•  

    Hortense1993 : Sophie Delalande est folle d'amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu'elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense.
    2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d'un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?
    Une intrigue fascinante et haletante, inspirée d’un fait divers.

    Editeur :  le livre de poche
    Genre:  Thriller psychologique
    Date de sortie: 31/05/2017
    Version papier : 20,00 € numérique: 9,99 € 
    ISBN:  2253086681

     

     

     

    HortenseJe remercie Anne pour ce cadeau, sa chronique m’avait tentée ainsi que les retours d’autres lectrices

    La plume est fluide, agréable. Un thriller parfaitement construit, vous tenant en haleine et très addictif . Une fois commencé on ne peut plus s’arrêter.

    Le récit est à 2 voix, celle de Sophie et de la présumée Hortense. Ceci pousse le lecteur à pencher pour la version de Sophie. Elle a retrouvé sa fille !

    Le démarrage avec un compte rendu d’audition laisse présager une issue pas vraiment happy-end. Cependant le lecteur est bien loin de s’imaginer dans quoi il s’embarque.

    Ce mode narratif permet de comprendre la personnalité de Sophie à travers les évènements qu’elle rapporte. Néanmoins, le lecteur ne cesse de s’interroger au vu des rapports d’enquête et les commentaires d’autres personnes impliquées à un moment ou un autre dans cette disparition d’enfant.

    Jacques Expert maintien le doute raisonnable sur tout le récit : Emmanuelle est-elle vraiment Hortense ?

    Tout porte à le croire, cependant, je doute : Comment peut-on être sure de reconnaître son enfant 22 ans plus tard ? L’instinct maternel suffit ? Les coïncidences : voyage à l’étranger d’ Emma, la fiancé, le goût prononcé de son père pour les relations passagères et son instabilité sont-elles juste des coïncidences ? Ou Antoine est tout simplement Sylvain ? Pour autant son attitude va perturber le lecteur, par son inertie quand Emma/Hortense lui parle de Sophie. N’aurait-il pas du réagir ?

    J’admets que l’auteur est talentueux dans sa manière d’instiller le doute à travers tous ces petits éléments qui mis bout à bout confirme cette réalité Emma est Hortense, et la jeune fille va s’en persuader à tort ou raison ? Son besoin de figure maternelle, malgré l’étrange comportement de Sophie trouble son esprit ou pas ?

    Une Sophie qui semble maîtriser la situation jusqu’à la chute finale et ce dénouement grandiose auquel j’avoue avoir songé parfois, sans toutefois pousser jusque là.

    Mais c’est aussi cette fin époustouflante qui me laisse un goût d’inachevé avec bien trop d’invraisemblances perturbantes et des questions sans réponses. Sujet dont je ne peux débattre ici sans spolier pour les nouveaux lecteurs. Ceux qui l’ont lu me comprendront peut-être.

    L’Épilogue très laconique me laisse sans voix et déroutée, avec un soupçon de déception . C’est comme si tout le repas avait été parfait et  le dessert affreusement décevant, tant et si bien que l’on ne retient que ça, que l’on en oublie la délicatesse de tous les autres ingrédients composant un ensemble parfait dont l’équilibre se trouve altéré par les derniers éléments.

    A la lecture de la dernière je suis restée comme de ronds de flan de ma chaise d’aéroport, j'avais eu le temps de dévorer ce roman enre 2 avions et là ... tout s'écroule et je ne sais plus  tellement je suis frustrée par toutes ces questions qui demeurent sans réponses.

     

    HortenseHortenseHortense

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    3 commentaires
  • Falling: Lacey LCIl veut la soumettre à ses désirs. Une seule règle : du sexe sans sentiments... Lacey cédera-t-elle au fascinant billionaire ?

    Depuis toute petite, Lacey aime écrire. Romantique et passionnée, elle passe ses journées à rédiger des histoires érotiques dans lesquelles elle laisse libre cours à ses fantasmes. Pour gagner sa vie, Lacey est serveuse dans des réceptions privées. Un soir, elle découvre avec stupeur que son nouveau client n'est autre que le richissime Henry James, un homme arrogant, mais follement séduisant, qu'elle a déjà rencontré quelques mois plus tôt, et qui depuis l'obsède. Grâce à son immense fortune, le charismatique Henry obtient toujours tout ce qu'il veut, quand il le veut. Or cette fois, l'irrésistible homme d'affaires désire Lacey, dans son lit, sans limite... et surtout sans sentiments ! Juste du sexe. Cette proposition sulfureuse bouleverse la jeune femme : elle qui a toujours rêvé du grand amour, est-elle prête à se plier au jeu brûlant d'Henry ? En s'adonnant corps et âme aux plaisirs ensuels, ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes ?

