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    Au coeur de la folie Italie, hiver 1974. À bord d’une Mercedes crème, Marlene fuit à travers le Sud-Tyrol. Elle laisse derrière elle son mari, Herr Wegener, et emporte les saphirs qui lui avaient été confiés par la puissante mafia locale. Alors que, devenu fou, il retourne la région pour la retrouver, Marlene prend un mauvais virage et perd connaissance dans l’accident. Simon Keller, un Bau’r, un homme des montagnes, la recueille et la soigne. Marlene se remet petit à petit dans un chalet isolé, hors de portée de poursuivants pourtant infatigables, et fait un jour la connaissance de Lissy, le grand amour de Simon Keller.

    Entre huis clos des sommets et traque mafieuse en Italie, Au cœur de la folie nous entraîne dans une spirale de frayeur, à la suite de personnages d’une noirceur fascinante.

    Editeur : Denoël
    Genre: Thriller psychologique
    Date de sortie : 11/10/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 21,90€ Poche : 9,00 
    Version numérique: 8,99
    Nombre de pages :  482 (en poche)

     

     

    Au coeur de la folie Je remercie les Editions Denoël et Masse critique pour m'avoir permis de découvrir la plume très particulière de Luca d' Andrea.

    L'auteur nous plonge dans un huis clos stressant au fin fond des Alpes dans un"maso" niché sur un flanc de montagne au milieu de nulle part.

    La plume est coupante, incisive, glaciale. Les introductions au chapitre en phrases courtes, tranchantes comme une lame. Un peu déconcertant au départ, mais très vite, on apprécie, tant elle donne de la force à ce récit. Peu de mots, mais c'est efficace. L'ambiance sombre du roman n'en est que plus accentuée. Cependant l'auteur ne néglige pas les descriptions de ce paysage hivernal.  Le froid glacial s'insinue en nous rien qu'à les lire.

    Peu d'action comme on pourrait s'y attendre avec cet Homme de Confiance, tueur à gages, lancé aux trousses de Marlène. 

    Le roman porte sur des thèmes bien précis, particulièrement maîtrisés et qui s'emboîtent parfaitement. Luca D' Andréa explore les répercussions de notre vie passé sur ce que nous sommes, la question de choix, l' éducation, le contexte social, les traumatismes vécus, les dérives de la solitude, les conséquences, le rôle du hasard. 

    Et si Marlène n'avait pas eu cet accident ? Et si le tueur à gages ne s'était pas lancé à sa poursuite ?  Et d'autres "et si" dont on ne peut parler ouvertement sans spolier l'histoire.

    Mais c'est le chemin pris par notre protagoniste principal que l'auteur a choisi d'explorer nous entraînant au cœur de la folie. L'approche psychologique est donc le sujet le plus marquant de ce roman. J'avoue que je ne m'attendant pas tout à fait à la route que prend le roman. On y avance pas à pas, suivant les pensées intimes de chacun. L'émotion est au rendez-vous. Luca D' Andrea distille les infos au compte goutte. Nous en apprendront sur tous les protagonistes, que se soit sur Herr Vegener  que sur l'homme de confiance, cet homme sans nom, comme si l'auteur avait souhaité déshumanisé davantage ce tueur qui accomplit ses missions avec minutie. Une fois le contrat passé, l'issue sera inéluctable, même si Herr Vegener vient à ne plus le vouloir. L'arme est chargée et comme tout arme rien ne peut l'émouvoir. Nous comprendrons pourquoi. Car Luca D' Andrea ne laisse pas de zones d'ombres. Il sait où il va, et nous y emmène, brossant des portraits particulièrement aboutis des  personnages. 

    Nous partagerons donc l'amour de Simon Keller pour Lissy, " Lissy, ma douce, ma petite Lissy" . Et la surprise est de taille. 

    On ne peut qu'admettre que l'auteur est talentueux, et à si nos yeux Marlène est le protagoniste principal du récit, on découvre au fur et à mesure que Simon en est le personnage central. À vrai dire, on ne sait que penser de cet homme énigmatique qui tait bien des secrets. Et quand Luca D'Andréa vient mêler, avec brio, vieilles légendes germaniques, contes de Grimm, on ne peut que s'exclamer : mais quelle idée originale !

    Au fur et à mesure que l'on tourne les pages, de cette histoire addictive et un peu dérangeante, l'intrigue devient de plus en plus sombre, l'on craint de parvenir à une issue terrifiante. C'est affamés comme Lissy que l'on dévore, chapitre après chapitre ce thriller psychologique, enfermés dans le "maso" en compagnie de personnages sinistres, tandis que les voix résonnent. 

    Le dénouement est des plus étonnants et sujet à certaines interprétations. néanmoins je trouve cette conclusion particulièrement brillante. Pour moi, un auteur à suivre.

     

    Au coeur de la folie

     

    Au coeur de la folie L'auteur :

    Nationalité : Italie
    Né(e) à : Bolzano , 1979

    Biographie :

    Luca D'Andrea est né en 1979 à Bolzano en Italie, où il vit toujours actuellement.
    Il a été enseignant pendant dix ans.
    Son premier roman, "L'Essence du Mal" (Denoël, 2017), un thriller original et puissant entre Jo Nesbø et Stephen King, a créé l’événement lors de la London Book Fair 2016, durant laquelle ses droits ont été vendus en un temps record dans plus de 30 pays avant même sa première publication en Italie.
    Luca D'Andrea est considéré comme le petit génie du polar en Italie.

     

     

     La parenthèse : Couverture avec le titre VO

    Au coeur de la folie

     

     Extraits citations 

     

    « L'homme ne désire pas ce qu'il voit.
    L'homme désire ce qu'il imagine. »

     

    " Si on est vivant, c'est grâce au destin. Or on ne crache pas au visage du destin. "

     

    "- contentez-vous d’exercer la violence, capitaine. laissez la mort à des types comme moi" 

     

    '

    " Toutefois , jusqu'à ce jour Wenegr n'avait jamais envisagé que Marlène puisse être attirée par un autre homme. Non seulement parce qu'il était certain qu'elle l'aimait vraiment, mais aussi parce qu'il était Herr Wegerner. Aucun homme sains d'esprit n'aurait fait la cour à sa femme

     

    " En 1945 la guerre s'acheva, mais la faim perdura. Kobold apprit que la guerre, pour ceux qui naissent sans chaussures , ne  finit jamais."

     

    "Lissy a faim ! Lissy a faim !"

     

    " Maman qui lui disait que bientôt elle deviendrait Follefollefolle comme elle pare qu'elle avait voulu tout et argentargentargent plutôt que de balayer la merde, comme l'aurait voulu son destin"

     

    © L. D'Andrea.

     

     

     


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    La belle assise SPJean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

     

    Editeur : Auto-édition 
    Genre: Thriller romantique
    Date de sortie : 31/12/2016
    Prix du livre papier :  
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  166

    Pas Disponible pour l'instant

     

     

     

     

     

    La belle assise SPL'avis de mon amie Anne, le résumé succinct et la couverture, plutôt sobre m'avaient tentée, aussi me suis-je trouvée ravie par la proposition de  Brice Milan sur Simplement Pro.  

    Très rapidement, l'on se trouve embarqués sans une aventure assez éloignée de ce que l'on peut s’imaginer au départ.

    Le handicap n'est pas le thème central du sujet, comme l'on pourrait le penser à partir de la couverture. Brice Milan nous concocte une intrigue, plutôt bien construite, et nous amène progressivement de son point  A à son point B, maintenant le suspens dans un récit narré par plusieurs protagonistes.

    Tel le petit poucet, nous suivons les indices semés par l'auteur en cours de route. De mon point de vue, ils s'assemblent rapidement pour que les doutes s'estompent assez vite, tant les voix d' Emma et d'Armande nous en révèlent un peu trop, un peu trop vite. Cependant il faut reconnaître que je ne m'attendais pas à ce que Brice Milan conserve assez longtemps une carte dans sa manche. 

    Et c'est là, malgré tout, malgré cette carte maîtresse, où pour moi, le bât blesse. Car à partir de là, bien que je reconnaisse que l'idée est particulièrement originale et inattendue, que l'auteur pêche par excès, et s'empêtre dans quelques incohérences et situations irréalistes et que j'ai peiné à comprendre. Particulièrement le comportement d' Anne-Marie dans un cas très précis. Je ne peux en dévoiler davantage sans spolier l'histoire. Et de ce fait certaines chutes sont un peu confuses. 

    Pour autant, même si l'on n'éprouve guère de sympathie pour les personnages, y compris pour Jean-Yves, les personnages sont relativement bien campés, particulièrement lui. Néanmoins, je ressors assez déçue qu' il n'ait guère évolué suite à cette aventure. Il reste un doux rêveur, la cible idéale pour d’éventuels manipulateurs. C'est assez pathétique, même si j'imagine que c'était le souhait de l'auteur. De part l'aspect de sa personnalité, avec la compassion qu'éprouve la plupart du temps les individus pour les personnages en handicap, (en dehors de la gêne), son attachement rapide pour la belle assise est crédible, beaucoup moins dans l'autre sens. 

    Le rythme soutenu rend l'histoire addictive, et j'avoue n'avoir pu lâcher ce roman jusqu'au dénouement. Ce roman étant assez court.

    Quant au style, et la plume de l'auteur, dans la majeure partie du roman, est plaisante, plutôt poétique, le vocabulaire recherché. Sauf que, j'ai buté sur certains passages, (en tout début), dans lequel l'auteur s'est emmêlé les pinceaux. Brice Milan a choisi le mode narratif passé lorsqu'il donne la voix à J.Yves, et au présent pour les autres protagonistes, hors quelques verbes sont mal accordés dans quelques paragraphes .  Eh oui, mon coté béta-lectirce a encore fait des siennes ! Ceci rentre dans l'ordre par la suite, et hormis une phrase assez alambiquée que j'ai du relire 2 fois, l'ensemble est agréable à lire. 

    Je remercie l' auteur pour m'avoir permis de lire cette histoire originale qui démarre comme une simple romance guimauve et qui s'avère être un roman bien ficelé se concluant par une fin assez étonnante.

     

    La belle assise SP

     

    La belle assise SPL'auteur : 

    Nationalité : France
    Biographie :

    Taille : Long comme un jour sans pain
    Poids : Suffisant
    Couleur des yeux : Bleus, yeux d'amoureux
    Âge : Éternellement adolescent
    Profession : Enseignant passionnément
    Passions : Rêver, pianoter, écrire, dessiner, voyager...

    Né d'un père militaire et d'une mère piémontaise, j' obtiens un doctorat après des études qui m'ont poursuivi. Dans la foulée, je décroche un poste dans l'enseignement supérieur.
    L'envie d'écrire sommeillait en moi depuis l'adolescence. Il a fallu un déclic, la lecture du livre de J. R. R. Tolkien, « Le Seigneur des anneaux » et aussi s'affranchir de la peur d'affronter le regard des autres, pour que je me décide à écrire des romans.
    Je commence sérieusement à m'atteler à la tâche en décembre 2012, multipliant les nouvelles et romans. Depuis, je ne me suis plus arrêté. Je suis un auteur prolixe, plus angoissé par la page noire que blanche.


    https://simplement.pro/u/Morgaste
    https://www.wattpad.com/user/Morgaste

    Interviews de l'auteur:

      

     

    La belle assise SP

     


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  • Dix

    DixIls sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l'aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? Un seul but : survivre ! 

    Editeur : Rouergue éditions
    Genre: Thriller jeunesse
    Date de sortie: 20/3/2019
    Prix du livre papier : 14,80
    Version numérique: 10,99 € 
    Nombre de pages :  302 p 

     

     

     

     

    Dix

     

    Un résumé prometteur qui rappelle un célèbre roman de la Reine du polar, les 10 petits nègres bien évidemment. Un résumé qui en dit en peut trop, ais-je pensé, mais l'idée n'est pas de savoir l'issue fatale pour tous les participants à ce jeu TV, mais le pourquoi. 

    L'on peut hésiter devant le pitch, se dire que l'auteure n'est pas très originale en s'appuyant sur le superbe roman d'Agatha Christie, et au fil de la lecture, l'on découvrira qu'il n'en est rien. C'est plutôt tout le contraire. Car nous aurons à faire à un assassin diabolique et manipulateur. Il  faut, d'ailleurs, conseiller aux âmes sensibles de s'abstenir, tant certains sentences (meurtres, car peut-on être à la fois juge et bourreau ?) sont trash et violentes.

    Les coupables sont jugés suivant des textes de loi et la peine capitale toujours appliquée. 

    Très rapidement nous découvrons la raison de cette mise en scène, mais, une fois encore, Marine Carteron nous intrigue dans son cheminement. Il est clair que le groupe n'a pas été choisi par hasard, et que tous sont coupables d'avoir, de près ou de loin, participé au drame qui les lie. Y compris 3 adultes, Helène, André et Viviane.

    Le roman s'ancre dans une réalité bien trop contemporaine,  et je n'ai pu m'empêcher de songer à 13 Reasons Why dans lequel, la victime de harcèlement poste des cassettes posthumes, dans lesquelles, elle adresse un message à chacun de ses tourmenteurs. Tourmenteurs que l'on retrouve ici, chacun à un degré différent, et ils vont payer pour ça, y compris ceux qui ont vu, laissé dire, laisser faire, et ce comportement est puni par la loi.

    " Article 434-1 du Code Pénal."

    Et notre juge et bourreau s'y appuie pour justifier ses actes.

    Si dans  13 Reasons why, l'auteur se contente d'interpeller les harceleurs, tentant de leur faire comprendre la gravité de certains actes, ici pas moyen de se justifier ou de minimiser sa participation directe ou indirecte. Malheureusement nous découvrirons que certains protagonistes ne se sentent pas concernés. Même au seuil de la mort.

    Au fur et à mesure que les révélations  et les têtes tombent, le lecteur est de plus en plus intrigué, car si responsabilité de chacun est clairement définie, il s'interroge quand même sur certains personnages et l'on se demande ce qu'ils peuvent bien cacher. 

     Nous suivons donc une partie d'échecs jouée avec maestria par le mystérieux instigateur du jeu qui flattant l'égo démesuré d'une grande partie des participants, est parvenu à les attirer dans sa toile.

    Le talent de l'auteure pour nous tenir en haleine, titiller nos méninges est incontestable. Le style est fluide, rythmé, stressant. De plus Marine Carteron s'est particulièrement documenté sur les divers textes de loi dont elle émaille son récit. Mais elle frappe encore plus fort. Elle lie chaque personne à celui d'un conte, à travers le plan machiavélique concocté par le mystérieux Norbert Nobody. La décoration de chaque chambre est en lien avec l'histoire, la personnalité, de chaque membre du casting, et tout prend du sens au fur et à mesure des révélations. Et alors que l'on pense connaitre la vérité sur ce harcèlement  tragique, l’auteure vient encore nous surprendre.

    Ce n'est que dans les derniers chapitres que le doute sur l'identité de l'instigateur de ce jeu inspiré des 10 petits nègres se confirme, mais malgré tout, il ne reste qu'un soupçon tant tout ceci semble improbable. Il  faudra que Marine Carteron mette carte sur table avec des éléments très plausibles pour que le lecteur l'accepte.

    Une auteure qui m'a scotché en proposant un roman plus ou moins revisité des 10 petits nègres, qui nous plonge dans un contexte tristement contemporain avec ces drames que vivent certains adolescents.

    La lecture est très addictive et me donne envie de découvrir d'autres textes de l'auteure qui s'adresse à un public jeunesse. Néanmoins j’émettrais un petit bémol pour celui-ci dont certaines descriptions sont détaillées et visiblement violentes.  

    Coup de coeur 

     

    Dix

     

     

     

     

    DixL'auteur 

    Nationalité : France
    Né(e) : 1972
    Biographie :

    Marine Carteron passe son enfance et son adolescence entre la Bretagne, la Sarthe, la Corse et les Antilles avant de faire des études d’histoire de l’Art et d’archéologie à l’université de Tours.

    Vivant actuellement en Rhône-Alpes, elle enseigne, tout en profitant de sa petite famille et en noircissant du papier pour les Éditions du Rouergue.

    Les autodafeurs, tome 1 : Mon frère est un gardien (Le Rouergue Jeunesse, 2014) est son premier roman.

     
    Source : http://www.khimairaworld.com

     

     

    Extraits citations 

     

    " article  431-1 du code pénal

    Est considéré comme entrave à la justice, le fait, pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende."

     

    " Article 222-3 du Code Pénal

    Est qualifié de viol tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui ou sur la personne de l'auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

    Le viol est puni de quinze ans de réclusion criminelle."

     

    " Comme 2 yeux énormes, des projecteurs de cinéma s'allumèrent, se braquèrent sur lui. Lumière. Entre les 2 spots, Charles vit une caméra. Moteur. (...) Je dis le Loup, car tous les Loups ne sont pas de la même sorte, il en est d'une humeur accorte. Sans bruit sans fiel et sans courroux. (...) Mais hélas ! qui ne sait que ces loups doucereux , de  tous sont les plus dangereux" 

     

    " Article 222-37 et 222-39

    Sont considérés comme illégaux 

    Le transport, la détention, l'offre, la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants sont punis de dix ans d'emprisonnement et de 7 500 000 euros d'amende. La vente aux mineurs, en milieu scolaire, par une personne ayant autorité est considéré comme facteur aggravant'" La voix tomba de la voûte en même temps que la pierre.

     

    " Elle avait eu Tyron  deux ans dans sa classe, c'était le meilleur élève qu'elle ait jamais connu. Portant sa présence le mettait mal à l'aise. Surtout quand Déborah était avec lui. Quelque chose, entre eux d'indéfinissable, lui donnait envie de regarder ailleurs "

     

    " Tyron avait peur. pas peur de mourir, son frère était trop sur de lui pour croire un instant qu'il puisse tomber dans un piège. Non, s'il avait peur,c'était de ce qu'elle risquait de découvrir. Tyron avait peur qu'elle se souvienne"

     

    "-Moi, lui, Elle. Nous sommes tous des monstres, même toi, Tyron…des monstres. Et nous allons mourir, pour expier. Tous mourir. Moi, lui, Elle. Même toi, Tyron. Mourir. Des monstres."

     

    ©M.Carteron

     

     


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    Un air de Da Vinci code, Inferno...

    Le rasoir d'OckhamAri Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière. 
    Dans l'ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle. 
    Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu'ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?

     

    Editeur : Flammarion
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 16/1/2008
    Prix du livre papier :  Broché : 20,20€ Poche J'ai lu : 8,20
    Version numérique: 7,97 Existe en audio
    Nombre de pages :  456

     

     

     

    Le rasoir d'OckhamPremier volet d'une trilogie qui nous fait suivre les aventures assez mouvementées d' Ari Mackensie, analyste spécialisé dans les sectes. Le titre intriguant laissait supposer que le tueur en série, que traque notre personnage principal ,utilise un "rasoir d'Ockham" comme arme du crime.  Mais très vite, nous découvrons les méthodes monstrueuses de ce sérial killer. La surprise n'en sera que plus grande quand nous découvrirons le sens de ce titre. Je vous laisse découvrir.

    C'est dans une course poursuite haletante que nous entraîne Henri Loevensbruck, à l'image du très célèbre Dan Brown, utilisant les même codes et ficelles pour son thriller ésotérique. De nombreux rebondissements, de l'action, des mystères à élucider pour parvenir à résoudre ses meurtres et un plongeon dans les légendes moyenâgeuses, le compagnonnage, les loges franc-maçonniques et autres énigmes s'appuyant sur certaines croyances dont celle de l’existence d'Agartha. Ce qui m'a rappelé, bien évidemment la saga 5 de Celine Joyce Mitchell, qui elle explore d'autres chemins.  

    L’intérêt culturel est incontestable, et j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’existence de l'univers ésotérique choisis par l'auteur,  et vérifier certaines sources sur lesquelles il construit son intrigue. Autre point plaisant pour moi, fût de marcher dans les pas d' Ari à travers la capitale et de sourire en arpentant la rue de la Roquette que je ne connais que trop bien pour des raisons personnelles.

    Ce roman se lit comme l'on visionnerait un film avec Bruce Willis pour héros, dont les divers personnages qu'il incarne se relèvent toujours malgré quelques bastons qui laisseraient K.O un individu lambda.  Il en est de même pour Ari. Oui j'avoue, c'est parfois trop peu crédible. Cependant, l'on pardonne à l'auteur, le temps de cette lecture,  ses excès tant la curiosité l'emporte sur l'énigme des carnets. Mais ce manque de réalisme s’accroît au fil des chapitres, quand bien évidemment notre héros se doit d'affronter une tueuse bien entraînée ( n'oublions pas que notre Ari est un analyste qui bosse dans un bureau, et que ses activités passées sont bien loin derrière lui)  et sauver la femme de sa vie. Eh oui, outre le thriller, nous avons notre petite romance, qui sert bien évidemment l'histoire en rajoutant un peu de suspens et donnant l'illusion d'un personnage humain, pas que celle d'un policier atypique, plutôt tête brûlée. Cependant, j'ai quand même eu du mal à m'attacher aux personnages aux personnalités un peu trop superficiellement  traitées. Mais le trio de choc, Iris, Zaleswki, Ari fonctionne bien, et le suspens est bien dosé, et il importe peu de ne pas avoir une enquête à mener, l'identité des criminels étant très vite connue, car l’intérêt est tout autre, dans la résolution de l'énigme des fameux feuillets de Villard de Honnecourt. 

    La plume de l'auteur est plaisante, son intrigue bien documentée et convient à la fan que je suis du genre. Ce qui fait passer les bémols en 2e plan, vu que j'ai passé un très bon moment de lecture et que j'ai bien envie de poursuivre l'aventure avec Ari.

     

    Le rasoir d'Ockham

     

     

    Le rasoir d'OckhamL'auteur : 

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Paris , le 21/03/1972
    Biographie

    Fils d'enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d'une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d'ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l'imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d'enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l'écriture. Il partage aujourd'hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d'aventure en général.

    La Moïra est le best-seller français de Fantasy vendu à plus de 350 000 exemplaires et traduit en onze langues.


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    Avec elle/Sans elleUn même point de départ. Deux intrigues. Une expérience littéraire inédite. 
    Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Deux soeurs qui grandissent, inséparables... 
    Le 14 juillet, alors que Coline est punie, Jessica assiste au feu d'artifice. De ce léger accroc à leur amour fusionnel naît la jalousie. Chaque jour plus dévorante et maladive, elle va jusqu'au bout empoisonner leur vie.

    Editeur : Michel Lafon
    Genre: Thriller  
    Date de sortie: 8/11/2018
    Prix du livre papier : 23,95€
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  601

     

     

    Avec elle/Sans elleJe me contente assez souvent de survoler les résumés, me fiant à la couverture. Celle de ces 2 petites filles  et quelques commentaires élogieux sur des pages FB titillaient ma curiosité. C'est donc avec grand plaisir que j'ai tenté ma chance sur un concours proposé sur Insta par les auteures, plaisir encore plus grand quand le livre est arrivé. Un format peu commun, une édition recto-verso des 2 versions de l'histoire concoctés par Amélie Antoine et Solène Bakowski. Un défi de taille que se sont lancés ces 2 auteures. Un idée on ne peut plus originale qui me fait penser à celui de U4, mais une série en 4 tomes qui, elle, est vue à travers chaque personnage et narrée par un auteur différent.

    J'ai débuté l'aventure par l'approche de Solène Bakowski tant il me semblait logique de commencer par Avec Elle.

    Résumé : 

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Avant de se jalouser et s’empoisonner.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Pour le meilleur, ou pour le pire ?
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

     Dans ce tome, on se laisse transporter dans les relations complexes, ambivalentes évoluant entre " je t'aime, moi non plus" que vivent les jumelles. Le contexte est très réaliste, prend ses sources dans la vie quotidienne, celle de Thierry et Patricia qui se délite au fil du temps, la complexité de la vie de couple, l'usure du quotidien que les enfants compliquent, parfois, innocemment. 

    Patricia éprouve des sentiments communs à beaucoup de mères, il suffit de tendre l'oreille, à droite à gauche, de près ou de loin, des Patricia ont en a toutes une dans notre entourage, quant on a pas, soi-même eu quelques fois, ressenti ce sentiment d'étouffement lié à ce quotidien répétitif. N 'explique-t-il pas, parfois, l'adultère, les séparations ? Dans cette ambiance délétère, les enfants saisissent des bribes de conversation, enregistrent, assimilent, interprètent. Tout est là en ces 2 mots, ressenti, interprétation. Face une même situation, chacun le vit à sa manière et quand les non-dits prennent toute la place, eh bien... personne ne sait ce que l'autre éprouve réellement.

    J'ai été happée par la curiosité une grande part du récit, vibrant d'impatience de découvrir les effets et aboutissants d'une telle relation "toxique" toute en ambiguïté entre les 2 sœurs.  Mais l'issue est longue à se mettre en place ,et j'avoue m'être un peu ennuyée, les passages devenant redondants. De plus cette connectivité propre à la relation entre les filles, je ne l'ai pas trouvée spécifique à des jumelles. Elle sert juste à l'intrigue, car l'on peut voir tout aussi bien de tels liens entre sœurs.

    Cependant, l'auteure joue avec nos émotions. Elle sait s'y prendre pour nous faire prendre parti pour l'une des jumelles, celle qui sera responsable du drame qui se trame. Jessica/Coline physiquement semblables, aux personnalités contrastées et si dissonantes. Et quand la mère ne reste pas impartiale dans certaines situations forcement, on s'en agace.

    La plume de l'auteure est fluide et plaisante. Elle sait planter les décors, brosser des portraits vibrants de réalisme, attiser l’intérêt du lecteur et le surprendre par son dénouement. L'approche psychologique choisie par l'auteure est intéressante, prend le pas sur côté thriller et suspens. Peut-être est-ce l'explication au fait que j'ai trouvé, certains passages répétitifs et momentanément ennuyeux ? 

    Résumé de Sans elle :

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

    L'approche d'Amélie Antoine dans Sans elle, est toute aussi psychologique, avec le coté thriller en plus. Les auteures suivent une trame commune et les protagonistes prennent des chemins proches et parfois totalement différents. On y retrouve des personnages assez importants de la version de Solène Bakowski avec des variantes plutôt étonnantes.

    Dans cet opus, Amelie Antoine s'attache à traiter les répercussions de la disparition de Jessica sur la famille et développe les sentiments de chaque protagoniste principal. La psychologie de chacun y ait brossée avec justesse, réalisme. Tout comme dans Avec elle, cette soirée du 14 juillet va ébranler les fondations de cette famille unie. Les liens qui les unissent s'y délitent, et ici encore les non-dits auront des conséquences néfastes sur tout un chacun. Cette fois les raisons sont à mille lieux de la précédente version. 

    Les thèmes abordés sont, au vue de cette approche de l'histoire, sensiblement différents, du tome de Solène Bakwoski. Ici la culpabilité y règne pour la plus grande part, avec des multiples raisons. Chaque personnage ayant les siennes. 

    Coline, reste un des protagonistes les plus attachants, mon préféré comme dans le roman précédent. Sa souffrance, sa position dans la famille, la culpabilité du survivant, le sentiment de désamour, nous touche en plein coeur. On aspire à la voir heureuse, faire le deuil de sa sœur disparue,  sans pour autant l'oublier, afin de pouvoir se reconstruire. On espère, on y croit .

    Le roman est particulièrement bien construit, évoluant tout au long des diverses étapes : après le choc, l'espoir que personne ne veut abandonner, et surtout pas Patricia, mais aussi les incertitudes quotidiennes, le mal être que provoque le fait de ne pas savoir. Puis devrait venir la résignation, le besoin d'avancer, mais certains protagonistes n'y parviennent pas, se refusant à cette alternative. Chaque partie de cette histoire suit le cheminement du deuil, selon Elisabeth Kruler-Ross. L'auteure nous y plonge de manière magistrale, au gré de sa belle plume et nous entraîne dans des montagnes russes d'émotions. Le style est addictif, et l'on s'interroge sur la finalité de cette intrigue. Découvrirons nous la vérité sur ce drame familial ? 

    Le dénouement va me clouer sur place. J'envisageais tout et rien, m'interrogeant au fil des chapitres : serait-elle similaire à celle de Solène Bakowski, tant la trame de base semble être suivie, ou différera-t-elle comme parfois en conservant ce tronc commun ?

    Car les auteures ont abordé, chacune, des pistes différentes tout en glissant toutes 2 les mêmes protagonistes secondaires. On retrouve donc : Enis, l'instituteur, Valentin, Loîc qui croisent Patricia et Coline. 

    Dans cette duologie,un véritable challenge littéraire, chacune des auteures nous offre une vie parallèle faite de tous ces ET Si, que nous même envisageons parfois.  Un ET SI qui pourrait dans une version  comme dans l'autre changer le tragique des l’histoires. Car drame il y a. Mais pas forcement celui auquel on s'attend. L'intrigue même n'évolue pas dans ce sens là, certains questions resteront sans réponses dans l'abord d' Amélie Antoine. Ce pourrait être frustrant, mais ne pas les avoir reste logique, car tout est réaliste et que le thème le plus important n'est pas de résoudre le mystère de la disparition de Jessica mais les effets secondaires sur toute la vie d'une famille, de parents suspectés et les effets néfastes à long terme. 

    Je conclurais en remerciant  Amélie Antoine et Solène Bakowski pour ce concours sur Instagram qui m'a permis de découvrir leur plume et donner envie de lire leurs romans. Je rajouterai que j'ai eu une petite préférence pour la version d' Amélie Antoine. 

    Pour infos, je ne pense pas qu'il y ait un ordre de lecture dans ce livre recto-verso.

     

    Avec elle/Sans elle

     

     

    Les auteures : 

    Avec elle/Sans elle  Solène Bakwoski :

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Paris , le 22/09/1981

    Biographie : 

    Solène Bakowski est une écrivaine française.
    Titulaire d'une licence de chinois et d'une maîtrise de français langue étrangère, elle a, pendant un temps, partagé sa vie entre la France et la Chine avant d'embrasser la carrière de Professeur des Ecoles. 
    Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014, lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015), d' « Un sac » (auto-édition, janvier 2015, Prix spécial du Jury Amazon 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015).

    Avec elle/Sans elleFrance 
    Biographie : 

    Amélie Antoine est une écrivaine qui vit à Lille.

    Après avoir publié en 2011 un récit autobiographique, "Combien de temps", elle choisit l'autoédition en 2015 pour son premier roman, "Fidèle au poste", qui connaît très vite un immense succès numérique : plus de 250 000 lecteurs plébiscitent ce roman à suspense.
    Il obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l'autoédition, avant de sortir aux éditions Michel Lafon en mars 2016 puis aux États-Unis.
    Son second roman, "Au nom de quoi", est d'abord publié sous le pseudonyme de Dorian Meune en mai 2016. Ce texte hommage revient sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan, par le biais de personnages fictifs.
    "Raisons obscures" (2019) est son sixième roman.

    son site : www.amelie-antoine.com
    page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/ 

     

    Extraits citations : 

     

     

     

    " C'est ce jour là que Coline,  dans les bras maternels,comprend viscéralement, intimement, à quel point les parents peuvent être démunis, à quel point aucune personne au monde n'est en réalité capable de la protéger de tout, à quel point, dans un sens, elle est seule face au monde." 

     

    " Les mots sont là mais il manque les couleurs, les sons, les émotions."

     

    "papa n'est pas assez fort pour continuer à chercher Jessica et à à croire en son retour.

    Maman n'est pas assez forte pour accepter d'avancer et pour essayer d'être herseuse sans Jessica.

    Coline n'est pas assez forte pour  savoir où se situer entre les parents aux réactions diamétralement opposées."

     

    " Coline aimerait s'autoriser à être heureuse, ne plus être rongée par une sorte de culpabilité écœurante et irrationnelle, la culpabilité d'être celle qui n'a pas disparu, celle qui a continué à respirer, à dormir, à manger depuis plus de 8 ans "

     

    "- je ne chercher pas a prouver quoi que se soit. Je voudrais juste disparaître, moi aussi. Peut-être que tu te soucierais davantage de moi, alors"

     

    " - Moi, je suis vivante, maman ! Je suis vivante depuis toutes ces années, et tu ne me vois pas ! Je suis vivante, je me démène, je fais tout ce que je peux pour que tu m'aimes et tu n'en as rien à foutre ! "

     

    © A.Antoine

     

    "Dans cette historie tout est intiment lié. Le destin des adultes influe sur celui de leurs enfants. On  ne peut comprendre le second sans connaitre le premier. "

     

    "Et l'histoire des jumelles oscille, des haut, des bas, encéphalogramme complique d'un rapport passionnel  dans lequel l'araignée lentement tisse sa toile.. "

     

    "En fin de compte, être seule ne pose pas de problème à Coline. Ce n'est pas la solitude, sa souffrance. Sa souffrance, c'est de perdre sa jumelle."  

     

    "Sous couvert de bonnes intentions, certaines personnes ne savent prendre que de mauvaises décisions."

     

    "Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Si le temps ne se rattrape pas, les cœurs, eux, se recousent. Alors elle tâchera de recoudre celui de ses jumelles chéries. Et peut-être qu'alors, le sien parviendra à se réparer."

     

    © S. Bakwoski

     


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