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    Le pensionnat des innocentesPar une nuit glaciale, cinq personnes scellent un pacte au-dessus d'une tombe fraîchement creusée. Mais les secrets finissent toujours par remonter à la surface... De nos jours, Teresa Wyatt, ancienne directrice du foyer pour filles de Crestwood, est retrouvée noyée dans sa baignoire.
    Au même moment, Crestwood fait la une des médias : des fouilles archéologiques viennent de mettre au jour le squelette d'une adolescente enterrée dans le jardin. Coïncidence ? L'inspectrice Kim Stone n'y croit pas. Et quand les ossements d'autres fillettes sont exhumés, l'affaire prend rapidement un tour personnel pour cette jeune flic au tempérament plus tranchant qu'une lame de rasoir. Elle qui a connu l'assistance publique est bien décidée à rendre justice aux innocentes oubliées de tous dans ce lieu cauchemardesque...

     

     

    Le pensionnat des innocentesPremier opus d’une longue série en VO avec Kim Stone personnage récurent, mais dont sont seuls traduits 2 tomes sont traduits en français à ce jour. J’espère qu’à l’instar des œuvres de M.J Arlidge, compatriote d’Angela Marsons dont je découvre, ici, la plume, je pourrais très vite découvrir les suivants.

    Kim, tout comme Helen, la protagoniste de M.J Arldige, mon autre auteur de thriller préféré, est une inspectrice à la personnalité particulière, à laquelle l’on s’attache au fil des chapitres. L’auteur nous brosse son portrait physique, mais surtout psychologique et plus on avance, plus l’on comprend les raisons de son attachement à cette enquête qui la renvoie à un foyer d’accueil pour jeunes filles maltraitées ou abandonnées par leur famille.

    Angela Marsons nous propose un bon thriller, dans une construction assez classique qui vous tiens en haleine plus l’on progresse et que les éléments du puzzle se mettent en place. Elle instille le doute, les questions, le suspens jusqu'à la résolution de l'enquête.

    Le décor et l’ambiance sont bien rendus, nous y découvrons les Midlands de l'Ouest, une région Angleterre qui semble avoir connu son heure de gloire, avant devenir un lieu où la pauvreté touche énormément de familles et laissent des enfants meurtris, confiés à des services sociaux qui ne mènent pas forcément leurs missions à bien.

    L’histoire est donc assez sombre, car tristement réaliste. Les personnages secondaires sont aboutis et les liens entre les différents protagonistes sont cohérents et leur donnent de la consistance. 

    Une première rencontre avec l’auteure, dont j’ai apprécié le style et le cheminement pour nous conduire jusqu’au dénouement dans lequel Angela Marsons parvient à surprendre

    Grand moment de plaisir donc qui j'espère sera suivi de beaucoup d'autres. Tout au moins, j'espère, vu qu'un deuxième roman d'Angela Marsons vient d'être publié cette année. 

     

    Le pensionnat des innocentes

     

    Le pensionnat des innocentesL'auteur : 

    Nationalité : Royaume-Uni
    Né(e) : 1950

    Biographie :

    Angela Marsons est auteur de roman policier.

    Elle a travaillé comme agent de sécurité au centre commercial Merry Hill à Brierley Hill dans les Midlands de l'Ouest.

    Elle est originaire de Black Country, où elle situe ses intrigues.

    Elle est auteur d'une série de thrillers dont le personnage principal est le détective Kim Stone.

    "Le pensionnat des innocentes" (Silent Scream, 2015) est son premier roman.

    son site : http://angelamarsons-books.com/
    page Facebook : https://www.facebook.com/AngelaMarsonsAuthor
    Twitter : https://twitter.com/writeangie
     

    Le pensionnat des innocentes

     

     

     


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  • Derniers sacrements  LCElle entend leurs cris,
    Elle ressent leur peur,
    Elle est désormais leur seul espoir.

    Don ou malédiction ? D'un simple échange de regards, Kassie est capable de voir quand et comment vous allez mourir. Un lourd fardeau à porter pour une jeune fille de 15 ans...
    Elle croise la route d'Adam Brandt, brillant psychologue, alors qu'une série de meurtres frappe Chicago. Kassie semble toujours avoir un lien avec les victimes.
    Coïncidence malheureuse ou terrible manipulation ? Intrigué par cette adolescente un peu perdue, Adam est tenté de croire à ses troublantes déclarations. D'autant que le danger se rapproche et que Kassie est la seule à savoir où il va frapper...

