• ConstanceSous le second Empire, Constance grandit au bord de la Loire avec une liberté rare pour une jeune fille de l'époque. 

    Choyée par son père, ingénieur et grand humaniste, et par son meilleur ami Gabriel, Constance rêve d'aventures et de sciences. Mais son oncle pense qu'à seize ans, il est plus que temps pour elle d'acquérir les manières d'une épouse modèle et convainc son père de l'envoyer dans un pensionnat. La jeune fille s'y lie d'amitié avec Susanne, héritière de l'une des plus grosses usines de fonderie de la région.

    A la mort brutale de son père, la menace d'un mariage arrangé par son oncle avec un homme deux fois plus vieux qu'elle, oblige Constance à prendre une décision radicale... Forte de son ambition et de ses convictions, elle va se construire un destin hors du commun.

    Editeur : Incartades Editions
    Genre: Historique
    Date de sortie: 12/6/2019
    Prix du livre papier : 19,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  558

     

     

    ConstanceLe résumé et la couverture m'ont aussitôt tentés à peine le roman proposé par Incartades Editions.  C'est donc avec plaisir que je me suis lancée dans les pas de Constance qui nous narre ses aventures.

    Etre une femme en plein XIXe siècle n'est pas une sinécure, quel que soit le milieu social, nantis ou simples ouvriers il faut se plier aux règles du chef de famille et de son milieu social. Pour une  bourgeoise, un mariage arrangé est un moindre mal, pour les autres, une vie de galère entre enfants et mari parfois violent, les attends. 

    En toute logique Constance aurait du se satisfaire, comme son amie Suzanne, d'une vie de femme au foyer, heureuse d'avoir été choisie malgré une maigre dot.  Cependant quand un père vous éduque avec un mode de vie plus proche de celui des garçons, que l'on est comme notre héroïne éprise de liberté, des rêves plein la tête, il est impossible de se plier à un destin dont on ne veut pas.

    L'auteure nous propose donc un roman féministe dans un contexte politique et social dans lequel les femmes n'ont nul droit de parole( hormis d'être maîtresse dans leurs foyers) et peuvent prétendre encore moins à des postes d'hommes. Que dire quand la jeune fille se plait à dévoiler des connaissances en mathématiques, physique et chimie plutôt que dans l'art de paraître et  de tenir une maison   ?

    Un thème donc intéressant et une épopée semble donc passionnante. Cependant la romance se profile très rapidement des les premiers chapitres dès la première rencontre avec Sir Wallace. Cependant on se laisse entraîner dans les péripéties de  Constance, jeune femme obstinée et volontaire dans sa quête personnelle et ses objectifs, bien loin du projet de sa famille et l'auteure parvient à nous surprendre avec son dénouement.

    Le style de l'auteure m'a très vite décontenancée par son irrégularité ; tantôt plaisant bien dans le contexte social avec des dialogues appropriés et de réparties piquantes qui donnent du rythme à l'histoire, tantôt plat de par un vocabulaire limité dans certaines descriptions avec des phrases redondantes, pour ce qui concerne les paysages et les physiques, (mais ce pas tout le temps), pour parfois tomber dans un excès de technicité avec force détail sur le fonctionnement des fonderies. Cette précision chirurgicale passe une première fois, étant culturellement intéressante et instructive, mais devient ennuyeuse et nuit au rythme du récit, de plus sans grand intérêt majeur pour le roman. Bien évidemment on ne peux que féliciter l'auteure pour son travail de recherche qui passionnera probablement certains lecteurs. Mais pas trop n'en faut dans une romance, je ne cherche pas à suivre un cours de physique/chimie détaillé sur la fusion de l'acier. Tout comme certains décors bien plantés certes, mais trop longuement à mon goût.  

    Que dire du choix d'Anne Loréal pour sortir son héroïne du destin qui l'attend ? Il me semble que le passage travail à la fonderie, me semble plutôt pas vraiment crédible, d'autant que l'auteure développe dans le détail certaines activités réclamant une certaine adresse et force et je peine à croire qu'une jeune fille de 16 ans puisse la mener à bien.  Et ce n'est là, pour moi que le volet le plus incohérent, tant il y en a d'autres que je ne développerai pas pour ne pas spolier l'histoire.  Les autres révélations sur sa vie durant 2 ans viennent très tardivement, je désespérais même de les avoir un jour.