    Editeur :  Prisma
    Genre: Romance érotique
    Date de sortie: 18/01/2018
    Prix du livre papier : Broché 16,95€ 
    Version numérique: 11,99€ 
    ISBN: 2810418829 

     

     

    Falling: Lacey LCQue dire  de ce dernier opus de la saga Falling ?

    Un résumé prometteur et intriguant après quelques allusions sur le personnage d' Henry dans les précédents opus et résultat : un énorme flop pour moi. Trop d'attentes ? Peut-être ! Hate de lire l'avis de ma binôme Gaelle, afin de découvrir si je suis à coté de la plaque.

    A quoi bon mettre des synopsis  et des couvertures aussi suggestives si  l'histoire sulfureuse annoncée n'est pas au rendez-vous ? Ok ! je suis bien placée pour le savoir, il n'est pas évident de résumer une histoire, d'attirer le lecteur. Mais pour autant un résumé pour moi doit être en adéquation avec le contenu et là ... eh bien on est loin.

    Peut-être est-ce la raison de ma déception, avec ce sentiment d'avoir été trompée sur la marchandise, on se retrouve ici un peu comme dans l'opus de Scott. Ici même Henry laisse entendre des attentes particulières et ma fois, je les cherche toujours.

    En fin je me suis terriblement ennuyée dans ce tome, au point de survoler certains chapitres . J'ai trouvé cette romance fade, les personnages ne m'ont pas touchés, j'attendais plus d' Henry au final très peu présent. On assiste plutôt aux débats intérieurs de Lacey. C'est assez redondant d'ailleurs. Les interactions entre les protagonistes manquent de piquants. Les questionnements de Lacey m'ont agacé, je ne pourrais même pas dire qu'elle m'a énervée tellement je l'ai trouvée inconsistante.  Pour moi les personnages manquent de personnalité. Je ne leur ai trouvé ni force, ni faiblesse, ni passé intriguant pour stimuler l'aventure.  je n'ai meme pas trouve l'histoire d'amour crédible, surtout coté Henry.

    Les rencontres sont trop brèves et le récit comme je l'ai déjà mentionné tourne autour des réflexions de Lacey sur  cette relation impossible, avec une Elisabeth en soutien bien pâlichonne conseillère.

    Coté crédibilité , je relèverai aussi le comportement de "John", ce jeune homme rencontré dans les bureaux d' Henry. Quel mec dont la fille lui plait la jette dans les bras d'un autre ? et sait à un seul regard que Lacey est amoureuse de son  boss  ? Ils ne se connaissent pas !

    Désolée, mais pour moi une romance dans laquelle je n'arrive pas à entrer, une histoire d'amour a laquelle je n’adhère pas, une aventure sans grand intérêt avec aucun thème pour pimenter le tout. Le plus , c'est la plume de l'auteure qui est plaisante et fluide. C'est mon sentiment personnel, je laisse aux autres le choix de se faire leur opinion, la mienne plutôt sévère je l'avoue, mais je suis rassurée en venant de lire les avis sur Amazone, je ne suis pas l'extra terrestre de service. Qu'en sera-t-il de celui de ma binôme ?

     

    une note généreuse.