     

     

    Derniers sacrements  LCFan de l’auteur depuis que je l’ai découvert avec Am stram gram, je ne rate aucune de ses sorties, particulièrement sa saga avec son personne récurent Helen Grace. Ici  M.J Arlidge nous offre un one-shot, hors Angleterre.

    Il s’adapte donc à l’ambiance locale.

    Cette approche est différente des autres, puisque nous y découvrons une part de paranormal et un duo insolite.

    L’intrigue est bien menée, et construite suivant un plan précis, l’idée de base étant : peut on intervenir dans son destin, connu d’avance, notre héroïne doté d’un don, une  véritable malédiction, dirai-je.  

    Très vite l’auteur nous attache à la jeune fille, puis à Adam. Et une fois les éléments en place, les émotions au rendez-vous, le lecteur n’aspire qu’à une fin heureuse pour les protagonistes. Cependant,  rien n’est moins sur et de ce fait la lecture devient addictive.

    Malgré l’aspect irréel choisi par l’auteur, l’on plonge dans le mystère, doute, espère jusqu’à l’issue finale.

    Une fois de plus, M J Arlidge maitrise son sujet et parvient à nous tenir en haleine, le suspense et les rebondissements arrivent à point nommé pour relancer l’intrigue.  Le coté enquête est assez secondaire et la résolution de l'énigme ne se fait pas de manière conventionnelle, on y vient en suivant Kassie que l'inspectrice suspecte et cela reste cohérent. Le comportement d'Adam peut interpeller certains lecteurs qui ne le trouvera peut être pas totalement crédible, mais personnellement je trouve que MJ Arlidge le rend convaincant en brossant le personnage de Kassie.

    Un roman sans temps mort, dans la lignée de ses précédents textes, et qui sort un peu de l’ordinaire et se démarque par le coté original.

    Un plaisant moment de lecture, même si je préfère les romans plus contentieux de cet auteur que les ME d'éditions française nous font découvrir au compte compte, alors que ces livres sont ecrits et édités depuis longtemps outre-manche.

     

    Derniers sacrements  LC

     


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    Verity LCLa vie a toujours souri à Verity Crawford.
    ses livres font d'elle une auteur star, sa maison du Vermont est splendide
    et elle forme avec Jeremy, son mari, un couple parfait. Mais un jour, sur une route, son rêve tourne au cauchemar. L'accident l'empêche d'écrire, transforme sa trop grande maison en prison, et menace de l'éloigner de Jeremy.

    La vie n'a jamais été tendre avec Lowen Ashleigh.
    ses livres ne rencontrent qu'un accueil poli, ses finances sont au plus mal et ses histoires d'amour sont des feux de paille. Jusqu'à ce que Jeremy la recrute pour devenir le ghostwriter
    de Verity et terminer à sa place sa série à succès.

    Pour Lowen, aussi incongrue que soit la proposition, l'occasion est beaucoup trop belle pour ne pas la saisir. et Jeremy beaucoup trop séduisant pour qu'elle lui dise non. Mais en découvrant, dans les papiers de Verity, ce qui semble être son autobiographie, Lowen va voir se dessiner, page après page, le portrait d'une femme épouvantable, prête au plus atroce des crimes pour ne pas perdre ce qu'elle a, et prompte à toutes les perversités lorsqu'elle se sent menacée.

    Et aux yeux de Verity, Lowen est désormais une menace.

     

    Verity LCColleen Hoover est plutôt connue pour ses romances, ce qui ne l'empêche pas de se lancer cette fois-ci dans du thriller. 

    Un genre qu'elle aborde de manière peu conventionnelle et de ce fait, CoHo, va se démarquer tout en respectant les codes de bases.

    Au prime abord tout laisse penser à une banale romance, et j'avoue que j'étais surprise, puis l'auteure nous plonge dans un univers stressant.

    Le suspens, la tension, comme dans  tout thriller, sont au rendez-vous et vont croissant au fur et à mesure que l'on avance dans le récit. 

    C'est à travers le manuscrit autobiographique de Verity que nous découvrirons sa personnalité et celle de Jeremy et qui suscitera des réactions chez Lowell des plus attendus et qu'en retour le lecteur lui-même éprouvera, le récit étant narré par Lowell. 

