• Policiers/Polars

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    La mariée était en blanc L'étrange disparition d'Amanda Pierce le jour de ses noces est un sujet tout indiqué pour l'équipe de Suspicion. Les invités, réunis dans le somptueux hôtel de Palm Beach en Floride où devait se dérouler ce mariage de rêve, sont tous au rendez-vous. Mais certains regrettent d'avoir accepté car les rumeurs se propagent et les petits secrets de chacun commencent à percer... Après le succès de L'Affaire Cendrillon, Laurie Moran, productrice de l'émission Suspicion qui reconstitue des cas d'affaires classées, mène une nouvelle enquête passionnante.

    Editeur : Albin Michel
    Genre:  Collection A.M Thriller Polar
    Date de sortie: 2/12/2015
    Prix du livre papier :  Broché : 20,99€ 4 7,90 €
    Version numérique: 4,99 € + disponible en Audio
    Nombre de pages :  400

     

     

    La mariée était en blanc 15 ans, voire plus, que je n'ai pas lu du Mary Higgins Clark.  Je crois bien que je m'étais lassée de lire des histoires qui se ressemblaient trop et j'ai découvert d’autres auteurs qui m'ont passionnée davantage. Qu'est-ce qui m'a donc poussée à y revenir ?

    Tout d'abord ce livre est tombée dans ma PAL, il y a de ça quelques semaines, par l'intermédiaire de ma sœur qui régulièrement vide sa biblio. Désormais c'est à moi de vider la mienne. 

    J'avoue m'être laissée prendre par cette intrigue. J'avais oublié que la plume de l'auteure était plaisante, la traduction correcte, et le suspens au rendez-vous.

    Certes ce n'est pas du grand polar, ni du thriller psychologique, mais plutôt une énigme policière avec une romance touchant les personnages principaux, dont Laurie, qui est désormais un personnage récurent pour Mary Higgins Clark et sa partenaire d'écriture Alafair Burke( eh oui j'ai découvert ça après coup, peut-être avait d'elle besoin d'un coup de fouet pour se mettre au goût du jour).  

    Nous suivons donc l'équipe de Laurie, la productrice de l'émission Suspicion  sur les lieux de tournage. 

    5 ans plus tard, des non-dits voient le jour, ainsi que de nombreux nouveaux éléments. Jeff, le fiancé de la disparue est toujours le suspect potentiel et les soupçons s'accentuent suite à des révélations inattendues.

    L'idée des auteures d'utiliser la télé-réalité pose bien la toile de fond dans un contexte moderne. Les rebondissements sont maîtrisés, nos soupçons évoluent au fil des chapitres comme le souhaite l'auteure, qui va nous surprendre par son dénouement, même si dans les derniers chapitres, le lecteur commence à pencher pour la bonne réponse.

    En parallèle nous suivons Laurie dans sa vie quotidienne et ses relations sentimentales, l'allusion a un événement du passé reste un peu frustrant,( je n'ai pas tout saisi) et je me demande s'il ne fallait pas lire le tome précédent dans lequel on rencontre Laurie Moran pour la première fois.

    Cependant la lecture de ce roman polar basique est plaisante et addictive. Les personnages sont bien campés, tout comme leurs  motivations  et le suspens contrôlé. On est loin d'un thriller psychologique angoissant , ou d'un roman noir plein d’hémoglobine.  Non c'est un polar sympa qui vous intrigue dans l'attente du dénouement et vous fait passer un bon moment de lecture. 