    Néanmoins malgré de nombreux bémols, j'avoue que la lecture, un peu longuette reste addictive et que la curiosité reste vive d'autant que de nombreuses questions vous assaillent et attendent des réponses. 

    Mais j'ai le regret de ne pouvoir faire une chronique très positive et j'avoue que j'attendais plus de réalisme dans cette histoire de femme souhaitant prétendre à un reconnaissance de ces capacités, luttant contre la misogynie de l'époque et les à priori. La voie choisie par Anne Loréal pour son héroïne me semble un trop incroyable pour être réaliste  dans le contexte de l'époque.  Oui tout est trop trop facile et ayant été moi- même manager de nombreux points m'interpelle.  Il s'agit d'une fiction, certes, mais j'ai un peu de mal à me détacher de mes besoins de cohérence et de réalisme.  

    Force est de reconnaître, cependant, le travail d'Anne Loréal qui s'est documenté sur le contexte social, les fonctionnements des manufactures et autres sujets tels que la guerre de Crimée, rendant ainsi ce roman culturellement instructif et on ne peut que la complimenter pour cet effort qui donne de la matière à un roman historique en posant ses bases sur des connaissances et pas sur de l'à peu près.

    Je remercie Les Editions Incartades pour ce SP et je regrette de ne donner qu'un avis assez mitigé sur mon sentiment; Je ne doute pas cependant que Constance séduira par sa personnalité  la plupart des  lecteurs qui porteront un regard moins sévère que moi qui ait beaucoup d'attentes et n'a pas langue de bois SP ou pas.

     

    Une douce nuit d'été

     

    Extraits citations 

     

    "De fait si l homme combat contre vents et marées, au quotidien, en politique, en économie, dans les nouvelles activités industrielles ou même les fonctions traditionnelles de l' Etat pour la grandeur de la France, le rôle de la femme est de lui fournir un havre de paix en son foyer, un refuge où les valeurs  chrétiennes  font loi, où l'ordre règne en maître, et où son épouse soumise lui offrira les plus délicieuses des scènes domestiques"

     

    "- eh bien, vous messieurs, ne pensez pas qu'à vous marier... Vous avez un but dans la vie, un objectif qui vous est propre, et qui vous permet d'atteindre un sentiment d’accomplissement. Vous de vous définissez pas comme M. Untel, époux de ..., mais en tant que médecin, industriel, ou  homme politique.   Vous vous définissez grâce à vos relations , pas par le mariage que vous faites."

     

    © A. Loréal

     

    ConstanceL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anne Loréal est ingénieur en mécanique de formation et manager.
    Avec plus de vingt ans d'expérience dans l'industrie mais aucune en littérature, elle se lance dans le projet d'un roman en 2015.

    "Constance" (2016), un roman historique, qui raconte l'histoire d'une jeune fille de bourgeoisie, Constance Deschanel, sous le Second Empire, est son premier livre. Il a obtenu le Prix spécial du jury 2017 de monBestSeller.com. 

    Mère de deux garçons, elle vit maintenant aux États-Unis où elle dirige les opérations industrielles d’un groupe américain.

    son site : https://annelorealauteur.wixsite.com/anneloreal 

     

    La parenthèse :

    Quand on lit la bio de l'auteure on comprend d'où lui viennent ses connaissances sur le milieu industriel et sa passion des détails dans ce domaine.  

     

     

     


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  • Corps insoumisÀ tout juste 25 ans, Solveig décide de plaquer le peu qu’il lui reste pour parcourir les États-Unis d’est en ouest au volant de son tas de ferraille. Mais, la jeune blonde explosive va devoir partager un bout de chemin avec Dante, un spécimen aussi sombre et tourmenté qu’elle est solaire et délurée.
    Seul problème, le beau brun tatoué et mystérieux n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. En tête-à-tête pendant cinq mille kilomètres, comment ces deux âmes contraires et ces cœurs insoumis vont-ils faire route ensemble ? Et jusqu’où ce road trip les mènera-t-il ?

