• Policiers/Polars

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    Retour sur l’île LCLe lendemain de Noël, alors qu'une tempête de neige fait rage sur l'île de Sandhamm, le cadavre de la correspondante de guerre Jeanette Thiels, connue pour ses prises de position virulentes contre certaines personnalités d'un parti conservateur, est retrouvé sur la plage. Le meurtre pourrait être politique, mais il pourrait aussi avoir été commis pour des raisons plus personnelles.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre: Polar
    Date de sortie: 30/05/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 22,00€ 
    Version numérique:  14,99€
    Nombre de pages: 448

     

     

     

     

    Retour sur l’île LCMe voilà de retour sur l'île de Sandhamm ! C'est un plaisir toujours renouvelé de tome en tome d'y retrouver les personnages récurrents de Vivica Sten. Dépaysement assuré avec ce décor hivernal de -18 degrés dans lequel on risque la mort sous ces températures polaires.

    Brr ! C'est beau. Le décor est bien brossé, mais je préfère découvrir l'archipel Suédois sous des températures plus clémentes et son flots de couleurs dont et le rouge de Falun ! Et à 15 h il fait presque nuit ! Très peu pour moi. Un vrai choc culturel, renforcé par l’ambiance festive des fêtes de Noël, de ses gourmandises etc...

    D'emblée l'histoire est intrigante. Comment Jeanette a-t-elle pu mourir assassinée sur le bord de plage Sandhamm ? Sa décision de s'y rendre ayant été prise sur un coup de tête. De plus rien ne laisse supposer au prime abord qu'elle a été victime d'un meurtrier impitoyable. Et pourtant à la découverte de son corps, enfoui sous la neige, une enquête est diligentée.

    Ignorant les modes de fonctionnements suédois on peut pas savoir si ceci est cohérent. Il faut prendre probablement en compte le statut de la victime : journaliste d'investigation qui a dénoncé des crimes graves. Jeanette parcourt la planète et rencontre les victimes de tortures dans n'importe quel pays du monde. Une de ses futures révélations est-elle la raison de son assassinat ?

    Une fois encore, l'auteure nous entraîne sur différentes pistes probables. Toutes aussi plausibles les unes que les autres. Cependant le mobile va nous surprendre. L'identité du coupable se profile doucement et l'on n'est pas vraiment étonné quand éclate la vérité.

    Contrairement aux auteurs anglo-saxons l'intrigue n'est pas menée tambour battant. Viveca Sten prend son temps, développe certains sujets contemporains et des problématiques propres à son pays ( mais du notre aussi) tels que la xénophobie, la montée du parti d' extrême droite, l' immigration.  Elle nous dépeint le contexte social de son pays, ce qui rend ce récit un peu intimiste, tant on perçoit à travers ces lignes ses propres inquiétudes pour l'avenir de son lieu de vie, et des relations humaines, qu'elle aime à développer dans ses romans. 

    Elle s'attache, donc,  à nous faire partager l'intimité des protagonistes. Nous retrouvons donc Nora en proie à ses problèmes personnels, professionnels et familiaux. Cette fois-ci Nora n'est pas impliquée dans l'intrigue. Mais c'est un plaisir de la retrouver. Sa présence donne un autre sens à l'aventure policière avec ces personnages récurrents auxquels je me suis attachée au fil de leurs aventures. Ici, encore ses traits de caractère sont mis en avant, avec son sens de l' éthique et son intégrité dans son métier. Son devenir semble incertain. Mais l'on devine  qu'elle va agir en fonction de ce qu'elle pense juste. À travers Nora, l'auteure soulève des thèmes en lien avec les affaires, l'évasion fiscale, la corruption, etc..

    De la même manière, elle nous fait partager la vie de Thomas, ses questionnements intérieurs, sa relation familiale, ces interactions avec les membres de son équipe. L'auteur dévoile un pan de vie personnel de certains d'entre eux, en  particulier celui d' Aram, qui de par ses origines et par la couleur de sa peau va se trouver lié à cette intrigue et en devenir une victime collatérale.  

