• Romances contemporaines

  • L'autre fils Depuis des années, Alice vit dans le mensonge, affichant un bonheur conjugal et familial parfait, bien loin de la réalité. Elle n’est restée avec son mari que pour protéger ses enfants et ces derniers se sont pourtant éloignés d’elle. Son fils aîné, banquier brillant et ambitieux, s’est installé près de chez ses parents mais sa jeune épouse s’évertue à tenir Alice à distance. Quant à son autre fils, qu’elle n’a jamais réussi à cerner, il a choisi de parcourir le monde si bien qu’Alice ne sait même plus sur quel continent il se trouve.

    Peu à peu, elle ne parvient plus à accepter ce quotidien morose et artificiel. Les questions se bousculent dans sa tête : a-t-elle fait le bon choix en maintenant à tout prix un bonheur de façade ? Que se passerait-il si elle cessait brusquement de faire semblant ? Comme dans tous ces romans qu’elle dévore, la vie peut-elle réserver des surprises dans ses derniers chapitres ?

    Un désir grandit alors en elle : donner un grand coup de pied dans la fourmilière et surtout, faire passer son bonheur avant celui des autres. Pour la première fois depuis bien longtemps, elle sent son cœur battre la chamade. Osera-t-elle changer le cours de sa vie ?

     

     

    L'autre fils Roman contemporain qui nous narre une histoire humaine, d'une grande sensibilité, très réaliste de la vie quotidienne d'Alice. Personnellement elle m'a renvoyée à du vécu, avec ses interrogations que l'on peut avoir à un stade de sa vie dans lequel on la remet parfois en questions.

    Ici, certaines sont importantes comme : repartir à zéro malgré son âge... oser affronter ses démons et accepter d'assumer ses erreurs. Ceux sont celles d'Alice qui avance année après année en subissant la violence conjugale jusqu'à atteindre un point de non retour.

    L'auteur y aborde la complexité des relations familiales, brosse le portrait psychologique de personnages avec justesse. Les réactions sont crédibles et mettent en exergue notre propre interprétation face à des comportements extérieurs, pas forcement en adéquation avec ce qu'il en est vraiment. Nick Alexander nous le fera toucher du doigt en nous faisant pénétrer dans trois quotidiens différents, celui d'Alice et de ses fils. 

    Dans la première partie nous suivons donc, Alice, ses pensées, ses réactions, ses attentes vis à vis de ses enfants, ses regrets, la manière dont elle perçoit sa belle-fille. Dans la deuxième nous pénétrons dans l'univers de Tim et de sa femme Natalya, une autre génération, celle d'un fils avec ses aspirations avec ses propres attentes, dont certaines vis à vis de ses parents, celle de Nat et les siennes, ses sentiments à l'égard de sa belle-mère. La dernière concerne l'autre fils, celui qui n'est jamais rentré dans le moule, celui qui a fuit cette famille dysfonctionnelle, celui qui s'est braqué, le fils en échec, celui qui a raté sa vie, d'après sa mère, bien évidemment. Dans cette dernière partie nous retrouverons Alice, face à une situation a laquelle elle doit faire face en plus de la sienne propre.

    La majeure partie du roman aborde la problématique des relations humaines, de l'éducation, des choix de vie, des non-dits, des attentes personnelles et du manque de communication.

    Le récit se lit aisément, la plume est fluide, la traduction bonne, hormis sur deux accords verbaux qui m'ont fait tiquer. La construction littéraire, pour un récit à la troisième personne, est un peu déconcertante chaque acteur tient à un moment donné le rôle principal, en quelque sorte, alors que je m'attendais à une histoire centrée sur Alice. Le rythme est plutôt lent, et j'ai un peu peiné à entrer dans l'histoire et à éprouver de l'empathie pour Alice et Tim. Seul Matt a su me toucher. L'allusion à Joe, m'a déconcertée et je n'ai pas trouvé dans l'épilogue la réponse à ma question sur sa véritable identité sexuelle. J'en appelle à ceux et celles qui l'ont lu pour échanger à ce sujet.

