• Africamorphose

    AfricamorphoseKaran, chirurgien quadragénaire, achève sa carrière militaire. Victime d'un grave accident, il sombre dans le coma. À son réveil, il découvre qu'il a perdu l'usage d'une main et qu'il ne pourra plus jamais opérer. Lorenzo, le chauffeur du poids lourd impliqué dans l'accident, lui propose de l'accompagner en Afrique, pour une mission dont l'objectif est la préservation des guépards. Karan, dépressif et anéanti, finit par accepter. Sa rencontre avec Kenza, généticienne, est explosive. Pourtant, ils vont devoir unir leurs efforts afin de convoyer un fret très précieux. Des rivages de la mer Rouge, au c?ur du Grand Rift, jusqu'au lac Victoria, en passant par les plaines éthiopiennes où la faune et la flore ne sont qu'émerveillements, ils feront d'obscures rencontres, franchiront quantité d'obstacles et affronteront des dangers inattendus. Un voyage sur les terres mystérieuses d'Afrique, ces territoires sauvages qui seront les témoins de la rédemption et de la renaissance d'un homme courageux !

     Editeur :  Elixyria
    Genre: Romance sentimentale
    Date de sortie: 5/02/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 17,90€
    Version numérique:  6,90 €
    Nombre de pages: 453 p

     

     

    AfricamorphoseLe résumé et la chronique d'une copinaute vantant ce roman d'aventures me tentait depuis un petit moment. Aussi n'ai-je pu résister à son l'achat lors de ma visite au Salon du Livre. Le voici dans  ma biblio, dédicacé qui plus est.  Premier roman que je lis de cette auteur  prolifique, qui se plait à écrire dans des genres différents, romances, polars, thriller, romance érotique. 

    Ici, il s'agit d'un roman d'aventures, mais surtout celle d'une aventure humaine.

    3 personnages principaux, Kenza, Lorenzo et Karan. C'est surtout autour de lui que se construit l’histoire. Nous les suivons dans un road-trip à travers l'Ethiopie, pour arriver au Kenya, leur destination finale. Leur mission ? Rejoindre la réserve de Ruma Park et le centre de soins dont Kenza généticienne doit prendre la direction. L'objectif ? Sauver les guépards menacés de disparition, liée entre autres à des problèmes de consanguinité. Tout un programme !  

    On  pourra s'étonner de voir le parcours chaotique, et semé d’embûches, choisi par l'auteur au nom de la fiction, en faisant traverser plusieurs pays à nos protagonistes, alors qu'une arrivée à Nairobi aurait été plus simple. Mais évidemment nous n'aurions pas eu le plaisir de découvrir autant de paysages , la faune et la flore, ce décor que Gilles Milo-Vaceri  dépeint si bien. Alors l'on pardonne à l'auteur de jouer avec le trajet pris par nos personnages. Car sur un parcours beaucoup plus court et plus sécurisé, il n'aurait pas pu nous émouvoir, nous faire vibrer, avec ses rencontres qui changent tout, et vous marquent à jamais. Car comme le dit si bien  K. Pancol : " Il y a ceux que l'on croise, que l'on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.".

    Et c'est le cas ici, des rencontres magiques comme celle avec Tigisi, ou celle avec Djia, avec Makda..., avec cette nature sauvage. C'est vibrant d'émotions.

    L'auteur brosse des paysages, mais aussi des personnages aux personnalités bien campées, au parcours de vie réaliste, qui se battent pour des idéaux. Qui font passer un message d'espoir. Des protagonistes aux âmes nobles, comme on rêve d'en côtoyer.

    Ce road-trip est aussi une sorte de quête initiatique et Karan en verra sa vie bouleversée. Lui, l'homme brisé, ce chirurgien qui se sent inutile ne pouvant plus exercer son métier, va découvrir que parfois certaines portes se ferment pour permettre à d'autres de s'ouvrir. Il faut juste ne pas rester replié sur soi-même à s’apitoyer sur son sort, sur son destin brisé, car le ce fameux destin nul ne le connait vraiment. 

    Car peut-être que les événements qui ont mis fin à sa carrière, étaient écrits à l'avance, pour le mener à l'endroit où il devrait être. Il faut croire un peu en la magie, cette magie ancestrale entretenue par certaines civilisations.Car doit-on toujours chercher des explications logiques à des choses que l'on ne comprend pas ?

    Au fil des pages, d'épreuves  Karan va se reconstruire, physiquement et psychologiquement. Quant à ses compagnons de route, ils sortirons grandis de ce voyage. Un voyage au saveurs de l'amitié, de l'entraide et de l'amour de la nature. De cette terre maltraitée par l' Homme. Gilles Milo-Vaceri brosse  un portrait fidèle de ces contrées désertiques, de sa faune, au fil des rencontres, mais aussi des coutumes locales. Un sujet maîtrisé.

    C'est un vibrant hommage aux hommes et aux femmes qui se battent pour protéger la planète des mains de ses prédateurs. Nous !  C'est une approche parfaitement aboutie, les sujets sont sérieux : Équilibre animal fragilisé par la disparition de certaines espèces, variations climatiques et ses répercutions, avenir de certaines tribus  comme celle des Masaïs qui en se sédentarisant perdent leur identité. Un des passages les plus émouvants pour moi.

    Un roman instructif sur la fragilité de l’écosystème, sur les conditions de vie d'une population qui semble vivre hors du temps, mais qui sont certainement plus heureux que nous, se contentant de plaisirs simples alors que dans notre société de consommation, à l’excès , nous perdons de vue les vraies valeurs.