    1 et demi

     

     

    Avec Gaelle

     

     


    votre commentaire
  • Histoire d'une mère LC« Je n’aime pas Lilly. Non, je ne l’aime pas. Je n’ai même pas d’affection pour elle. Je déteste jusqu’ à son nom, et je n’ai aucune envie de passer du temps avec elle. Je m’en veux terriblement de dire des choses pareilles, et même de les penser, mais c’est la stricte vérité. » Et dire que ça aurait dû être un « heureux événement ».
    Ceux à qui Jess a annoncé la bonne nouvelle n’ont que ce mot à la bouche. À commencer par sa mère, qui lui assure que, dès le premier regard, elle ressentira pour son enfant un amour si puissant qu’il lui permettra de surmonter tous les obstacles. Les obstacles ? Oui, quelques effets secondaires non souhaités et gênants : l’épuisement, les hormones en chute libre, le découragement. Hélas, à la naissance de sa fille, Jess ne ressent rien. Est-ce à dire qu’elle est une mère indigne ? Comme beaucoup de jeunes femmes, Jess n’était pas prête. Ou plutôt, elle ne s’attendait pas à ça, parce que la société entretient un savant mensonge autour de la maternité. Incapable de tisser un lien avec son enfant, Jess part à la dérive. Seule face à cette épreuve, elle découvre en elle une monstruosité qu’elle ne soupçonnait pas. Fort heureusement, c’est sur un message d’espoir que s’achève ce roman, et sur la poignante éclosion de l’amour maternel.

    Editeur :  Milady
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie: 23/09/2016
    Prix du livre papier : Broché  18,20€ 
    Version numérique: 9,99€ 
    ISBN:  2811218009

     

     

    Histoire d'une mère LCDans les premières pages j'ai songé au roman de Celine De Rosa : Elle(s) qui aborde le mal être d'une femme  dans sa famille  et qui sombre au point d'être internée. Il en est de même ici et tout comme dans le roman de Celine,  on en ignore les raisons, que l'auteure nous fera découvrir de chapitres en chapitres avec un mode narratif particulier.

    Dans un premier temps c'est à travers le journal intime de Jess que le lecteur fait la connaissance de la jeune femme et il suspecte que l’héroïne, au vu des réflexions désagréables de certains soignants, l'est pour comportement grave. A-t-elle nuit à la vie de son enfant, à Matthew son mari ?   D'emblée Amanda Prowse instille le doute.

    Nous passons en alternance du quotidien de Jess à son passé, avec une vie "de rêve" pour cette jeune femme dont est tombée amoureux Matthew.  L'histoire n'est pas  racontée par Jess, ni par Matt.  Elle est à la troisième personne et donne un aperçu de tous les protagonistes. Nous découvrons une personne pétillante, pleine de vie, malgré un deuil passé, avec la perte de son frère. Le thème de la perte d'un enfant est particulièrement bien traitée par l'auteure quand Jess nous fait partager son passé et les réactions de ses parents, sa peine et son combat pour avancer et cette disparition prématurée qui reste douloureuse malgré les années pour tout parent.

    Amanda Prowe brosse donc le portrait d'un adorable couple amoureux l'un de l'autre, entouré de parents aimants et d'amis fidèles. Une belle image d’Épinal,et l'arrivée d'un enfant, pas vraiment programmé ne vient pas entacher ce bonheur sans nuages, bien au contraire. Tout va bien dans le meilleur des  mondes jusqu'à ce que un rouage ne se grippe et que tout bascule quand les hormones se mettent de la partie et que l'accouchement se complique. Facteur déclenchant dans ce syndrome post-partum, pour Jess qui  s'est trouvée coupée de sa fille, sa fille qui ne porte même  le prénom que la jeune femme avait choisi pour elle?

    Connait-on aujourd'hui les raisons qui font que certaines femmes souffrent de cette dépression post-partum ? Pourquoi certaines et pas d'autres et ce à divers degré de gravité ? 

    Avoir choisi de traiter ce thème est particulièrement intéressant, j'aurais aimé en connaitre les raisons. Et l'auteure maîtrise son sujet décrivant  de manière particulièrement touchante cette souffrance psychologique, cette lutte de Jess pour se comporter comme il se doit, et cacher  à tous  son incapacité à aimer la petite Lilly qui séduit tout le monde. 

    Le style d' Amanda Prowe  est plaisant et la lecture addictive, bien que le sujet soit douloureux, le lecteur n'aspire qu'à découvrir l'issue de ce drame familial, l'auteur affublant notre héroïne d'une des forme de dépression des plus sévères, transformant un conte de fée en cauchemar.  

    Le lecteur assiste, impuissant, à la noyade de la jeune femme, s'étonne et s'insurge parfois ne sachant que penser de ce drame au rebondissements inattendus.

