• Thrillers/Policiers/Polars

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    Un air de Da Vinci code, Inferno...

    Le rasoir d'OckhamAri Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière. 
    Dans l'ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle. 
    Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu'ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?

     

    Editeur : Flammarion
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 16/1/2008
    Prix du livre papier :  Broché : 20,20€ Poche J'ai lu : 8,20
    Version numérique: 7,97 Existe en audio
    Nombre de pages :  456

     

     

     

    Le rasoir d'OckhamPremier volet d'une trilogie qui nous fait suivre les aventures assez mouvementées d' Ari Mackensie, analyste spécialisé dans les sectes. Le titre intriguant laissait supposer que le tueur en série, que traque notre personnage principal ,utilise un "rasoir d'Ockham" comme arme du crime.  Mais très vite, nous découvrons les méthodes monstrueuses de ce sérial killer. La surprise n'en sera que plus grande quand nous découvrirons le sens de ce titre. Je vous laisse découvrir.

    C'est dans une course poursuite haletante que nous entraîne Henri Loevensbruck, à l'image du très célèbre Dan Brown, utilisant les même codes et ficelles pour son thriller ésotérique. De nombreux rebondissements, de l'action, des mystères à élucider pour parvenir à résoudre ses meurtres et un plongeon dans les légendes moyenâgeuses, le compagnonnage, les loges franc-maçonniques et autres énigmes s'appuyant sur certaines croyances dont celle de l’existence d'Agartha. Ce qui m'a rappelé, bien évidemment la saga 5 de Celine Joyce Mitchell, qui elle explore d'autres chemins.  

    L’intérêt culturel est incontestable, et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’existence de l'univers ésotérique choisis par l'auteur,  et vérifier certaines sources sur lesquelles il construit son intrigue. Autre point plaisant pour moi, fût de marcher dans les pas d' Ari à travers la capitale et de sourire en arpentant la rue de la Roquette que je ne connais que trop bien pour des raisons personnelles.

    Ce roman se lit comme l'on visionnerait un film avec Bruce Willis pour héros, dont les divers personnages qu'il incarne se relèvent toujours malgré quelques bastons qui laisseraient K.O un individu lambda.  Il en est de même pour Ari. Oui j'avoue, c'est parfois trop peu crédible. Cependant, l'on pardonne à l'auteur, le temps de cette lecture,  ses excès tant la curiosité l'emporte sur l'énigme des carnets. Mais ce manque de réalisme s’accroît au fil des chapitres, quand bien évidemment notre héros se doit d'affronter une tueuse bien entraînée ( n'oublions pas que notre Ari est un analyste qui bosse dans un bureau, et que ses activités passées sont bien loin derrière lui)  et sauver la femme de sa vie. Eh oui, outre le thriller, nous avons notre petite romance, qui sert bien évidemment l'histoire en rajoutant un peu de suspens et donnant l'illusion d'un personnage humain, pas que celle d'un policier atypique, plutôt tête brûlée. Cependant, j'ai quand même eu du mal à m'attacher aux personnages aux personnalités un peu trop superficiellement  traitées. Mais le trio de choc, Iris, Zaleswki, Ari fonctionne bien, et le suspens est bien dosé, et il importe peu de ne pas avoir une enquête à mener, l'identité des criminels étant très vite connue, car l’intérêt est tout autre, dans la résolution de l'énigme des fameux feuillets de Villard de Honnecourt. 

    La plume de l'auteur est plaisante, son intrigue bien documentée et convient à la fan que je suis du genre. Ce qui fait passer les bémols en 2e plan, vu que j'ai passé un très bon moment de lecture et que j'ai bien envie de poursuivre l'aventure avec Ari.

     

    Le rasoir d'Ockham

     

     

    Le rasoir d'OckhamL'auteur : 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Paris , le 21/03/1972
    Biographie

    Fils d'enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d'une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d'ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l'imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d'enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l'écriture. Il partage aujourd'hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d'aventure en général.

    La Moïra est le best-seller français de Fantasy vendu à plus de 350 000 exemplaires et traduit en onze langues.


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    Avec elle/Sans elleUn même point de départ. Deux intrigues. Une expérience littéraire inédite. 
    Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Deux soeurs qui grandissent, inséparables... 
    Le 14 juillet, alors que Coline est punie, Jessica assiste au feu d'artifice. De ce léger accroc à leur amour fusionnel naît la jalousie. Chaque jour plus dévorante et maladive, elle va jusqu'au bout empoisonner leur vie.