    Editeur : Les Addictives
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 1/7/2017
    Prix du livre papier : 14,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  516 p

     

     

    Corps insoumisCelles qui pensent que Corps insoumis va répondre à vos questions en suspens de Corps impatients vont être déçues. Finn, Thelma, y font bien une apparition,- plusieurs même - mais nous n'en apprendront pas davantage sur des questions restées sans réponses, même pas sur la relation Finn avec Dante et son frangin. On pourrait s'y attendre au vu du dénouement du précédent tome; mais non! Ce qui me permet de vous dire qu'après tout l'ordre de lecture importe moyennement. 

    J'ai été déçue d'apprendre grâce au bonus, à travers la voix de Dante, et ce bien trop tôt, soit au 2 e chapitre qui il est. Bien évidemment le secret est révélé en cours de route, mais j"aurais préféré que les auteures conservent un peu de mystère et placent ce bonus en fin de tome comme dans l'opus précédent, quand Emma Green nous offre la rencontre entre Finn et Thelma du point de vue de Finn.

    Le road trip que nous offre Emma Green est assez animé, dans un rythme soutenu avec des reparties et des dialogues percutants, et des personnages atypiques et à l'opposé l'un de l'autre qui vont devoir se supporter pendant 2 mois.

    De cette aventure naîtra une relation complexe empreinte de désir et de culpabilité ; mais peut on se refuser d'aimer à nouveau ? Solveig s'interroge tout au long de cette traversée des états qui doit les mettre au bout du chemin face à face et l'un contre l'autre. Quant à Dante, le taciturne aux lourds secrets sera-t-il capable d'ouvrir son cœur ? 

    Les 2 personnages portent bien la romance pimentée, et cette fois ci suffisamment dosée, cependant Emma Green vient la compliquer avec une histoire assez abracadabrante : celle des beaux parents qui la suspectent de  mauvaises intentions. Un peu tiré par les cheveux, je trouve d'autant que 2 ans viennent de s'écouler entre le drame et le procès par lequel ils espèrent justice et dépouiller notre héroïne et de ce fait  le comportement du frère de Solveig est encore plus incroyable.  Que dire des révélations concernant le mari défunt ? Là encore 2 ans après me semblent tout aussi détonantes.  Un pan d'histoire dont on aurait pu se passer, le lourd passé de Dante est déjà un bon élément d'émotions. 
    Pour autant, même si j'ai aimé le duo, Dante/Solveig, je n'ai pas ressenti plus d'émotion que ça. D'ailleurs j'ai trouvé l'histoire assez longuette dans la première moitié et j'ai un peiné dans ce road-trip. Peut-être un récit à 2 voix avec le point de vue de Dante aurait été plus captivant et touchant.

    Je ressors donc un peu désapointée de cet  opus, que j'ai néanmoins préféré au tome précédent. Il reste à découvrir l'histoire de Calliopé dans une prochaine lecture en LC  avec ma binôme, peut-être m'apportera-t-il une belle surprise.

     

    Juste avant de disparaitre SP

     

    L'auteur : Emma Green

     

    Extraits citations

     

    " - Je n'appartiens à personne, rétorqué-je en caressant sa joue. Je suis une insoumise.

    - Et moi un insoumis. Et pourtant, quand on aime , on appartient forcement à quelqu'un."

     

    "- on ne peut pas avoir pitié de ceux qu'on aime, rétorqué-je spontanément"

     

    "- Les monstres n'existent pas, riposte soudain sa voix grave, puissante et affirmée. Ils ont été crées par l'imaginaire collectif pour endosser la cruauté, les crimes, les ignominies de tout un chacun. Les monstres,, ce sont les hommes. Toi et moi" 

     

    "- Le fric, la condition sociale, la renommée, n'ont rien à voir avec le bonheur."

     

    © E.Green

     


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  • Corps impatientsAprès un début de vie chaotique, consacré à sa mère alcoolique, ses trois petits frères livrés à eux même et ses quatre jobs sous payés,  Thélma  décide d'échapper au destin médiocre qui l'attend et de s'occuper enfin d'elle. A 21 ans elle décroche une bourse pou entrer à la prestigieuse université de Colombia, à New York. Les mecs ? Pas envie. Les loisirs ? Pas le temps.  Les amis  ? Tout juste divertissants. Sourire ? Et puis quoi encore ? Thelma sait qu'elle tient son unique chance de s'en sortir. Et rien ne pourra l'empêcher de réussir.Mais sur le chemin de la réussite, elle va très vite croiser Finn McNeil, le plus célèbre et sexy des profs de littérature, dont les best-seller s'arrachent par millions. Thelma se fait alors une promesse : ne jamais intégrer Le cercle des étudiantes  transies d'amour qui gravite autour du professeur McLove 

    Editeur : Les Addictives
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 14/11/2016
    Prix du livre papier : 14,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  580 p

     

    Corps impatientsJe suis une inconditionnelle d'Emma Green qui nous concocte des histoires originales et bien ficelées aux personnages attachants, et trouve toujours le moyen de les faire évoluer dans des univers différents.

