•  

     

    Qu’importe les conséquences : un meurtre reste un meurtre. Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul, refuse de transformer en suicide ce qu’il pense être un assassinat. Mais en Afghanistan, avoir des principes se paie cher et Oussama devient vite l’homme à abattre. Pour faire éclater la vérité et sauver sa vie, il va faire appel à des alliés inattendus : le mollah Bakir, taliban tout droit sorti d’Oxford, et Nick, un jeune suisse analyste dans les services secrets

     

     

     

     

    C'est grace à NetGalley et les éditions Laffont que j'ai découvert  Cedric  Bannel à travers la lecture de Baad , un coup de cœur pour les personnages et l' intrigue particulière . Je fais un peu le chemin  à l'envers puisque L'homme de Kaboul est l'histoire d' Oussama  Kandar (quel prénom lourd à porter)  le policier très attachant rencontré lors de ma lecture précédente. Mais l'auteur a su m'intriguer et m'émouvoir avec  ce personnage que j'ai souhaité en savoir davantage sur justement l'homme de Kaboul. 

    Tout comme dans le dernier volet l'auteur nous plonge dans un polar peu classique et un contexte géo-politique qu'il semble particulièrement maitriser, tant est si bien que l'on se demande en bout de course si tout ceci n'est que pure fiction sortie de l’imagination débordante de Cedric Bannel, rendue particulièrement plausible par des comportements et des situations si ressemblantes déjà mises à jour dans ce monde qui est le notre.

    Que dire  sans trop en dévoiler sur cette intrigue rondement menée, addictive et  pleine de rebondissements dans laquelle notre policier intègre se débat au péril de sa vie, agissant avec ses convictions et sa foi?

    Que dire de tous ces dommages collatéraux et le prix d'une vie quand l'argent mène la danse dans un pays qui en manque si cruellement où les conditions de vie sont pour nous occidentaux inimaginables.

    L'auteur nous entraine dans des régions d' Afghanistan  dont je ne soupçonnais meme pas l'existence, cloisonnées, isolées, dans  un pays aux si nombreuses tribus que l'on s'y perd et l'on ne peut s’étonner des difficultés a créer une cohésion inter-ethnique.

    L'auteur se penche sur la condition de la femme, et l'on ne peut que constater que le règne des talibans n'est pas à lui tout seul responsable de la place et du manque de liberté des femmes (pour n'aborder que le coté le moins sensible du problème). Non, ce pays dans les coins reculés vit encore selon de règles moyenâgeuses. Et certaines scènes sont assez violentes traduisant simplement la réalité de la vie quotidienne. Les médias nous montrent bien ce que l'on veut nous faire savoir.

    Aussi Cédric Bannel avec son protagoniste principal rend un bel hommages aux femmes courageuses qui se battent avec leurs petits moyens, molestées mais battantes mettant  au quotidien leur vie en danger. Certaines, simplement victimes innocentes de situations dans lesquelles elles n'ont aucune responsabilité  ni maitrise, comme  par exemple ne pas avoir d'enfant, se retrouvant dans le meilleur des cas répudiées, avec toutefois des conséquences dramatiques, dans les pires, vitriolées sans que personne n'y trouve à redire.

    C'est un roman fort en émotions, qui met ici face à face deux mondes differents, des hommes  dont les vies sont aux antipodes l'une de l'autre et qui pourtant vont se rencontrer et mettre tous les moyens en œuvre pour que cessent certaines exactions et prôner la justice.

    Bien évidemment les enjeux sont tels que l'épilogue ne peut être celui que l'on souhaite mais toutefois la conclusion reste très cohérente , ce qui donne à ce roman  beaucoup de crédibilité et de réalisme avec des personnages forts, attachants, charismatiques, si bien que l'on a bien envie de suivre Oussama Kandar  dans d'autres aventures.

    Une lecture en LC avec ma binôme Gaoulette qui elle va lire les enquêtes dans l'ordre, et j'ai hâte d'avoir son avis.

    Coup de cœur, pas coup de cœur ?

    J'ai du mal a me positionner après la lecture de Baad, parce qu'ayant lu celui en premier je n'ai plus la surprise suscité par la nouveauté du contexte choisi par l'auteur pour ses enquêtes policières. Toutefois ce tome reste très enrichissant culturellement, Cedric Bannel nous promène dans l' Histoire  de ce pays meurtri, en passant par la période russe,la révolte de Massoud, le règne des Talibans, le  nouveau gouvernement de Karzaï et l' occupation occidentale. Une approche particulière par un auteur  apparemment attaché à cette terre et qui semble penser que l'espoir existe et qu'avec des hommes tels que l'homme de Kaboul, ce pays peut sortir du chaos.