    Editeur : Michel Lafon
    Genre: Thriller  
    Date de sortie: 8/11/2018
    Prix du livre papier : 23,95€
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  601

     

     

    Avec elle/Sans elleJe me contente assez souvent de survoler les résumés, me fiant à la couverture. Celle de ces 2 petites filles  et quelques commentaires élogieux sur des pages FB titillaient ma curiosité. C'est donc avec grand plaisir que j'ai tenté ma chance sur un concours proposé sur Insta par les auteures, plaisir encore plus grand quand le livre est arrivé. Un format peu commun, une édition recto-verso des 2 versions de l'histoire concoctés par Amélie Antoine et Solène Bakowski. Un défi de taille que se sont lancés ces 2 auteures. Un idée on ne peut plus originale qui me fait penser à celui de U4, mais une série en 4 tomes qui, elle, est vue à travers chaque personnage et narrée par un auteur différent.

    J'ai débuté l'aventure par l'approche de Solène Bakowski tant il me semblait logique de commencer par Avec Elle.

    Résumé : 

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Avant de se jalouser et s’empoisonner.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Pour le meilleur, ou pour le pire ?
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

     Dans ce tome, on se laisse transporter dans les relations complexes, ambivalentes évoluant entre " je t'aime, moi non plus" que vivent les jumelles. Le contexte est très réaliste, prend ses sources dans la vie quotidienne, celle de Thierry et Patricia qui se délite au fil du temps, la complexité de la vie de couple, l'usure du quotidien que les enfants compliquent, parfois, innocemment. 

    Patricia éprouve des sentiments communs à beaucoup de mères, il suffit de tendre l'oreille, à droite à gauche, de près ou de loin, des Patricia ont en a toutes une dans notre entourage, quant on a pas, soi-même eu quelques fois, ressenti ce sentiment d'étouffement lié à ce quotidien répétitif. N 'explique-t-il pas, parfois, l'adultère, les séparations ? Dans cette ambiance délétère, les enfants saisissent des bribes de conversation, enregistrent, assimilent, interprètent. Tout est là en ces 2 mots, ressenti, interprétation. Face une même situation, chacun le vit à sa manière et quand les non-dits prennent toute la place, eh bien... personne ne sait ce que l'autre éprouve réellement.

    J'ai été happée par la curiosité une grande part du récit, vibrant d'impatience de découvrir les effets et aboutissants d'une telle relation "toxique" toute en ambiguïté entre les 2 sœurs.  Mais l'issue est longue à se mettre en place ,et j'avoue m'être un peu ennuyée, les passages devenant redondants. De plus cette connectivité propre à la relation entre les filles, je ne l'ai pas trouvée spécifique à des jumelles. Elle sert juste à l'intrigue, car l'on peut voir tout aussi bien de tels liens entre sœurs.

    Cependant, l'auteure joue avec nos émotions. Elle sait s'y prendre pour nous faire prendre parti pour l'une des jumelles, celle qui sera responsable du drame qui se trame. Jessica/Coline physiquement semblables, aux personnalités contrastées et si dissonantes. Et quand la mère ne reste pas impartiale dans certaines situations forcement, on s'en agace.

    La plume de l'auteure est fluide et plaisante. Elle sait planter les décors, brosser des portraits vibrants de réalisme, attiser l’intérêt du lecteur et le surprendre par son dénouement. L'approche psychologique choisie par l'auteure est intéressante, prend le pas sur côté thriller et suspens. Peut-être est-ce l'explication au fait que j'ai trouvé, certains passages répétitifs et momentanément ennuyeux ? 

    Résumé de Sans elle :

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

    L'approche d'Amélie Antoine dans Sans elle, est toute aussi psychologique, avec le coté thriller en plus. Les auteures suivent une trame commune et les protagonistes prennent des chemins proches et parfois totalement différents. On y retrouve des personnages assez importants de la version de Solène Bakowski avec des variantes plutôt étonnantes.