     

    La mariée était en blanc

    L'auteure :

    La mariée était en blanc Nationalité : États-Unis 

    Biographie : 

    Mary Higgins Clark est d'origine irlandaise. Orpheline de père à dix ans, elle arrête très jeune ses études pour exercer la profession de secrétaire, puis celle d'hôtesse de l'air.
    Elle épouse ensuite Warren Clark, se consacre à sa famille (cinq enfants) et commence l'écriture de nouvelles. Après de nombreux refus, une première nouvelle est publiée en 1956 par un magazine. A la mort de son mari, en 1964, elle devient rédactrice de scripts pour une radio...
    Parallèlement, elle continue à écrire. Son premier livre, une biographie de Georges Washington, est un échec. Elle décide alors de rédiger un roman à suspens : "La maison du guet" qui devient un best seller. En 1980, "La nuit du renard" obtient le Grand Prix du Roman Policier.
    Tout en s'occupant de ses enfants, l'écrivain reprend ses études (elle obtient un doctorat de philosophie) et publie un roman par an. Aujourd'hui, elle co-écrit des livres avec sa fille, Carol Higgins Clark. 

     

    La parenthèse :

    À vrai dire je n'était pas très emballée de le lire.Il aurait pu y rester longtemps, si je ne suivais pas quelques challenge dans le but de vider ma PAL.

    Tout d'abord il rentre pile poil dans Le groupe des défis : lire un livre dont le nom ou le prénom de l'auteur commence comme celle de notre prénom, et dans le Challenge Multi-défis de Babelio : Un auteur que l'on a pas lu depuis au moins 15 ans.

    Même si j'ai apprécié cette lecture je ne redeviendrais pas cependant une lectrice assidue de l'auteure, mais je lirais à l'occasion L'affaire Cendrillon.  Mes goûts en matière de policier vont plutôt désormais vers du Claire Favan, Karine Gibel entre autres.

     


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  •  La psychopathie est-elle génétique ?

     

    A même la peau

    Synopsis :

    Fille d’un tueur en série et sœur d’une meurtrière à 14 ans, Adeline est devenue médecin, comme son père adoptif. Sa spécialité : la douleur, qu’une anomalie génétique l’empêche pourtant de ressentir. C’est dans son cabinet qu’elle rencontre l’inspectrice DD Warren, blessée à l’épaule sur une scène de crime. Alors qu’elle se laisse doucement séduire par les méthodes de sa thérapeute, DD Warren découvre que les meurtres sur lesquels elle enquête, des jeunes femmes écorchées, ressemblent étrangement à ceux commis par le père d’Adeline il y a plus de vingt ans.

     Editeur : Albin Michel
    Genre: Thriller 
    Date de sortie: 2/01/2019
    Prix du livre papier :  Broché : 22,90€ 
    Version numérique: 15,99 €
    Nb de pages : 512

     

     

      Mon avis :

     Un roman à la couverte sublime.

    Qu'en est-t-il de l'intrigue elle même ?

    Elle peine un peu à se mettre en route. L'auteure s'attarde sur de nombreuses explications sur l'analgésie congénitale, plus communément absence de ressenti de la douleur. On pourrait en rêver ? Imaginer que c'est une bénédiction, mais c'est tout le contraire. Le Dr Glen, médecin de notre inspectrice D.D en est atteinte. De ce fait comment peut-elle traiter les patients qui en souffrent ?

    Nous retrouvons un des personnages récurrents de Lisa Gardner pour ceux qui suivent cette auteure. On se demande quel chemin étrange l' auteure nous fait prendre. Les routes de nos protagonistes vont se croiser bien au delà du cabinet médical, créant un lien particulier entre les personnages.

    L'intrigue est complexe, très centrée sur le coté psychologique et devient, après un début un peu alambiquée, très addictif et angoissant et nous promet bien des surprises. Tout n' est pas ce qu'il parait.

    Nous suivons D.D dans une enquête peu orthodoxe, à laquelle elle ne devrait pas participer, blessée sur une scène de crime, ayant  fait usage de son arme pour une raison qu'elle ignore, sujette à une perte de mémoire de l'incident.

    Des liens très rapides sont mis en avant entre un tueur qui mutile ses victimes post mortem et les descendantes d' Henry Day le serial killer, père de Shana et Adeline Glen le médecin.