    Pour une grande part tout y est, même si, l'histoire de base est déjà vue et revue, et j'avoue être tombée sous le charme de nos protagonistes principaux et des secondaires aussi.

    Néanmoins, je ressors plutôt déçue de ma lecture. la romance est belle, c'est un fait, il n'y a rien à redire à ce propos. Finn, forcément, on  craque pour lui, pour son physique ravageur, son charisme, sa personnalité généreuse, son engagement, sa gentillesse. Thelma nous séduit par sa volonté farouche, ses valeurs et son esprit de famille,  avec pour objectif majeur : s'en sortir à la force de son poignet.

    On s'attache rapidement aux frangins, un peu moins à la bande hétéroclite de colocataires dont on ne saisit pas très bien la profondeur de la relation. Le départ de  Phoebe et les rebondissements qui viendront par la suite m'ont assez déconcertée et je n'ai pas très bien saisi la finalité, je n'ai pas trouvé qu'ils servaient à l'histoire quand  d'autres points auraient mérités d’être plus exploités.    

    Notre notre duo d'auteures s'est évertué a développer  la relation sexuelle entre nos protagonistes. Certes Emma Green sait s'y prendre pour ce genre de description toute en poésie. Cependant, j'ai trouvé ce volet bien trop présent avec des scènes trop nombreuses, même si elles sont bien amenées malheureusement et ce au détriment de l'histoire personnelle de Finn. Emma Green reste trop évasive sur ce sujet, de mon point de vue. 

    Car j'aurais aimé découvrir le propre cheminement de Finn, de son milieu social de base à l'homme qu'il est devenu : un professeur et écrivain talentueux et célèbre. Découvrir son passé, sa relation avec sa sœur de cœur, entre autres. Malheureusement ce pan de vie de notre héros passe aux oubliettes et de ce fait, Finn reste un personnage un peu mythique, auréolé de mystères avec une histoire personnelle à peine effleurée, comme un secret bien gardé qu'il ne partage pas avec Thelma, même quand leur liaison secrète évolue sur autre chose qu'une alchimie sexuelle. Je ne trouve pas ceci très cohérent dans une relation basée sur la confiance.

    Un roman, donc, avec de nombreuses zones d'ombres, plus centré sur une répétition de scènes de sexe  assez torride, dont l'absence de certaines n'auraient pas nuit à la romance. J'ai comme le sentiment que le duo a péché par facilité en négligeant de créer un passé fourni à son personnage principal et survolant d'autres points centraux tels que la relation interdite, la jalousie et une certaine situation particulière qui concerne la doyenne.   

    Néanmoins l'histoire reste addictive, plaisante à lire, une lecture légère sans prise de tête et idéale pour les fans de contes de fées dans lesquels des séduisants  et aisés professeurs tombent amoureux d'une jeune fille ordinaire. 

     

    Une douce nuit d'été

     

    Corps impatientsL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Derrière le pseudonyme Emma M. Green se cachent en réalité deux auteures, qui aiment écrire des romances, passionnelles et passionnées.

    Depuis leur premier roman en 2013, leurs histoires d’amour ont conquit des milliers de lecteurs à travers le monde.

    Elles comptent plusieurs romans à leur actif : "Cent facettes de Mr. Diamonds", "Toi + Moi", "Call me Baby" et sa suite "Call me Bitch", "Love me if you can" et sa suite "Kiss me if you can", "Bliss : Le faux journal d’une vraie romantique", "Jeux Interdits" et sa suite "Jeux Insolents", "Fallait pas me chercher", "Corps Impatients", "Âmes Indociles". 

    page Facebook: https://www.facebook.com/EmmaGreenAuteure/
    Instagram : https://www.instagram.com/emmagreenauteure/

     

     

     

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  • Le trône de fer Tome 3 l'integraleLe royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes.