    Dans cet opus, Amelie Antoine s'attache à traiter les répercussions de la disparition de Jessica sur la famille et développe les sentiments de chaque protagoniste principal. La psychologie de chacun y ait brossée avec justesse, réalisme. Tout comme dans Avec elle, cette soirée du 14 juillet va ébranler les fondations de cette famille unie. Les liens qui les unissent s'y délitent, et ici encore les non-dits auront des conséquences néfastes sur tout un chacun. Cette fois les raisons sont à mille lieux de la précédente version. 

    Les thèmes abordés sont, au vue de cette approche de l'histoire, sensiblement différents, du tome de Solène Bakwoski. Ici la culpabilité y règne pour la plus grande part, avec des multiples raisons. Chaque personnage ayant les siennes. 

    Coline, reste un des protagonistes les plus attachants, mon préféré comme dans le roman précédent. Sa souffrance, sa position dans la famille, la culpabilité du survivant, le sentiment de désamour, nous touche en plein coeur. On aspire à la voir heureuse, faire le deuil de sa sœur disparue,  sans pour autant l'oublier, afin de pouvoir se reconstruire. On espère, on y croit .

    Le roman est particulièrement bien construit, évoluant tout au long des diverses étapes : après le choc, l'espoir que personne ne veut abandonner, et surtout pas Patricia, mais aussi les incertitudes quotidiennes, le mal être que provoque le fait de ne pas savoir. Puis devrait venir la résignation, le besoin d'avancer, mais certains protagonistes n'y parviennent pas, se refusant à cette alternative. Chaque partie de cette histoire suit le cheminement du deuil, selon Elisabeth Kruler-Ross. L'auteure nous y plonge de manière magistrale, au gré de sa belle plume et nous entraîne dans des montagnes russes d'émotions. Le style est addictif, et l'on s'interroge sur la finalité de cette intrigue. Découvrirons nous la vérité sur ce drame familial ? 

    Le dénouement va me clouer sur place. J'envisageais tout et rien, m'interrogeant au fil des chapitres : serait-elle similaire à celle de Solène Bakowski, tant la trame de base semble être suivie, ou différera-t-elle comme parfois en conservant ce tronc commun ?

    Car les auteures ont abordé, chacune, des pistes différentes tout en glissant toutes 2 les mêmes protagonistes secondaires. On retrouve donc : Enis, l'instituteur, Valentin, Loîc qui croisent Patricia et Coline. 

    Dans cette duologie,un véritable challenge littéraire, chacune des auteures nous offre une vie parallèle faite de tous ces ET Si, que nous même envisageons parfois.  Un ET SI qui pourrait dans une version  comme dans l'autre changer le tragique des l’histoires. Car drame il y a. Mais pas forcement celui auquel on s'attend. L'intrigue même n'évolue pas dans ce sens là, certains questions resteront sans réponses dans l'abord d' Amélie Antoine. Ce pourrait être frustrant, mais ne pas les avoir reste logique, car tout est réaliste et que le thème le plus important n'est pas de résoudre le mystère de la disparition de Jessica mais les effets secondaires sur toute la vie d'une famille, de parents suspectés et les effets néfastes à long terme. 

    Je conclurais en remerciant  Amélie Antoine et Solène Bakowski pour ce concours sur Instagram qui m'a permis de découvrir leur plume et donner envie de lire leurs romans. Je rajouterai que j'ai eu une petite préférence pour la version d' Amélie Antoine. 

    Pour infos, je ne pense pas qu'il y ait un ordre de lecture dans ce livre recto-verso.

     

    Avec elle/Sans elle

     

     

    Les auteures : 

    Avec elle/Sans elle  Solène Bakwoski :

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Paris , le 22/09/1981

    Biographie : 

    Solène Bakowski est une écrivaine française.
    Titulaire d'une licence de chinois et d'une maîtrise de français langue étrangère, elle a, pendant un temps, partagé sa vie entre la France et la Chine avant d'embrasser la carrière de Professeur des Ecoles. 
    Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014, lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015), d' « Un sac » (auto-édition, janvier 2015, Prix spécial du Jury Amazon 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015).

    Avec elle/Sans elleFrance 
    Biographie : 

    Amélie Antoine est une écrivaine qui vit à Lille.