    Le secret est terrible, les thèmes malheureusement réalistes. Les émotions vous assaillent potentialisés par ce qui se passe dans cette demeure. 

    La trame est parfaitement calibrée, le tout judicieusement orchestré et la chute magistrale. Tout comme Lowell, le lecteur doute de tout. Et ces doutes perdureront même au terme de ma lecture. Le but de l'auteur. 

    Lecture addictive qui aborde le thème des apparences, mais qu'en est-t il vraiment ? 

    Colleen Hoover, ouvre des portes en referme d'autres, comme tout bon auteur de polars. La psychologie de ses personnes est aboutie, nos sentiments perturbés par des émotions contraires, des questions sur certains évènements concernant Lowell, certains juste là pour nous perturber. De ce fait, l'auteure nous entraine à des suppositions, dont la plupart sont complètement erronées, mais qui triturent nos méninges comme dans tout polar semés d'énigmes.

    Et bien, qu'à mes yeux le mystère, ne soit pas totalement résolu, tant on ne peut être certain de la Vérité, j'ai énormément apprécié ce roman, alors qu'en policier, thriller j'aime plutôt les fins totalement fermés.

    On notera le choix de Colleen Hoover pour le titre particulièrement adapté au roman. J'émettrais un bémol sur la traduction, un peu trop littérale, je pense, mais je ne pourrai l'affirmer n'ayant pas lu le VO.

    Coup de coeur pour cet essai réussi.  

     

     

    L'auteur :

    Je pense l'avoir assez présentéeé à chacune de mes lectures, suivre le lien pour ceux et celles qui ne la connaissent pas encore.

     

     


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  • Le village perdu  Masse critique BabelioComment tout un village peut disparaître sans laisser de traces ?

    1959. Silvertjärn. La population de cette petite cité minière s'est mystérieusement évaporée. A l'époque on a seulement retrouvé le corps d'une femme lapidé et un nourrisson.
    De nos jours, le mystère reste entier.
    Alice Lindstedt, une documentariste dont la grand-mère est originaire du village, part avec une équipe explorer la cité fantomatique, en quête des secrets de cette tragédie.

    Mais la piste de l'ancien pasteur du temple déterrera la mémoire d'un sombre passé...

    Un passé qui hante encore le présent et semble avoir réveillé les ombres du village perdu.

     

     

    Editeur :  Le Seuil
    Genre: Thriller
    Date de sortie: 1/10/2020
    Prix du livre papier :  15,99€ 
    Version numérique:  21,90 €
    Nombre de pages  : 432

     

    Le village perdu  Masse critique BabelioPremier roman solo de Camilla Sten, fille de Viveca, dont je suis fan. L'approche de Camilla est différente de sa mère qui nous offre des romans plus "polar" que thriller. 

    Ici, l'auteure nous plonge dans une atmosphère plus stressante, l'ambiance et le contexte étant assez anxiogène au fil des chapitres.

    Camilla Sten sait intriguer et tenir en haleine son lecteur ce qui rend ce roman addictif.

    Bien évidemment l'on peine à croire qu'Alice, dont la grand-mère est originaire de Silvertjärn, raison pour laquelle elle entreprend ce projet un peu fou, puisse parvenir à élucider un mystère vieux de 60 ans et irrésolu. L'on peine également à croire que toute la population d'un village ait pu s'évaporer sans laisser de traces. Bien évidemment le lecteur espère trouver les réponses aux raisons de la lapidation d'une femme sur la place publique et de celle de la présence d'un nourrisson.

    Et pourtant, Camilla Sten va toutes nous les apporter, de manière cohérente  et dans un schéma narratif  alternant présent et passé qui vont finir par se rejoindre. 

    Nous cheminons au coté d'Alice, la narratrice, chef de ce projet un peu fou, qui prend soudainement des airs de 'Projet Blair Bitch" au fur et à mesure que des évènement inquiétants surviennent. Nous partageons par la voix d'Alice, ses émotions,  ses peurs, ses rêves, ses doutes, qu'elle nous transmet. 

    En parallèle nous découvrons le passé à travers le récit d'Elsa, mais également de la correspondance en possession d' Alice appartenant à sa grand-mère, entre celle-ci et sa sœur restée au village. Le volet passé est stressant au fur et à mesure que l'on avance vers l'issue finale.

    Progressivement tout se met en place, néanmoins l'auteure parviendra à nous relativement nous surprendre avec le dénouement.