    Si Adeline, de part son anomalie génétique, a eu la chance d'être élevée dans un contexte serein, sa sœur aînée, Shana est une meurtrière jugée à 14 ans pour un crime ignoble.  Shana digne fille de son père ? Mais tandis qu'elle est en isolement de nouveaux assassinats  sont commis, oeuvre d'un copycat ? Ou bien est-ce que Shana, du fin fond de sa cellule commandite ces meurtres ? Dans quel but ?  Quant au Dr Glen est-elle vraiment ce qu'elle parait ? A-t-elle pu hériter la part sombre de son père ? Ce qui la pousse à conserver des liens avec sa meurtrière de sœur. Quelles peuvent-être alors ses motivations ?

    La relation entre les 2 femmes est particulièrement intrigante.  Si l' on ignore les motivations d' Adeline, on n'en sait pas davantage sur celles de Shana. Que cherche-t-elle ? A se venger ? A lui nuire ? 

     De part toutes ces questions le dénouement viendra quand même nous surprendre.  Tandis qu' Adeline nous fais partager ses sentiments et les événements en cours, nous suivons le narrateur pas à pas dans l'avancée de l'enquête avec D.D et ses collègues, les propres émotions et le quotidien de ce personne récurrent de Lisa Gardner. 

    Le lecteur n'est pas vraiment surpris de l'identité du tueur. L'intrigue reste cependant bien ficelée et le volet psychologique fascinant en ce qui concerne la relation fraternelle et de ce fait l'issue fracassante est une évidence. Néanmoins il reste quelques zones d'ombres, concernant l'assassin, pour le lecteur tatillon. Je ne développerais par ne pas spolier l'intrigue.

    Thriller psychologique fascinant qui nous tient en haleine, des thèmes maîtrisés, une plume fluide et une intrigue addictive, malgré les quelques longueurs du début. 

    L'auteur :

     Écrivaine américaine, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Autrice de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. 

    Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d'une adaptation au cinéma ou à la télévision.

    Elle a reçu le Grand prix des lectrices du magazine Elle en 2011 dans la catégorie policier pour son roman "La Maison d'à côté". Lisa Gardner publie des one shots ainsi que des séries avec un ou plusieurs personnages récurrents (D. D Warren, Tessa Leoni)

    Le détail  :

     Par l'intermédiaire de notre protagoniste principale, le Dr Adeline Glen, spécialiste de la douleur, alors qu'étonnement elle n'en ressent aucune, nous allons découvrir des méthodes particulières pour lutter contre en elle en l’acceptant, c'est ce qu'on appelle la méthode IFS. De même l'auteure s'attache à nous faire connaitre la complexité de vivre avec une pathologie méconnue. Tout le monde rêverait de ne pas être sensible à la douleur. Cependant Lisa Gardner va très vite nous faire déchanter en développant un sujet méconnu du public.

    Dans son thriller elle s'attache également à évoquer d'autres thèmes importants. Sommes nous conditionnés par la génétique, ou par l'environnement dans lequel l'on vit, par les relations avec ceux qui jouent le rôle de parents ? 

    Existe-t-il une autre issue possible pour celui qui n'a connu que la violence comme acte d'amour ? Comment peuvent évoluer les relations fraternelles dans une famille dysfonctionnelle ? Jusqu'au est-on capable d'aller par amour, pour recevoir un peu d'affection ? Les liens du sang sont-ils plus fort que tout ?

    La parenthèse :

    Exemplaire reçu en avant première, une version épreuves non corrigés.  Je remercie Masse Critique privilège et les Editions Albin Michel pour m'avoir permis de lire ce thriller qui ne sera disponible qu'en Janvier 2019. J'espère que cette couverture sera conservée, elle est très attractive.

     

    A même la peau

     

    A même la peau

     

    Extraits citations 

     

    " -  (...)  Mais si on ne ressent pas la douleur, comment savoir de  quoi  avoir peur ? La plupart de nos peurs  ne trouvent-elles pas leur origine dans la douleur ?" 