    Après avoir publié en 2011 un récit autobiographique, "Combien de temps", elle choisit l'autoédition en 2015 pour son premier roman, "Fidèle au poste", qui connaît très vite un immense succès numérique : plus de 250 000 lecteurs plébiscitent ce roman à suspense.
    Il obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l'autoédition, avant de sortir aux éditions Michel Lafon en mars 2016 puis aux États-Unis.
    Son second roman, "Au nom de quoi", est d'abord publié sous le pseudonyme de Dorian Meune en mai 2016. Ce texte hommage revient sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan, par le biais de personnages fictifs.
    "Raisons obscures" (2019) est son sixième roman.

    son site : www.amelie-antoine.com
    page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/ 

     

    Extraits citations : 

     

     

     

    " C'est ce jour là que Coline,  dans les bras maternels,comprend viscéralement, intimement, à quel point les parents peuvent être démunis, à quel point aucune personne au monde n'est en réalité capable de la protéger de tout, à quel point, dans un sens, elle est seule face au monde." 

     

    " Les mots sont là mais il manque les couleurs, les sons, les émotions."

     

    "papa n'est pas assez fort pour continuer à chercher Jessica et à à croire en son retour.

    Maman n'est pas assez forte pour accepter d'avancer et pour essayer d'être herseuse sans Jessica.

    Coline n'est pas assez forte pour  savoir où se situer entre les parents aux réactions diamétralement opposées."

     

    " Coline aimerait s'autoriser à être heureuse, ne plus être rongée par une sorte de culpabilité écœurante et irrationnelle, la culpabilité d'être celle qui n'a pas disparu, celle qui a continué à respirer, à dormir, à manger depuis plus de 8 ans "

     

    "- je ne chercher pas a prouver quoi que se soit. Je voudrais juste disparaître, moi aussi. Peut-être que tu te soucierais davantage de moi, alors"

     

    " - Moi, je suis vivante, maman ! Je suis vivante depuis toutes ces années, et tu ne me vois pas ! Je suis vivante, je me démène, je fais tout ce que je peux pour que tu m'aimes et tu n'en as rien à foutre ! "

     

    © A.Antoine

     

    "Dans cette historie tout est intiment lié. Le destin des adultes influe sur celui de leurs enfants. On  ne peut comprendre le second sans connaitre le premier. "

     

    "Et l'histoire des jumelles oscille, des haut, des bas, encéphalogramme complique d'un rapport passionnel  dans lequel l'araignée lentement tisse sa toile.. "

     

    "En fin de compte, être seule ne pose pas de problème à Coline. Ce n'est pas la solitude, sa souffrance. Sa souffrance, c'est de perdre sa jumelle."  

     

    "Sous couvert de bonnes intentions, certaines personnes ne savent prendre que de mauvaises décisions."

     

    "Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Si le temps ne se rattrape pas, les cœurs, eux, se recousent. Alors elle tâchera de recoudre celui de ses jumelles chéries. Et peut-être qu'alors, le sien parviendra à se réparer."

     

    © S. Bakwoski

     


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  • Sous nos yeuxAlerte enlèvement : la petite Daisy Mason, 8 ans, a disparu lors d’une fête, donnée dans le jardin de ses parents. Elle était déguisée en pâquerette : elle portait une robe, des collants et des chaussures vertes, ainsi qu’une coiffe avec des pétales blancs. Et personne n’a rien vu.
    L’inspecteur Adam Fowley, qui prend en charge l’enquête, sait bien que, dans 90% des cas, c’est un proche qui a fait le coup. Il a lui-même perdu un fils, Jake, quelques mois plus tôt. Or, la famille de Daisy compte son lot d’étranges individus : sa mère fait ce qu’elle peut pour préserver les apparences, son père se montre systématiquement sur la défensive, et le petit frère ne dit pas un mot…
    Le vernis de respectabilité si cher à ce quartier de la classe moyenne s’effrite peu à peu sous la pression de l’enquête, des rumeurs et des réseaux sociaux. Les Mason, famille modèle, préfèrent parfois le mensonge par omission à la vérité, et des secrets inavouables sont sur le point d’éclater…

    Editeur : Bragelonne
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 28/2/2018
    Prix du livre papier :  Broché 20,00  Poche : 7,90€
    Version numérique: 5,99 € 
    Nombre de pages :  379

     

    Sous nos yeuxJe peine depuis quelques temps à me plonger dans la lecture, aussi mon bilan lecture n'a jamais été aussi léger ces derniers mois. Ce n'est pas faute de livres dans ma PAL, mais rien ne me tentait vraiment.  Pour varier les plaisirs et retrouver un peu de gout pour mes chers bouquins et tenter de faire baisser ma PAL, j'ai penché pour un ebook  qui m'attendait sagement depuis un petit moment.

