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    Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant.
    Quand Malone, du haut ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit.
    Il est le seul... Il doit agir vite.
    Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche.
    Le compte à rebours a commencé.
    Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Quel les masques tombent.

    Qui est Malone ?

     

     

    Je n'étais toujours pas une inconditionnelle de Michel Bussi , comme ma sœur ou comme Marie qui vient de proposer ce tome en LC. Cependant, après Nymphéas noirs , j'ai décidé de lancer une chance à l'auteur de me séduire totalement . Et bien j'avoue que peut-être mais ...

    Ok ! Vous vous demandez donc:  mais qu'est qu'elle a encore celle-là a se plaindre ?

    Et bien c'est que j'ai toujours du mal à rentrer dans l'histoire. Il m'a fallu revenir aux premiers chapitres pour comprendre le début de l'intrigue.

    Pour le reste , j'avoue que la plume de l'auteur est très plaisante, les décors sont bien plantés et les sujets particulièrement intéressants voire fascinants. parce que je ne sais pas vous, mais moi  je me suis toujours interrogé sur la mémoire enfantine. Oui à partir de quel age a-t-on des souvenirs, ceux-ci sont ils vraiment des souvenirs, les nôtres plus exactement ou nous les sommes nous appropriés à force de les avoir entendus ?

     Il y a quelques jours ,mon fils 33 ans, me raconte une histoire, je le regarde surprise, et lui demande comment il peut se rappeler d'un évènement qui s'est déroulé 30 ans plus tôt, j'avoue que ça me laisse perplexe. Mes plus vieux souvenirs remontent à l'âge de 4 ans, avant c'est le vide total et encore comme l'explique un de nos protagonistes le psychologue Vasile , ce ne sont que des flashs très fugaces

     Donc oui cette histoire m'a particulièrement intriguée. Le tout est particulièrement bien construit,  et l'approche sur la mémoire des enfants particulièrement bien traitée.

    Nous suivons 2 enquêtes parallèles sans liens apparent entre elles. D'un  coté notre commandante s'efforce d’arrêter les responsables d'un cambriolage à Deauville qui s'est très mal terminé avec plusieurs victimes chez les truands et la police et d'un autre coté une enquête qui n'en est pas vraiment une sur une demande d'un psychologue scolaire qui suit Malone, un petit garçon de 4 ans qui ne ne cesse de répeter que sa mère n'est pas sa vraie mère.

    Pourtant tout concorde, alors délires d'un gosse ?

    Brusquement tout s’accélère et l'auteur nous entraine dans une course poursuite, celle du début de roman en fait.

    Je commence à comprendre le mode de construction de l'auteur et a l’apprécier. L’énigme est captivante et les questions commencent à pleuvoir.

    Malone a-t-il été protégé par sa vraie mère? Et si oui , pourquoi? Existe-t-il un lien entre les 2 enquêtes ? A-t-il été enlevé ? Est-il un enfant de remplacement pour une mère en mal d'enfant ?

     Au fur et à mesure nos yeux se dessillent et le fin mot de l'intrigue devient très compréhensible.

     Toutefois j'avoue que l'auteur m'a vraiment scotchée avec un final assez époustouflant et je suis séduite. A mon avis malgré le fait que j'ai un peu galéré au début , ce roman est avec Nymphéas noir est mon préféré.

     Je pense que  Michel Bussi a trouvé son rythme de croisière et surtout son style architectural, si j'ose dire. Et ce pour mon grand plaisir.

     

     

    Extraits citations

     

    "Quelqu'un que l'on aime, que l'on aime vraiment, il faut parfois oser le laisser partir loin Ou savoir l'attendre longtemps C'est une vraie preuve d'amour , la seule peut-être."