     

     

    Les points forts :

    •  La plume
    • La leçon de vie pleine d'espoir
    • Le réalisme
    • La psychologie des personnages

    Bémols

    •  Pas assez rythmé

     

    L'autre fils

     

    L'autre fils L'auteur :

    Nationalité : Royaume-Uni
    Né(e) : 1964

    Biographie :

    Nick Alexander est un écrivain anglais.

    Il est l'auteur de quatre romans :
    "50 Reasons to Say Goodbye",
    "Sottopassaggio",
    "Good Thing Bad Thing",
    "Better Than Easy", et d'une collection de nouvelles sous le titre : "13:55 Eastern Standard Time". Plébiscité dans la presse gai anglo-saxonne.

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    Pas sans elle24 décembre, une explosion dans le métro parisien fait voler la vie de Greg en éclats. Charlie, son petit frère, fait partie des victimes, et Cassandra, la petite amie de ce dernier, est grièvement blessée. Brisés chacun à leur façon, Greg et Cassie s’épaulent pendant les années qui suivent pour tenter de surmonter ce drame qui a fracassé leur existence. Jusqu'à prendre conscience qu'ils sont devenus bien plus qu'un simple soutien l'un pour l'autre.
    Mais comment les sentiments peuvent-ils s'épanouir alors qu'un fantôme flotte toujours entre eux ? D'autant plus que Greg cache à celle qu'il aime plus que tout maintenant, un lourd secret. Un mensonge qui le ronge depuis cette fameuse nuit où tout a basculé...

     

    Pas sans elleJe suis fan d'Anne Cantore. Je crois que tout le monde le sait. J'aime sa plume et ses histoires qui se démarquent de celles bien trop clichées qui ne sont pas du tout mon genre.

    Une fois de plus, l'auteure s'appuie sur  des sujets contemporains dramatiques et nous pose un problème de conscience avec cette romance. 

    La relation entre nos deux protagonistes est somme toute très cohérente, mais comment les autres peuvent-ils l'accepter ?  Particulièrement dans notre culture, puisque dans certaines, il ne serait pas du tout tabou, qu'un homme prenne la place de son frère auprès de sa femme afin de veiller sur elle.

    Pourquoi donc sommes nous choqués que deux personnes s'épaulant depuis des années puissent tomber amoureux ? En quoi, cela change-t-il leurs sentiments pour la personne décédée ? 

    Anne Cantore nous transporte donc dans une romance complexe dans laquelle les personnages doivent affronter leurs sentiments et faire face au qu'en dira-t-on, à l'intolérance et à leur propre vision de la bienséance. 

    Comme d'habitude, l'auteure joue la carte émotion avec maestria et subtilité, sans cet excès de cris et de larmes que l'on trouve dans la plupart des romans New Romance, ce qui correspond totalement à mes goûts. 

    Coup de coeur pour ce énième roman de l'auteure, mon préféré, même que je vous conseille vivement de découvrir. 

     

    Pas sans elle

     

     

    Pas sans elle


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  • Nuit d'ô rage« Et puis elle arriva, longue jeune fille aux cheveux bruns tombant sur ses épaules, lèvres peintes en rouge rendant sa peau plus pâle. Elle était seule, un sac à main en bandoulière et un sac de voyage gonflé comme une baudruche dans la main droite, qu’elle laissa choir comme un poids trop lourd sur le pavé. Son regard m’accrocha dès son entrée dans la pièce. Une jolie robe rouge et noire, des fines chaussures découvertes, un foulard de soie, voilà ce que je vis et qui me reste encore aujourd’hui comme souvenir de son arrivée. »

    Une locataire énigmatique et si séduisante qui bouscule, déstabilise la narratrice dans ses convictions. Ce qu’elle avait cru jusqu’alors s’écroule se désagrège au contact de cette jeune Katia au passé chaotique et sulfureux.