    Editeur : Pygmalion/J'ai lu
    Genre:  Fantasy
    Date de sortie: 2/1/2010
    Prix du livre papier : Broché  22,90 Semi-poche :  18,50 ( J'ai lu)
    Version numérique: 17,99 (presque aussi cher que le poche)
    Nb de pages : 1225

     

     

     

     

    Le trône de fer Tome 3 l'integraleCertains pourraient trouver étrange que je poursuive la lecture de cette monstrueuse saga alors que j'en connais le dénouement et les divers rebondissements pour avoir visionné, une fois n'est pas coutume, LA FAMEUSE SERIE ! ( dans son intégralité qui plus est ) avant de me plonger dans la lecture.

    Oui mais bon, comme je n'ai pas les réponses à toutes mes questions que je sais que les scénaristes ont pris quelques libertés et que dans un roman les ressentis des personnages sont plus marqués,  (quoiqu'il faille reconnaître que les acteurs sont talentueux), je poursuis l'aventure quitte à subir parfois quelques longueurs descriptives comme dans les précédents opus, m'embrouiller avec tous ces chevaliers qui passent d'une famille à l'autre pour sauver leur tête.

    Oublions donc la série pour n' apprécier que les textes de George R.R Martin en occultant ce que j'ai vu et reconnaître que l'auteur maîtrise son sujet 

    Tout est particulièrement bien brossé avec force détails, que cela soit des paysages, des tenues, des scènes de combat. Un peu lourd, (certains diraient indigeste), parfois mais à la longue on s'y fait. 

    Que dire de la description des noces pourpres ? Si ce n'est que l'on s'y croirait. Le vin et le sang coulent à flots. Le réalisme de la scène est saisissant, on vibre on tremble on espère. L'auteur aurait dit qu'il s'agit de celle qu'il a eu le plus de mal à écrire.  Et nous à lire. Sans nul doute.

    Bon, j'avoue que pour ce passage (entre autres, mais celui-ci particulièrement) George R.R Martin je le déteste un peu... beaucoup. Mais je le félicite aussi parce que de l'émotion, il nous en offre à la pelle. Il ne nous ménage pas.

    Coté mystères idem ! Ses personnages il nous y attache de toutes les manières possibles, jouant de nos sentiments qui en deviennent ambivalents. 

    Des personnages qui évoluent au fil du temps et des événements dans lesquels ils sont pris.  En particulier notre petit oiseau de Sensa, celle qui ne rêvait que de merveilleux princes charmant, mais aussi la plus pragmatique des sœurs :  Arya, notre badass de service et Jon qui plus on avance va  devient notre chouchou. Il faut dire que la Maison Stark défend de nobles valeurs. 

    Que dire de celles de Daenerys Targaryen la mère des Dragons, l’imbrûlée etc ...  la seule  reine légitime  ? de ses chevaliers tel que Joras ?

    On se passionne pour cette guerre des trônes, pour les prétentions de chaque représentant de chaque grande famille. Un trône sur lequel on joue un peu aux chaises musicales. Un roi chasse l'autre. Et comme l'on s'attache à certains et bien les jeux sont ouverts.

    Encore une fois les jeux de pouvoirs sont au rendez-vous, ainsi que les manipulations, la duperie et les rebondissements, mais c'est l'émotion qui prime dirais-je.

    Aussi, dire que j'ai eu envie de hurler sur l'auteur pour le sort qu'il réserve à de nombreux protagonistes est faible, même si l'on s'y habitue presque, tant et si bien que l'on finit par se demander  :  quand tel ou tel va t-il décaniller plutôt que  : qui va mourir cette fois-ci ? Pour autant, cela nous en fiche un coup quand ça arrive. On ne peut donc que reconnaître, tout en le haïssant un peu, que George R.R Martin sait s'y prendre pour vous toucher et une fois encore attirer la sympathie sur des personnages plutôt détestables. Il nous joue la carte de tout n'est pas tout blanc ou noir. Les chevaliers aux nobles valeurs ne sont forcement ce que l'on croit. Certains protagonistes ont bien plus d'honneur que ceux qui ont juré d'en avoir.

    Un tome fort qui vous remue les tripes et qui vous laisse vous inquiéter du sort des protagonistes.  

    Par sa complexité Le trône de fer est une saga qui se lit à tête reposée, en alternance avec d'autres livres plus léger pour moi. La présence d'arbres généalogique et l'appartenance des chevaliers les plus fréquemment rencontrés et leurs maisons respectives serait bienvenue, tout comme une carte pour nous situer. 

    Au suivant tant je reste curieuse des idées de départ de l'auteur qui n'a toujours pas mis un terme à cette épique saga. Et je me demande s'il sait jusqu'au il compte aller, s'il va suivre les scénaristes ou nous offrir un savant mélange inattendu. Mais quand ? Pour l'heure on n'en sait rien.

     

    Le trône de fer Tome 3 l'integrale

     

     

     

     


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  • Save me : Cash and shootEntre eux, rien n’est prémédité, et pourtant tout est écrit.
     
    Basketteur professionnel chez les Celtics de Boston, Keagan a la rage de vaincre. 
    Apolline, quant à elle, est devenue psy suite à un grave traumatisme et elle entend maîtriser les moindres détails de sa vie. 
    Leur rencontre, lors d’un speed dating dans le noir, va faire des étincelles ! 
    Apolline ne peut pas résister au charme fou de Keagan. Mais quand elle se rend compte que celui-ci a joué un rôle dans l’événement qui a bouleversé sa vie, la relation se complique… Un amour interdit aussi inattendu que troublant.

    Editeur : Les Addictives
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 20/6/2019
    Prix du livre papier : 15,90€
    Version numérique: 4,99 € 
    Nombre de pages :  470

     

     

     Save me : Cash and shootUne fois n'est pas coutume, à peine réceptionné que je me plonge dans la lecture du petit dernier roman de chez Addictives. Bien m'en a pris après la petite déception avec À corps brisés.

    Si dans ma dernière lecture le sexe était présent, si la relation entre les protagonistes évoluait à la vitesse grand V, c'est ici tout le contraire. Pour mon plus grand plaisir.

    Cette histoire tient ses promesses avec ses personnages attachants. L'auteure gère bien les standards de la romance et nous passionne pour les aventures de Keagan et Apolline. 2 personnages qui n'ont rien en commun. Il est une star sportive adulé exposé à la foule, quand Apolline la fuit depuis l'événement tragique qui l'a marqué à jamais.

    Nous n'ignorons pas qu'ils se sont croisés en ce jour funeste, mais Keagan ne fait pas le rapprochement, quant à Apolline, elle ignore l'identité de son sauveur.  Tout ceci semble si simple que le lecteur se fait son propre film. Cependant Iris Juliard va trouver le moyen de nous surprendre.

    Nous suivons donc l’évolution de cette relation, amicale au départ, malgré l'alchimie flagrante entre les deux jeunes gens et en parallèle une intrigue au sein des Celtics, le club sportif de Keagan se dessine. Il faut admettre que tout est cousu de fil blanc. Néanmoins, l'histoire est bien construite dans un style fluide, plaisant et l'addiction est présente. Le happy-end bien évidement au rendez-vous, et appréciable pas de retournement de situations extravagances. Tout est au contraire cohérent, les thèmes abordés contemporains et bien traités même si on peut regretter que agoraphobie n'y tienne pas plus de place,  les personnalités bien développés et l'on aime à les suivre dans cette alternance de deux voix. Coté bémol, quelques passages redondants, cependant on les oublie tant l'histoire, bien que cliché, répond à ce que l'on attend de ce genre de lecture.

    Une belle romance estivale à découvrir avec sa superbe couverture, ses références au milieu de basket et ses personnages secondaires que je présume nous allons retrouver, tant il reste quelques questions sans réponses sur Logan  que j'aimerais avoir.

     

    Save me : Cash and shoot

    Save me : Cash and shootL'auteur :

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Iris Julliard (un pseudonyme) est conseillère en assurance, romancière et chroniqueuse.

    "Prends-moi contre toi" (2017) est son premier roman.

    pages Facebook : 
    https://www.facebook.com/irisjulliard/
    https://www.facebook.com/people/Iris-Julliard/100013629940503?fref=mentions 
     
     

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