    Thriller passionnant, parfaitement construit dont l'intrigue m'a tenue tellement en haleine que je n'ai pu le lâcher avant la dernière ligne. Les portraits des protagonistes y sont parfaitement brossés, l'ambiance sombre  bien décrite et le lecteur perçoit bien la tristesse et la désolation d'un village abandonné et qui se délité sous les effets conjugués de la nature qui reprend ses droits, et le manque d'entretien des infrastructures. 

    Plusieurs thèmes sont abordés en regard du mystère qui entoure Silvertjärn, contemporains et relativement forts qui d'une certaines manière donnent du sens aux évènements du passé.

    Premier roman en solo de Camilla Sten parfaitement réussi, qui j'espère sera suvi de nombreux autres.

    Je remercie Masse critique privilégié de Babélio et les éditions Le Seuil pour m'avoir permis de découvrir en avant première ( le roman sort le 1 octobre) la  belle plume et l'imagination de Camilla Sten. Coup de coeur

     

    Le village perdu  Masse critique Babelio

     

    Le village perdu  Masse critique BabelioL'auteur : 

    Nationalité : Suède
    Né(e) le : 19/09/1992

    Biographie :

    Camilla Sten est la fille de Viveca Sten (1959), célèbre auteur suédoise de romans policiers.

    Elle étudie actuellement la psychologie à l’Université d’Uppsala.

    Elle a souvent écrit et aidé sa mère à peaufiner ses histoires. Avec "L’Île des disparus: La fille de l'eau" (Djupgraven, 2016), elles se sont lancé un nouveau défi : l’écriture d’une série pour la jeunesse. "Le secret du brouillard" (Sjörök), le deuxième tome, a été publié en 2017.

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  •  Chanson douce Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
    À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture.
    Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

     

     

    Chanson douce Ce roman primé  trainait dans ma PAL depuis pratiquement sa sortie, les retours élogieux m’ayant tentée. Pour tout dire, dès le milieu de roman je me suis trouvée bien perplexe face à l’engouement des lecteurs.

    L’incipit dramatique accroche, comme attendu. Dès de le prologue, l’auteure donne le ton. Le nom du meurtrier étant dévoilé, le lecteur s’attend donc à une approche psychologique, à ce que, pas à pas, Leila Slimani nous révèle les sombres dessous de ce drame.

    On en est loin, l’auteure nous noie sous les descriptions du quotidien de Louise dans un style factuel et monocorde, par des phrases courtes, tranchantes dans lesquelles ne transparait que froideur à travers une plume bien peu transcendante.   

    De l’émotion pour les personnages, je n’en ai ressenti aucune, eux même n’en éprouvant pas et Leïla  Slimani étant, de mon point de vue trop, distante dans son récit en narratrice extérieure.

    Louise n’est pas Mary Poppins, ni super Nany, malgré ses manières parfaites, qui relèvent pour moi, plus le pratique d’une employée méthodique maitrisant les codes de son métier. Louise agit comme un robot, s’attache les enfants et encore, j’émet quelques doutes, mais elle n’éprouve aucun sentiment quel qu’il soit, à leur égard.

    Les personnages sont clichés et caricaturaux, car il leur manque cette consistance qui leur donnerait une âme. De fait, ils restent énigmatiques et Louise n’évoluant pas, elle manque de crédibilité.   

    Je m’attendais à découvrir un coté sombre, ou tout au moins trouver des  comportements qui la pousserait à disjoncter.  Je n’ai rien trouvé de tel et me suis retrouvée, abruptement devant une sortie sans issue.

    J’attendais des réponses, je me suis assise sur mes questions, m’interrogeant sur l’objectif de l’auteur, sur l’intérêt de ce roman, ni un thriller psychologique, ni un policier, ni un roman sociétal, malgré quelques thèmes subrepticement abordés.

    En conclusion, je me suis demandé si j’étais à côté de la plaque, devant un tel succès  et ce que je n’avais pas su voir à la différence du jury du Goncourt. Un petit tour sur Babelio, m’a rassuré. Non je ne suis pas la seule à ne pas comprendre l’exaltation d’une grande part du lectorat et encore moins  trouvée bercée par la Chanson douce qui n'a de douce que le titre.

    Chanson douce

     

    Le détail :

    Inspiré d'une fait divers. : 2012 une nounou tue 2 enfants dont elle avait la garde. 

     


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