     

    " La douleur , ce n'est pas ce qu'on voit ou ce qu'on ressent. La douleur, c'est ce qu'on peut seulement entendre dans le noir " 

     

    "la douleur es très utile. C'es un signal d'alarme qui vous prendre conscience des conséquences de vos actes. Sans elle sauter dut toit peut paraître une excellente idée" 

     

    " les familles biologiques sont données pour la vie. Les familles adoptives sont crées. C'est de ce point là du raisonnement que la plupart des parents adoptifs se lancent dans le boniment enthousiastes pour vanter l'avantage de la famille qu'on se crée. "  

     

    "- la question du jour commandant : est-ce qu'on pervers de naissance ou le devient-on ?"

     

    "- Et quoi que nous aimerions en penser, l’hérédité joue un rôle essentiel  dans la psychologie. L'amour ne peut pas changer le monde à lui tout seul "

     

     "Quiconque pense pouvoir contrôler Shana se fourre le doigt dans l’œil. Cette femme est trop intelligente pour son propre bien. Et elle s'ennuie trop  pour le bien des autres "

     

    " Mon père avait raison, ce n'est pas parce que j'étais insensible à la douleur que ma famille ne  ne pouvait pas me faire souffrir "

     

    " Vivre en prison, vivre avec la peur  : apparemment  cela produisait les même effets "

     

    © L. Gardner

     


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    Retour sur l’île LCLe lendemain de Noël, alors qu'une tempête de neige fait rage sur l'île de Sandhamm, le cadavre de la correspondante de guerre Jeanette Thiels, connue pour ses prises de position virulentes contre certaines personnalités d'un parti conservateur, est retrouvé sur la plage. Le meurtre pourrait être politique, mais il pourrait aussi avoir été commis pour des raisons plus personnelles.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre: Polar
    Date de sortie: 30/05/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 22,00€ 
    Version numérique:  14,99€
    Nombre de pages: 448

     

     

     

     

    Retour sur l’île LCMe voilà de retour sur l'île de Sandhamm ! C'est un plaisir toujours renouvelé de tome en tome d'y retrouver les personnages récurrents de Vivica Sten. Dépaysement assuré avec ce décor hivernal de -18 degrés dans lequel on risque la mort sous ces températures polaires.

    Brr ! C'est beau. Le décor est bien brossé, mais je préfère découvrir l'archipel Suédois sous des températures plus clémentes et son flots de couleurs dont et le rouge de Falun ! Et à 15 h il fait presque nuit ! Très peu pour moi. Un vrai choc culturel, renforcé par l’ambiance festive des fêtes de Noël, de ses gourmandises etc...

    D'emblée l'histoire est intrigante. Comment Jeanette a-t-elle pu mourir assassinée sur le bord de plage Sandhamm ? Sa décision de s'y rendre ayant été prise sur un coup de tête. De plus rien ne laisse supposer au prime abord qu'elle a été victime d'un meurtrier impitoyable. Et pourtant à la découverte de son corps, enfoui sous la neige, une enquête est diligentée.

    Ignorant les modes de fonctionnements suédois on peut pas savoir si ceci est cohérent. Il faut prendre probablement en compte le statut de la victime : journaliste d'investigation qui a dénoncé des crimes graves. Jeanette parcourt la planète et rencontre les victimes de tortures dans n'importe quel pays du monde. Une de ses futures révélations est-elle la raison de son assassinat ?

    Une fois encore, l'auteure nous entraîne sur différentes pistes probables. Toutes aussi plausibles les unes que les autres. Cependant le mobile va nous surprendre. L'identité du coupable se profile doucement et l'on n'est pas vraiment étonné quand éclate la vérité.

    Contrairement aux auteurs anglo-saxons l'intrigue n'est pas menée tambour battant. Viveca Sten prend son temps, développe certains sujets contemporains et des problématiques propres à son pays ( mais du notre aussi) tels que la xénophobie, la montée du parti d' extrême droite, l' immigration.  Elle nous dépeint le contexte social de son pays, ce qui rend ce récit un peu intimiste, tant on perçoit à travers ces lignes ses propres inquiétudes pour l'avenir de son lieu de vie, et des relations humaines, qu'elle aime à développer dans ses romans. 