     À travers ce  récit on se laisse bercer par le ronronnement de ce monstre de fer qui avale les kilomètres, on tremble pour nos aventuriers, mais on rit aussi beaucoup des situations cocasses et des répliques amusantes de Lorenzo. On s'attache à ce trio que l'on admire, que se soit Karan, Lorenzo, Kenza ou Makda qui bravent les dangers, les conditions climatiques, les mauvaises rencontres, les prédateurs qui ne sont pas forcement l'animal.

    Coup de cœur pour ce merveilleux roman d'aventure contemporaine ( malgré la fin téléphonée) à travers un road-trip dans un pays mythique et empreint de magie, qui fait la part belle aux valeurs morales et nous fait nous remettre en question sur notre petite participation pour le sauvetage de la planète. C'est passionnant, enrichissant culturellement, émouvant et stressant que de vibrer au son des tambours Massais, de découvrir la faune, la flore Africaine et ses terres nimbées de soleil. Il nous semble être hors du temps en appréciant que la vraie richesse est celle de découvrir que certains individus donneraient leur vie pour en sauver d'autres. À nous de croire que comme dans l'histoire de Karan, l'on peut être payé au centuple d'une manière qui n'a  pas de prix. Mais il ne faut pas oublier d'offrir un peu de soi-même.

    Un auteur à la plume magique et enchanteresse à suivre.

     

    Pour en savoir plus sur Les espèces animales  menacées c'est par

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    Extraits citations

     

    "Oui c'était ça avant et c'était lui qui se tenait au pied du lit. Aujourdhui, c'était son tour et il avait suffi d'un stupide accident de la route, à lui qui avait subi un nombre incalculable de campagnes de guerre, pour lui faire jouer le rôle de la victime estropiée. Quel sale tour du destin !

     

    "- quand on voit son gosse crever de faim, ça explique bien des comportements extrêmes, n'est-ce pas ? Et qui pourrait leur en vouloir ?"

     

    "- tu me fais rire, Kenza. La théorie est toujours facile et je suis d'accord avec ta volonté de sauver le monde, ne crois pas qu'on le fait avec une rose à la main et un sac de riz dans l'autre ! Ça c'est pour les contes de fées. Il faut des bénévoles, des gens comme toit, pour la cause humanitaire, oui c'est une évidence ! Mais il faut aussi des soldats avec un flingue sur l'épaule, des mecs qui vont se faire tuer pour protéger des populations civiles ou tes semblables "

     

    "pourquoi fallait-il toujours une déchirure une faille dans la vie de ces gens  qui n'avaient qu'ne aspiration, aider les autres pour exorciser un passe que rien ni personne ne pourrait jamais effacer ?

     

    "- dans le désert, la plus grande découverte est invisible, car c'est sans doute soi-même que l'on voit le mieux " 

     

    " -(...) Il a aussi affirmé que vous étiez un homme bon et généreux et que rien n'arrive sans raison. Enfin pour recevoir, il faut savoir donner. Vous avez beaucoup donné, alors vous recevrez encore plus "

     

    " - il y a des moments plus intenses que d’autres dans la vie, des rencontres, souvent les plus dingues et poutsant les plus grandes " 

     

    " -tout ça pour sauver une fillette qui avait échappé à la surveillance de ses parents. C'est sur de payer pour les fautes d'autrui "

     

    " - Ton cœur n'est pas dans ta main gauche, ton cerveau encore moins. Essaie d'y penser"

     

    " cette expédition serait indéniablement un sacré révélateur des personnalistes de chacun et il ne pensait pas qu'a la sienne. C'est toujours dans les situations extrêmes que l’âme humaine se montrait sous son vrai visage  (...) Karan savait qu'il y aurait un avant et un après, car rien ne serait pareil "

     

    ' ou se situait la limite lorsqu'on intervenait dans la vie d 'autrui, que devenait le libre arbitre, qui avait raison ou tort ?" 

     

    " - parfois se confronter aux dures réalités de la vie fait du bien et ça te ramène aux vraies valeurs"

     

    "- l'amour d'un père tient toujours dans le cœur de sa fille au  chaud.. Et on ne le comprend qu'une fois que l'a perdu à tout jamais " 

     

    " Au coeur de l' Afrique, cette conversation était un paradoxe. parle en anglais avec un Masaï n'avait rien de surprenant, cependant le choc culturel ainsi que le poids des coutumes pesaient lourd et avaient de quoi étonner les occidentaux, peu coutumier de ces pratiques que l'on pouvaient aisément qualifier de barbares"

     

    "   Nous ne manquons de rien et nous sommes heureux. (...) Comme ils avaient raison de se contenter du peu qu'ils possédaient. L'envie et la société de consommation avaient détruits depuis longtemps tous ces principes d  base que les Masaïs avaient pieusement conservés"

     

    " Quand leur mission serait terminée, tous repartiraient et, chacun à sa manière, serait différent de celui qu'il était en arrivant. C'était une certitude déjà acquise. la magie Africaine avait déjà opéré son charme, une fois de plus" 

     

    " Djia serait certainement l'un des derniers représentants de ce savoir inestimable qui se perdraient sur les bancs des écoles et plus plus tard, dans les amphis des facultés. L’accès au monde moderne avait un prix" 

     

    - (...) Mais est-ce donc si important de toujours chercher des  raisons scientifiques à tous les phénomènes qui nous entourent ou que nous ne comprenons pas ? Je crois que de temps en temps, il faut un peu de rêve, de la magie ou des rencontres comme celle-ci, entre... deux fauves blessés, si j'ose dire."

     

    © G. Milo-Vaceri

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Dimanche 16 Septembre à 13:14
    LADY MARIANNE

    Un coucou  rapide- mon petit fils de 2 ans est là -
    il rentre demain matin-
    bisous et bon dimanche-

    2
    Lundi 17 Septembre à 13:57
    J'avoue ne pas être trop tentée
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