• Thrillers/Suspens

  • Le  cortège de la mortUne femme est retrouvée égorgée dans un cimetière de Londres. L'occasion pour Isabelle Ardery de résoudre une affaire d'envergure, qui a des ramifications jusque dans le parc de New Forest, à 150 km de la capitale britannique. Voire même un sordide fait divers vieux de vingt ans. Pour parvenir à élucider ces crimes, Isabelle Ardery va avoir besoin de l'aide du célèbre inspecteur Lynley, en congé depuis le meurtre de sa femme.

     

    Editeur : Pocket
    Genre: Polar 
    Date de sortie: 7/10/2010
    Prix du livre papier : Poche 10,00
    Version numérique: 13,99 € 
    Nombre de pages :  1016

     

     

     

     

     

    Le  cortège de la mortFan de l'auteure, j'ai pourtant négligé ses derniers romans dont certains sont dans ma PAL, depuis un moment, pour d'autres lectures plus contemporaines.

    Il m'a fallu, j'avoue devoir digérer le choix d'Elizabeth George, concernant certains protagonistes récurrents. Le temps a passé et c'est chose faite, je replonge donc dans une nouvelle enquête de l'équipe de l'inspecteur Lynley. 

    Pour être honnête, j'ai eu un peu de mal à entrer dans cette intrigue à tiroirs, mais c'est un soucis récurrent en ce moment avec d'autres lectures en cours.

    L'auteur nous présente en introduction un compte rendu d'enquête concernant un crime sordide perpétré par des enfants de 10 et 11 ans. Assassinat monstrueux et glaçant dont nous découvrons tout les détails en cours de lecture en alternance avec les investigations en cours.

    Comme de coutume Elizabeth George nous fait partager le quotidien, les émotions et sentiments des personnages principaux dont Thomas Lynley et Barbara Havers. Je les ais, donc retrouvés avec plaisir et dès lors l'intrigue m'a captivée et je suis à nouveau tombée sous le charme de la plume addictive de l'auteur  et son talent à nous perdre, nous faire douter de nos soupçons pour progressivement, en nous en dévoilant les éléments clés , nous emmène à la conclusion de l'enquête et bien évidemment aux liens entre cette histoire d'enfants meurtriers et la mort de Jemina.

    En parallèle, l'on s'attache encore un peu plus à ses personnages aux personnalités bien abouties qui suscitent de l'émotion. On retrouve donc les St James et les membres de l'équipe, ainsi qu'une nouvelle commissaire croisée, si ma mémoire est bonne, dans le précédent tome. 

    Un thème particulier est abordé dans ce roman, titille, perturbe et fait réfléchir sans pour autant qu'il n'existe de réponses à ces interrogations personnelles, mais nous fait voir un certain personnage sous un angle particulier. Une part du dénouement, de ce fait, semble inévitable, cependant peut troubler le lecteur. En tout cas m'a troublé, tant j'aurais espéré une autre issue. 

    Comme de coutume les décors, ici champêtres, sont judicieusement brossés par cette  auteure américaine qui aime planter son décor dans une atmosphère anglaise à la Agatha Christie.

    Au terme de ce pavé de 1000 pages, que j'ai soudainement avaléen une journée à partir du 1/3 du récit, je suis dévorée de curiosité  pour ce qui concerne l'avenir de Thomas. 

     Je ne tarderais donc pas à sortir de ma biblio, certains tomes en attente.

     

    Le  cortège de la mort

     

    Le  cortège de la mortL'auteur : 

    Nationalité : États-Unis
    Né(e) à : Warren, Ohio , le 26/02/1949
    Biographie :

    Elizabeth George, née Susan Elizabeth George, est une auteure de romans policiers.

    Ses parents déménagent dans l'Ouest américain lorsqu'elle a 18 mois et se fixent en Californie, près de San Francisco. Elle fréquente les universités de Los Altos Hills et de Riverside où elle obtient une maîtrise d'anglais et un master de psychopédagogie. Elle est aussi titulaire d'un doctorat en psychologie.