    Elle s'attache, donc,  à nous faire partager l'intimité des protagonistes. Nous retrouvons donc Nora en proie à ses problèmes personnels, professionnels et familiaux. Cette fois-ci Nora n'est pas impliquée dans l'intrigue. Mais c'est un plaisir de la retrouver. Sa présence donne un autre sens à l'aventure policière avec ces personnages récurrents auxquels je me suis attachée au fil de leurs aventures. Ici, encore ses traits de caractère sont mis en avant, avec son sens de l' éthique et son intégrité dans son métier. Son devenir semble incertain. Mais l'on devine  qu'elle va agir en fonction de ce qu'elle pense juste. À travers Nora, l'auteure soulève des thèmes en lien avec les affaires, l'évasion fiscale, la corruption, etc..

    De la même manière, elle nous fait partager la vie de Thomas, ses questionnements intérieurs, sa relation familiale, ces interactions avec les membres de son équipe. L'auteur dévoile un pan de vie personnel de certains d'entre eux, en  particulier celui d' Aram, qui de par ses origines et par la couleur de sa peau va se trouver lié à cette intrigue et en devenir une victime collatérale.  

    Et j'apprécie la plume et le mode narratif de Viveca Sten, avec cette ambiance un peu feutrée, ses sujets, ses personnages auxquels l'on peut s'identifier avec leurs problèmes personnels qui ressemblent aux nôtres. Et l'on réalise que n'importe où sur la planète, nos préoccupations sont les mêmes.

    C'est ce que j'aime dans cette approche qui donne un sentiment de crédibilité avec ces personnages fictifs qui semblent si réels.

    Cet opus date de 2013, nous sommes donc bien en retard par rapport à la publication suédoise, j'ai lu dans sa biblio que 3 autres tomes sont parus, hâte de les découvrir, car c'est toujours un très agréable moment de lecture, même si ce tome n'est pas un coup de cœur. J'ai vu aussi que Viveca Sten et sa fille se sont lancé dans l'écriture d'une saga fantastique jeunesse : L'île des disparus. 

    Je pense que ma binôme et moi allons nous pencher bientôt sur ce roman.

     

    Retour sur l’île LC

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations 

     

    - " Pourquoi as-tu décidé de devenir policier ? " avait-il plutôt demandé. 
    Aram avait baissé les yeux, l'air gêné.
    " Je crois que c'était par gratitude, avait-il fini par dire. Pas pour me faire remarquer ou quoi… je n'essaie pas de jouer les héros. Mais je voulais en somme… remercier d'avoir pu venir ici, que ma famille ait trouvé un havre de paix."

     

    "Elle entendit par la fenêtre le bruit de l'Audi qui sortait du garage. Il faisait déjà nuit noire, alors qu'il était à peine trois heures de l'après-midi."

     

    " Pourvu qu'elle arrive à Sandhamm, tout irait bien. Nulle part elle ne sentait plus en sécurité"

     

    © V. Sten

     

     


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  • Noir Vezere Ils ont peint sur la roche l’azur du ciel, le rouge des blessures, l’ocre des toisons de la préhistoire, sans savoir qu’un jour, sans prévenir, dominerait le sombre du.... Noir Vézère.

    Il y a dix‐sept mille ans, sous une colline de Dordogne, un homme dessine une des plus belles énigmes de l’histoire humaine. En 1919, deux rescapés de la Grande Guerre vont se glisser sous terre, poser leurs yeux sur d’impressionnantes fresques plus que millénaires. De nos jours, emmurés par accident sous les roches de Lascaux, une capitaine de Gendarmerie secondée d’un préhistorien chevronné vont mettre à jour une bien ancienne et mystérieuse scène de crime...
    Dans ce roman mi‐préhistorique, mi‐polar contemporain, l’auteur nous offre un voyage fascinant au coeur de toutes ces énigmes. Nous conte la décision d’un homme ; transcender sa condition d’humain en celle d’artiste.