    Deux chemins contraires, deux femmes Marie-Noëlle et Katia, deux personnages aux caractères opposés qui ont besoin de façon différente l’une de l’autre. Après la disparition de Katia, mue par un désir irrépressible de comprendre, Marie-Noëlle entame un voyage vers le passé de celle-ci.

     

    Nuit d'ô rageJ'avoue ne pas trop savoir dans quoi je me lançais au tout début de lecture, m'imaginant partir dans une quête sur la disparition de Katia dans un roman qui tiendrait donc plus du polar. Pour tout dire, c'est bien d'une quête qu'il s'agit, mais pas vraiment celle du genre de celle à laquelle je pensais.

    Dans cette sorte de huit-clos, nous suivons Marie-Noelle peinant a comprendre le départ soudain de sa locataire. Très vite nous découvrons à travers la voix de la narratrice comment la jeune fille est venue bouleverser sa vie. Pas à pas nous découvrons Katia à travers la relation que les deux femmes entretiennent.  Un véritable plongeon dans leur intimité et l'évolution de la relation qui expliquera le final. 

    En parallèle nous suivons celle d'une gamine, Adélaïde, jusqu'à ce que les histoires se mêlent et que tout prenne sens, y compris le titre.

    Au fil des chapitres, le départ de Katia devient mystérieux et suspect, l'on échafaude des plans sur la comète au vu de quelques éléments distillés subrepticement par l'auteure. 

    Le dénouement ne répondra qu'à une partie de nos suppositions fondées. Le reste s'est trouvé pour moi inattendu, je n'avais pas envisagé cette issue.

    L'histoire est courte et addictive et se lit rapidement facilité par la belle plume de Odile Marteau Guernion.

    Roman dramatique qui aborde les sentiments et les conséquences lorsque deux personnes, au mode de vie diamétralement opposées, se croisent et font un bout de route ensemble. Une histoire réaliste, avec des personnages touchants.

    Les points forts :

    • l'intrigue
    • la plume
    • les sujets contemporains 

    Mon bémol 

    Absence de quelques éléments de réponses expliquant la fin en rapport avec l'enquête policière et le comportement du voisin

     

    Nuit d'ô rage


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    Les sept soeurs : La soeur du soleil À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Electra d'Aplièse et ses soeur se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

    Electra, la sixième soeur, a tout pour elle : mannequin le plus en vue de la planète, elle est belle, riche et célèbre. Mais derrière cette image idéale, c'est une jeune femme perdue depuis le décès de son père. Emportée dans la spirale infernale de la drogue et de l'alcool, et alors que tout son entourage craint pour elle, elle reçoit une lettre d'une inconnue qui dit être sa grand-mère. Celle-ci lui révèle que ses racines se trouvent au Kenya, au coeur d'une tribu massaï...

     

     

    Les sept soeurs : La soeur du soleil Mon tome préféré de la saga. L'histoire d'Electra, un personnage qui promettait de nous faire vivre une aventure passionnante, m'a totalement happée à la différence de celle de Tiggy.

    Pas à pas j'ai vibré, plus pour les personnages du passé, mais suffisamment pour m'attacher à Electra au prime abord la sœur la moins sympathique de la tribu.

    Une fois de plus Lucinda Riley nous plonge dans un univers particulier totalement maitrisé, sans faux pas. Si on ne lit pas les résumés, comme moi, l'auteure ne laisse pas entrevoir les origines ethniques des 7 sœurs tant qu'elle ne nous plonge pas au coeur de l'histoire de chacune d'elle.

    Ici, Lucinda Riley aborde des sujets fascinants et hyper forts, elle nous entraîne à sa suite dans des aventures contemporaines marquantes à travers le personnage de Stella et de Cecily. L'émotion est au rendez-vous dans le présent que dans le passé.

    Le volet romance dans ce tome est bien plus crédible et posé que dans celui de Tiggy.

    Comme d'habitude la plume de l'auteure est toujours aussi fluide et plaisante et l'additivité vous pousse à tourner les pages pour connaitre le dénouement des 2 histoires parallèles.

    De part ses personnages bien construits, Lucinda Riley nous attache à eux.

    C'est avec une pointe de tristesse  que j'avance dans cette saga en espérant que le temps n'a pas manqué à l'auteure, avant son triste décès pour nosu donner les réponses sur le mystérieux Pa Salt. 

    Un tome coup de coeur. 

     

    Les sept soeurs : La soeur du soleil


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  •  Un ami si dévoué SP« – Vous êtes mignons tous les deux ; vous me faites penser à un dessin de Sempé… On a une grande maison pour recevoir nos amis, on a une grande voiture pour promener nos amis, mais on n’a pas d’amis… Peut-être qu’elle a raison Marianne, tu n’as pas d’amis, Tom !
    – Si, j’ai un pote et un vrai, il arrive ce soir, assénai-je espérant mettre fin à la conversation.
    – Tu veux quand même pas parler de Ben ?, ironisa Marianne. »
     
    Quand après des années de galère, Marianne et Tom décident de réunir dans leur maison familiale des Cévennes leurs six meilleurs amis pour partager leur bonheur retrouvé, ils ne se doutent pas que le week-end de retrouvailles va virer au cauchemar. Tensions, jalousies et secrets d’alcôves rejaillissent et les renvoient à une question que l’on s’est tous posée à un moment ou un autre : qui sont en réalité nos vrais amis, jusqu’où iraient-ils pour nous prouver leur loyauté ?
     

    Un ami si dévoué SPCe que j'aime chez Catherine Monroy, c'est sa capacité à écrire des histoires de genre totalement différents. Après Le Prince Charmant existe, je l'ai inventé, Coincée et L'art du mensonge, la voici qui se lance dans une romance contemporaine frisant le polar. Un nouvel essai brillamment réussi. 

    Au prime abord, l'histoire semble assez ordinaire,  nous plongeant dans une réunion amicale. Au fil des pages, cette belle amitié se teinte  d'un soupçon d'agressivité, de jalousie et la réunion entre amis se transforme en cauchemar pour Tom, notre personnage principal, narrateur de cette aventure.

    Une fois de plus, Catherine Monroy aborde des sujets contemporains, gratte sous la croute de cette pseudo-amitié indéfectible. Progressivement tout n'est pas si rose au pays des bisounours. La rivalité transparait entre les différents protagonistes. On découvre que ce groupe hétéroclite  de winners et de losers, se jalouse, un peu beaucoup...

    Catherine Monroy brosse avec justesse la complexité des relations sociales et amicales sur un fond d'intrigue passionnante et addictive, dévoré en une journée. 

    Elle nous oriente vers des pistes pour mieux nous dérouter, installer le doute. Nos amis sont-ils vraiment ce qu'ils paraissent  ?

    J'avoue avoir marché dans les pas de Tom, éprouvé les mêmes soupçons que lui dans cette suite de rebondissements parfaitement dosés, dans une construction parfaitement maitrisée.

    Mais arrivée à quelques feuillets de la fin, je me suis inquiétée quelque peu. Aurai-je la réponse à toutes mes questions ? 

    Et oui, je les ais eu à la dernière ligne et là, waouh, je tire mon chapeau à l'auteur, étirant le suspens jusqu'au bout, me scotchant avec ce dénouement incroyable digne d'un excellent polar. 

    Coup de coeur pour ce nouveau roman dz Catherine Monroy qui au fil de ses romans confirme son talent en réussissant à chaque nouvelle aventure livresque à me séduire. 

    A quand le prochain Catherine ?

     

    Un ami si dévoué SP

     

    Un ami si dévoué SP

     

     

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