    C'est une histoire réaliste. On se sait plus si la fatigue est un signe de dépression, ou s'ajoute a celle-ci. On ne comprend pas toujours les réactions des divers protagonistes et l'on se demande quels sont leur degré de responsabilité dans cette histoire. Matthiew a-t-il minimisé les signes,  pourquoi Jess  se refuse-t-elle à appeler au secours, se rapprocher de sa mère ? Pourquoi Paz n'a-t-il pas insisté davantage  ? Est-ce que quelqu'un aurait pu faire quelque chose afin d'éviter ce drame ?

    Le journal de Jessica court sur plusieurs années de l'accident à nos jours. J'ai été un peu déçue par ce volet du récit, je l'ai trouvé bien trop peu approfondi, j'aurais aimé en avoir plus .

    Malgré le fait que cette histoire soit émouvante et bouleversante, je sors toutefois avec un avis mitigé de ma lecture à cause de l'épilogue. Et ce pour plusieurs raisons que je vais avoir du mal à expliquer sans spolier. D'abord je ne sais que penser de ce drame et de la part de responsabilité de tout un chacun dans l'issue  finale et  je sors un peu déroutée par le comportement de Jess qui refuse l'aide de tous, mais surtout par l'histoire de Lilly. Est-ce plausible ? Ne sert-elle pas juste pour instiller cette note d'espoir avec laquelle l'auteure conclut son roman ? 

     

    Histoire d'une mère LC

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    " ce n'est pas juste de la fatigue, c'est...  comme si j'étais enferme dans un endroit sans lumière"

     

    "parfois quel que soit votre désir de faire une chose, vous ne pouvez pas, même si vous le souhaitez de tout cœur"

     

    "-je voudrais ne l'avoir jamais eue, déclara Jessica en serrant les poings. Je ne sais pas qui c'est, ni pourquoi, elle est dans ma vie"

     

    " -j'ai appris le plus important, c'est de rester dans l’instant présent et  de profiter de chaque seconde."

     

    "chaque journée paraissait un défi avant d'avoir commencé et ça l'épuisait"

     

    "(...) moi quand je la regarde, je ressens... moins de choses que je ne devrais. Tout ce  que je veux c'est dormir"

     

    "nous sommes des parents avant tout, alors qu’autrefois, nous étions surtout des amants"

     

    "Comment on les protège Matt ? J'ai tellement peur de me tromper ."

     

    "- on ne peut savoir à l'avance combien les enfants changeront notre vie, pas vrai ? Je veux dire on se représente seulement le bon, la joie, le bonheur, mais suppose qu'il apportent du malheur de la tristesse, un deuil.. C'est un pari, non ?

    - Oui, sans doute. mais le jeu en vaut la  chandelle , Jess, répondit-il en lui pressant la  jambe."

     

    "inquiétude et la culpabilité que j’éprouve vis- a-vis de ceux que j'aime m’empêchent de considérer leurs visites comme des moments de joie"

     

    " c'est ainsi que va le monde, parfois, il est cruel d'y vivre.

     

    "— Quelles raisons elle aurait de déprimer ? Bordel de merde, tout ce qu'elle a à faire, c'est se balader à travers notre maison hors de prix, donner un biberon à notre bébé de temps à autre, et lui changer ses couches. (...)."

     

    © A. Prowse


    1 commentaire
  • Too Late  LCSloan serait prête à aller en enfer et à revenir pour les gens qu'elle aime. Et elle le fait, chaque instant de sa vie. Forcée à vivre une relation avec le dangereux et corrompu Asa Jackson, Sloan fera tout ce qu'il faudra pour être sure que son frère ait tout ce dont il a besoin. 

    Et personne ne se mettra en travers de son chemin. 

    rsonne, excepté Carter. 

     

    Editeur :  Hugo&Compagnie
    Genre:  New Romance Historique
    Date de sortie: 03/04/2018
    Prix du livre papier : Broché  17,00€ 
    Version numérique: 9,99€ 
    ISBN:  2755637625 

     

     

     

     

     

    Too Late  LCOn  ne passe pas à coté d'un CoHo, quel que soit ce qu'il s'en dit. Et il s'en dit, même Colleen Hoover s'y colle ! C'est pour dire que son dernier roman va faire des vagues parmi son fan club. Car en effet l'auteure ne fait pas dans la dentelle dans cette sombre romance , bien loin de ce qu'elle nous concocte habituellement, malgré tous les sujets forts qu'elle a l'habitude de traiter. C'est époustouflant et sublime !