    C'est la couverture avec ses petits souliers rouges qui m'avait tenté, dans mon vague souvenir il s'agissait d'un polar. Quant au résumé je ne savais plus fichtre rien. Finalement parfois ce n'est pas plus mal.

    Très vite je me suis trouvée embarquée dans cette enquête sur la disparition d'une gamine de 9 ans et particulièrement effrayant, personne ne peut dire quand Daisy a été vue pour la dernière fois. Pas même les parents, pas même Léo, le frère aîné. 

    Une fiction qui ne rappelle malheureusement que certaines affaires tristement réelles, elles.  C'est cette cohérence dans des événements contemporains qui rend cette histoire passionnante.

    Très vite, le comportement des parents nous trouble, et l'on s'interroge : ne dit-on pas que dans la plupart des cas ils sont coupables ? 

    Pourtant l'auteure, de rebondissements en rebondissements va nous entraîner vers d'autres pistes dans un déroulement particulièrement structuré.  Dans le même temps, elle dévoile l'envers du décor de la vie de cette jolie famille parfaite, ainsi que les comportements d'autres personnes mêlé plus ou moins de près à cette étrange disparition.  

    Soupçons, doutes, l'auteure nous manipule et nous surprend avec des révélations inattendues, lève le voile sur des secrets de famille.  

    En parallèle de l’enquête la vindicte populaire se fait croissante sur les réseaux sociaux, comme un air de déjà vu non ? Cara Hunter ancre ainsi son histoire dans notre époque, dénonce les effets pervers des réseaux sociaux sur lesquels tout ce dit et ce partage sans filtre, sans réfléchir aux conséquences, sans s'assurer de a la fiabilité des informations partagées. 

    Tous les protagonistes  de cette intrigue sont particulièrement dépeints par l'auteure.  Adam Folwey prend vie, tant il n'est pas qu'un simple inspecteur mais un homme qui a vécu son propre drame, que l'auteur nous révélera progressivement, abordant ainsi des thèmes actuels particulièrement douloureux. C'est un point qui appelle encore quelques infos et j'espère les avoir dans les autres romans de l'auteure qui vont suivre. 

    Les sujets abordés sont on ne peut plus contemporains, touchent aux enfants, tels que le harcèlement, les maltraitances physiques ou morales, les abus sexuels, le désamour et bien d'autres encore qui sauront vous émouvoir.

    Une découverte coup de coeur  pour ce thriller psychologique qui m'a passionné, tant et si bien que je l'ai dévoré en 24 heures tant il est intriguant, addictif ce qui vous pousse à découvrir le dénouement dans une hâte fébrile. Dénouement qui j'avoue m'a scotchée et qui confirme que même sous nos yeux on ne voit pas ce qui se passe et que rien n'est ce qu’il parait. Et Cara Hunter a eu beau nous le faire comprendre tout au long de cette périlleuse affaire, elle parvient néanmoins à vous laisser sur les fesses.

    C'est donc avec plaisir que je retrouverais Adam Fowley et son équipe dans d'autres aventures

     

     

    Extraits citations 

     

    "-Tout parait démesuré à cet âge.

    - Pardon ? 

    -C'est Everett  qui m'a dit ça, il y a quelques jours. Et elle a raison.Les enfants de cet age n'ont aucun sens des proportions. Surtout pour les mauvaises choses. Ils sont incapables de les mettre en perceptive, ils sont aveuglés par la douleur qu'ils éprouvent sur le moment, pour laquelle les gosses  de moins de 12 ans en arrivent au suicide" 

    "Eh bien, ça ne m’étonne pas. Si elle ne ressemblait pas autant à sa mère, je jugerais que cet enfant est un elfe. Je n'ose même pas imaginer la débilité du patrimoine génétique des Mason"  

     

    " C'était une belle fête  "une agréable soirée" et pourtant à un moment donne, une petite fille a disparu et personne n'a rien vu" 

     

    © C.Hunter

     

     

     Sous nos yeuxL'auteur : 

    Nationalité : Royaume-Uni 

    Biographie : 

    Cara Hunter (un pseudonyme) est une écrivaine, auteure de roman policier. 
    Elle est titulaire d'un doctorat (PhD) en littérature anglaise de l'Université d'Oxford. Elle a choisi son nom de plume dans un catalogue jardin dont Cara et Hunter sont des variétés de pommes de terre.
    "Sous nos yeux" (Close to Home, 2017) est le premier tome d'une série qui suit les enquêtes menées par l'inspecteur Adam Fowley. 
    "In the Dark" (2018) est le deuxième tome.
    Elle vit et travaille à Oxford et a déjà publié sous un autre nom.