    Editeur :  Cairn 
    Collection : Du noir au Sud
    Date de sortie: 2/05/2018
    Prix du livre papier :  Broché 8,50€ 
    Version numérique:  non
    Nombre de pages: 168

     

     

    Noir VezereEn règle générale je n'aime pas les romans  trop courts avec souvent leur fin précipitée, les sujets peu aboutis, encore moins les nouvelles. C'est donc très agréablement surprise que je parviens au terme de ma lecture du dernier roman de Gilles Vincent.

    Merci aux éditions Cairn et Masse critique Babelio, pour m'avoir fait revoir mes à priori. Oui on peut écrire une intrigue aboutie en peu de pages !

    Noir Vézère, n'est pas le premier roman de l'auteur que je lis. J'étais déjà tombée sous le charme de la plume et l'imagination de Gilles Vincent qui parvient, avec brio, à mêler événements véridiques avec fiction.

    Dans Beso de la muerte , l'auteur nous entraînait sur les traces de Garcia Lorca et l'énigme autour de sa mort et du lieu de sa sépulture. Ici, c'est à travers 3 périodes de notre histoire,  préhistorique, période 1920/1940 et contemporaine, que nous aborderons un des plus grands mystères à jamais irrésolu : qui a peint les fresques de la grotte de Lascaux ? et surtout quelle a pu être la vie, les pensées, les émotions d'un de nos ancêtres. 

    L'histoire est insolite, plausible.

    Je n'ai jamais visité ces grottes, ces fac-similés crées pour sauvegarder l'original des effets nocifs du temps et des visiteurs. Eh bien, c'est une lacune que  j'ai envie de combler.

    Au vu des effets pervers suite à l'offrande faite au monde, en permettant à tous d'admirer ce chef d'oeuvre qui a défié le temps ( 17 000 ans c'est pas rien), l'idée de Gilles Vincent avec ce meurtre que grotte mythique a eu soin de conserve dans ses entrailles est très plausible. Préserver les beautés de la nature, égoïstement certes, pendant 20 ans, est un mobile puissant. La convoitise et la cupidité aussi !

    Une intrigue donc qui tient la route, avec des personnages bien campés, des profils psychologiques, des émotions, des sentiments bien brossés. Une plume superbe. Des descriptions qui rendent des ambiances intemporelles. De la poésie qui sublime le récit. Une histoire addictive qui se dévore en quelques heures. 

    Un roman ludique et éducatif, un esprit créatif, une intrigue bien ficelée, des secrets, de tout pour me séduire et me conforter dans mon envie de découvrir d'autres textes de l'auteur.

    Un dénouement surprenant, et attendu à la fois, pas tout à fait comme ça quand même, qui fait rêver et comprendre l'état d’esprit des protagonistes de cette aventure.

    Coup de coeur.

     

    Noir Vezere

     

     

    Noir Vezere

     

    Extraits citations

     

    " Ne plus penser au vieux Ghamo,  à la protection de la terre, au corps désormais épargné. Échapper à cette vague soudaine qu'i l'a surpris,et dont il craint le retour, un craquement intérieur, une tempête jusque là inconnue. un tumulte qu'il ne saura sans doute jamais identifier ni nommer, mais auquel il doit se soustraire, face au mort enterré pour la première fois, ce que l'on nome le chagrin

     

    "- J'ai peur Leo. Si peur que c'est incontrôlable".