    Eh oui, bien que les aventures de Sloan soient des plus perturbantes, que le contexte soit glauque, les scènes de sexe franchement déroutantes, peu romantiques, voire malsaines, CoHo parvient à nous tenir en haleine sous sa plume addictive.

    Chapeau bas Colleen  ! Car quand on a plutôt tendance à raconter des jolies romances avec des superbes happy end, il ne doit pas être évident de faire dans le Dark, quoique je reste dubitative sur  cette étiquette de Dark Romance que l'on attribue à ce roman.

    Oui Sloan est sous la coupe d' Asa, mais pas tout à fait comme dans de la Dark Romance. C'est une liaison complexe, certes, mais que vivent bien des femmes au quotidien, une relation des plus crédibles. Combien d'entre elles, dans la vraie vie, vivent-elles des situations semblables, partagées entre l'amour et la haine, avec des manipulateurs, des pervers narcissiques. ? Combien de  femmes démunies financièrement se voient contraintes de rester auprès de leur compagnon trop apeurées pour partir ? Beaucoup, beaucoup trop ! 

    Donc, je n'ai pas été déconcertée par le cadre, de plus j'ai déjà lu  de la Dark Romance, donc je sais à quoi m'en tenir. Et l'auteure nous met en garde en introduction. Alors, fans de CoHo , prenez-en note si ce genre vus rebute parce que c'est violent, force est de le reconnaître, le comportement de Sloan peut choquer, tout autant que celui d' Asa,  par son attitude passive et son consentement à des actes qui sont légalement condamnables, passez votre chemin ! Certains lecteurs vont penser que ce n'est même pas plausible et malheureusement ça l'est, et que trop. C'est pourquoi cette lecture n'est pas facile et pas pour les âmes sensibles. Eh oui, on est loin de Maybe someday !

    L'imagination de Colleen Hoover est sans limite, parvenant à créer ici des personnages sombres. Elle parvient à nous passionner, à nous émouvoir, même dans certains chapitres sur Asa. Étonnant ? C'est là tout le talent de l'auteure qui nous plonge dans un univers lugubre : drogue, viols, enquête, manipulations, dans lequel brille une petite lumière d'espoir, Carter sauvera-t-il Sloan des griffes d' Asa, de son emprise toxique, où cette attirance pour la jeune femme mettra la mettre en danger ?

    On tremble donc, on s'émeut, on espère, on essaie de comprendre le comportement d' Asa qui ne vit que selon ses propres règles et qui aime, passionnément voire obsessionnellement, Sloan, mais d'une manière, si brutale, possessive et dérangeante, qu'on ne peut comprendre. Il faudra aller jusqu'au bout pour saisir la personnalité perturbée de ce protagoniste. Cet amour est excessif, obsessionnel et les réactions exacerbées, effrayantes. Que se passera-t-il si ce sociopathe découvre l'alchimie qui lie "sa femme", SA possession avec son nouveau partenaire ? Le lecteur n'ose l'imaginer.

    De ce fait, comme l'auteure l'a annoncé, ce roman n'étant pas prévu pour la publication, j'avoue que rien ne promet les happy-ends qu'affectionne Colleen Hoover. Son introduction et l'allusion a plusieurs prologues et épilogues , bien au contraire sèment le doute dans votre esprit. Quand est-il alors ? :) Eh bien il faut aller jusqu'au bout pour le savoir et l'auteur joue avec nos nerfs avec de nombreux rebondissements et ce jusqu’à la dernière ligne

    L'auteur nous fait partager donc une relation nocive, toxique, avec des personnages bien campés, hors normes. On ne peut qu'admirer la force de caractère de Sloan, loin d'être faible comme l'on pourrait le penser du fait qu'elle accepte sans rechigner une vie qu'il lui déplaît. Elle le prouve dans une scène particulière dont je ne peux donner de détails sans spolier.

    Carter, est le personnage sur lequel on mise tous nos espoirs pour sortir Sloan de ce guêpier, cependant, ici l'auteur joue la carte de la force commune, et c'est avec Sloan qu'il faut compter. C'est elle le personnage principal de cette aventure qui ressent une ambivalence de sentiments envers Asa malgré ce qu'elle éprouve pour Carter.

    Colleen Hoover parvient avec brio à écrire une histoire dans un genre hors de sa zone de confort et je l'admire pour cette performance. Ce roman confirme le talent d'une auteure productive, un roman par an, qui réussi à séduire son public, romance après romance avec toujours des sujets nouveaux, des personnages attachants. Bravo Colleen, moi j'adore cette romance, un coup de cœur pour moi pour ce récit à 3 voix, Sloan, Carter et Asa, qui va je suis sure être sujet à débat. Continuez donc à nous surprendre. 

     

    Too Late  LC

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    "peu importe comment ma famille se constitue. Ce qui compte, c'est que c'est ma famille. Elle et moi et notre fils."

     

    "-le monde ne nous doit rein. On prend ce qu'on reçoit et on essaye de faire au mieux" 

     

    "je sais que ses déclarations sont aussi authentiques qu'on faux biller, mais je mentirais si je disais que je je n'aime pas un peu les compliments"

     

     " l’amour vous trouve dans les tragédies.

    C'est effectivement là que Carter m'a trouvée. Au cœur d'une série de tragédie..."

     

    " -l'amour ne naît pas des rires qu'on partage. l’amour ne naît  même pas de ce que l'on peut avoir en commun. De toute façon l'amour ne se définit pas plus qu'il ne se trouve, d'une manière ou d'une autre, dans le bonheur qu'il apporte (...). L'amour ne se trouve pas, il vous trouve." 

     

    "je creuse de plus en plus profondément le trou qui va m'engloutir"

     

     "Je ne savais pas que l'enfer scintillait comme ça"

     

    "Quand une femme va voir ailleurs c'est purement mental. elles sont guidées par leurs émotions, leurs sentiments. (...) Une femme et homme, ce n'est pas pareil ainsi le veut Dame nature. "

     

    " je ne me rappelle avoir aimé a vie avant qu'il n'y soit entré"

     

    "- qu'est ce que ça peut faire d’être en retard à un cours quand on se bat pour nos vies ? pas grand chose."

     

    " l'idée de pouvoir corrompre un être aussi exquis en devenant complètement obsédante"

     

    "- peut être que tu l'as aimé. Mais l'amour a besoin de respect pour survivre. Et tu n'en éprouves aucun pour lui"

     

    "et là enveloppée dans ses bras, scrutée avec une telle intensité, je ne sais si je je devrais me sentir aimée ou terrifiée. Sans doute un peu les 2"

     

    "il faut arriver à sauver les apparences en faisant comme si je devais la vie à Asa, alors qu'il ne fait que la gâcher. Ce qui ne m’empêche pas de l'aimer"

     

    © C. Hoover


    2 commentaires
  • Hugo Moon: Survivre SURVIVRE - COMPRENDRE - VAINCRE.J'entends des appels hystériques, c'est ma mère. Je sens une main qui m'agrippe pour m'emmener vers la maison. Je résiste, je proteste. Puis la voix de mon père s'impose de toute sa gravité, plus calme que celle de ma mère mais bien plus autoritaire. Néanmoins, je ne flanche pas, j'essaie même d'atteindre le portillon.Puis tout va très vite et je perds le contrôle des événements. Ils me recouvrent d'une grande couverture, ce qui me fait disparaître du décor, comme si je n'existais pas.« Ma vie est un jeu dont je ne connais ni les règles ni la finalité. »Hugo MoonAprès « Le sanctuaire d'Ombos », « Les héritiers des ténèbres » et « Résilience », trois purs thrillers, Damien Leban revient avec le premier tome d'une trilogie thriller/science-fiction qui nous entraîne dans le monde effrayant d'Hugo Moon.

     

    Editeur :  Auto-edition
    Genre:  SF, Fantastique
    Date de sortie: 16/05/2018
    Version numérique: 0,99 € (en promo)
    ISBN:  B07D49R2XP 

     

     

    Hugo Moon: Survivre Ce fut un grand plaisir pour moi de découvrir la plume de Damien Leban qui cherchait des chroniqueuses  pour lire son nouveau roman en avant première, bien avant sa sortie.

    Un défi pour lui qui sort de sa zone de confort avec l'aventure d' Hugo et un roman fantastique, SF. Un défi particulièrement relevé pour un auteur de policier et thriller.

    Dès les premiers chapitres Damien Leban nous surprend avec son héros atypique, Hugo, qui a plutôt tout du anti-héros. Cet enfant de la lune vit dans une bulle protectrice sous le regard inquiet de ses parents hyper protecteurs. Un jeune ado qui ne connait rien du monde extérieur, des relations humaines. Comment va-t-il  s'adapter à ce monde dans lequel il se trouve catapulté à 1000 lieux de ce qu'il connait, un territoire hostile dans lequel sa tenue protectrice est  bien mince contre tous les dangers qui le guettent ?

    Tout comme Hugo et ses acolytes, jeunes ados aux personnalités différentes, le lecteur s'interroge. Que s'est-il passé suite à cet orage, sur cette estrade alors que 4 jeunes gens s'y trouvaient, venus tester un nouveau jeu vidéo ? Sont-ils dans une autre dimension ? Une dimension virtuelle avec un jeu semblant plus vrai que nature ? Sont-ils dans le futur ?

    Tout porte a croire qu'ils sont dans un jeu, cependant Hugo subit physiquement les effets néfastes du soleil, est-ce réel ?

    Le jeune Hugo par la force des choses va trouver sa place dans cette équipe des plus étranges. Il s'adaptera, contraint de faire des alliances pour survivre. Il va mettre en oeuvre des compétences méconnues pour avancer, soutenant certains de ses copéquipiers.

    J'ai aimé l’approche de cet aspect de la personnalité et les capacités que chacun possède en lui sans le savoir jusqu'au jour ou la vie vous pousse à les mobiliser.

    Le quator concocté par l'auteur est à la fois insolite et crédible. Chaque ado pourra s'identifier à l'un des membres. Ici un geek, un chef de bande, une petite fille qui n'aurait jamais dû être là, un jeune japonais qui ne parle pas la langue (j'avoue avoir été étonnée, et je m'attends à une surprise dans le tome 2).

    Le décor est bien planté, paysage lunaire, désert avec soleil de plomb, zombies, militaire. Un jeu, une dystopie, parfois on ne sait plus trop.

    Au fil des chapitres, le lecteur s'attache à Hugo, stresse pour nos protagonistes. Il suit l'évolution du personnage principal. l'auteur dépeint des situations stressantes suscitant de l’émotion.

    Du suspens, des rebondissements, du style, une plume légère et addictive, tous les ingrédients sont là pour une superbe romance fantastique avec une intrigue qui vous tient en haleine qui m'a laissé frustrée car lancée dans en lecture en aveugle. Par choix, je n'avais pas voulu du résumé, quand à la couverture, elle n’était pas encore finalisée et cerise sur le gâteau, j'ignorais qu'il s'agissait d'une saga en plusieurs tomes.

    Aussi je dis Félicitions Damien !  Un coup de cœur pour moi désormais impatiente de lire le tome 2, ainsi que d'autres romans de l'auteur.

    Un grand bravo aussi à Matthieu Biasotto qui crée de superbes couvertures.

     

    Hugo Moon: Survivre

     

     

    Extraits citations

     

    "je suis fils unique et unique à tout point de vue"

     

    " je ne veux pas céder, je ne veux plus vivre ainsi alors que je viens de fêter mon quinzième anniversaire !"

     

    "j’étais dans impossibilité de jouer en réseau avec des amis virtuels, d'enregistrer une video de gaming et de la poster sur les réseaux sociaux  pour montrer que moi aussi  Hugo je suis parfois un gars de 17 ans comme les autres"

    " totalement ébloui, je ne vis au début qu'un immense halo d'un blancheur immaculée, laissant planer le doute un instant dans mon esprit de l'existence d'un décor au delà de mon perron"

     

    "- cette maladie est incurable, papa. Ça veut dire qu'elle va me tuer, c'est cà ? Qu'on ne peut rien y faire ?"

     

    "-  les héros  comme toi, ne meurent pas. Ils luttent jour après jour, encore et encore. Ils combattent le mal en attendant de le vaincre, ils côtoient et font  en sorte de vivre avec."

     

    © D. Leban

     

     

     


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires