• Thrillers/Policiers/Polars

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    la fille du roi des maraisEnfin, Helena a la vie qu’elle mérite  ! Un mari aimant, deux ravissantes petites filles, un travail qui occupe ses journées. Mais quand un détenu s’évade d’une prison de sa région, elle mesure son erreur  : comment a-t-elle pu croire qu’elle pourrait tirer un trait sur son douloureux passé  ?
    Car Helena a un secret  : elle est l’enfant du viol. Sa mère, kidnappée adolescente, a été retenue prisonnière dans une cabane cachée au fond des marais du Michigan, sans électricité, sans chauffage, sans eau courante. Née deux ans plus tard, Helena aimait cette enfance de sauvageonne. Et même si son père était parfois brutal, elle l’aimait aussi… jusqu’à ce qu’elle découvre toute sa cruauté.
    Vingt ans après, elle a enfoui ses souvenirs si profondément que même son mari ignore la vérité. Mais aujourd’hui son père a tué deux gardiens de prison et s’est volatilisé dans les marais, une zone qu’il connaît mieux que personne. Malgré la chasse à l’homme lancée par les autorités, Helena sait que la police n’a aucune chance de l’arrêter. Parce qu’elle a été son élève, la seule personne capable de retrouver cet expert en survie, que la presse a surnommé Le Roi des Marais, c'est sa fille

     

    Editeur :  JC Lattes
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 07/03/2018
    Prix du livre papier : Broché 20,90€ 
    Version numérique: 14,99€ (un peu cher pour du numerique)
    ISBN: 2709659212




     

    la fille du roi des maraisMerci à NetGalley et aux éditions  JC Lattes pour ce SP

    C’est avec plaisir que je me suis lancée dans ce roman. Je ne connaissais pas l’auteure. Je ne m’attendais à rien.

    Le résumé était intriguant et le lecteur est bien loin de ce qu’il peut s’imaginer ;

    Le récit est à la première personne, celui d’ Helena, la fille née d’un viol sur une ado kidnappée, aujourd’hui adulte.

    L’histoire va donc se dérouler entre présent et passé. Helena, à ce jour, a fait l’impasse sur vie dans les marais, elle a changé de nom, elle est marié, mère de 2 fillettes. Sa nouvelle famille ne sait rien de vie antérieure. Vie qu’elle s’efforce d’oublier. On en comprendra les raisons au fur et à mesure que l’on avance dans le récit. Une aventure entre chasse à l’homme, une traque, celle de son père évadé, et son enfance dans les marais qu’elle connaît comme sa poche, formée par son père à la survie en terre hostile.

    Je veux bien croire que l’auteure tente de nous faire partager les bienfaits du retour aux sources, le quotidien mené par ce trio n’était pas de tout repos. Particulièrement celui de la mère, personnage assez anonyme qu’en fait Karen Dionne alors qu’elle joue un rôle primordial. C’est un peu déroutant et je ne rangerais pas ce livre dans la catégorie Thriller , ce n'est pas l'idée que je m'en fait.

    Helena, l’ancienne sauvageonne n’a rien oublié des jeux de pistes enseignés par son père, mais parviendra-t-elle a dépasser le maître ? Pour comprendre cette drôle de fille, il faut la suivre dans son quotidien du temps de sa vie dans les marais, formée par un père d’une manière bien peu conventionnelle, jouant de récompenses et de punitions, la traitant quelque part comme un animal . Que ressentait cette homme pour sa fille ? On ne le saura pas vraiment ne comprenant pas vraiment ses motivations pas expliquées par l’auteure.

    Cet homme, on l’imagine vivant suivant les préceptes de sa tribu d’origine et selon lesquels il élève sa fille, afin quelle apprenne à survivre grâce à ce que la nature offre, plantes animaux… Ce qui donne des scènes assez violentes qui peuvent heurter et j’avoue avoir moi mème été assez remuée.

    Le décor est donc bien planté, et c’est culturellement intéressant et enrichissant, cependant on ne peut pas en dire autant des personnages . Aucune description précise permettant de les visualiser et j avoue que ça me gêne.

    Le coté psychologique est plus travaillé, ainsi que les relations assez perturbées du trio, d’autant que l’éducation d’ Helena est particulièrement masculine. C’est déconcertant, sombre de voir une jeune enfant évoluer de la sorte. Les relations mère-fille sont limites inexistantes et le lecteur de s’interroger sur la plausibilité de tels liens.

    La relation nocive entre le père et la fille en est-t-elle responsable ? N’aimait-elle pas cette enfant fruit d’un viol ? on peut le comprendre ! une autre raison pourrait aussi être envisageable, celui du jeune âge de la jeune fille lors de la naissance d'Helena. Quand à l’enfant on ne peut pas dire qu’elle soit tendre avec sa mère. Cette relation n’évoluera pas non plus favorablement après leur fuite dans une ambiance plus clémente.  C'est au fil des chapitres que le lecteur comprendra pourquoi

    C'est avec force détails sur le comportement du père,  sur sa violence envers sa progéniture, déroutant cette dernière, qui éprouve malgré tout de l’amour pour lui, (ce qui va la perdre face à ce manipulateur narcissique, sociopathe , psychopathe lors de la traque ) que l auteure décrit cette relation complexe, ces sentiments ambivalents que ressent la jeune fille. Même  des années plus tard, elle va se laisser au prendre au piège des sentiments, et ce monstre va utiliser cette faiblesse contre elle. Les liens du sang ne représentent-ils rien pour lui ? Quelles sont ses motivations ? Le lecteur ne comprend pas cet homme mais peut-on comprendre un psychopathe ?

    J’avoue que je suis assez partagée et déroutée par les émotions et sentiments que je perçois. Certaines situations sont si poussées à l’extrême que je ne suis pas sure de les trouver crédibles. De plus certains questions me taraudent et je n’en trouve pas les réponses. Je comprend toutefois ce que veut nous dire l’auteur en traitant de la complexité des sentiments que l’on peut éprouver pour un monstre, qui est aussi votre père.

    Helena malgré son attitude, ses actions passées, parvient a susciter toutefois de l’empathie chez le lecteur.

    L’issue finale n’est pas surprenante, peut sembler banale mais c’est la plus logique, cependant.

    Un roman qui m'a tenue en haleine, malgré les descriptions parfois un peu  longues sur les lieux  de vie et les conditions climatiques, qui m'a déconcertée et déroutée par moments tellement certaines scènes avec Helena enfant sont violentes et je me suis demandée si elles pouvaient être plausibles. Les enfants étaient-ils formés de la sorte si tôt dans les anciennes tribus indiennes ? Je n'ai pas de réponses à ma question.

     

    Histoire d'une mère LC

     

     

     

    Extraits citations

     

    "mon père est est peut-etre la cause de mon existence mais ma mère en est la raison. Celle qui me permet de vivre aujourdhui"

     

    "la mémoire est trompeuse, en particulier quand elle vient de l'enfance"

     

    "comme cela avait du être douloureux pour elle d'elever un enfant qui etait le clone de son ravisseur. Un enfant dont elle avait peur, jusque dans sa chair"

     

    "Il faut assumer ses decisions, meme si l'issue n'est pas celle prévue"

     

    "il a voulu faire de moi un double de lui même, mais par cette seule démarche, il vait signé sa chute; Jamais je ne serais sa chose."

     

    "les degats sont terribles quand un enfant grandit captif"

     

    "j ai appris depuis que j'ai quitte le marais que personne n'est fait dans le meme moule Il ny a ce que l'n doit faire et ce que l'on peut faire"

     

    "stephen est la seule personne qui m'a choisie Celui qui m'aime, pas parce qu'il y est obligé, mais  parce qu'il le veut"

     

    "elle avait regarde la scène de l'autre cote de la table aussi insiginifiante et inutile qu'un lapin dans la marmite, sans lever le petit doigt "

     

    "je croyais quand j'ai quitté le marais que les parents de ma mère seraient heureux de recupperer leur fille avec un bonus/ Mais j'etais le produit de mon père"

     

    " je ne me sentais a ma place nulle part  (...)  A quoi bon savoir chasser et pecher mieux que quiconque ? Pour mes camarades de classe j'étais un montre"

     

    " J'aurais tué pour cet homme, je serais morte pour lui Et je savais qu'il en etait de meme de son coté"

     

    "on ne mesure son malheur que si on a connu mieux"

     

    "il pensait que l'amour etait un tout que l'on divisait Mais ce n'est pas vrai On le multiplie"

     

    © K. Dionne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Hortense1993 : Sophie Delalande est folle d'amour pour sa fille, Hortense, presque trois ans, qu'elle élève seule. Son ex-compagnon est un homme violent, auquel elle refuse le droit de visite. Un jour, il fait irruption chez elle et lui enlève Hortense.
    2015 : Sophie mène une vie morne, solitaire. Un dimanche pluvieux, elle se fait bousculer par une jeune femme dans la rue. Persuadée qu’il s’agit d’Hortense, elle la suit. Sans rien lui dévoiler, elle sympathise avec elle. La relation qui se noue alors est pleine de mystères. Sophie ne serait-elle pas la proie d'un délire psychotique qui lui fait prendre cette inconnue pour sa fille ? Et cette jeune femme est-elle aussi innocente qu’elle le paraît ?
    Une intrigue fascinante et haletante, inspirée d’un fait divers.

    Editeur :  le livre de poche
    Genre:  Thriller psychologique
    Date de sortie: 31/05/2017
    Version papier : 20,00 € numérique: 9,99 € 
    ISBN:  2253086681

     

     

     

    HortenseJe remercie Anne pour ce cadeau, sa chronique m’avait tentée ainsi que les retours d’autres lectrices

    La plume est fluide, agréable. Un thriller parfaitement construit, vous tenant en haleine et très addictif . Une fois commencé on ne peut plus s’arrêter.

    Le récit est à 2 voix, celle de Sophie et de la présumée Hortense. Ceci pousse le lecteur à pencher pour la version de Sophie. Elle a retrouvé sa fille !

    Le démarrage avec un compte rendu d’audition laisse présager une issue pas vraiment happy-end. Cependant le lecteur est bien loin de s’imaginer dans quoi il s’embarque.

    Ce mode narratif permet de comprendre la personnalité de Sophie à travers les évènements qu’elle rapporte. Néanmoins, le lecteur ne cesse de s’interroger au vu des rapports d’enquête et les commentaires d’autres personnes impliquées à un moment ou un autre dans cette disparition d’enfant.

    Jacques Expert maintien le doute raisonnable sur tout le récit : Emmanuelle est-elle vraiment Hortense ?

    Tout porte à le croire, cependant, je doute : Comment peut-on être sure de reconnaître son enfant 22 ans plus tard ? L’instinct maternel suffit ? Les coïncidences : voyage à l’étranger d’ Emma, la fiancé, le goût prononcé de son père pour les relations passagères et son instabilité sont-elles juste des coïncidences ? Ou Antoine est tout simplement Sylvain ? Pour autant son attitude va perturber le lecteur, par son inertie quand Emma/Hortense lui parle de Sophie. N’aurait-il pas du réagir ?

    J’admets que l’auteur est talentueux dans sa manière d’instiller le doute à travers tous ces petits éléments qui mis bout à bout confirme cette réalité Emma est Hortense, et la jeune fille va s’en persuader à tort ou raison ? Son besoin de figure maternelle, malgré l’étrange comportement de Sophie trouble son esprit ou pas ?

    Une Sophie qui semble maîtriser la situation jusqu’à la chute finale et ce dénouement grandiose auquel j’avoue avoir songé parfois, sans toutefois pousser jusque là.

    Mais c’est aussi cette fin époustouflante qui me laisse un goût d’inachevé avec bien trop d’invraisemblances perturbantes et des questions sans réponses. Sujet dont je ne peux débattre ici sans spolier pour les nouveaux lecteurs. Ceux qui l’ont lu me comprendront peut-être.

    L’Épilogue très laconique me laisse sans voix et déroutée, avec un soupçon de déception . C’est comme si tout le repas avait été parfait et  le dessert affreusement décevant, tant et si bien que l’on ne retient que ça, que l’on en oublie la délicatesse de tous les autres ingrédients composant un ensemble parfait dont l’équilibre se trouve altéré par les derniers éléments.

    A la lecture de la dernière je suis restée comme de ronds de flan de ma chaise d’aéroport, j'avais eu le temps de dévorer ce roman enre 2 avions et là ... tout s'écroule et je ne sais plus  tellement je suis frustrée par toutes ces questions qui demeurent sans réponses.

     

    HortenseHortenseHortense

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Qui je suis Hattie Hoffman a passé sa vie à jouer de nombreux rôles  : la bonne élève, la bonne fille, la bonne petite amie. Mais Hattie rêve d’autre chose, quelque chose de plus intense… et qui se révèle extrêmement périlleux. Lorsqu’on découvre son corps sauvagement poignardé, une redoutable onde de choc traverse la ville de Pine Valley.
    Très vite, il apparaît que Hattie entretenait une relation secrète, hautement compromettante et potentiellement explosive. Quelqu’un d’autre était-il au courant  ? Et dans ce cas, jusqu’où cette personne était-elle prête à aller pour mettre fin à cette relation ?
    Riche en rebondissements, Qui je suis  retrace une année de la vie d’une jeune femme dangereusement fascinante, au cours de laquelle surgissent les secrets les plus sombres d’une petite ville, tandis que Hattie se rapproche peu à peu de sa mort.
    Suggestif et tranchant, ce roman examine la frontière entre l’innocence et la culpabilité, l’identité et la duperie. L’amour conduit-il à la découverte de soi… ou à la destruction  ?

    Editeur :  Mazarine
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 21/03/2018
    Prix du livre papier : Broché 20,00€
    Version numérique: 15,99 €
    ISBN: 286374359

     

     

     

    Qui je suis Qui je suis ? 

    Comment répondre à cette question face à une Hattie aux mille visages ? Alors que la jeune femme ne le sait pas elle-même.

    Qui est-t-elle vraiment au point d'avoir mis son existence en péril et finir sauvagement assassinée et mutilée ? Victime ou responsable d'un enchaînement d 'événements qui pousseront,  un individu, un proche, un inconnu dont elle a croisé la route  à l'assassiner ?  Hattie est-elle victime d'un crime lié au hasard ou d'une vengeance personnelle ?

    C'est ce que le lecteur découvrira au fil des chapitres dans ce récit à plusieurs voix, et tout au long de l'année qui précédera sa mort.

    Del, le shériff et ami de la famille connait Hattie depuis toujours, tout le monde connait Hattie dans ce petit village de Pine Valley au fin fond du Minnesota. Pourtant il doit mener cette enquête avec toute l'objectivité possible , en ignorant ses sentiments envers Bud et Mona les parents et Hattie elle même.  

    Hattie la jeune fille sage de 18 ans, que le sherrif a vu grandir, Hattie la jeune fille qui rêve de New-York et de gloire, Hattie la brillante étudiante particulièrement douée pour la comédie,  Hattie la comédienne qui endosse des rôles mais pas que sur scène. Hattie c'est la jeune fille aimante  que voit ses parents, l'amie fidèle de Portia, la petite amie parfaite de Tommy et l'amante passionnée qui sait ce qu'elle veut, capable de tout pour celui qu'elle  aime et qui l'aime en retour malgré les risques d'une relation compromettante qui le détruirait.

    "-Je t'observe, Hattie. Tu cancanes avec Portia avant les cours, tu encourages toutes ses idées ridicules, tu lui racontes  des bobards. tu laisses Tommy te tripoter à la cafétéria (...) Tu joues à l'élève parfaite avec tous les profs avec qui j'ai parlé "

    Ce récit psychologique est narré à plusieurs voix, celle des personnages principaux engagés dans cette aventure, c'est entre présent et passé que le lecteur découvrira la vérité. Ainsi il fera la connaissance de la vraie  Hattie, mais en existe-t-il une seule et unique ?  N'est-elle pas une somme de plusieurs facettes ? Hattie déroute son public et plus particulièrement celui a qui elle en montre le plus.

    "je ne sais toujours pas comment t'appeler. Avec tous tes noms . Toutes tes identités. 

    C'est à travers les révélations de la jeune fille que nous appréhenderons la personnalité complexe d'une adolescente a plusieurs visages, qui s'adapte et joue le rôle que l'on attend d'elle , la fifille à ses parents, l'amie complaisante, la petite amie ... en fonction de critères sociaux, de codes et de règles auxquels nous devons tous nous plier pour ne pas être marginalisés, ce qui rend cette histoire crédible.   Cependant à trop jouer ne risque-t-on pas de perdre son identité et que pourront être les conséquences quand certains découvrirons qu'ils ont été dupés, comme c'est le cas ici ?

    C'est pour moi un des messages forts de l'auteure. De nos comportements et nos interactions avec d'autres peuvent naître des conflits ou tout au contraire, nos actions pourront les éviter. De ce fait la question que se pose le lecteur tout au long de cette intrigue c'est celle-ci :  Hattie est-elle victime ou coupable ? De part ses actes n'est-elle pas responsable  de sa propre mort et de l'effet boule de neige qui en découle ?  Certains vont s'en convaincre mais l'avouer est difficile. 

    "- Je pense que Hattie est responsable (...) J'aimais cette fille, j'en aimais chaque parcelle d'effronterie et d’impertinence"

    Pour d'autres le coupable n'est pas forcement celui qui a tenu le couteau, mais celui qui l'a séduite compromettant son avenir, le sien et celui de sa propre famille.

    Cette vision des choses que nous propose Mindy Mejia est déroutante et effrayante. Comment peut-on incriminer une jeune fille assassinée, la juger responsable de sa propre mort ?  Tout ceci nous prouve que rien n'est simple, ni tout blanc ni tout noir, mais Hattie est-elle la seule coupable, qu'en est-il de la responsabilité de son amant, adulte sensé et responsable qui aurait pu mettre un terme a cette relation destructrice et éviter ce drame ? Mais peut-on lutter contre l'amour qui fait perdre toute raison ? Efface-t-il les sacrifices, les mensonge et les trahisons ?

    A chaque lecteur de trouver en lui les réponses à ses questions.

    Le style de l'auteur est fluide, plaisant et addictif. Mindy Mejia instille le doute en nous et le lecteur se persuade de connaitre le meurtrier et ses motivations, cependant l'auteure va nous scotcher avec un dernier rebondissement inattendu alors que le coupable ayant avoué son crime est condamné.

     Je remercie Net Galley et les Editions Mazarine pour m'avoir permis de découvrir la plume et l'imagination de  Mindy Mejia avec ses personnages bien campés qui suscitent chez le lecteur de multiples émotions.  Presque un coup de cœur pour ce premier roman de cette auteure que je conseille de découvrir et que je vais suivre.

    Une belle couverture et un titre intriguant avec un résumé qui tient ses promesses.

     

    Qui je suis

     

     

    Extraits citations

     

    "voilà ce que vous allez montrer au public ce week-end : les conséquences des penchants les plus laids d'un homme"

     

    "quelque soit le  personnage que j'endosse, aucun ne peut combler le vide que je ressens au plus profond de moi quand je ne suis pas avec toi"

     

     "Tu dis que c'est de la comédie, mais en réalité, tu te fractures en mille pièces, et chaque fois que j'en découvre une nouvelle, tu es delà ailleurs "

     

    "- Non. Les actions d'une personne façonne ce qu'elle est. (...)  dans ton cas, tes actions additionnent pour former une personne unique. "

     

     "Mon désir était ma perte, je le savais et malgré cela, je ne pouvais lui tourner le dos. Nous nous désirions au-delà toute prudence, quelques que soient les conséquences."

     

    © M. Mejia


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  • Défaillances : LCCassandra est mariée depuis un an avec Matthew, et leur bonheur semble sans nuages.
    Jusqu'à ce qu'un orage, un soir, pousse Cass à emprunter une route qu'elle n'aurait jamais dû prendre, à travers la forêt.
    Trop isolée, trop sombre, trop dangereuse.
    Tellement dangereuse, d'ailleurs, que lorsqu'elle dépasse une voiture arrêtée sur le bord de la chaussée, Cass choisit de ne pas s'arrêter pour proposer son aide à la femme qui se trouve à l'intérieur.
    Mais lorsqu'elle apprend, le lendemain, que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité.
    Et les coups de fil anonymes qu'elle reçoit désormais chez elle transforment ses angoisses en terreur.
    Elle en est persuadée : quelqu'un l'a vue, ce soir là. Quelqu'un qui continue de l'observer. Quelqu'un qui pourrait bien être l'assassin.
    Pourtant ni Matthew, ni Rachel, sa meilleure amie, ne prennent ses craintes au sérieux.
    Et Cass elle-même commence à douter : comment être sûre de quoi que ce soit alors qu'elle perd chaque jour un peu plus la mémoire, oubliant le code de l'alarme, sa place de parking, ce landau qu'elle a commandé même si elle n'a pas d'enfants, et ce que peut bien faire dans sa cuisine ce couteau ensanglanté qu'elle ne reconnaît pas.

    Editeur :  Hugo Thriller
    Genre: Thriller psychologique
    Date de sortie: 04/01/2018
    Prix du livre papier : Broché 19,95€ 
    Version numérique:  12,99 €
    ISBN: 9782755636512

     

     

    Défaillances : LCAprès son premier roman, Derrière les portes, énorme coup de cœur pour un contre la montre stressant, je me demandais si B.A Paris parviendrait encore à me surprendre avec un nouveau thriller psychologique palpitant.  C'est avec des sentiments ambivalents que je me suis lancée dans cette lecture. J 'étais partagée entre la crainte d'être déçue (peut-on faire mieux ou aussi bien que pour le dernier ?) et l'espoir que cela le soit. 

    Je me suis trouvée surprise  avec cette impression de déjà lu dans les premières pages, la situation me rappelant  le début de La disparue de Noel de Rachel Abbot, mais très vite cette comparaison disparaît, hormis le fait que Cass emprunte une route isolée et  croise une voiture arrêtée le reste est totalement différent et l'auteure nous transporte dans son univers.

    C'est à travers le récit de Cass que  l'auteure nous plonge dans une ambiance anxiogène et que lecteur vit les émotions de l’héroïne.

    Un personnage qui perd ses repères suite au stress et la culpabilité qui la ronge et Cass s'enfonce jour après jour dans la paranoïa, avec le récit journalier de son quotidien et de son calvaire. Rongée par une culpabilité effroyable notre héroïne sombre jour après jour dans un gouffre sans fond duquel elle ne parvient pas à sortir.

    Mais le lecteur de s'interroger : A quel point la culpabilité peut-elle être destructrice ? Est-ce crédible ? Qu'aurions nous fait et ressenti à sa place ? Probablement qu'influencé par le contexte actuel et toutes les mises en garde contre les manigances et les agressions serions-nous passés ce soir là sans rien faire. Mais pour autant nous sentirions aussi coupables de la mort de Jane ? Certainement pas. Alors une intrigue crédible ? Mais nous ne sommes pas Cass avec son profil psychologique fragile, son stress, sa fatigue après une année scolaire épuisante et surtout ses antécédents médicaux. En fait, le décor est planté et tout se joue, B.A Paris nous ayant bien harponnés avec une intrigue addictive qui ne vous lâche pas jusqu'à ce que vous ayez atteint la dernière porte.

    L'histoire est particulièrement bien menée avec les  défaillances psychologiques de notre personnage principal qui nous touche et nous émeut dans sa détresse.

    La méthode de l'auteure est efficace, elle distille le doute insidieusement, nous entraînant dans des pistes possibles, puis tire le tapis, incitant le lecteur a tout remettre en question. Quelles sont les chances qu'un assassin la harcèle ? Pour autant pourquoi les appels n'ont lieu que quand son mari est absent ? Est-elle vraiment épiée ou juste paranoïaque ?  Qu'en est-il de sa santé mentale  ?

    Oui le tout est particulièrement bien ficelé et le lecteur assiste impuissant à la dégradation physique et psychologique de notre héroïne. On s'étonne cependant du peu de soutien de sa meilleure amie tandis que l'auteure brosse un portrait réaliste des comportements d'un mari aimant pris dans un engrenage infernal. 

    L'ambiance est étouffante, oppressante et le lecteur est avide de souffler un peu, mais B.A ne lâche rien jusqu'au dénouement.

    Un dénouement somme toute attendu, sans l'être, c'est toute la subtilité et le talent de B.A Paris, avec un rebondissement de dernière minute assez surprenant car malgré ce que peut imaginer le lecteur en suivant les petits cailloux semés par l'auteure, rien n'a quand même étayé cette piste.

    L'auteur maîtrise les codes du thriller psychologique et nous offre une intrigue pourtant logique à laquelle on songe très rapidement mais B.A parvient toujours à instiller le doute. 

    Pour autant même si j'ai très apprécié cette lecture, j’émets quelques réserves avec quelques points que j'aurais aimé voir davantage développés et que je ne peux vraiment pas aborder ici sans spolier. Une petite discussion avec ma jumelle de lecture s'impose. J'ai d'avoir l'avis de mes partenaires de lecture.

    En conclusion je dirais que c'est un excellent thriller psychologique dans lequel on se laisse facilement emporter, particulièrement  bien construit qui vous tient en haleine, entre manipulations, mensonges et trahisons. C’est angoissant, prenant et étouffant à souhait et particulièrement addictif. Mais pour l'heure Derrière les portes reste un coup de coeur.

    Une auteure à suivre (qui continuera à nous surprendre ), que j'ai eu la chance de rencontrer au Salon de Livre et avec qui j'ai pu discuter. Une auteure Anglaise qui parle parfaitement le français.

     

    Défaillances : LC

     

     

    Défaillances : LC

     

     

     

    Avec Anne, Gaelle et Marie

     

    Extraits citations

     

    "il est dur de croire que la décision instinctive de prendre le raccourci par la foret ce vendredi soir fatidique a eu un effet aussi dévastateur  dans ma vie. Jane était peut-être au mauvais endroit au mauvais moment, mais moi aussi, Moi aussi." 

     

    "les larmes me piquent aux yeux. Je ne vois pas comment cette culpabilité pourrait disparaître et la pensée de d'avoir à la porter le restant de mes jours me semble trop cher payé pour un instant d’égoïsme. Mais la vérité est là : si j'avais pris la peine de sortir de ma voiture elle serait peut-être encore en vie.

     

    "-oui merci, ça va aller.

     En refermant la porte derrière elle, je sais que non, pas encore. Mais un jour j'irai bien. A la différence de Jane, j'ai toute la vie devant moi"

     


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    IbogaPire que la peine de mort : la réclusion à perpétuité…

    28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la « Louisette ».
    Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d’honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
    Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
    Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…
     
    Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l’avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.
      
    Une fois, Max m’a dit quelque chose que j’ai compris plus tard : Si tu commences à mentir, mec, tu seras obligé de le faire tout le temps et tu seras piégé un jour parce qu’il y aura des incohérences, des trucs qui n’iront pas ensemble. En revanche, si tu dis la vérité, tu ne seras jamais mis en défaut.
    J’ai dit la vérité aux flics, avocats, juges et jurés. J’ai pris perpète et failli avoir la tête tranchée. 
      
    Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois… Un homme trop jeune pour mourir.

    Editeur :  Belfond
    Genre: Suspens Thriller
    Date de sortie: 25/01/2018
    Prix du livre papier : Broché  19,00€  
    Version numérique: 12,99€ 
    ISBN: 2714478344

     

    IbogaJe remercie tout d'abord les #Editions Belfond dont je suis une grande fan et #NetGalleyFrance pour m'avoir permis de lire ce roman en SP.

    La couverture sombre et mystérieuse ainsi que le résumé m'attiraient depuis un petit moment déjà.

    Mon premier sentiment a été la surprise. Je pensais entrer  d'emblée dans l'énigme dans un flash-back immédiat nous plongeant dans les raisons de cette condamnation. Mais très rapidement le lecteur se laisse prendre  et se perd dans un huis-clos saisissant et angoissant, s'interroge, frissonne, s'indigne et s'émeut.

    Jeff, 17 ans condamné à la peine capitale, la mort encore en application dans les années 80 qui s'applique même aux mineurs ? Jugeait-on ainsi les ados de la façon que les adultes ?  La sanction pour un meurtrier sanguinaire est la même quelque soit l'âge semble-t-il, c'est passer par la Louisette un des surnoms donnée à la guillotine.

    C'est à travers cette histoire que le lecteur découvrira, s'il l'ignore encore, que  l'abolition de la peine de mort sera votée en 1981. Pour Jeff cette décision n'a aucune importance puisque le Président entrant la gracié, le condamnant à la réclusion à perpétuité. Est-ce un cadeau ? La mort immédiate n'est pas plus enviable qu'une mort lente et inéluctable ?  

    Jeff 17 ans mérite-t-il son sort fait de conditions indignes d'internement, de brimades, d'humiliations, de provocations, de passages à tabac à la moindre excuse par des matons cruels et racistes ?

    C'est ainsi que dans cette première partie le lecteur toujours ignorant des méfaits du jeune homme , s'insurge devant ces comportements inhumains et indignes de l' Homme, se prend d'affection, s'émeut et éprouve ainsi de l'empathie pour un assassin qui a admis ses crimes. Mais de quels crimes s'agit-il ? C'est en partageant l’introspection de Jeff que nous vivons, ses peurs, son passé et ses rêves. C'est une expérience sensorielle unique qui prend le lecteur aux tripes  vivant comme Jeff dans un sentiment d'urgence particulièrement marqué par le style de l'auteur, par ses phrases courtes et incisives.

    Christian Blanchard nous confronte à un meurtrier dans son univers carcéral, brossant des conditions de ce milieu, impitoyables et inhumaines. Comment un jeune homme peut-il survivre dans un tel univers simplement rythmé par les repas,la douche une fois par semaine et les courtes promenades ?  Rien pour l'occuper ni livres, ni musique, ni TV. Aucun contact avec le monde extérieur. Comment ne pas sombrer, comment vivre avec soi-même pour seule compagnie, hors celle de Germaine la petite souris. Elle et Martin le maton m'ont fait songer à des personnages de La ligne verte. Ici,  Jean, tout comme nous va se pendre d'empathie pour le jeune homme. On se demande comment tout ceci est possible. Peut-on s'attacher à un assassin ? Eh bien c'est ce que l'auteur parvient à faire. Il nous lie à lui dès le début et cette empathie perdurera malgré les révélations par la bouche du jeune sur l'histoire d'un gamin égaré devenu un monstrueux assassin. La rencontre avec Max son mentor et Iboga justifie-t-elle tout ?  Explique-t-elle  la cruauté et l'absence de remords  du jeune Jeff ? Et qui sont Max  et Iboga ?

    C'est suite à la rencontre avec la psychologue que tout va se déclencher ? Qui est-t-elle ? Quels sont ses objectifs ? Son comportement est-il vraiment altruiste comme celui de Jean ? Ou son but ultime est-il simplement de comprendre là ou d'autres ont échoué avec un but plus personnel ?  Questions que je me suis posé suite à son arrivée inattendue.

    Poussée par elle, si on peut dire, Jeff ouvrira pour nous les tiroirs de sa mémoire. Nous ferons connaissance de Max le mentor, la confiance de Jeff envers lui. Mais si tout ceci n'était que  manipulations par l'intermédiaire d' Iboga ?  Iboga et le titre prend tout son sens.

    Dès lors le rythme s’accélère. Le lecteur s'approche du dénouement de tous les possibles ? Mais un possible happy-end est-il envisageable ?

    Christian Blanchard parvient à nous surprendre, bien que l'issue finale soit la plus logique tant elle correspond à Jeff dont le souhait ultime est de pouvoir faire ses propres choix, enfin !

    Quelques questions trouvent réponse après que Jeff est partagé avec sa psy Sa version de la vérité, comme elle se plait à insister, mais  La  Vérité pour Jeff. Quant est-il vraiment ?  Y croirons-nous  ? Penserons-nous aussi qu'elle n'est QUE LA VÉRITÉ  de Jeff ?  

    De ce fait la fin reste, tout au moins pour moi, ouverte, du pourquoi de l’intérêt purement altruiste d'une psy pour un meurtrier. Et quand est-t-il de Max ? Quant à Jeff, meurtrier à 17 ans, Suffisamment grand pour tuer, assez vieux pour mourir ?

    Un thriller psychologique particulièrement addictif, mené de main de maître par Christian Blanchard dont le style incisif ne laisse pas le lecteur indifférent.

    Un coup de cœur pour moi. Et un auteur à suivre.

     

    Iboga

     

    Coups de Coeur

     

     

    Extraits citations

     

    "- laissez-moi décider de ma fin. Je ne sais pas si je mérite cette faveur mais c'est mon souhait le plus cher"

     

    " Elle est en train de me dire que je suis, comme toujours, sous la dépendance ou le joug de quelque chose. Jamais, je n'ai été en capacité de prendre une seule décision."

     

    " Tuer un homme est mal mais le libérer est bien..."

     

    " la souffrance de la chair est une preuve de mon existence. J'ai mal donc je vis."

     

    " Lorsque l'epoir a disparu, que reste-t-il ? Mourir n'était pas vraiment un choix ? Je cherchais à ne plus souffrir.  "

     

    " Connaitre la date de sa mort, est-ce une torture insoutenable ou un soulagement ?"

     

    " J'ai ôté la liberté, la vie à des êtres humains, on va prendre la mienne. Le libre arbitre de la justice. Une forme d'égalité."  

     

    " Trop jeune.

    Pas à 17 ans.

    Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir...

    Les jurés en ont décidé ainsi."

     

    © C. Blanchard

     


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