    Et j'apprécie la plume et le mode narratif de Viveca Sten, avec cette ambiance un peu feutrée, ses sujets, ses personnages auxquels l'on peut s'identifier avec leurs problèmes personnels qui ressemblent aux nôtres. Et l'on réalise que n'importe où sur la planète, nos préoccupations sont les mêmes.

    C'est ce que j'aime dans cette approche qui donne un sentiment de crédibilité avec ces personnages fictifs qui semblent si réels.

    Cet opus date de 2013, nous sommes donc bien en retard par rapport à la publication suédoise, j'ai lu dans sa biblio que 3 autres tomes sont parus, hâte de les découvrir, car c'est toujours un très agréable moment de lecture, même si ce tome n'est pas un coup de cœur. J'ai vu aussi que Viveca Sten et sa fille se sont lancé dans l'écriture d'une saga fantastique jeunesse : L'île des disparus. 

    Je pense que ma binôme et moi allons nous pencher bientôt sur ce roman.

     

    Retour sur l’île LC

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations 

     

    - " Pourquoi as-tu décidé de devenir policier ? " avait-il plutôt demandé. 
    Aram avait baissé les yeux, l'air gêné.
    " Je crois que c'était par gratitude, avait-il fini par dire. Pas pour me faire remarquer ou quoi… je n'essaie pas de jouer les héros. Mais je voulais en somme… remercier d'avoir pu venir ici, que ma famille ait trouvé un havre de paix."

     

    "Elle entendit par la fenêtre le bruit de l'Audi qui sortait du garage. Il faisait déjà nuit noire, alors qu'il était à peine trois heures de l'après-midi."

     

    " Pourvu qu'elle arrive à Sandhamm, tout irait bien. Nulle part elle ne sentait plus en sécurité"

     

    © V. Sten

     

     


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  • Noir Vezere Ils ont peint sur la roche l’azur du ciel, le rouge des blessures, l’ocre des toisons de la préhistoire, sans savoir qu’un jour, sans prévenir, dominerait le sombre du.... Noir Vézère.

    Il y a dix‐sept mille ans, sous une colline de Dordogne, un homme dessine une des plus belles énigmes de l’histoire humaine. En 1919, deux rescapés de la Grande Guerre vont se glisser sous terre, poser leurs yeux sur d’impressionnantes fresques plus que millénaires. De nos jours, emmurés par accident sous les roches de Lascaux, une capitaine de Gendarmerie secondée d’un préhistorien chevronné vont mettre à jour une bien ancienne et mystérieuse scène de crime...
    Dans ce roman mi‐préhistorique, mi‐polar contemporain, l’auteur nous offre un voyage fascinant au coeur de toutes ces énigmes. Nous conte la décision d’un homme ; transcender sa condition d’humain en celle d’artiste.

    Editeur :  Cairn 
    Collection : Du noir au Sud
    Date de sortie: 2/05/2018
    Prix du livre papier :  Broché 8,50€ 
    Version numérique:  non
    Nombre de pages: 168

     

     

    Noir VezereEn règle générale je n'aime pas les romans  trop courts avec souvent leur fin précipitée, les sujets peu aboutis, encore moins les nouvelles. C'est donc très agréablement surprise que je parviens au terme de ma lecture du dernier roman de Gilles Vincent.

    Merci aux éditions Cairn et Masse critique Babelio, pour m'avoir fait revoir mes à priori. Oui on peut écrire une intrigue aboutie en peu de pages !

    Noir Vézère, n'est pas le premier roman de l'auteur que je lis. J'étais déjà tombée sous le charme de la plume et l'imagination de Gilles Vincent qui parvient, avec brio, à mêler événements véridiques avec fiction.

    Dans Beso de la muerte , l'auteur nous entraînait sur les traces de Garcia Lorca et l'énigme autour de sa mort et du lieu de sa sépulture. Ici, c'est à travers 3 périodes de notre histoire,  préhistorique, période 1920/1940 et contemporaine, que nous aborderons un des plus grands mystères à jamais irrésolu : qui a peint les fresques de la grotte de Lascaux ? et surtout quelle a pu être la vie, les pensées, les émotions d'un de nos ancêtres. 

    L'histoire est insolite, plausible.

    Je n'ai jamais visité ces grottes, ces fac-similés crées pour sauvegarder l'original des effets nocifs du temps et des visiteurs. Eh bien, c'est une lacune que  j'ai envie de combler.

    Au vu des effets pervers suite à l'offrande faite au monde, en permettant à tous d'admirer ce chef d'oeuvre qui a défié le temps ( 17 000 ans c'est pas rien), l'idée de Gilles Vincent avec ce meurtre que grotte mythique a eu soin de conserve dans ses entrailles est très plausible. Préserver les beautés de la nature, égoïstement certes, pendant 20 ans, est un mobile puissant. La convoitise et la cupidité aussi !

    Une intrigue donc qui tient la route, avec des personnages bien campés, des profils psychologiques, des émotions, des sentiments bien brossés. Une plume superbe. Des descriptions qui rendent des ambiances intemporelles. De la poésie qui sublime le récit. Une histoire addictive qui se dévore en quelques heures. 

    Un roman ludique et éducatif, un esprit créatif, une intrigue bien ficelée, des secrets, de tout pour me séduire et me conforter dans mon envie de découvrir d'autres textes de l'auteur.

    Un dénouement surprenant, et attendu à la fois, pas tout à fait comme ça quand même, qui fait rêver et comprendre l'état d’esprit des protagonistes de cette aventure.

    Coup de coeur.

     

    Noir Vezere

     

     

    Noir Vezere

     

    Extraits citations

     

    " Ne plus penser au vieux Ghamo,  à la protection de la terre, au corps désormais épargné. Échapper à cette vague soudaine qu'i l'a surpris,et dont il craint le retour, un craquement intérieur, une tempête jusque là inconnue. un tumulte qu'il ne saura sans doute jamais identifier ni nommer, mais auquel il doit se soustraire, face au mort enterré pour la première fois, ce que l'on nome le chagrin

     

    "- J'ai peur Leo. Si peur que c'est incontrôlable".

    - Avoir peur, c'est être vivant Frédérique"

     

    © G. Vincent

     

     

     

     


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  • La ronde des inoccentsUne course contre la montre qui conduit le lecteur dans l'univers des enfants précoces. Un thriller sous forme de double enquête palpitante qui révélera l'existence de terribles manipulations...
    Vincent Nimier croyait tout connaître de son frère Raphaël, jusqu'au jour où celui-ci est retrouvé torturé et assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une mystérieuse vidéo, il découvre alors que son frère avait une femme et un fils, disparus il y a des années sans laisser la moindre trace. Vincent se lance à leur recherche, mais il ne sait presque rien d'eux... pas même leur nom.
    Une seule certitude : ils sont en danger de mort et les hommes qui ont massacré Raphaël feront tout pour les retrouver avant lui !

     

     Editeur : Points
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 19/05/2011
    Prix du livre papier : Broché 20,18€; Poche : 7,80 €
    Version numérique: 8,99 €
    Nombre de pages :  380

     

     

    La ronde des inoccentsC'est toujours un plaisir de suivre les intrigues concoctées par Valentin Musso, le frère du très prolifique Guillaume. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il faut savoir qu'ils n'écrivent pas du tout dans le même registre.

    C'est le 4e roman que je lis de cet auteur. Celui-ci étant celui qui l'a fait connaitre du grand public.

    Dans cette histoire Valentin Musso nous entraîne dans un jeu de piste, avec toutes sortes de rebondissements aussi inattendus les uns que les autres. Le lecteur est loin de s'imaginer vers quoi va nous pousser l'auteur.

    La construction de l'intrigue est particulière. Le récit est tantôt narré par un des protagonistes, Vincent Nimier, le frère de Raphael, sauvagement assassiné, qui mène sa propre enquête sur la mort son frère, tantôt  par un narrateur extérieur qui nous fait suivre Justine l'inspectrice qui mène celle sur la mort d'un adolescent à 800 km de là. Un lien entre ces 2 assassinats ?  Un autre intervenant vient pointer le bout de leur nez, faisant état de ses sentiments. Le meurtrier ? 

    Tout ceci semble un peu complexe. Cependant le style est plutôt fluide, dans un langage qui nous rappelle que  le jeune auteur est agrégé de lettres, et j'avoue que c'est loin de me déplaire. Le rythme  est soutenu, nous tient en haleine. L'auteur nous entraîne dans une aventure, qui pourrait sembler abracadabrante, si les thèmes abordés n'étaient aussi parfaitement développés, le sujet maîtrisé et la réalité confirmée par certaines  références. Un peu trop peut-être. Pour autant la lecture est ludique et enrichissante, apportant un plus à une simple enquête policière.

    Le dénouement cependant intervient trop vite, alors que l'on cherche à comprendre ce à quoi nous a mené l'auteur. 

    L'épilogue reste frustrant, bien qu'on estime, qu'il soit le seul logique. Cette fin ,trop abrupte, nous laisse avec une petite déception car on en aurait voulu en connaitre davantage sur le devenir des autres personnages, auxquels on s'est attaché, Vincent, Justine. Car l'auteur nous a fait vibrer,trembler pour eux. Le personnage central reste cependant ce surdoué d' Alexandre pour qui l'on éprouve des sentiments ambivalents. Et là encore, on aurait aimé en savoir  davantage sur son mode de pensée  sur sa manière de lutter contre son don. 

    Malgré l’évolution de l'histoire et le fait que l'auteure nous perde dans quelques digressions, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce tome qui se lit d'une traite tellement le lecteur est impatient de connaitre l'issue de cette histoire avec un soupçon de paranormal.

    Petite remarque, j'ai noté une incohérence concernant le responsable de la mort d'un des personnages secondaires. Quelqu'un l'a-t-il remarqué ?  

     

    La ronde des inoccents

     

     

     

    Extraits citations

     

    " On peut parfois commettre un acte en apparence immoral, mais dans un but  qui, lui, est juste et bon " 

     

    "- (...) il faut parfois faire le bonheur des gens contre leur gré"

     

     "on ne peut malgré soi s'empêcher de critiquer ses parents à l'aune de ses propres valeurs, comme si l'indulgence ne pouvait pas faire partie des qualités des enfants"


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  • La disparition de Stephanie Mailer30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
    L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
    Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
    Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.

    Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ?
    Qu’a-t-elle découvert ?
    Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea

     

    Editeur : De Fallois/Paris
    Genre: Romance  contemporaine, polar ?
    Date de sortie: 7/3/2018
    Prix du livre papier : Broché 23,00€ 
    Version numérique: 16,99 €
    ISBN: 979-1032102008

     

    La disparition de Stephanie MailerC'est assez à reculons que je me suis lancée dans cette LC avec ma binome Gaoulette, d'abord parce que contrairement à la majorité des lecteurs, la lecture de  La vérité sur l'affaire Harry Quebert s'était trouvée très décevante pour moi et d'un total ennui. Mais les posts sur ce dernier Joel Dicker, tantôt encensé, tantôt descendu par la critique et particulièrement par l' équipe de Ruquier que je trouve particulièrement odieuse, dans leur manières d'attaquer les auteurs ( je me demande qui peut trouver grâce à leurs yeux) ont justement titillée ma curiosité. Et je voulais donner une nouvelle chance à l'auteur de me séduire.

    Eh bien une chose est sûre  Joel Dicker fera parler de lui longtemps, car que son dernier roman soit jugé excellent ou plutôt médiocre, voire très mauvais (la plupart du temps comme je viens de voir sur Babelio)  et ce dans tous les critères d'évaluation, le fait est qu'il se  vend bien et fait le buzz. 

    Alors vais-je poster un énième avis négatif ? Ou l'auteur m'aura-t-il étonnement séduite  comme un certains nombre de lecteurs ?

    J'avoue avoir ressenti des sentiments ambivalents dans cette lecture. Une fois encore Joél Dicker  démarre d'une manière très accrocheuse avec son énigme intrigante et nous tiens en haleine sur la 1/2 du récit puis tout part à vau l'eau.

    Le récit narré en alternance par certains protagonistes de l'histoire ( passages dans lesquels la personnalité des personnages principaux , leur passé pas forcement en lien avec l'enquête est ainsi développé) et une sorte de voix off nous fait progresser dans ce polar qui n'est est pas un ( du moins c'est ce que l'auteur se plait à dire haut et fort et de se demander alors dans quelle catégorie ranger cette intrigue). Ceci explique,  peut être cela, à savoir que le jargon et les comportements des enquêteurs  est loin d'être maîtrisé par l'auteur. L'enquête autour de la disparition de Stephanie Mailer et tout ce qui va donc en découler n'est que secondaire ? Pourtant tout  m'a portée à croire que je lirais un roman policier. Un mauvais policier de surcroît.  Peut-être que finalement Joel Dicker  est-il conscient de ses lacunes et de ses méconnaissances du monde de la police et préfère lui donner l'étiquette comme j'ai pu voir dans quelques interviews de roman russe. Il faut que l'on m'explique ce que c'est  que ce genre  littéraire. Une chose est certaine, on est loin d'un Tostoï ou d'un Dr Jivago.

    Peu importe. Moi je plonge dans une enquête et j'attends une réponse :  qui a tué Stephanie ?  Le  pourquoi est clairement défini, le lien entre sa disparition et le meurtre, pourtant élucidé de 4 personnes 20 ans plus tôt, évident.

    Eh voilà que pour parvenir au dénouement je vais vivre les événements en doublon entre flash-backs et présent de quoi remplir 650 pages, sans compter les histoires de personnages secondaires dont on pense qu'ils ont un lien avec les événements de 1994.  Si La vérité sur l'affaire Harry Quebert était une étude sociétale, ici je me demande ce que c'est. 

    Développer des personnages secondaires pour l’intérêt d'un roman, afin de rendre le tout crédible et plus puissant, je le conçois et j'avoue même que  j’apprécie énormément cette approche dans un roman. Mais quand les personnages sont caricaturaux à l'extrême, que les situations sont des plus rocambolesques voire si burlesques qu'elles ne font même pas rire, je dis : oh mon Dieu !  Car aucun portrait de quelque manière que se soit ne déroge à la  règle. Et tout ceci est  d'un total ennui quand en bouquet final l'on participe aux répétitions d'une pièce avec (un nombre incalculable de fois) le détail de la première scène. Mais à quoi ça sert, à part à remplir peut-être 650 pages ? Avait-on vraiment besoin d'autant de pages ( et il se dit que le manuscrit de départ en comportait plus de 1000 ?) pour parvenir à ce dénouement aussi brutal  après des révélations au compte goutte sur tous les secrets dévoilés ?

    Je comprend des lors le dessein de l'auteur dans ce roman, oui tout le monde n'est pas ce qu'il parait tout le monde à ses secrets, pour certains même de sombres  secrets. OK ! Pour autant, eh bien quel parcours pour nous brosser la vie de la population d'une petite ville fictive, ou semble-t-il il fait bon vivre.  Ville d'ailleurs qu' l'on ne parvient même pas à visualiser. Et entre les va et vient constants de notre trio d' enquêteurs, j'avais parfois du mal à savoir où ils étaient Orphéa ? New York ?

    Le style , quant à lui,  est assez simpliste, voire étonnant  et parfois je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une mauvaise traduction, avec quelques coquilles  aussi( bon on en trouve malheureusement toujours ). Les dialogues sont d'une banalité affligeante et pas toujours très à propos avec le contexte policier. Quant aux protagonistes, eh bien là encore, pas moyen de les visualiser tant physiquement qu'en âge et pas moyen, non plus pour moi, de m'y s'attacher.

    En conclusion un deuxième roman de Joel Dicker qui ne me convainc pas , entre longueurs, apologie au théâtre (?), incohérences, personnages clichés, burlesques et enquête manquant de professionnalisme ( ah ah on comprend dès lors le ratage de 1994 !) Pourtant la première partie semblant prometteuse. Les réponses sont là, mais combien de digressions ennuyeuses, et d' incohérences pour en arriver là !

     

    La disparition de Stephanie Mailer

    La disparition de Stephanie Mailer

     

     

     parce que  la première partie m'a quand même tenue en haleine

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    "un ami c'est quelqu'un qu'on connait bien et qu'on aime quand même"

     

    "- Mais parce que dans l'ordre du respect accordé aux genres, il y a en tête de gondole, le roman incompréhensible, puis le roman intellectuel, puis le roman historique, puis le roman tout-court, et seulement après, en bon avant-dernier, juste avant le roman à l'eau de rose, il y a le roman policier"

     

    © J. Dicker


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    Rue des Fantasques"Les perles du collier, entraînées dans un sillon de sang et d'eau de pluie, englouties par la bouche d'égout, seront vomies dans le fleuve purificateur après un voyage dans les entrailles de la ville." Par une nuit pluvieuse, le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, se penche sur le cadavre d'une femme tuée par balle et qui a apparemment fait le saut de l'ange depuis le 7ème étage d'un immeuble de la rue des Fantasques. 
    En remontant La piste de ce qui semble être un contrat, Farel fait sortir du bois quelques personnages sulfureux dont une redoutable femme d'affaires, quelques uns de ses nombreux amants, plusieurs mafieux géorgiens et, entre autres, un ministre en exercice... Grand banditisme, arnaque à la taxe carbone, banques maltaises et réseaux criminels, qui tire les ficelles de tout ce beau monde ? Des comparses abattus, des serments trahis et une course poursuite dans le gigantesque réseau souterrain de la ville obligeront Farel à révéler au grand jour les dérives de ceux qui nous gouvernent

    Editeur :  Jigal
    Genre:  Polar
    Date de sortie: 8/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€ (264 pages)
    pas de version numérique: 
    ISBN: 2377220320  

     

     

    Rue des FantasquesVous ne connaissez pas encore le commandant Farel de la PJ de Lyon ? Non ? J'avoue que  moi aussi j'ignorais l'existence de ce personnage récurrent, jusqu'à ce que je fasse sa connaissance à travers cette série policière d' André Blanc.

    Je le découvre donc à travers ce tome, 4e d'une série qui commence en 2013 avec Tortuga'Bank, si j'ai bien compris. Pour autant bien qu'il soit préférable de commencer par le 1e tome, rien n'empêche le lecteur de faire connaissance de ce policier hors norme, par celui-ci. Quelques références aux aventures précédentes n'alourdissent pas l'intrigue, ni ne gênent à la compréhension de l'histoire.

    André Blanc brosse le portrait d'un flic à l'autorité naturelle, un homme de convictions, obstiné, un flic talentueux, un ex-commando dont les actions du passé viennent parfois le titiller un peu trop pour son bien être personnel. Un flic comme les fans de polar les aiment, moi la première.

    Des personnages donc bien campés, un groupe d'amis et une équipe auxquels le lecteur s'attache tellement c'est réaliste.

    Quant à l'intrigue particulièrement bien ficelée, elle fait assez froid dans le dos, fait travailler votre petite cervelle et instruit le lecteur sur un volet très particulier, celui des arnaques financières via la toile.

    Tous les ingrédients sont là, argent, pouvoir, manipulation, rêve d'ascension sociale, crime organisé,et sexe, pour une mayonnaise qui prend particulièrement bien.

    Quel lien donc entre une femme défenestrée, des hommes de pouvoir de la sphère ministérielle, la loi Carbone et la mafia russe ?

    Dans ce polar somme toute assez classique dans sa construction, avec un style assez factuel, le lecteur cherche plutôt à comprendre les tenants et aboutissants, les motivations de Mara Tessador, sa personnalité. Un jeu de questions réponses qui me laissera un peu insatisfaite.

    Outre l'enquête, le lecteur plonge avec Farel dans son introspection personnelle.

    Si le démarrage semble assez poussif au début alors que tout se met en place, le rythme s’accélère et le lecteur se laisse séduire et surprendre par les rebondissements à point nommés.

    Un polar passionnant, bien documenté, méthodique et semble si pro que l'on se demande dans quel univers l'auteur évolue dans la vie. Mais non André Blanc, n'est ni flic, ni juge... juste un auteur qui s'applique à rendre son roman réaliste avec des personnages  aux personnalités travaillés, des ambiances bien brossés avec des interrogatoires, des scènes d'actions vivantes qui donnent au lecteur l'impression d'y participer. Quant au plan diabolique avec ses malversations,  ses histoires de commanditaires, sa fraude à la TVA (basée sur des faits réels ), il n'est que plus effrayant encore tant il est crédible et mettant à mal les représentants de l' Etat que l'auteur égratigne au passage dans une mise en scène, reflet d'un quotidien bien réel.

    Un opus qui donne envie de suivre le commandant Farel dans ses enquêtes à venir, avec cette fin ouverte et les précédentes aussi qui me permettront d'en apprendre d'avantage sur ce personnage récurrent d' André Blanc.

    Merci à Masse Critique Babelio et aux Editions Jigal pour ce SP qui m'a permis de découvrir un nouvel auteur Français de polar. Je conseille aux fans du genre de lire les aventures du Commandant Farel.

     

    Rue des Fantasques

     

    Rue des Fantasques

     

    Extraits citations

     

    "tu es malade de  cette femme Samir, tu hais la France, tout le monde, sans savoir pourquoi. Tu respectes rein, alors comment veux-tu que les autres te respectent ? Soigne toi. et guéris. si tu en ai capable, je t'attendrai et te donnerais de beaux enfants"

     

    "- je n'ai jamais dit ça. J'ai dit tout le monde... Vous connaissez le postulat policier : tout le monde à quelque chose à cacher."

     

    "-  je devrais parce que vous êtes flic, c'est le jeu... Mon père disait que le pouvoir d'un homme ne se mesure pas à ses muscles ou sa fonction, mais à son respect... Je n'attends rien de la vie, seulement aider mon fils. Alors soyez réglo avec mon fils, commandant et je le serai"

     

    "- bien je vois que vous avancez, mais je suis comme vous. Je doute. On commence par un crime lambda et tout doucement vous et moi on tire sur un fil et détricotons un pull-over..."

     

    "- (...) On a deux cadavres, des arnaques, un contrat non terminé. donc oui, nous prenons des précautions. l'Expérience  a prouvé qu'il est impossible d’arrêter des hommes déterminés. On le voit bien avec les attentats actuellement. le mec résolu, fou furieux, qu'il soit psychiatrique ou religieux arrive toujours à passer"

     

    "- (..) Mauvaise journée : tout le monde aime la police et j'ai rencontré Judas."

     

    © A. Blanc

     


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