    - Avoir peur, c'est être vivant Frédérique"

     

    © G. Vincent

     

     

     

     


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  • La ronde des inoccentsUne course contre la montre qui conduit le lecteur dans l'univers des enfants précoces. Un thriller sous forme de double enquête palpitante qui révélera l'existence de terribles manipulations...
    Vincent Nimier croyait tout connaître de son frère Raphaël, jusqu'au jour où celui-ci est retrouvé torturé et assassiné sur un sentier des Hautes-Pyrénées. Grâce à une mystérieuse vidéo, il découvre alors que son frère avait une femme et un fils, disparus il y a des années sans laisser la moindre trace. Vincent se lance à leur recherche, mais il ne sait presque rien d'eux... pas même leur nom.
    Une seule certitude : ils sont en danger de mort et les hommes qui ont massacré Raphaël feront tout pour les retrouver avant lui !

     

     Editeur : Points
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 19/05/2011
    Prix du livre papier : Broché 20,18€; Poche : 7,80 €
    Version numérique: 8,99 €
    Nombre de pages :  380

     

     

    La ronde des inoccentsC'est toujours un plaisir de suivre les intrigues concoctées par Valentin Musso, le frère du très prolifique Guillaume. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il faut savoir qu'ils n'écrivent pas du tout dans le même registre.

    C'est le 4e roman que je lis de cet auteur. Celui-ci étant celui qui l'a fait connaitre du grand public.

    Dans cette histoire Valentin Musso nous entraîne dans un jeu de piste, avec toutes sortes de rebondissements aussi inattendus les uns que les autres. Le lecteur est loin de s'imaginer vers quoi va nous pousser l'auteur.

    La construction de l'intrigue est particulière. Le récit est tantôt narré par un des protagonistes, Vincent Nimier, le frère de Raphael, sauvagement assassiné, qui mène sa propre enquête sur la mort son frère, tantôt  par un narrateur extérieur qui nous fait suivre Justine l'inspectrice qui mène celle sur la mort d'un adolescent à 800 km de là. Un lien entre ces 2 assassinats ?  Un autre intervenant vient pointer le bout de leur nez, faisant état de ses sentiments. Le meurtrier ? 

    Tout ceci semble un peu complexe. Cependant le style est plutôt fluide, dans un langage qui nous rappelle que  le jeune auteur est agrégé de lettres, et j'avoue que c'est loin de me déplaire. Le rythme  est soutenu, nous tient en haleine. L'auteur nous entraîne dans une aventure, qui pourrait sembler abracadabrante, si les thèmes abordés n'étaient aussi parfaitement développés, le sujet maîtrisé et la réalité confirmée par certaines  références. Un peu trop peut-être. Pour autant la lecture est ludique et enrichissante, apportant un plus à une simple enquête policière.

    Le dénouement cependant intervient trop vite, alors que l'on cherche à comprendre ce à quoi nous a mené l'auteur. 

    L'épilogue reste frustrant, bien qu'on estime, qu'il soit le seul logique. Cette fin ,trop abrupte, nous laisse avec une petite déception car on en aurait voulu en connaitre davantage sur le devenir des autres personnages, auxquels on s'est attaché, Vincent, Justine. Car l'auteur nous a fait vibrer,trembler pour eux. Le personnage central reste cependant ce surdoué d' Alexandre pour qui l'on éprouve des sentiments ambivalents. Et là encore, on aurait aimé en savoir  davantage sur son mode de pensée  sur sa manière de lutter contre son don. 

    Malgré l’évolution de l'histoire et le fait que l'auteure nous perde dans quelques digressions, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce tome qui se lit d'une traite tellement le lecteur est impatient de connaitre l'issue de cette histoire avec un soupçon de paranormal.

    Petite remarque, j'ai noté une incohérence concernant le responsable de la mort d'un des personnages secondaires. Quelqu'un l'a-t-il remarqué ?  

     

    La ronde des inoccents

     

     

     

    Extraits citations

     

    " On peut parfois commettre un acte en apparence immoral, mais dans un but  qui, lui, est juste et bon " 

     

    "- (...) il faut parfois faire le bonheur des gens contre leur gré"

     

     "on ne peut malgré soi s'empêcher de critiquer ses parents à l'aune de ses propres valeurs, comme si l'indulgence ne pouvait pas faire partie des qualités des enfants"


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