    Elle commence sa carrière professionnelle comme professeur au collège de Santa Ana, mais change rapidement d'établissement pour intégrer, en tant que professeur d'anglais, le collège de la ville d'El Toro en Californie. Elle enseigne également les techniques de l'écriture dans différentes universités. Elle a été professeur pendant treize ans avant de se consacrer pleinement à l'écriture.

    Elizabeth George fait ses débuts en littérature policière avec "A Great Deliverance", paru chez Bantam Books en 1988, qui obtient deux prix prestigieux couronnant le meilleur premier roman aux États-Unis. Traduit en français sous le titre "Enquête dans le brouillard" publié en 1990, il obtient le grand prix de littérature policière.

    Imprégnée de culture anglaise, cette Américaine a une connaissance approfondie de l'Angleterre, dont l'histoire, la civilisation, et les mœurs lui sont aussi familières que celles de son pays natal.

    Elizabeth George est aujourd'hui reconnue comme l'un des grands auteurs de littérature policière aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans les nombreux pays d'Europe où elle est publiée.

    Elle a reçu aussi le prix Anthony et le prix Agatha. En Allemagne, elle reçoit également le prix MIMI pour son roman "Cérémonies barbares" (Well-Schooled in Murder, 1990).

    site officiel : http://www.elizabethgeorgeonline.com/


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    Le tueur de TalladegaÀ Talladega, dans les montagnes de la région
    d'Atlanta, un glissement de terrain fait resurgir le squelette d'un enfant. Le lieutenant détective
    Joe Quinn songe immédiatement à Bonnie, l'une des victimes de Ralph Fraser, le serial killer exécuté dix ans plus tôt sans avoir dévoilé sa cache. Dix ans que Joe Quinn et Eve Duncan, la mère de Bonnie, sont liés par ce souvenir atroce, ce deuil incomplet... Depuis, Eve est devenue spécialiste de la reconstitution des visages, pour aider d'autres mères à retrouver leurs enfants. Cette fois-ci, le crâne de la mystérieuse victime disparaît avant d'être analysé : le jeu de piste machiavélique du tueur de Talladega vient de commencer. Mais si Eve Duncan est une proie idéale, elle est aussi un appât qui n'a plus rien à perdre.

     Editeur : Flammarion
    Genre: Thriller psychologique
    Date de sortie: 1/07/2004
    Prix du livre papier : Poche : 2,59
    Version numérique: 2,88 € 
    Nombre de pages :  478

     

     

     

     

     

     

     

    Le tueur de TalladegaJe ne connaissais absolument pas l'auteure. C'est par l’intermédiaire de ma sœur que j'ai fait cette découverte à travers ce thriller psychologique haletant.

    On est bien loin, ici du rythme du dernier polar de Viveca Sten que je viens de lire.

    Iris Johansen nous impose une cadence soutenue par le style dynamique et une grande part de dialogues entre les protagonistes. Ce qui n'empêche pas qu'elle brosse des portraits très aboutis des divers personnages.

    Les émotions sont au rendez-vous et le suspens  omniprésent nous fait trembler pour les divers personnages auxquels on s'attache très vite.

    L'auteure maîtrise le sujet et les divers métiers présents dans ce roman sont clairement travaillés. Mais son point fort est l’aspect psychologique et l'impact voulu par le psychopathe sur Eve particulièrement bien ressenti. Cet individu qui en a fait sa proie et souhaite la faire souffrir avant de la tuer à son tour.

    Iris Johansen mène bien sa barque et la surprise reste totale au moment du dénouement.

    Mon petit bémol, j'aurais souhaité en savoir davantage sur le passé de notre psychopathe, je suis un peu restée sur ma faim.

    Coup de coeur pour ce thriller tome 2 d'une saga, pas très récente, comme je viens de le découvrir et j'avoue être très tentée de lire les autres tomes.

     

    Le tueur de Talladega

     

     

    Le tueur de TalladegaL'auteur : 

    Nationalité : Américaine
    Né(e) à : St Louis, le 7/0 4/1938 dans le Missouri

    Biographie :

    Grande lectrice de romances, Iris Johansen a écrit son premier livre quand ses enfants sont partis pour l'université. S'essayant à différents genres (romance, thriller, policier....), elle a développé un style bien à elle, avec une attention particulière portée aux détails. Vendus à près de vingt millions d'exemplaires, ses romans ont conquis le cœur de milliers de lecteurs à travers le monde.


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  • Et les vivants autourVoilà quatre ans que l’ombre de Jeanne plane sur eux.
    Comme s’ils n’avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu’elle était morte pour de faux.
    Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l’existence de chacun ne tourne plus qu’autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d’hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d’éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l’arrêt des soins. C’est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l’époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu’ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d’imaginer ce qui les attend. L’impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme

    Editeur :  Belfond
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 5/3/ 2020
    Prix du livre papier :  19,00
    Version numérique:  6.99
    Nombre de pages : 440

     

     

    Et les vivants autourJ'ai découvert la plume de Barbara Abel avec Je sais pas, donc quand Masse critique Privilège te propose le dernier roman de cette auteure, tu fonces sas hésiter, sans même te pencher sur le résumé.

    Résumé que j'ai à peine survolé avant de commencer ma lecture.

    Une lecture totalement addictive tant,au fur et à mesure, l'auteur nous tient en haleine sur l'issue de ce drame familial qui va déchirer tous les membres de la tribu autour de la belle endormie. Ce qui nous incite à la réflexion. Quelles auraient pu être notre propre positionnement ? Quelle décision trouvons nous la plus légitime. Les choix de chaque protagoniste tiennent-ils compte de ce que Jeanne aurait souhaité si elle avait eu son mot à dire ? De ce qui est le mieux pour elle ?

    Dans ce thriller, Barbara  Abel maîtrise  la psychologie des personnages et au fil des pages nous découvrons les différentes personnalités qui vont s'affronter, leurs passés respectifs.

    L'auteure les fait entrer en scène progressivement et ne nous révèle pas immédiatement les liens entre eux et Jeanne. Elle maintient le suspens suffisamment longtemps et pas trop exagérément non plus, juste le temps nécessaire pour nous intriguer et distribue les infos au compte goutte, avec un talent indéniable. 

    Les rebondissement,s auxquels on a l'habitude dans les thrillers, sont peu nombreux, mais d'une efficacité redoutable, tans le volet psychologique est important.

    Au delà de ce qui est arrivé à Jeanne ( l'auteure  s'étant inspiré d'un fait divers) les conséquences sur les relations familiales sont très réalistes. De plus l'auteure nous passionne pour le passé de cette famille dont elle déroule le fil à rebours avec des informations distillées avec finesse.

    J'avoue que je n'ai pas vraiment prévu le dénouement, même si certaines situations au fur et à mesure que l'on avance laissent supposer quelques issues probables. Mais pour ce qui est du clap de fin,  eh bien elle scotche et ouvre la porte à une foule de pensées personnelles. Et j'avoue que je la  trouve géniale tant elle laisse supposer diverses conjonctures.

    Je tire tire mon chapeau à Barbara Abel pour avoir ourdi ce plan  psychologique machiavélique, il fallait vraiment y penser, autour d'un simple fait divers. 

    Les personnalités de ses personnages sont si abouties et complexes que l'on oscille entre compassion, révolte et dégoût. 

    Une intrigue très réaliste qui nous plonge au coeur de l'âme humaine, d'une famille en apparence unie qui cache quelques secrets aux conséquences désastreuses.

    Une lecture coup de coeur, je n'en avais pas eu depuis un moment.

    Je réitére mes remerciements  à Babelio et les Editions Belfond pour ce superbe moment de lecture.

     

    Just 17 LC

     

     

    Et les vivants autourL'auteur :

    Nationalité : Belgique
    Né(e) à : Bruxelles , le 03/12/1969
    Biographie :

    Barbara Abel est une auteure de romans policiers.

    Après avoir suivi à 15 ans des cours de théâtre à l'Académie d'Etterbeek, elle étudie à l'Université Libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à l’École d’interprétation du Passage de Paris, puis exerce pour un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.

    À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, "L'Esquimau qui jardinait", qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa.

    Elle se lance peu après dans l'écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, "L'Instinct maternel", lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac.

    Elle fait ensuite paraître d'autres récits de suspense qui évoquent souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.

    Sélectionnée par le prix du Roman d'Aventures pour "Un bel âge pour mourir" (Éditions du Masque, 2003), elle voit aujourd'hui son œuvre adaptée à la télévision et traduite en plusieurs langues.

    "Un bel âge pour mourir" a été adapté en téléfilm et diffusé sur France 2 en 2008, sous le titre "Miroir, mon beau miroir", avec Marie-France Pisier et Émilie Dequenne dans les rôles principaux.

    Marquant son grand retour au roman noir, "Derrière la haine" (Fleuve Éditions, 2012) - Prix des lycéens de littérature belge 2015 -, sort sur les grands écrans en 2019 sous le titre "Duelles", réalisé par Olivier Masset-Depasse. Ce film remportera neuf prix à l'occasion des Magritte du cinéma 2020.

    Elle a collaboré à l'émission "Cinquante Degrés Nord" diffusée sur Arte Belgique et la RTBF. Barbara Abel fait également partie de la Ligue de l'Imaginaire.

     

     

     


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  • La maison d'à cotéLA MAISON D'À CÔTÉ (Un mystère Chloé Fine) est le volume 1 d'une nouvelle série suspense psychologique par Blake Pierce, l'auteur à succès de Une fois partie (volume 1) (téléchargement gratuit), un bestseller nº1 ayant reçu plus de 1 000 critiques à cinq étoiles. Chloé Fine, 27 ans, interne au sein de l'équipe scientifique du FBI, doit faire face à son lourd passé personnel quand sa sur jumelle se retrouve à avoir besoin de son aide ? et quand un cadavre apparaît au sein de sa petite ville tranquille de banlieue. Chloé a l'impression que sa vie est enfin devenue parfaite quand elle revient s'installer dans sa ville natale avec son fiancé. Sa carrière au sein du FBI est plutôt prometteuse et son mariage se profile à l'horizon.Mais très vite, elle se rend compte que la banlieue n'est pas toujours ce qu'elle paraît. Chloé en découvre la face cachée ? les rumeurs, les secrets, les mensonges ? et elle se retrouve hantée par ses propres démons : la mort mystérieuse de sa mère quand elle avait dix ans et l'incarcération de son père. Et quand un cadavre est découvert, Chloé se rend rapidement compte que son passé et cette petite ville pourraient être la clé dont elle a besoin pour élucider les deux. Un suspense psychologique émotionnel avec des personnages complexes, une atmosphère de petite ville et un suspense qui vous tiendra en haleine, LA MAISON D'À CÔTÉ est le volume 1 d'une fascinante nouvelle série qui vous fera tourner les pages jusqu'à des heures tardives de la nuit.

    Editeur :  Amazon Média
    Genre: Thriller psychlogique
    Date de sortie: 6/12/2018
    Version audio : gratuit
    Version numérique: gratuit
    Nombre de pages :  217

     

    La maison d'à cotéLe résumé m’intriguait et à vrai dire je ne comprends pas tout le lien entre le thriller et le titre. Je m’attendais à tout sauf au chemin que prend l’auteur.

    De plus j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette histoire, tout d’abord à cause du style. Dois-je l’imputer à la traduction, avec des passages non traduits ! Incroyable ! À croire que c’est un logiciel qui s’en est chargé !

    Ce qui donne un texte avec un vocabulaire très pauvre, un style factuel et scolaire. Tout ce que je déteste.

    De nombreux passages sont redondants et n’apportent rien à l’intrigue.   Intrigue très rapidement peu surprenante et pleine d’incohérences et qui ne convainc pas.

    Comment une stagiaire futur agent du FBI peut-elle acceptée sur une enquête dans laquelle sa jumelle est suspecte ?  Cela ne m’a pas du tout semblé réaliste.

    Mais ce n’est pas le seul élément incohérent qui m’a titillée, je veux parler des réactions de Seven et de sa famille vis-à-vis de Danielle. Cela manque énormément de développement pour avoir des comportements aussi excessifs. L'auteur vient semer le doute avec des éléments du passé et des comportements des habitants du quartier et pourtant rien ne les justifient. Certes Danielle est étrange et n'a pas vécu la mort tragique de sa mère comme Chloé, sa jumelle, mais très vite, là encore c'est très cliché et juste là pour nous induire en erreur. Mais cela ne prend pas vraiment. 

    Le dénouement n’est pas surprenant, même si à un moment Black Pierce sème une fraction de secondes quelques doutes. 

    Un thriller qui manque à vrai dire de psychologie et s’avère assez décevant au final, tant les personnalités des personnages sont superficiellement brossées. La relation particulière qui lie les jumelles de par le drame qui les a frappés, n’est pas exploité.

    Je ne pense pas suivre cet auteur, tant bien pour le manque de qualité de l’ouvrage au niveau traduction que pour son approche superficielle de ce qui est appelé ici thriller psychologique. L’auteur nous embarque dans la recherche de Chloé sur son passé et l’on se demande bien pourquoi et le rapport avec l’enquête présente et Danielle. Tout au moins ce n’est pas très bien amené.  Et l’on reste en fin de lecture sur des questions sans réponses.  

    Grosse déception donc, la seule consolation, c’est d’avoir lu ce livre en téléchargement gratuit sur Amazon présenté comme un best-seller ?  Euh... no comment.

      

     

    La maison d'à coté

     


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    Au coeur de la folie Italie, hiver 1974. À bord d’une Mercedes crème, Marlene fuit à travers le Sud-Tyrol. Elle laisse derrière elle son mari, Herr Wegener, et emporte les saphirs qui lui avaient été confiés par la puissante mafia locale. Alors que, devenu fou, il retourne la région pour la retrouver, Marlene prend un mauvais virage et perd connaissance dans l’accident. Simon Keller, un Bau’r, un homme des montagnes, la recueille et la soigne. Marlene se remet petit à petit dans un chalet isolé, hors de portée de poursuivants pourtant infatigables, et fait un jour la connaissance de Lissy, le grand amour de Simon Keller.

    Entre huis clos des sommets et traque mafieuse en Italie, Au cœur de la folie nous entraîne dans une spirale de frayeur, à la suite de personnages d’une noirceur fascinante.

    Editeur : Denoël
    Genre: Thriller psychologique
    Date de sortie : 11/10/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 21,90€ Poche : 9,00 
    Version numérique: 8,99
    Nombre de pages :  482 (en poche)

     

     

    Au coeur de la folie Je remercie les Editions Denoël et Masse critique pour m'avoir permis de découvrir la plume très particulière de Luca d' Andrea.

    L'auteur nous plonge dans un huis clos stressant au fin fond des Alpes dans un"maso" niché sur un flanc de montagne au milieu de nulle part.

    La plume est coupante, incisive, glaciale. Les introductions au chapitre en phrases courtes, tranchantes comme une lame. Un peu déconcertant au départ, mais très vite, on apprécie, tant elle donne de la force à ce récit. Peu de mots, mais c'est efficace. L'ambiance sombre du roman n'en est que plus accentuée. Cependant l'auteur ne néglige pas les descriptions de ce paysage hivernal.  Le froid glacial s'insinue en nous rien qu'à les lire.

    Peu d'action comme on pourrait s'y attendre avec cet Homme de Confiance, tueur à gages, lancé aux trousses de Marlène. 

    Le roman porte sur des thèmes bien précis, particulièrement maîtrisés et qui s'emboîtent parfaitement. Luca D' Andréa explore les répercussions de notre vie passé sur ce que nous sommes, la question de choix, l' éducation, le contexte social, les traumatismes vécus, les dérives de la solitude, les conséquences, le rôle du hasard. 

    Et si Marlène n'avait pas eu cet accident ? Et si le tueur à gages ne s'était pas lancé à sa poursuite ?  Et d'autres "et si" dont on ne peut parler ouvertement sans spolier l'histoire.

    Mais c'est le chemin pris par notre protagoniste principal que l'auteur a choisi d'explorer nous entraînant au cœur de la folie. L'approche psychologique est donc le sujet le plus marquant de ce roman. J'avoue que je ne m'attendant pas tout à fait à la route que prend le roman. On y avance pas à pas, suivant les pensées intimes de chacun. L'émotion est au rendez-vous. Luca D' Andrea distille les infos au compte goutte. Nous en apprendront sur tous les protagonistes, que se soit sur Herr Vegener  que sur l'homme de confiance, cet homme sans nom, comme si l'auteur avait souhaité déshumanisé davantage ce tueur qui accomplit ses missions avec minutie. Une fois le contrat passé, l'issue sera inéluctable, même si Herr Vegener vient à ne plus le vouloir. L'arme est chargée et comme tout arme rien ne peut l'émouvoir. Nous comprendrons pourquoi. Car Luca D' Andrea ne laisse pas de zones d'ombres. Il sait où il va, et nous y emmène, brossant des portraits particulièrement aboutis des  personnages. 

    Nous partagerons donc l'amour de Simon Keller pour Lissy, " Lissy, ma douce, ma petite Lissy" . Et la surprise est de taille. 

    On ne peut qu'admettre que l'auteur est talentueux, et à si nos yeux Marlène est le protagoniste principal du récit, on découvre au fur et à mesure que Simon en est le personnage central. À vrai dire, on ne sait que penser de cet homme énigmatique qui tait bien des secrets. Et quand Luca D'Andréa vient mêler, avec brio, vieilles légendes germaniques, contes de Grimm, on ne peut que s'exclamer : mais quelle idée originale !

    Au fur et à mesure que l'on tourne les pages, de cette histoire addictive et un peu dérangeante, l'intrigue devient de plus en plus sombre, l'on craint de parvenir à une issue terrifiante. C'est affamés comme Lissy que l'on dévore, chapitre après chapitre ce thriller psychologique, enfermés dans le "maso" en compagnie de personnages sinistres, tandis que les voix résonnent. 

    Le dénouement est des plus étonnants et sujet à certaines interprétations. néanmoins je trouve cette conclusion particulièrement brillante. Pour moi, un auteur à suivre.

     

    Au coeur de la folie

     

    Au coeur de la folie L'auteur :

    Nationalité : Italie
    Né(e) à : Bolzano , 1979

    Biographie :

    Luca D'Andrea est né en 1979 à Bolzano en Italie, où il vit toujours actuellement.
    Il a été enseignant pendant dix ans.
    Son premier roman, "L'Essence du Mal" (Denoël, 2017), un thriller original et puissant entre Jo Nesbø et Stephen King, a créé l’événement lors de la London Book Fair 2016, durant laquelle ses droits ont été vendus en un temps record dans plus de 30 pays avant même sa première publication en Italie.
    Luca D'Andrea est considéré comme le petit génie du polar en Italie.

     

     

     La parenthèse : Couverture avec le titre VO

    Au coeur de la folie

     

     Extraits citations 

     

    « L'homme ne désire pas ce qu'il voit.
    L'homme désire ce qu'il imagine. »

     

    " Si on est vivant, c'est grâce au destin. Or on ne crache pas au visage du destin. "

     

    "- contentez-vous d’exercer la violence, capitaine. laissez la mort à des types comme moi" 

     

    '

    " Toutefois , jusqu'à ce jour Wenegr n'avait jamais envisagé que Marlène puisse être attirée par un autre homme. Non seulement parce qu'il était certain qu'elle l'aimait vraiment, mais aussi parce qu'il était Herr Wegerner. Aucun homme sains d'esprit n'aurait fait la cour à sa femme

     

    " En 1945 la guerre s'acheva, mais la faim perdura. Kobold apprit que la guerre, pour ceux qui naissent sans chaussures , ne  finit jamais."

     

    "Lissy a faim ! Lissy a faim !"

     

    " Maman qui lui disait que bientôt elle deviendrait Follefollefolle comme elle pare qu'elle avait voulu tout et argentargentargent plutôt que de balayer la merde, comme l'aurait voulu son destin"

     

    © L. D'Andrea.

     

     

     


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