    A travers une enquête en toile de fond, c'est l'histoire de tout un peuple et des modes vies méconnus que Cédric Bannel auteur au parcours plutôt particulier nous fait découvrir .

     

     

    Extraits citations

     

    "il n’était pas corrompu. L'argent qu'il détournerait comme les autres serviraient à entretenir son village, son clan, et affidés. Lui même vivait simplement"

     

    "- Vous laissez des hommes l'approcher, maintenant ? (...)demanda Oussama au mari, dépassé par l'attitude de ce dernier

    - Maintenant elle est morte, ce n'est pas grave qu'un homme l'approche, répliqua l'homme entre deux sanglots.

    Il n'y avait rien à répondre a ce délire"

     

    "- la politique est un art d’exécution, qui requiert une  bonne dose de complexité"

     

    "- tu étais jeune , arrête de parler des communistes, ils ont détruit notre pays  Tout est de leur faute.

    - C'est l'obscurantisme qui a détruit notre pays Oussama. Les Afghanes n'ont pas le droit de se laisser humilier plus longtemps par des  hommes incultes. Ma mission de femme éduquée est de résister"

     

    "il se leva péniblement, lui tendit une main molle, un signe de bonne éducation en Afghanistan"

     

    "-Je préfère les communistes aux talibans, Au moins avec eux, les femmes avaient des droits"

     

    " - Tu es un crétin et un meurtrier ! Tu as tiré sur toute une famille à la Kalachnikov, pendant  quelle déjeunait tranquillement . Tout ça pour un stock de  tissu."

     

    " En Afghanistan chaque jour vécu en un seul morceau est un don de Dieu.

     

     

    © C.Bannel

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer


    5 commentaires
  •  

     

     

    BARBARIE
    Des jolies petites filles, vêtues de tenues d’apparat, apprêtées pour des noces de sang.

    ABOMINATION
    Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.

    AFFRONTEMENT
    Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l’impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l’incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.

    DÉFLAGRATION
    Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.

     

     

     

    Je ne sais pas si c'est pareil pour vous , mais il y a des périodes ou on enchaine des lectures avec des thèmes qui se regroupent d'un livre à l'autre.

    Pour moi c'est l' Afghanistan. Et pourtant je ne le fais pas de manière délibérée, après Si la lune éclaire nos pas, me voici donc de retour dans ce pays torturé, brisé qui finalement ne s'est pas bien remis des multiples guerres qui ont éprouvé le pays . Pays gangréné, premier producteur mondial de pavot à opium avec tous les trafics que cela implique pays de Daesh, d'Al-Qaïda et l'on comprend assez bien pourquoi.

    C'est ce que laisse entrevoir ce roman. Quel meilleur contexte pour ce thriller magnifiquement ficelé avec ces histoires qui ne semblent sans aucun lien entre elles, celle de Nicole et de Kandar, celle de l'assassinat de gamines par un serial-killer et la recherche d'un  grand chimiste créateur d'un drogue la plus pure au monde qui perturbe le petit monde mafieux italien.

    L'auteur à travers cette enquête policière nous décrit une société aux antipodes de la notre, avec l’importance de la religion dans la vie courante, la difficulté pour les femmes de s’extraire du carcan qui leur est imposé, et la manière très particulière des afghans d’envisager la vie, le rapport à l’autre, tout  est  choc culturel avec ces differents ethnies qui compose ce pays  et toutes les implications  qui en découle. Petits occidentaux on ne peut pas vraiment connaitre et encore moins comprendre cette société tellement c'est dépaysant à tout les points de vues.

    Cédric Bannel fait la part  belle aux policiers mettant en avant une volonté de probité, avec son personnage de Kandar , un ancien de Massoud, qui a résisté, survécu à tout, et son équipe à son image irréprochable, amoureux de son épouse, militante de la cause des femmes,une équipe qui pourtant se voit contrainte a user de la violence dans certains interrogatoire plutôt musclés dirais-je.

     D'un autre coté il dénonce la corruption, les manipulations et toutes les déviances de ces nouveaux hommes de pouvoir que le contexte géo-politique a crée de toutes pièces dans un pays en reconstruction.