     

    " le déni du traumatisme est une forme de protection qui ne règle rien! pour vivre avec un traumatisme, il faut  l'affronter, le verbaliser,l'accepter"

     

    "mais il ne se passe pas une vie sans que le souffle la tempête et sans que tout soit à recommencer"

     

    "tu vois Gouti, les vrais trésors ne sont pas ceux que l'on cherche toute sa vie, ils sont cachés près de nous depuis toujours"

     

    © M. Bussi

     

     

     

     

     

     

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    En pleine campagne, près de la petite ville d'Ystad, au sud de la Suède, un fermier découvre le corps sans vie de son voisin, atrocement massacré.
    La femme du malheureux ne vaut guère mieux: étranglée par un curieux nœud coulant, elle n'aura que le temps de murmurer "étrangers," avant de décéder à son tour à l'hôpital. Qui peut bien avoir commis pareille horreur et dans quel but ?
    Et pourquoi le ou les assassins ont-ils nourri la jument du vieux couple ?
    L'inspecteur de police Kurt Wallander se serait bien passé de cette enquête alors qu'il regrette le départ de sa femme, que sa fille refuse de le voir et que son père l'inquiète.
    Évidemment, les médias n'arrangent pas les choses. Mais faut-il vraiment suivre la piste des étrangers ? De nouvelles révélations faites par le frère de la vieille dame assassinée vont orienter et compliquer la tâche de la petite équipe de Wallander.

     

     

     

     C' est le troisième auteur Suédois que je découvre, et il faut reconnaitre que le style et leurs héros sont plutôt comme ici des anti héros.

    Kurt Wallanger , dont nous suivons la première enquête ici et va devenir le personnage récurrent de Henning Menkele,  n 'a pas le physique d'une star de cinéma, ne parvient pas  à résoudre ses enquêtes en un claquement de doigts, a de fortes tendances à l'alcoolisme mais cependant  est un bon  enquêteur assez anticonformiste.

    Et oui une approche des plus réalistes de la vie des policiers sur le terrain et dans leur vie personnelle. Cette vie personnelle que nous devons, en principe laissez à la porte de notre lieu de travail.

    Nous ne sommes donc pas transportés dans des décors de cartons pâte ,mais le quotidien des enquêteurs, manque d'effectifs, monstruosité des meurtres, évolution de la société.

    Une société,  dans laquelle les implications politiques ,perturbe l'ordre préétabli, qui découvre la xénophobie, le racisme face à l'arrivée des migrants en recherche d'asile, comme chez nous non ?

    Et de notre inspecteur , en fait est ce  son statut ? de s'interroger sur ces changements, sur cette nouvelle violence, sur les crimes qui évoluent vers quelque chose de différent de par le passé Mais ne s'illusionne-t-on pas , notre regard sur hier,  est il vraiment juste ou flouté avec cette idée qu'avant  comme nous le disons souvent c'etait différent? Mieux en quelque sorte ?

    Nous avançons donc dans cette enquête avec un Kurt désabusé , tourmenté mais persévérant, un flic ordinaire brossé par l'auteur. Un homme qui avance chaque matin alors qu'il s'enivre souvent dans ses nuits solitaires pour oublier sa solitude justement, une femme qui l 'a quitté,  une fille qui erre Dieu ne sait où, un père exigeant qui devient sénile.                         

    Ce flic malgré tous ses defauts , on s'y attache, on éprouve de l 'empathie pour lui, il accumule  les ennuis, il nous fait sourire parfois par son coté Pierre Richard maladroit, mais bon c'est un flic que ne sort pas indemne de ses courses poursuites comme dans la vraie vie.

    Autour de lui toute une équipe, vivante, une vraie diversité d'opinion,  avec un personnage secondaire qui  prend un peu de place , Rydberg, le pendant de Wallanger en quelque sorte, qui le pousse à  plus de réflexions.

    Une enquête oui, mais surtout la mise en place des personnages par l'auteur pour les opus suivant  avec Wallanger comme protagoniste principal

    Étrangement , j'ai , à la fois trouvé ce roman addictif et ennuyeux par moments. Kurt Wallanger dérange un peu, peut être son coté plus vrai que nature, tellement aux antipodes de les héros de polars Américains

    C'est vrai qu'on est loin des courses poursuites, bien davantage d'une approche psychologique et plus particulièrement de celle de l'inspecteur, des modes de vie en Suède, de dysfonctionnements  réels ou supposés évoqués par l'auteur.

    Cette lecture reste assez plaisante, de part le style de l'auteur et donne l'envie de suivre un peu ce flic sur d'autres enquêtes.

    Un auteur à découvrir.

     

     

    Extraits citations

     

     

    "il observa ensemble du camp

    il aurait suffit de l'entourer d'une clôture de fil barbelé et il aurait fait un magnifique camp de prisonniers, se dit il"

     

    "La justice, ce n'est pas seulement le fait que les gens qui commettent des crimes soient punis. Pour nous, c'est aussi le fait de ne jamais renoncer."