    Twitter : https://twitter.com/carahunterbooks?lang=fr

     


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    Vous ni'irez pas tous au paradis LCVous ne connaissez pas Leybent, petite ville des environs de Wichita ? Le FBI non plus n’en avait jamais entendu parler jusqu’au déchaînement de violence qui ébranla la quiétude des habitants de cette Amérique des grandes plaines. Secrets et chantages étant soigneusement gardés, nul ne s’attendait à ce déluge meurtrier.
    Très vite cette paisible bourgade montre un nouveau visage avec l’émergence de violence, drogue, prostitution et bien pire encore. Le chaos s’installe lorsque l’agent fédéral David Renay et son équipe découvrent à la ferme maudite un corps atrocement mutilé dans une démoniaque mise en scène.

     

    Editeur : Estelas Editions
    Genre:  Thriller
    Date de sortie: 31/8/2017
    Prix du livre papier : Broché  19,90 Poche : 12,90
    Version numérique: 9,99 
    Nb de pages : 464

     

      

    Vous ni'irez pas tous au paradis LCMax Heratz est connu pour ces romances érotiques, mais pas de ses romans standards dans la même veine de 50 nuances de Grey, ( quoique j'avoue sans fausse honte avoir aimé cette trilogie). Non les histoires de Max sont particulières. Et sa plume est superbe. Je suis donc depuis la lecture de Je t'aime Moi non plus, les sorties de l'auteur de près. Et ce dernier nous offre une surprise de taille. Nous abandons  Welia et Max ( mais je ne désespère pas de les retrouver un jour), pour découvrir un nouveau protagoniste qui pourrait devenir récurent le temps de quelques tomes supplémentaires.

    Et qui aurait cru que max Heratz soit aussi talentueux dans ce genre si loin de ces autres écrits ? parce qu'il vous avouer que ce roman, assez  gore, mais pas autant qu'un Chattam, mais suffisamment pour vous retourner, se dévore en un temps record.

    Le suspens, les rebondissements y sont parfaitement maîtrisés, le dénouement prévisible une fois que les pièces du puzzle ont fini par s’emboîter. Votre cerveau est mis à contribution, il ne faut négliger les détails comme le conseille l'auteur. 

    Cependant, personnellement certaines questions restent sans réponses. Oui, je sais, je suis exigeante dans les détails, de ceux qui me permettent de visualiser les personnages, de leur donner un âge, de comprendre les motivations. Cette fin plutôt ouverte laisse supposer que d'autres tomes suivront, confirmé par l'auteur et ma patience va être mise à rude épreuve.

    Pour ce qui en est de ce roman, comme le notait Max dans ma dédicace, il faut se méfier des anges. Parfois ceux-ci cachent parfois des âmes bien sombres et certaines personnes de lourds secrets.

    Le lecteur oscille entre noirceur et espoir. Max Heratz parvient même à nous faire éprouver un peu de compassion pour ce sérial-Killer, malgré sa cruauté, une fois que ses motivations nous sont dévoilées. 

    Le récit est à deux voix, celle d'un narrateur extérieur et celle de Tom, notre assassin. Le mystère ne réside donc pas sur la recherche du responsable, mais de l'évolution de l'enquête que mènent conjointement le FBI et l'équipe du sheriff. Des personnages auxquels ont s'attache et qui vivent leur propre vie. 

    En sortant de sa zone de confort, Max Heratz confirme son talent d'écrivain en ne se cantonnant pas dans un genre littéraire. À travers ses poèmes et autres récits, il a prouvé qu'il sait jouer avec ses mots. Cependant ce n'est pas toujours suffisant pour concocter une bonne intrigue. Max quant à lui, y parvient et je ne doute pas qu'il nous tienne encore en haleine dans la suite de ce projet.

     

     

     

     Avec Gaëlle

     

    Vous ni'irez pas tous au paradis LC

     

    Item 57 Un polar ou thriller américain ou se déroulant aux USA

     

     

    Vous ni'irez pas tous au paradis LCL'auteur 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Lyon , le 18101968
    Biographie : 

    Max Heratz fut bercé très tôt par les mots et leurs enchantements. Il s’intéresse rapidement aux poètes comme Baudelaire, Joe Bousquet, Gainsbourg et bien d’autres encore qui influeront beaucoup sur ses écrits. Quant à ses lectures, elles variaient en fonction des saisons, des œuvres du Marquis de Sade pour aller jusqu’au Capital de Karl Marx en passant par l’œuvre complète de Fiodor Dostoïevski qui devint rapidement son auteur fétiche. Ces romans métaphysiques centrés sur la question angoissée du libre arbitre et de l'existence de Dieu ne tardèrent pas à interférer dans les textes toujours plus décadents qui commencèrent à couler sous sa plume. 
    L’adolescence est une période fragile durant laquelle on remet tout en question : l’autorité, la morale, les mœurs, l’Eglise, la société en général. Aussi, plonger dans l’univers de Fiodor Dostoïevski à ce moment-là, alors qu’il avait déjà des pulsions le poussant vers une sexualité non conventionnelle, ne pouvait que donner naissance à un libertin amoureux de sa plume, teinté d’un romantisme qu’il masquera par pudeur, romantisme dramatique, marqué par toute cette littérature russe qui berça sa jeunesse.
    Adulte, la vie l'entraîne à faire des séjours dans d'innombrables bras féminins, lui faisant découvrir par la même occasion quasiment toutes les régions de France et parfois même des contrées bien plus éloignées. Très vite, quelques amies appréciant ses poésies et les récits qu’il lui arrive de faire de ses rencontres, lui réclament un roman. C’est ainsi qu’est né Je t’aime, moi non plus.

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  • Un roman captivant 

    Les confessions de Frannie LangtonDans la lignée de Sarah Waters et de Margaret Atwood, Sara Collins signe un roman noir gothique saisissant, qui nous plonge, entre la Jamaïque et le Londres du XIXe siècle, dans une véritable épopée où se mêlent colonialisme, esclavage et racisme ; culpabilité, amour et rédemption.

    Esclave. Frannie Langton grandit à Paradise, dans une plantation de canne à sucre, où elle est le jouet de chacun : de sa maîtresse, qui se pique de lui apprendre à lire tout en la martyrisant, puis de son maître, qui la contraint à prendre part aux plus atroces expériences scientifiques... 

    Domestique. À son arrivée à Londres, la jeune femme est offerte comme un vulgaire accessoire à George et Marguerite Benham, l'un des couples les plus raffinés d'Angleterre. 

    Séductrice. Seule contre tous, Frannie trouve une alliée en Marguerite. Entre ces deux lectrices invétérées se noue un lien indéfectible. Une foudroyante passion. Une sulfureuse liaison. 

    Meurtrière. Aujourd'hui, Frannie est accusée du double-meurtre des Benham. La foule se presse aux portes de la cour d'assises pour assister à son procès. Pourtant, de cette nuit tragique, elle ne garde aucun souvenir. Pour tenter de recouvrer la mémoire, Frannie prend la plume... 

    Victime ? Qui est vraiment Frannie Langton ?

    Editeur : Belfond
    Genre:  Polar noir gothique
    Date de sortie: 18/4/2019
    Prix du livre papier : Broché  21,90 
    Version numérique: 14,99 
    Nb de pages : 408

     

     Les confessions de Frannie LangtonPar quoi commencer ? Tant les ressentis différents m'assaillent alors que je viens de tourner la dernière page de ce roman offert par Masse Critique Privilégiée et les Editions Belfond, que je remercie de m'avoir permis de découvrir le premier roman de  Sara Collins.

    L'auteur nous y tient rapidement captif en nous passionnant pour ce psycho-drame comme nous le découvrirons à travers ce turn-over dans lequel nous entraîne Frannie, la supposée meurtrière. La question initiale est: le doute est-il possible ? Ne l'a-t-on pas retrouvée couverte de sang dans le lit de sa maîtresse ?  Dire qu'elle ne sait pas ce qui s'est passé est-il un argument de défense ? Est-elle victime d'une manipulation ? Il ne faut pas oublier que Frannie est une mulâtresse, fruit d'une relation entre un maître et une de ses esclaves, et dans le contexte historique les "noirs " sont considérés comme  des sauvages.