    Cette intrigue est riche d'enseignements sur un pays encore à la dérive, mais dont la population reste bien que parfois fataliste assez optimiste, dans un contexte politique fragile.

    2 volets donc traités en alternance qui vont se rejoindre et c'est au fur et à mesure que nous arrivons au bout de cette enquête .

    Un roman captivant et addictif, avec des personnages on ne peut plus réalistes et particulièrement attachants pour leur noblesse d'âme. Deux personnages principaux que l'on a du mal à quitter le soir.

    Le style de l'auteur est plaisant et efficace sans lourdeur malgré les descriptions et la documentation partagé sur de nombreux domaines. Le suspens est bien dosé pour nous tenir en haleine tout en ne nous entrainant pas dans un rythme effréné.

    Tout au long de cette lecture on ressent l'attachement de l'auteur pour ce pays et ces Afghans qui  gardent l'espoir de construire un monde meilleur. Oussama Kandar incarne ce héros d'un pays actuellement blessé, fracturé, en quête de stabilité.

     Je remercie Net Galley et les éditions Laffont pour cette découverte, un coup de cœur pour les personnages, le coté éducatif, et la passion de l'auteur qui transpire au fil des pages pour ce pays et sa population aux ethnies si diverses, dont il nous offre un aperçu très visuel.

     A lire absolument. Je vais moi à contre sens découvrir L'homme d Kaboul avec le personnage de Oussama Kandar

     

     

    Coups de Coeur

     

     

    Extraits citations

     

    " en un an il avait deja amassé  près de deux cent cinquante mille dollars De quoi s'acheter une belle maison avec l'eau courante et électricité, un Toyota en bon état et deux épouses neuves"

     

    "un ventre fertile de bonne qualité devait produire des  garçons pour pérenniser le clan, c'etait ainsi"

     

    " la guerre a cet étrange pouvoir de réunir des hommes très differents par une fraternité d'une intensité inouïe, dont le temps ne vient jamais a bout"

     

    " dans cette période  terrible qu’avoient été les années 1990 personne e pouvait affirmer avoir été tout blanc ou tout noir"

     

    " s'allier à un petit Satan lorsqu'on veut en détruire un grand, n'est ce pas la base de toute politique internationale?"

     

    © C. Bannel

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer


    3 commentaires
  •  

     

     

    La vie est difficile quand on est alcoolique « en pause » et journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l'Islande. Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé par la mondialisation et l'arrivée des émigrés. Un petit chien disparaît, une vieille dame téléphone pour dire que la mort accidentelle de sa fille arrange bien les affaires de son gendre. Des adolescents se suicident. Un reportage sur la troupe de théâtre du lycée est publié, et le jeune et talentueux acteur qui tient avec tant de conviction le rôle principal disparaît...

    Pour échapper aux chiens écrasés et aux radios-trottoirs, mais surtout pour contredire l'ambitieux rédacteur en chef qui le téléguide depuis la capitale, Einar enquête sur cette microsociété gangrénée par la corruption, la drogue et la « politique des cousins ». Il étudie le théâtre classique et découvre un présent inquiétant peuplé lui aussi, si on y regarde bien, de sorcières.

     

     

     

     Cette lecture est très originale et enrichissante pour ceux qui comme moi ne sont pas familiarisés avec les romans d'auteurs nordiques spécialistes du polar.

    Nous plongeons dans une approche on ne peut plus éloignée des concepts connus de celle des Américains, des Français ... et même de la littérature Anglaise .

    Ceci peut sembler déroutant dans un premier temps, tant il semble que tout ne soit que digressions et sans liens apparents avec notre affaire, nos affaires devrais-je dire. Et pourtant pas à pas, notre journaliste enquêteur, personnage récurent de notre auteur, du moins m'a-t-il semblé, nous rapproche de la solution de l'énigme.

    Cependant, l'auteur ancre son histoire d'une manière on ne peut plus réaliste dans un contexte politico-social contemporain. Nous entrevoyons et vivons la mondialisation , l’immigration,  les débauches sexuelles et la consommations de drogues, d’antidépresseurs et les répercussions sur la société Islandaise à travers le regarde d' Einar, notre protagoniste principal.

    J’admets que parfois je me suis un peu perdue en route tellement certains sujets sont particulièrement devellopés.

    Toutefois pour la majeur partie de l'histoire j'ai énormément apprécié cette lecture instructive sur un pays dont je ne connais rien. Un pays qui pour autant ressemble au notre, avec sa jeunesses et ses propres préoccupations, ses hommes politiques, ses hommes de pouvoir.