     

    "Vieillir, c'est être en proie à l'inquiétude. L'inquiétude envers tout ce qui vous faisait peur quand on était enfant revient quand on est vieux..."

     

    © M.Mankell

     

     

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    Printemps 1920. Un prêtre est retrouvé sauvagement assassiné au Sacré-Coeur, à Montmartre, le coeur arraché, affublé d'une croix et d'une couronne d'épines. Quelques jours plus tard, un deuxième prêtre est tué selon le même rituel macabre à Carcassonne.
    Pour démasquer le meurtrier, c'est le secret de sa propre histoire que François-Claudius Simon, l'ancien orphelin devenu l'un des plus brillants policiers de sa génération, va devoir percer. Un secret douloureux qui va le plonger au coeur d'une des plus grandes affaires du début du XXe siècle : celle de l'abbé Saunière, petit curé de campagne devenu richissime après avoir découvert un inestimable trésor dans son église. Entre mythe et réalité, la nature de ce trésor fascine et divise aujourd'hui encore historiens, chercheurs et passionnés d'ésotérisme.

    Formats disponibles

    • Format : papier
    • Editeur : NIL
    • Parution : 14 Avril 2016
    • Nombre de pages : 368
    • Prix : 20,00 €
    • ISBN : 2-8411-1896-7
    • Format ebook
    • ISBN 9782841118977
    • Prix 13,99 € (EUR)

     

     

    Je tiens  tout d'abord a remercier NetGalley et les Editions  Robert Laffont et Nil pour m'avoir permis de découvrir  l'auteur Guillaume Prévost.

    Depuis quelques temps deja , j'étais tentée  par les avis positifs d'autres blogueuses. Et bien voilà c'est fait et je suis conquise.

    Fan de policier et de mystères traitant d’ésotérisme, j'avoue que j'ai trouvé mon compte en suivant cette intrigue

    L'action se situe en 1920 , dans le Paris des années folles,  songeons nous d'emblée mais ce n'est pas ce qui est mis en avant et nous suivons la cinquième enquête de Francois Claudius,  inspecteur au 36 quai des Orfèvres.

    L'auteur met en scène donc un jeune policier tourmenté par son passé et son équipe, tant bien , nous le comprenons très vite,  dans sa vie professionnelle et privée. Vie privée en lien avec cette sombre histoire. Pour autant l'auteur sans vraiment trop entrer  dans les détails pose juste le nécessaire à la compréhension  de cet opus, pour tous les lecteurs  qui  commencent par ce tome. C'est mon cas.

    L'intrigue est très habillement menée, quels liens entre de monstrueux assassinats de prêtres et le secret du légendaire  Béranger Saunière , voire de Blanche la mère de François ? En quoi lui meme est il concerné , au point d'être lui meme manipulé, et pourrait être meme suspecté?

    Si le rythme n'est pas celui d'un Da Vinci code, l’intrigue pleine rebondissements par certains cotés lui ressemble.

    Qu'en est il de la vérité sur l'histoire chrétienne ? Ici l'auteur nous entraine sur un autre registre, existe-t-il une vérité cachée concernant la mort de Jésus? La mise à jour de documents ébranleraient-ils la foi  ? Les Évangiles seraient ils mensongers ?

    Ce thème bien sur est récurent, mais c'est une réalité que le doute sur la fiabilité de tout  un pan de l'histoire du Christ remettrait énormément en cause le statut de celui ci.

    J'ai donc aimé ce coté de l'intrigue et pour ce Guillaume Prévot nous entraine de Paris à Rennes le Château, en passant par Carcassonne et Budapest dans les pas de François.

    C'est avec plaisir que j'ai marché à sa suite sur des lieux  qui m'étaient connus ( Paris et Rennes le Château ) particulièrement bien décrits pour que je puisse les reconnaitre.

    L' histoire de l'abbé Saunières je la connaissais , et à ce jour tout n'est encore que conjonctures, le secret emporté dans sa tombe, mais l'approche faite par l'auteur n'est pas des plus improbables. C'est pourquoi j'ai trouvé cette intrigue  cohérente et réaliste.

    Le style de l'auteur est plaisant, percutant efficace, l' histoire de la traque menée par notre jeune policier est particulièrement orchestrée. L'auteur nous mène où il veut. Surtout à la conclusion de précédents tomes. Il nous tient en haleine ,dans son style propre pas haletant et pour autant très efficace. Page après  page, il répond à nos questions alors que l'on avance dans la résolution de l'énigme, pourquoi ce jeune enfant de cœur est  devenu un monstre , assassinant des prêtres et mettant en scène ses meurtres, et toujours cette question quel est donc le lien avec François, son passé, sa mère? Nous découvrirons une raison terrible qui pour autant ne justifie pas ces atrocités.

    Les personnages récurrents , on le devine, dont notre protagoniste principal, sont attachants, et j'avoue que je suis très curieuse à son endroit , parce que meme si n'avoir pas lu les enquêtes précédentes , ne gène ( je pense l'avoir deja dit) pas pour comprendre celle ci, j'aimerais en savoir davantage sur le jeune François et la plume de  l'auteur m'ayant plu, je pense me pencher sur les opus précédents et les suivants meme

    En conclusion , un bon polar, pas de ceux qui vous tiennent en haleine toutefois, que je rangerais plutôt dans le genre Anglais, mais mon style aussi.

    Pour ceux qui aiment ce genre litteraire , je conseille de découvrir cet auteur en commençant si possible par les premiers tomes ( oui parce qu’ici se conclut les aventures de l' Équarrisseur) dont voici l'ordre

     

     

    • La Valse des gueules cassées
    •  Le Bal de l'Équarrisseur
    • Le Quadrille des Maudits 
    • La Berceuse de Staline
    • Cantique de l'assassin

     

     

     

     

     Extrait citations

     

    "mais le compromis est une herbe folle  qui trouve toujours à s'épanouir"

     

    "- ne t’inquiète pas , le rassura-t-elle, mon fleuve de larmes à moi , il y a longtemps qu'il a rejoint la mer"

     

    "-les gens ne sont jamais ce qu'ils paraissent erre, rappela François"

     

    © G. Prévost

     

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  • À l’unité des Affaires non résolues du LAPD, les victimes meurent rarement une décennie après le crime. C’est pourtant ce qui arrive au mariachi Orlando Merced : le musicien succombe à ses blessures dix ans après avoir reçu une balle lors d’une fusillade apparemment sans autre but que celui de faire respecter la loi des gangs et de terroriser la population. L’inspecteur Harry Bosch hérite donc d’une affaire avec un cadavre certes encore frais, mais aux pistes quasi inexistantes. Rien de mieux pour un vieux de la vieille comme lui qui doit enseigner le métier à sa nouvelle coéquipière Lucia Soto. Étoile montante du service après s’être comportée de façon héroïque au cours d’une fusillade, elle n’a néanmoins aucune expérience véritable du travail d’enquête et c’est à Bosch qu’on demande de la former avant de prendre sa retraite. Décision de la hiérarchie. Mais l’affaire se révèle politiquement très « sensible » : la balle qui a mis tant de temps à tuer le joueur de vihuela n’aurait pas été tirée au hasard.

    Sans même parler du fait que ce crime en cache un autre aux enjeux encore plus importants : la mort de plusieurs enfants lors d’un incendie qui, lui, s’est déclenché vingt ans plus tôt.

    Tout risquer pour trouver la solution ou, plus sûrement, laisser dormir des secrets bien compromettants, tel est le choix qui s’offre à ces deux inspecteurs aux destins bouleversants.

    Titre VO: The Burning room

     

     

    Formats disponibles

     

    Format GF cartonné

    ISBN 9782702156537

    Prix 21,90 €

     

     

    http://ekladata.com/kuJNOFVjdf9-QHZfcL6BXGyO5-E@400x100.png

     

    Une couverture sublime pour ce dernier roman de  Michael Connelly avec pour personnage principal notre incontournable  Harry Bosch

    Alors comment résister  ?

    Merci donc à NetGalley et encore une fois aux Éditions Calmann-Levy ( qui devient au fil de toutes ces propositions ma maison d’Éditions préférée par la diversité de ses publications) 

    Comme de coutume quand on est fan du héros et de l'auteur , on ne peut être déçu.

    Une intrigue et déroulement assez classique pour qui connait Connelly, une plume agréable,fluide, addictive, une approche des fonctionnements de la police,du déroulement de l'enquête et de l'influence politique avec ses enjeux.  Ce besoin de marcher parfois sur les œufs, bien ficeler le dossier pour le procureur afin de s'assurer que les coupables  soient jugés comme il se doit.

    Pour ceux qui ne connaissent pas l'auteur , il ne faut pas s'attendre à un  policier haletant, c'est bien plus une approche psychologique , des personnages y compris les inspecteurs.

    Mais on se laisse prendre par cette énigme : Orlando Merced personne visée  ? (mais qui pourrait en vouloir à un simple musicien mariachi?) ou victime collatérale d'un gang , ou autre ? 

    En parallèle nous suivons les enquêteurs sur 2 autres affaires des Cold cases, en lien ?

    Personnellement j'aime beaucoup ce style de roman , tout autant qu'un thriller haletant dans lequel tout se passe bien trop vite Ici c'est le monde réel et Michael Connelly maitrise son sujet c'est évident, il connait bien toutes les arcanes du pouvoir , ses implications au sein de la police avec ce coté frustrant pour les enquêteurs  pour qui "tout le monde compte ou personne" et les implications sur les fonctionnements des divers groupes d'investigation policière qui se chamaille parfois les affaires  (mais ou est donc l’intérêt de la victime dans tout çà ?).  C'est un peu ce que dénonce finalement l'auteur dans tous ces romans avec cette politique et police étroitement mêlés, nous sommes en Amérique et les organisations ne ressemblent pas vraiment aux nôtres.

    L'auteur s'attache à nous dépeindre des personnages droits et honnêtes, pour  ceux qui suivent les enquêtes de Connelly , nous retrouvons un Harry Bosh toujours  sur le fil rouge avec sa hiérarchie. Ses méthodes et ses propos dérangent alors qu'ils respectent  juste une ligne de conduite en lien avec ses valeurs morales.

    Nous rencontrons ici Lucia Soto jeune inspectrice, que l’inspecteur Harry coache, le vétéran et la petit nouvelle, un duo de choc investi, qui croit en leur mission punir les coupables, rendre justice aux victimes

    Personnages attachants, charismatiques qui donnent envie que l'on suive d'autres de leurs aventures. Un classique du genre avec lequel on passe un bon moment, pas de violence , ni trop d’hémoglobine, une aventure bien ficelée pour les fans du genre .

    je viens de découvrir qu'une série télé a commencé à être diffusé  à partir du 22 mai. intéressant !

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

    Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

    Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

    Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

     

     

     

    Parfois il m'arrive de comprendre certaines choses de travers . Je crois que c'est le cas ici,Parce que certaines de mes amies vantaient Le livre de Baltimore d'un auteur pour moi alors inconnu, j'ai cru comprendre qu'il valait mieux suivre l'ordre chronologique et il m'avait semblé que les chronique étaient bonnes.En réalité c'est tout ou rien à ce qu'il semble.

    Que dire de ce roman à l'intrigue et aux rebondissements si surprenants qu'il eût pu être une belle aventure. Si ce n'est que ce fût un défi que de parvenir aux dernières lignes.

    C'est terriblement dommage, mais je me suis perdue dans les méandres d'une analyse sociétale qui un temps a su me passionner (pour être honnête  pendant1/4 de ma lecture)  Malheureusement les chapitres redondants ont fini par avoir raison de ma patience. Au point de faire quelques sauts et pas que de puce !

    En 1975 dans une petite ville de l' Amérique profonde, avec son église, son "diner ", ( le coté ambiance et descriptif est peu rendu ) il n'est pas moral de tomber amoureux d'une jeune fille de 15 ans , surtout quand on a le double de son âge. De nos jours non plus d'ailleurs c'est plutôt perçu comme de la perversion.

    Harry Quebert ,auréolé de gloire de par son statut d'écrivain, est pour cette petite ville  un personnage qui fait rêver et vend  du rêve et les bonnes familles d' Aurora ne peuvent que souhaiter le côtoyer, l'avoir pour gendre ou pour fiancé selon son âge.

    Pour autant le personnage ne m'a pas été sympathique, dès le début quelque chose m'a dérangé en lui, son histoire d'amour ne m'a convaincue. Je ne suis pas non plus parvenue à m'en faire une idée représentative , (ni de Marcus d'ailleurs)

    La construction de l'histoire avec ses nombreux flash-back vers 1975  pour l'histoire d'amour entre Nola et Harry et plus tard  les chapitres traitant de la relation d'amitié entre le mentor et son élève , le narrateur,n'est pas vraiment attrayante.

    Et si pour autant le thème au centre de cette intrigue avec cette chasse aux sorcières contre un homme encensé un temps pour son chef d’œuvre , Les Origines du mal ( et j'avoue que se titre m'a beaucoup fait m'interroger, comme un aveu de culpabilité) , mais aujourd’hui honni pour avoir eu une relation avec une jeune fille, le meurtre devenant un peu accessoire , reste un sujet d'actualité, et à mon sens mal exploité Aucune sensualité dans la relation amoureuse  scandaleuse entre Nola et Harry, quelques dialogues d'une vacuité déconcertante , et cette rengaine de Nola chérie dans la bouche d'un adulte de 34 ans qui a fini par me donner de l'urticaire! 

    50% de ce roman pourraient être effacés sans pour autant nuire à l’intrigue, comme au contexte et aux thèmes. Oui parce qu'on trouve de tout dans ce livre : la  caricature de la bonne mère juive , le pouvoir de la presse , l'analyse de la littérature avec  un écrivain donneur de  leçons d'écriture ( et j'avoue que ces leçons là au nombre de 31 m'ont super ennuyée), un Formidable qui n'en est qu'un parce qu'il s'efforce de ne jamais tomber en évitant une concurrence qui pourrait lui être nuisible, des protagonistes monstrueux qui se cachent sous des façades honorables. 

    «Un bon livre est un livre que l’on regrette d’avoir terminé" nous affirme Quebert dans sa dernière leçon et je dois reconnaitre que je suis totalement d'accord , cependant il faut croire qu'il ne l'est pas pour moi puisque je n'éprouve aucun regret, si ce n'est que du soulagement de l'avoir enfin terminé.

    Ce roman prix Goncourt des lycéens ( comme quoi un Goncourt ...) ne me laissera pas donc un sentiment de plaisir, malgré son coté polar et suspens, le coté rapport humain que l'auteur semble avoir voulu également mettre en avant avec la relation de Marcus avec son mentor n'a pas suscité chez moins beaucoup d'émotions, si ce n'est que franchement ces deux écrivains sont terriblement tristes. Ce n'est guère surprenant que  le narrateur, ne parvienne pas à entretenir de relations amicales et encore bien moins amoureuses, et c'est tout juste croyable qu' Harry est pu susciter un peu d’intérêt parmi la gent féminine ( encore ici son statut d'écrivain est mis en avant)    

     Que dire des autres personnages?  Trop nombreux beaucoup trop ! Certains de ce fait sont très légèrement survolés, l'auteur veut ici traiter trop de sujets en même temps et nous perd en route tout au moins ce fût cas. Un des personnages importants de cette intrigue  Luther Caleb est assez négligé de mon point de vue.

    Malgré les rebondissements, ce roman qui aurait pu être un polar honorable perd beaucoup de son charme au fil de l'intrigue,par sa longueur, par son style haché avec trop de flash-back, et surtout son coté apologie de l'écrivain Le tout avec une écriture simpliste et la seule chose qui m'a fait avancer  c'est  d'obtenir la réponse à ma question : Quebert est il le meurtrier de Nola ?

     

     

     

     

    avec Gaelle

     

     

    Extraits citations

     

    "L'amour c'est une combien que les hommes ont inventée pour ne pas avoir à faire leur lessive"

     

    "- personne n'est libre mon garçon.Nous sommes prisonniers des autres et de nous même"

     

    "- ce n'est pas qu'on veuille mourir, dit Nola C'est qu'on ne peut plus vivre"

     

    "on regrettera que les juifs puissent être blancs de peau parce que cela les rendaient moins visibles Au moins les noirs avaient l'honnêteté d'être Noirs"

     

    " Voici le monde d’aujourd’hui: un monde où deux être qui s'aiment ne peuvent se tenir la main"

     

    "- Car je crois que c'est çà votre problème : vous n'avez pas  encore saisi l'importance de savoir tomber"

     

    " Le Formidable ne voulait pas se bruler les ailes Le Formidable voulait rester le Formidable"

     

    "- Marcus : les chefs d’œuvres ne s’écrivent pas  Ils existent par eux même'

     

    " Ou que vous fuyiez vos problèmes s'invitent dans vos bagages et vous suivent partout"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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