     C'est d'une manière très subtile que Sara Collins va appréhender tout un panel de sombres thèmes tels que l'esclavage, la condition féminine,la servitude, le  colonialisme, l'ambiguïté du comportement des abolitionnistes, les expériences et les recherches anthropologiques, le racisme, le délit de faciès, l'homosexualité, l' intolérance, toujours tristement contemporains pour certains.

    Comment alors, Frannie Langton, ancienne esclave, mulâtre de surcroît, peut-elle trouver sa place dans un monde régit par les blancs ? Oui, comment le peut-elle alors qu'être une femme est déjà un handicap ? Et l'on ne peut nier que Frannie les cumule les handicaps, et être instruite n'en est qu'un de plus dans ce contexte historique. Étonnant non ?

    J'avoue que parfois l'enchevêtrement des sujets traités, m'a un peu perdue parfois, tout en enrichissant ma culture personnelle à d'autres. Il en est de même pour la complexité des personnages et  je n'ai pas trouvé totalement les réponses à certaines situations empreintes de mystère. Pour d'autres le doute persiste.

    Ce roman ne laisse pas indifférent, ils suscite tant d'émotions alors que l'on s'attache à Frannie et que l'auteure nous pousse à des questionnements sur la notion de liberté, sur les choix  de chacun, sur la manipulation et les erreurs de jugement, les interprétations personnelles d'une même situation.

    Le personnage de Meg quant à elle reste assez et énigmatique. Elle suscite à la fois compassion et colère pour l’ambiguïté de son personnage, sa façade de femme libre qui reste, pour des raisons terre à terre, assujettie à son mari. Dans cette demeure tous les membres sont esclaves de quelqu'un. Y compris Mr Benham, à une autre échelle dirai-je.

    C'est au terme de cette lecture que le lecteur pourra présumer estimer connaitre Frannie à travers les images qu'elle nous renvoie à travers son récit, et encore ce n'est pas un certitude, tant elle ne dévoile qu'à demi-mots certains éléments de son passé et je dois admettre qu'il reste pour moi quelques zones d'ombres. Je le déplore un peu, tout comme le fait que je n'ai pu mettre un âge sur nos personnages.

    Malgré tout ce roman nous tient en haleine jusqu'au dénouement, passionne et intrigue.  Un auteur à découvrir.

     

    Les confessions de Frannie Langton

     

    Les confessions de Frannie Langton

     

    Les confessions de Frannie LangtonL'auteur : 

    Sara Collins a étudié le droit à la London School of Economics et a exercé cette discipline pendant 17 ans. Depuis toujours, l’écriture la passionne, mais ce n’est que très récemment qu’elle a pris la décision de se lancer dans cette voie. Étudiante à la Cambridge University, elle a reçu le prix Michael Holroyd 2015 en « Re-creative Writing ». Son travail a notamment été shortlisté pour le Bath Short Story Award, le Lucy Cavendish Prize 2016, et publié dans The Caribbean Writer. Avec son premier roman Les Confessions de Frannie Langton, traduit en une dizaine de langues, elle fait une entrée très prometteuse sur la scène littéraire internationale.

     

     

    Extraits citations 

    "La d'ou je viens, il existe plus d''une manière pour un homme de donner son nom à une femme. L'épouser ou l'acheter"

     

    " Ecoute moi Frances. Elle cracha on prénom, comme une nouvelle dent qui se serait déchaussée. Ecoute-moi. Dans ce monde il n'y a rien de plus dangereux qu'une femme blanche qui s'ennuie. c'est compris  ? "

     

    "Lorsqu'on est noire dans une mer de blanc, on regrette de ne pas être invisible "

     

    " Il m'a écrit : le noir ne deviendra pas blanc, pas davantage que le blanc ne deviendra pas noir. La purification des nègres n'est pas un objectif raisonnable" 

     

    "- Oh! (...) tu as d'abord été un pari, puis un cadeau ? C'est horrible. Mais parfois les hommes sont capables d'être horribles "

     

    " la vie est une courte chandelle, mais l'amour est le désir éperdu du temps. J'étais donc vouer à désirer ce que je ne pouvais avoir "

     

    © S. Collins

     

     

     

     

     


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