    Saviez vous qu'un Islandais n'a pas de nom de famille mais est "l'enfant de " ? par exemple en Islande je serais Marie Antoinessdóttir.

    Dans ce roman, la culture Nordique et le mystère liée à la magie est très présente, toutefois ce n'est pas le volet principal de cette histoire comme le titre semble le suggérer à moins que l'on l'analyse autrement.

    Le dénouement reste assez surprenant en liant des affaires et des évènements qui ne semblaient au prime abord sans liens.

    L'auteur qui s'attache consciencieusement à nous nous démontrer que tout n'est pas ce qu'on l'on pourrait croire. J'avoue  n'avoir eu aucun soupçon et la divulgation de l’énigme est très menée.

     J'ai apprécié le style d' Arni Thorarinsson, fluide , agréable, les personnages sont très visuels, meme si je les ais un peu confondus à cause de ses prénoms qui ne nous ne sont pas familiers, et les personnalités des personnages bien marqués,un petit groupe très réaliste aux prises avec un quotidien pas du tout édulcoré. Homosexualité, narcissisme, soif de pouvoir, manipulation, contexte, social et évolution des mœurs, l'auteur nous en brosse un tableau qui défi le temps et  les frontières. 

    Un polar qui ne plaira pas à tout le monde, bien loin des thrillers psychologiques et des policiers sanguinolents et menés tambour battant. Le style de l'auteur est aux antipodes d'un Harlan Coben ou un Chattam, mais la lecture a été pour moi très plaisante et additive.

    Merci Marie pour m'avoir permis de faire cette découverte, meme si  en fan de polar qu'elle est, je pressens qu'elle n'a pas vraiment accroché à cette lecture. J'attends donc son avis avec impatience.

     

     

     

     

    Extraits citations

     

     

    " - Je veux vivre dans un pays ou l' Etat définit ses besoins en fonction des gens du commun"

     

    "-quand on n'a guère de choix, tous sont mauvais"

     

    "- les gens récoltent ce qu'ils sèment

    - Ce dicton s'est vérifié dans le cas de son frère ? "

     

    " Le bon exemple pour chacun ? Le meneur admiré de tous , c'est ça ?

    -il ne voulait rien faire qui risque de l'affaiblir."

     

    Je repense à la rescription que le Dr Karl Hjartarson m'a faite du Narcissistic peronality disorder( ....) Il avait expliqué que ce trouble de la personnalité conduisait à une conscience altérée une absence de sens moral et à  des illusions sur la réussite, les capacités et le génie de celui qui en souffre"

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer


    2 commentaires
  •  

    Jusqu où iriez-vous pour protéger votre enfant ?

    L' affaire semble évidente lorsque DD Warren arrive sur les lieux : maltraitée par son mari violent, l agent de police Tessa Leoni a fini par craquer et l a descendu à coups de revolver. Pourtant, elle se mure dans le silence : pas un mot au sujet de son mari décédé, ni sur la mystérieuse disparition de sa petite fille de 6 ans qu elle aime pourtant par-dessus tout... Que cherche-t-elle à cacher ?
    La coriace et désormais incontournable DD Warren mène l enquête. Enceinte depuis peu, en couple avec son ancien amant et collègue Bobby Dodge, elle se retrouve plongée dans le sombre passé d une femme finalement pas si différente d elle, prête à tout pour sauver sa fille...

     

     

     

     En premier lieu je tiens à remercier Marie qui m'a offert ce livre dans le cadre d'échanges de livres entre copinautes. Friande de romans policiers , elle est de bon conseil et cette fois ci ne failli pas à la règle.

    C'est le deuxième roman de Lisa Gardner que je lis, le dernier étant une LC avec Marie justement La maison d'à coté, le prochain sera Famille parfaite.

    J'avoue accrocher au style de l'auteure et être un peu surprise de constater qu'une fois encore les relations familiales et la place de l'enfant y est très importante.

     L'histoire est très addictive, pleine de rebondissements inattendus, les personnages récurrents de D.D Waren l'inspectrice et Bobby Dodge sont charismatiques et attachants.

    Cette intrigue nous pousse a de propres questionnements dont jusqu'au irions nous par amour pour notre enfant ?

    C'est aussi ce que ce demande D.D Waren enceinte dans cet opus et Bobby récemment papa.

    Pour autant cela justifie-t-il certains actes ? Je ne saurais répondre à cette question.

    Cette enquête est menée tambour battant, un réel changement de style après ma lecture d'un polar nordique aussi proposé par ma binome de lecture.

    On en sort un peu essouflé, à suivre d'un coté Tessa (la  présumée coupable ou victime innocente d'un mari violent ?)  qui nous fait vivre les événements en direct avec ses émotions , et les enquêteurs de l'autre.

     L'auteur est assez brillante car malgré le fait que nous suivions Tessa, nous n apprenons pas trop vite la vérité.  J'avoue qu'elle sème bien les petits cailloux et le doute jusqu'au bout., très très

     

     

     

    qui m'a tenue en haleine une bonne partie de la nuit tellement j'étais impatiente de connaitre le dénouement.

     

     

    Extraits citations

     

    " Qui tu aimes ?

    Une question qui engage votre vie, façonne votre avenir, guide presque chaque instant de vos journées"

     

    "le danger est partout. Tout le monde est suspect. Tous les suspects mentent"

     

    " c'était la triste règle de la disparition d'enfant: la plupart du temps le danger vient de l’intérieur de la maison , pas de l’extérieur"

     

    © L. Gardner

     

     

     

     

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer


    1 commentaire
  •  

     

    Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin: sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1: son mari Jason.

    Dès que l'inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d'empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie" ...

    Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher? Mais de qui?

     

     

     

    On se passionne immédiatement pour cette intrigue particulièrement ficelée. Tout n'est que questions, suppositions et intrigues.

    A quoi joue donc Jason ? Quel sombre secrets  cache-t-il au point qu'il préfère sacrifier sa femme à sa fille, c'est du moins l'impression  qu'il nous donne

     Cependant, ce personnage reste assez passionnant, charismatique, et nous éprouvons de l'empathie pour lui.

    Qu'en est-il de Sandra ?  Cette jeune mère, et épouse parfaite aux  yeux des autres est-elle vraiment ce qu'elle parait ? Fugue ou meurtre ? Mari et voisin pervers suspects ?

    Cette intrigue est passionnante et addictive.  Au fur et à mesure que l'on avance les questions ne diminuent pas au contraire.

     Nous en apprenons davantage sur les personnages, par un mode de narration un peu particulier qui donne la parole à la disparue et c'est elle qui au fur et à mesure de l’avancée de l'histoire nous en apprend sur sa famille, petite famille composée de Ree, Jason et elle.

    Entrée en scène du père de Sandra et encore plus de questions. Les soupçons se portent davantage sur le mari au comportement des plus curieux! Qu'en est il du jeune Aiden le voisin fiché comme prédateur sexuel!

     A son propos l'auteur nous fait nous questionner sur les limites de la loi. Quelles sont les chances de ces criminels de payer leur dette, existe-t-il des grades de dangerosité  dans ce genre de délit ? Peut-on punir les uns et les autres de la meme manière? Quels sont les risques de dérives dans l'établissement de tels fichiers accessibles à tous? Est-il justifiable d'avoir des a priori devant certaines personnes au passé coupable ?

    D'un autre coté , tout ne parait pas forcement ce qui semble. Quels sont donc les sombres secrets de notre couple Jason/ Sandra, coupables ou victimes ?

    Ce roman m'a tenu en haleine et émue, et de pages en pages j'ai douté encore et encore.   L'auteur jetant encore un pavé dans la mare quand j'étais intiment convaincue de  mon raisonnement.

    Les révélations finales m'ont moyennement surprises, mais le cheminement était particulièrement parfaitement articulé pour une fin somme toute prévisible.

    Merci Marie pour cette LC et cette  belle découverte

     

     

     

     

    Extraits citations

     

    "il devait allumer la télé prendre des nouvelles de sa vie "

     

    " nous savons que les monstres existent  et qu'ils ne vivent pas tous dans les placards"

     

    "sans tristesse il ne peut y avoir de joie et donc un bonheur éternel ne serait pas si heureux que ça"

     

    "on peut être amoureux et se sentir encore incroyablement seul" 

     

    "-il y a des choses que l'on ne retrouve plus quand on les perdues "

     

    " les gens mentent .c'est aussi instinctif que respirer, nous mentons parce que c'est plus fort que nous. Mon mari ment , il me regarde droit dans les yeux dans ces cas là"

     

    "a cette époque je croyais que l'amour  pouvait à lui seul faire panser toutes les blessures. Je ne suis plus si bêt"

     

    ©L. Gardner

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique