• Danser au rythme des saisons SPArrivée à l’automne de sa vie, Françoise se remémore, ses bonheurs, ses peines.
    Souvenir familial, sur quatre générations de femmes, liées par un secret de famille et souvenir d’un amour qui la conduira au bout du monde ! Mais le chemin de la passion et de la liberté sera semé d’embûches : pertes, revers, désillusions...
    Tabou, deuil, divorce, maladie, psychologie mais aussi amour, amitié, courage, positivisme, espérance... transforment ce récit littéraire en roman sociologique, teinté d’événements historiques en filigrane et d’une promesse d’évasion et de dépaysement, sur fond de nature australienne et autres îles du Pacifique.

    Editeur : Spinelle
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie: 17/2/2019
    Prix du livre papier, numérique, Nombre de pages :  En attente d'infos

    Disponible en pré-commande ICI 

     

     

    Danser au rythme des saisons SPJe remercie Rebecca Di Giusto, qui m'a contactée, via le le blog, pour me proposer ce SP en échange d'une chronique et ce, en avant première, vu que le roman ne sera disponible qu'en février.

    C'est toujours un plaisir pour moi de découvrir de nouveaux auteurs, français de surcroît. J'ai donc accepté, sans aucune hésitation, de me lancer dans l'aventure, d'autant plus qu'un voyage en Australie, pays qui me fait rêver, se profilait à l'horizon.

    Je dois avouer que je ne sais pas du tout dans quelle catégorie classer ce roman : autobiographie, fiction ?

    La narratrice, Rebecca, son nom est cité, donc l'auteure, c'est ce que je présume, nous raconte sa rencontre avec Françoise, française expatriée en Australie pour y suivre son mari, originaire du pays. Rencontre fortuite alors que le couple Rebecca/Patrick s'installe pour une année sabbatique sur le continent Australien. D'emblée on l'envie un peu de pouvoir mener cette vie-là.

    Très rapidement Françoise prend la parole pour nous faire partager son aventure personnelle, et des tranches de vie tantôt tristes, tantôt gaies. Nous remontons avec elle dans le passé de sa famille, teinté de secrets, et de ses propres malheurs. Les femmes sont au centre du sujet, toujours. Une répétition d’événements qui collent à la peau des descendantes, et je n'ai pu m’empêcher de songer à la psychogénéalogie, alors que les protagonistes abordent le bienfait de la psychanalyse.

    Des épreuves vécues, Françoise en ressort grandie. Une belle leçon de vie pour le lecteur, car le récit (véridique ou fiction, ou un peu des 2 ?) du quotidien de cette femme ressemble à une histoire vraie. Chacun peut s'identifier aux personnages et trouver le réconfort et la force d'avancer tant l'approche est réaliste. Après tout ne dit-on pas : Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ?

    Sauf que, ce n'est pas forcement toujours le cas, tant chaque individu vivra différemment ses épreuves, rendant responsables les autres de ses souffrances, s'enlisant quotidiennement jusqu'à s'aigrir et éloignant les autres de cette ambiance nocive et toxique. C'est une réalité. Rebbeca di Giusto n'invente rien. Elle nous pousse à réfléchir.  Cette approche philosophique de la vie, fait écho en moi en raison de mon propre vécu, de mes réactions personnelles. C'est pourquoi, je pense, je me suis passionnée pour cette aventure.

    De plus, l'auteure, en parallèle au récit, nous fait part des sentiments de la narratrice principale ,( elle ?) et nous fait voyager, soit à travers le récit de Françoise, soit le sien. Toutes les 2 s’émerveillent des beautés de la nature et de ses bienfaits,  dénonce un matérialisme qui  nous attache aux objets plutôt qu'aux choses essentielles. 

    C'est donc avec beaucoup de poésie que l'auteure nous décrit, paysages, faune, flore d' Australie, mais aussi d'autres territoires que les protagonistes ont visité. Mais Rebecca s’attache également aux modes de vie, aux cultures parfois si différentes d'un pays à l'autre. Le comportement humain quant à lui, ne vari pas d'un continent à l'autre.

    J'avoue avoir été surprise du portrait  des Australiens brossé à travers les mots de Françoise. L'empreinte Anglaise me semblait évidente, le rapport avec les Aborigènes et leurs conditions de vie également. Pas d'étonnement de ma part, toujours le même sentiment de révolte en songeant à ce qu'est devenu ce peuple. C'est quelque chose qui m'émeut personnellement. Mais découvrir que l'apparence décontractée et aimable de la jeunesse Australienne n'est qu'une image de carte postale, m'a prise de court. Certes l’alcoolisme et la drogue est un fléau dans tous les pays du monde, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle modifie autant l'image que nous donne Françoise avec un peuple insouciant irresponsable et peu engagé dans la vie, toujours aussi raciste envers les hommes de couleur (cf anecdote narré par Rebecca). Un contraste frappant avec la tolérance religieuse mentionnée par l'auteure.

    Cependant en parallèle Rebecca di Giusto nous présente un pays où il fait bon vivre, à l'ambiance festive et conviviale, faite de soirées, de sorties et de spectacles. Un pendant plaisant d'un pays où vivre est,  néanmoins, onéreux, les locations rares, les prix prohibitifs, sujet à une immigration asiatique, un pays sous-peuplé au vu de l’étendue de son territoire.  

    Un roman donc pédagogique, mais aussi le récit d'une histoire d'amitiés, parfois indéfectibles, d'amour, de désillusions, de rencontres qui vous marquent à jamais, laissant une empreinte sur votre âme ,quelque soit le temps passé avec la personne croisée au détour d'un chemin. Mais surtout un leçon de vie dans laquelle l'espoir prend toute la place. Sans oublier la part de positivisme primordial pour avancer dans la vie, l'importance de connaitre son passé, ce patrimoine génétique, avec lequel il faut composer et surtout, ne jamais oublier que l'on est maître de son destin.

    Un roman plein de charme écrit dans un langage poétique, qui se lit avec plaisir, riche en enseignements. On s'étonne parfois, devant la richesse du vocabulaire de l'auteure, de croiser en cours de route quelques coquilles orthographiques sur des mots si ordinaires.

     Presque un coup de cœur. Certains passages sont trop digressifs avec trop de détails sur les paysages, faune flore et autres, cassant ainsi un peu le rythme, alors que l'on est pendue aux lèvres de Françoise dans l'attente de la suite de ses aventures. De plus je suis assez déconcertée par le temps verbal utilisé dans les retours en arrière, que je n'ai pas toujours trouvé adapté et qui a également un peu perturbé le tempo.

    Cependant Rebecca di Giusto est une auteure à découvrir. Elle nous promène dans son univers et nous fait danser au rythme des saisons. Le parallèle  est très adapté, nous oscillons entre été, hiver, automne et printemps au gré de nos épreuves, de joies et de nos renaissances. 

     

     

    Danser au rythme des saisons SP

    Danser au rythme des saisons SPL'auteure : 

    Nationalité : 

    Biographie :

    D'origine camerounaise, Rébecca Edimo Di Giusto est arrivée en France à la fin des années 90. Passionnée de voyages, de civilisations et aussi d’idiomes, elle va à la rencontre de peuples, de langues, de cultures nouvelles à travers ses explorations. L'aventurière ouvre alors sa malle aux souvenirs souvent tendres, parfois durs mais toujours émouvants, pour  partager avec nous les anecdotes et les embûches de ses longs séjours dans divers continents.Ses Récits d'Aventures, sont bien plus que des Carnets de Voyages, car à travers des événements sociaux ainsi que des expériences personnelles, avec une précision extrême et honnête, l'auteure se livre à une réflexion approfondie des maux de la société, transformant ainsi ses Récits de Vie, en une passionnante littérature proche de l'Essai. Outre les voyages, les sujets favoris de Rebecca Edimo Di Giusto s'articulent autour des questions existentielles telles: comment donner du sens à vie et être heureux, comment se retrouver soi afin de sLa parenthèse 'ouvrir aux autres, l'art de positiver et de relativiser les aléas de la vie.


    En savoir plus : https://www.rebecca-edimo-di-giusto.com/

     

    La parenthèse : 

     Ce livre est riche en enseignements et pousse à la remise en question. Chaque lectrice y retrouvera une part d'elle même, se souviendra de ses propres chutes et combien il est important de relativiser dans la vie. 

    PS : J'attends avec beaucoup de curiosité que l'auteure me dise quelles sont les part d'autobiographie et de fiction.

     

    Extraits citations 

     

    "Nous ne savions pas que l'amour au début est ardent, puis il grandit, devient mur, solide, réfléchi, il se pose et s'élève alors."

     

    " Car s’était avec Samuel que j'avais compris  que le véritable amour, c'est celui qui se construit dans le temps, et non celui qui se répète à l'identique comme on le souhaite dans le fantasme"

     

    " C'est ce qu'il a de pire dans un deuil : découvrir  ce qu'une relation aurait pu vous apporter si seulement vous aviez été capable de lui donner toute sa dimension."

     

    "car l'homme est le même partout. Chaque homme naît, vit et meurt. Chacun aime, souffre, rit et pleure, dans tout les endroits du monde. La différence en fait, ce sont les singularités par rapport à l'autre."

     

    © R. Di Giusto

     

     


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  • Les porteurs tome 2Gaëlle est prête à tout pour que Matt redevienne un homme. Elle cherche de l'aide auprès des Naturalistes, mais côtoyer ce mouvement alternatif n'est pas sans risques? Ce deuxième volume déploie l'univers inquiétant du premier et prolonge la réflexion sur le genre, la bioéthique et la privatisation du vivant.

     

    Editeur : Thierry Magnier
    Genre:  Jeunesse Dystopie
    Date de sortie: 1/11/2017
    Prix du livre papier :  Broché : 14,90€ 
    Version numérique: 10,99 € 
    Nombre de pages :  330

     

     

     

     

     

    Les porteurs tome 2Comme tout lecteur de la saga, après un tome 1 déconcertant, j'attendais beaucoup de ce tome. Celui reprend la conclusion du précédent, et c'est un peu étonnée que je me replonge dans un retour en arrière et que je partage, la même suite d’événements vécus dans le tome consacré à Matt. Cette fois-ci du point de vue de Gaelle. Je craignais donc que cela soit un peu redondant. Il n'en est rien.

    Nous en apprenons davantage sur le groupe de dissidents qui luttent pour avoir le choix de leur mode de vie. Au décours des rencontres Gaelle découvrira une partie des secrets de sa mère.

    Dans cette société-post-apocalytique l'Etat est tout puissant et nous entrons donc au cœur d'un des thèmes centraux, avec un parallèle sur nos sociétés contemporaines dans desquelles, pouvoir rime avec argent, contrôle et manipulations.

    Dans cet Etat fictif, le gouvernement gère les naissances, impose un mode de soin, ses règles, exclu tout individu s'il ne les suit pas. Que devient-on quand on n'a pas d'identité reconnu ? Comment peut-on travailler se faire soigner ? Ca ne vous évoque rien ?

    Le lecteur découvrira à travers l'histoire de Floriane qui veut rester neutre pour l'instant, ( image d'un enfant qui ne veut pas grandir), qu'elle n'est pas libre de son choix, l'autodafé des livres symboles de la connaissance à travers les références au combat mené par une jeunesse rebelle,  et aux  citoyens résistants, qui se battent pour un autre mode vie. Nous vivons tout ceci à travers les rencontres de Gaelle.

    Nous rencontrons ainsi d'autres personnages et de nouveaux liens entre divers protagonistes. On s'y perd un peu parfois. D'autant que certaines rencontres sont surprenantes et peu explicités, comme l'entrée en scène de Filippi.

