grande expérience de laquelle on peut utilement tirer partie."

     

    "-Nos jeunes gens d'aujourd'hui tendent à se montrer un peu trop imbus d'eux-mêmes. Ils croient tout savoir avant d'avoir seulement commencé à apprendre. Mais que voulez-vous ! On ne saurait non plus s'attendre à trouver de vieilles têtes sur de jeunes épaules."

     

    © A.Christie

     

    La troisième fille

     


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    L'aigle des tourbières Au pays de l’Aigle, la coutume ancestrale, le Kanun, fait force de loi ! Il n’y est question que de vendettas et dettes de sang… Et dans le nord de l’Albanie, entre contrebandiers, armées des Balkans et clans mafieux, le Kanun a fort à faire ! Susan s'y retrouve prise au piège avec son fils Bobby entre les absurdités du régime d’Enver Hoxha et la perte de ses illusions politiques. Des années plus tard, en Irlande, terre celtique de beauté et de mystères, Ciara McMurphy, flic de son état, coule des jours tranquilles entre affaires courantes, Guinness et feux de tourbe jusqu’à ce qu’un rapace ne vienne troubler sa quiétude… Bobby le fou, un fantôme du passé, un monstre dressé à tuer, semble de retour sur ses terres ancestrales avec l’étrange Markus Noli, émissaire d’Interpol, à ses trousses. Et dans leur sillage, une brochette de cadavres qui commencent à faire désordre… Des rochers d’Aughrus Point écrasés par les vagues aux plages étincelantes de Bunowen Bay, Ciara, pour s’extirper des griffes de ces vautours, devra très vite apprendre à danser… Parce qu’ici, comme le dit la chanson : « La folie, ça se danse ! »

    Editeur :  Jigal
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 8/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€ (264 pages)
    pas de version numérique: 
    Nb de pages :

     

    L'aigle des tourbières Je remercie les Editions Jigal qui fait dans le polar noir et (que j'ai découvert récemment), ainsi que Babelio avec son Masse critique qui me permet de faire de belles découvertes. Cette fois-ci ne faillit pas à la règle. Je fais ainsi la connaissance de la plume de Gérard Coquet.

    Très vite , l'auteur nous plonge dans un univers particulier, j'avoue que l'on peine un peu, tant le sujet est particulier, le contexte politique de l' Albanie et celui des Balkans. Certes comme tout le monde je connais ce sombre pan de l' Histoire. Cependant, j'avais quelques lacunes, que j'ai comblé après quelques recherches pour comprendre ce polar à la toile de fond politico-historique.

    L'intrigue peut sembler complexe, tant les connexions sont au départ peu évidentes. Mais l'auteur sait s'y prendre pour vous passionner.

    Dans une première partie Gerard Coquet nous transporte, donc, en Albanie sous la coupe d' Enver Hoxha. Nous découvrons sa main mise communiste sur un peuple empreint de cultures ancestrales régit par le Kanun et sa loi du sang. Des règles qui ressemblent aux vendettas Italiennes et Corse. Je me suis passionnée pour ce volet culturel méconnaissant les us et coutumes du peuple Albannais. Nous y rencontrons Suzan, son fils Bobby et d'autres personnages tels que Bessian.

    35 ans plus tard, c'est en Irlande terre natale de Susan que nous attend Ciara une inspectrice, personnage d'un  autre roman de l'auteur. Ambiance irlandaise garanti, attention au risque de s’enivrer de Guiness et autre boissons locales, de paysages désolés, et de tourbe.

    Bien évidement l'on retrouvera l'esprit de lutte Irlandais, les indépendantistes contre les loyalistes, mais pas que...  Et l'on se demande quel peut être le lien entre Suzan et les événements du présent.

    Un roman très sombre qui nous rappelle les horreurs de la guerre dans les Balkans, et longtemps l'on se demande où veut bien nous emmener l'auteur, les motivations des personnages.

    Ciara, tout comme nous, se sent manipulée et cherche à découvrir la vérité.Mais quand le M16 et Interpool s'en mêle rien n'est évident.

    J'ai aimé le duo de nos policiers, l'allusion à une précédente enquête qui  me donne très envie de la lire, d'autant que le style de Gérard Coquet est particulier et j'adore.

    Une danse macabre qui vous tient en haleine et dont on est pas sur de l'issue. Elle nous surprendra avec des révélations inattendues et nous laisse sans voix devant la noirceur de l’âme de certains personnages. Une construction particulièrement orchestrée, des décors bien plantés, des personnages effrayants, des atrocités rappelés qui donnent de la force à cette sombre histoire.

    Petit bémol, même ci Gerard Coquet répond à toutes questions, j'aurais aimé en avoir un peu plus sur Bobby sur le pourquoi du comment de son périple dans son engagement, ses motivations qui restent encore un peu troubles pour moi. Car Bobby est un monstre. Je n'ai pas totalement saisi le pourquoi psychologique, s'il en est un d'explicable d'ailleurs. 

    Un auteur que je vais suivre qui sait particulièrement brosser les décors et les ambiances.

     

    L'aigle des tourbières

     

     

    Le détail :

    L'auteur vous offre un petit plongeon dans un pan notre Histoire contemporaine, avec un grand H. Il nous rappelle les atrocités commises, les exactions d'un triste période, dans des pays proches de nous. 

    Ce polar évoque la cause Irlandaise, les guerres contemporaines de religion, la politique, la croyance et les engagements de certains dans certaines causes.

    Mais l'axe principal tourne autour des us et coutumes que l'on pourrait croire de nos jours révolus, tant ils sont archaïques. 

     

     

    L'aigle des tourbières L'auteur : 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Bron , le 21/01/1956
    Biographie : 

    Gérard Coquet est romancier.
    Il devient expert-comptable stagiaire dans un cabinet de la région lyonnaise. L'envie de créer le pousse à reprendre l'entreprise familiale de location de linge, de la développer et de la vendre au bout de vingt ans.
    Parallèlement, il exerce pendant onze ans les fonctions de juge auprès du tribunal de commerce de Lyon. Il termine son mandat par une garde à vue, une mise en examen et un non-lieu en correctionnelle.
    Pendant toute cette période, il participe à la vie d'un groupe musical style folk, musique californienne, ballades irlandaise, country. 
    De cette aventure, un recueil est paru en 2005, regroupant une petite partie du répertoire.
    Gérard Coquet a été couronné lauréat du Prix Plume de Glace 2012 de Serre-Chevalier pour son roman Malfront, les fantômes de la combe et, au mois de septembre 2012, il a reçu le 1er Prix Centaure Noir de Noisy-le-Roi. 

    En dehors de l'écriture, il se passionne pour la sculpture (moulage) et la peinture. 

    site:
    http://www.gerard-coquet.com/ 

     

    Extraits citations 

     

     

    "il y avait dans ce décor quelque chose d' hypnotisant. C'était ça la solitude. Un vide incertain, à peine dérangeant, tricotant, maille après maille, le pull d'une improbable déprime."

     

    "n'aimer que soi permet de garder intact sa haine envers l'humanité"

     

    "-pourquoi m’épargner ? 

    -parce que, si tu refuses, tu goûtes aux conséquences  de ta décision. En elle même la mort n'a pas d’intérêt. Pour impacter ceux qu'elle refuse de faucher, elle doit à minima les culpabiliser"

     

    "quand on arrive à la fin de son histoire, l'important est de ne pas emporter  ses erreurs dans sa tombe, sinon le cercueil serait trop lourd à porter.."

     

    © G. Coquet

     

    L'aigle des tourbières

     

     

     


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    La mariée était en blanc L'étrange disparition d'Amanda Pierce le jour de ses noces est un sujet tout indiqué pour l'équipe de Suspicion. Les invités, réunis dans le somptueux hôtel de Palm Beach en Floride où devait se dérouler ce mariage de rêve, sont tous au rendez-vous. Mais certains regrettent d'avoir accepté car les rumeurs se propagent et les petits secrets de chacun commencent à percer... Après le succès de L'Affaire Cendrillon, Laurie Moran, productrice de l'émission Suspicion qui reconstitue des cas d'affaires classées, mène une nouvelle enquête passionnante.

    Editeur : Albin Michel
    Genre:  Collection A.M Thriller Polar
    Date de sortie: 2/12/2015
    Prix du livre papier :  Broché : 20,99€ 4 7,90 €
    Version numérique: 4,99 € + disponible en Audio
    Nombre de pages :  400

     

     

    La mariée était en blanc 15 ans, voire plus, que je n'ai pas lu du Mary Higgins Clark.  Je crois bien que je m'étais lassée de lire des histoires qui se ressemblaient trop et j'ai découvert d’autres auteurs qui m'ont passionnée davantage. Qu'est-ce qui m'a donc poussée à y revenir ?

    Tout d'abord ce livre est tombée dans ma PAL, il y a de ça quelques semaines, par l'intermédiaire de ma sœur qui régulièrement vide sa biblio. Désormais c'est à moi de vider la mienne. 

    J'avoue m'être laissée prendre par cette intrigue. J'avais oublié que la plume de l'auteure était plaisante, la traduction correcte, et le suspens au rendez-vous.

    Certes ce n'est pas du grand polar, ni du thriller psychologique, mais plutôt une énigme policière avec une romance touchant les personnages principaux, dont Laurie, qui est désormais un personnage récurent pour Mary Higgins Clark et sa partenaire d'écriture Alafair Burke( eh oui j'ai découvert ça après coup, peut-être avait d'elle besoin d'un coup de fouet pour se mettre au goût du jour).  

    Nous suivons donc l'équipe de Laurie, la productrice de l'émission Suspicion  sur les lieux de tournage. 

    5 ans plus tard, des non-dits voient le jour, ainsi que de nombreux nouveaux éléments. Jeff, le fiancé de la disparue est toujours le suspect potentiel et les soupçons s'accentuent suite à des révélations inattendues.

    L'idée des auteures d'utiliser la télé-réalité pose bien la toile de fond dans un contexte moderne. Les rebondissements sont maîtrisés, nos soupçons évoluent au fil des chapitres comme le souhaite l'auteure, qui va nous surprendre par son dénouement, même si dans les derniers chapitres, le lecteur commence à pencher pour la bonne réponse.

    En parallèle nous suivons Laurie dans sa vie quotidienne et ses relations sentimentales, l'allusion a un événement du passé reste un peu frustrant,( je n'ai pas tout saisi) et je me demande s'il ne fallait pas lire le tome précédent dans lequel on rencontre Laurie Moran pour la première fois.

    Cependant la lecture de ce roman polar basique est plaisante et addictive. Les personnages sont bien campés, tout comme leurs  motivations  et le suspens contrôlé. On est loin d'un thriller psychologique angoissant , ou d'un roman noir plein d’hémoglobine.  Non c'est un polar sympa qui vous intrigue dans l'attente du dénouement et vous fait passer un bon moment de lecture. 

     

    La mariée était en blanc

    L'auteure :

    La mariée était en blanc Nationalité : États-Unis 

    Biographie : 

    Mary Higgins Clark est d'origine irlandaise. Orpheline de père à dix ans, elle arrête très jeune ses études pour exercer la profession de secrétaire, puis celle d'hôtesse de l'air.
    Elle épouse ensuite Warren Clark, se consacre à sa famille (cinq enfants) et commence l'écriture de nouvelles. Après de nombreux refus, une première nouvelle est publiée en 1956 par un magazine. A la mort de son mari, en 1964, elle devient rédactrice de scripts pour une radio...
    Parallèlement, elle continue à écrire. Son premier livre, une biographie de Georges Washington, est un échec. Elle décide alors de rédiger un roman à suspens : "La maison du guet" qui devient un best seller. En 1980, "La nuit du renard" obtient le Grand Prix du Roman Policier.
    Tout en s'occupant de ses enfants, l'écrivain reprend ses études (elle obtient un doctorat de philosophie) et publie un roman par an. Aujourd'hui, elle co-écrit des livres avec sa fille, Carol Higgins Clark. 

     

    La parenthèse :

    À vrai dire je n'était pas très emballée de le lire.Il aurait pu y rester longtemps, si je ne suivais pas quelques challenge dans le but de vider ma PAL.

    Tout d'abord il rentre pile poil dans Le groupe des défis : lire un livre dont le nom ou le prénom de l'auteur commence comme celle de notre prénom, et dans le Challenge Multi-défis de Babelio : Un auteur que l'on a pas lu depuis au moins 15 ans.

    Même si j'ai apprécié cette lecture je ne redeviendrais pas cependant une lectrice assidue de l'auteure, mais je lirais à l'occasion L'affaire Cendrillon.  Mes goûts en matière de policier vont plutôt désormais vers du Claire Favan, Karine Gibel entre autres.

     


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