    Un tome riche en rebondissements qui pose un peu plus le thème des porteurs sans toutefois l'expliquer totalement. Quelques chapitres en dehors du récit de Gaelle apportent quelques éléments de réponse, d'autres consacrés à Josef, Idriss et Théodort restent encore un peu flous. On se demande où veut bien en venir l'auteure.

    Cependant, même du point de vue de Gaëlle, je ne parviens pas à adhérer à sa relation avec Matt  (personnage somme toute assez transparent, soumis,) et aux sentiments de ce dernier pour Lou.

    Le récit est très rythmé et passionnant, mais les personnages ne me touchent pas. Peut-être à cause du fait que les profils psychologiques des enfants hermaphrodites ne sont pas assez approfondis. Je ne parviens pas à comprendre ce qui les lient entre eux très tôt. Leur relation étant plus que fraternelle. Certes ,je devine que l'auteure souhaite privilégier l'importance de l'identité d'un individu, que l'on aime pour e qu'il est et pas  pour son enveloppe charnelle, cependant elle n'occulte pas l'alchimie entre certains personnages avec l'allusion aux contacts  physique, lors que certains sont asexués ou indéfinis. Et c'est là que je ne la crédibilité fait défaut.

    Un tome néanmoins particulièrement addictif, riche en rebondissements et en questions dont la plus importante : Les porteurs sont-ils vraiment les êtres déficients comme l' Etat s'obstine à leur laisser croire ?

    Réponses dans le dernier tome sur Lou ? Qu'un tome lui soit consacré en conclusion me laisse perplexe. Et c'est avec un peu d’appréhension que je vais me plonger dans le dernier opus, redoutant une déception.

     

    Les porteurs T1 LC

    L'auteure : 

    Les porteurs tome 2Nationalité : France

    Biographie :

    Catherine Cuenca : Auteure de concepts et scénariste d’animation depuis plus de 15 ans (TF1, F3, F5, M6, cabsat). Scénariste de Nevro Blues, jeu vidéo VR (en développement).
    Auteure du roman "Les Porteurs" sous le pseudo de C. Kueva, trilogie éditée par Thierry Magnier. Sortie du tome 1 en avril 2017.

     

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

     " la cécité lui avait enlevé bien plus que la vue, elle lui avait enlevé ses illusions. elle avait révélé la faiblesse des êtres humains, fragiles et soumis à m'absurde"

     

    "- pourquoi cette règle stupide ? Je ne veux pas jeter mon enfance au feu. Je n'ai pas besoin de tout bruler pour grandir "

     

    " Ils me demandent de me déguiser en fille, comme si c’était une robe à porter"

     

    © C. Kueva

     

     

     

     

     


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    Les porteurs T1 LCGaëlle a choisi d'être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme. Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. A seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d'une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu'il est l'un de ceux-là. Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l'État les tient-ils sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d'Etat, et bien entendu d'amour. Ce premier roman est le premier volume d'une trilogie.

     

    Editeur : Thierry Magnier
    Genre:  Jeunesse Dystopie
    Date de sortie: 5/4/2017
    Prix du livre papier :  Broché : 14,90€ 
    Version numérique: 10,99 € 
    Nombre de pages :  250

     

     

      

    Les porteurs T1 LCSous couvert de dystopie, l'auteure aborde un sujet intéressant et délicat : l'identité propre au delà-de l'identité sexuelle que nous impose notre apparence physique dès la naissance.

    Dans un futur indéfini, une catastrophe nucléaire a perturbé l'ordre des choses. Chaque individu qui naît se trouve avec un sexe indéfini,  ou plutôt avec les 2 à la fois, ce que l'on nomme communément un hermaphrodite. Sauf que de nos jours lorsqu'un enfant voit le jour avec cette anomalie, il se voit imposé un sexe très rapidement.

    Dans ce monde dystopique, à l'âge de la puberté présumée, chaque ado se voit avoir le choix de son devenir physique. Ils sont formés et accompagnés dans leur choix personnel des leur plus jeune âge.

    Chacun attend avec impatience cette nouvelle naissance, suite à quoi sous traitement il deviendront ce qu'ils veulent être.

    Sauf que pour Matt, tout ne sera pas aussi simple. Il est atteint d'une anomalie génétique, porteur d'un gêne qui ne lui permet pas de faire sa transition.

    Il devra subir de lourds traitements durant presque 20 ans avant de pouvoir être sexué. Le monde s'écroule pour Matt qui rêvait de devenir un homme et devenir le compagnon de Gaëlle sa petite amie.

    A vrai dire je n'ai pas très compris cette relation. Ce volet là étant pour moi, pas suffisamment développé. Les motivations des personnages quand à leur choix d'orientation sexuelle sont trop peu explicite.

    Par contre j'ai mieux saisi les questionnements de Flo, ses réserves  et ses doutes. Après tout qu'est-ce qui fait que les jeunes asexués penchent pour un sexe plutôt qu'un autre ? Le lecteur ne ressent pas un besoin viscéral comme chez les transgenres, malheureux dans leur identité physique.

    Matt veut être homme pour Gaelle, pour ne pas être une femme comme sa mère à cause de l'image qu'elle renvoie, celle de son père le séduit. Les codes sociaux sur l'image de l'homme et de la femme sont donc ici abordés. La différence entre les sexes est basé en dehors du physique sur des idées et des règles établies depuis la nuit des temps.   Et si on pouvait décider de son sexe, qu'est ce qui nous inciterait à faire un choix plutôt qu'un autre et peut-on vraiment  faire un choix à l'encontre de ce que les chromosomes font de nous  ?

     Matt va être emporté dans une tourmente qui va le dépasser. Manipulé ? Ou mis devant le fait accompli par un concours de circonstances ? Là encore je n'ai pas très compris la relation avec Lou. Encore une fois mal appréhendée.  La personnalité de Matt n'est pas à mon sens, assez aboutie, pour que l'on comprenne ses comportements. 

    Bien que l'histoire peine un peu à se mettre en place, que l'on se demande où Cat Kueva veut nous mener, on se laisse entraîner dans cette intrigue, avec des rebondissements inattendus et de nombreuses questions qui restent, à l'issu, de ce tome sans réponses.

    On cherche à élucider le mystère des porteurs  et bien que l'auteur apporte quelques explications, 'l'énigme reste entière. Des pourquoi et des comment me titillent encore et j'attends donc beaucoup des tomes suivants.  

    Coté écriture, le style est plaisant et fluide. Le  récit est à deux voix, celle de Matt et d'un narrateur  extérieur qui apporte des infos extérieures, en lien à ce que vit Matt et apporte des éléments intéressants. 

    En résumé un roman dystopique intéressant, avec une idée originale. Un premier opus qui ne se contente pas de poser les bases de l’intrigue, qui déconcerte, en dit trop et pas assez. De plus les 3 tomes avec leurs titres étonnent le lecteur, après la lecture du 1. Chacun étant consacré à un personnage :  Matt, Gaelle et Lou. 

    Les porteurs T1 LC

     

    J'attend beaucoup de la suite.

     

    L'auteur : 

    Les porteurs T1 LCNationalité : France

    Biographie :

    Catherine Cuenca : Auteure de concepts et scénariste d’animation depuis plus de 15 ans (TF1, F3, F5, M6, cabsat). Scénariste de Nevro Blues, jeu vidéo VR (en développement).
    Auteure du roman "Les Porteurs" sous le pseudo de C. Kueva, trilogie éditée par Thierry Magnier. Sortie du tome 1 en avril 2017.

     

     

     La parenthèse :

    Je dois reconnaitre que si ma binôme ne m'avait pas proposé cette LC, j'avoue que je serais totalement passée à coté dans les rayons des librairies. La couverture ne m'aurait pas incitée à découvrir le résumé qui m'a par contre séduit lorsque Gaelle m'en a parlé.

     

     Avec Gaelle pour le Challenge Multi-Défi Babelio 

     

    Extraits citations

     " -Devenir adulte c'est apprendre à cohabiter avec  toutes ses facettes. Flo, Floriane  et toutes les autres. Tu n'as pas fini d'en rencontrer en toi, tu sais. Grandir, c'est aussi élargir ses possibles"

     

    "- c'est tout l’intérêt du mystère, moins on comprend, plus  on s'ouvre à la découverte, à la rencontre, au rapprochement. je parle des idées bien sur" 

     

    " Elle restait Flo, déguisée en Floriane, mais personne ne semblait s'en apercevoir à part elle." 

     

    " Enfiler une robe, ce n'est pas revêtir un bout de tissu, c'est endosser un moule, accepter une forme prédéfinie s'y remodeler, s'y limiter "

     

    " Qu'on me laisse tranquille, qu'on m'oublie que  je puise m’oublier moi- même, c'étai ma dernière volonté.

     

    © C. Kueva.

     

     

     

     

     

     


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    La mariée était en blanc L'étrange disparition d'Amanda Pierce le jour de ses noces est un sujet tout indiqué pour l'équipe de Suspicion. Les invités, réunis dans le somptueux hôtel de Palm Beach en Floride où devait se dérouler ce mariage de rêve, sont tous au rendez-vous. Mais certains regrettent d'avoir accepté car les rumeurs se propagent et les petits secrets de chacun commencent à percer... Après le succès de L'Affaire Cendrillon, Laurie Moran, productrice de l'émission Suspicion qui reconstitue des cas d'affaires classées, mène une nouvelle enquête passionnante.

    Editeur : Albin Michel
    Genre:  Collection A.M Thriller Polar
    Date de sortie: 2/12/2015
    Prix du livre papier :  Broché : 20,99€ 4 7,90 €
    Version numérique: 4,99 € + disponible en Audio
    Nombre de pages :  400

     

     

    La mariée était en blanc 15 ans, voire plus, que je n'ai pas lu du Mary Higgins Clark.  Je crois bien que je m'étais lassée de lire des histoires qui se ressemblaient trop et j'ai découvert d’autres auteurs qui m'ont passionnée davantage. Qu'est-ce qui m'a donc poussée à y revenir ?

    Tout d'abord ce livre est tombée dans ma PAL, il y a de ça quelques semaines, par l'intermédiaire de ma sœur qui régulièrement vide sa biblio. Désormais c'est à moi de vider la mienne. 

    J'avoue m'être laissée prendre par cette intrigue. J'avais oublié que la plume de l'auteure était plaisante, la traduction correcte, et le suspens au rendez-vous.

    Certes ce n'est pas du grand polar, ni du thriller psychologique, mais plutôt une énigme policière avec une romance touchant les personnages principaux, dont Laurie, qui est désormais un personnage récurent pour Mary Higgins Clark et sa partenaire d'écriture Alafair Burke( eh oui j'ai découvert ça après coup, peut-être avait d'elle besoin d'un coup de fouet pour se mettre au goût du jour).  

    Nous suivons donc l'équipe de Laurie, la productrice de l'émission Suspicion  sur les lieux de tournage. 

    5 ans plus tard, des non-dits voient le jour, ainsi que de nombreux nouveaux éléments. Jeff, le fiancé de la disparue est toujours le suspect potentiel et les soupçons s'accentuent suite à des révélations inattendues.

    L'idée des auteures d'utiliser la télé-réalité pose bien la toile de fond dans un contexte moderne. Les rebondissements sont maîtrisés, nos soupçons évoluent au fil des chapitres comme le souhaite l'auteure, qui va nous surprendre par son dénouement, même si dans les derniers chapitres, le lecteur commence à pencher pour la bonne réponse.

    En parallèle nous suivons Laurie dans sa vie quotidienne et ses relations sentimentales, l'allusion a un événement du passé reste un peu frustrant,( je n'ai pas tout saisi) et je me demande s'il ne fallait pas lire le tome précédent dans lequel on rencontre Laurie Moran pour la première fois.

    Cependant la lecture de ce roman polar basique est plaisante et addictive. Les personnages sont bien campés, tout comme leurs  motivations  et le suspens contrôlé. On est loin d'un thriller psychologique angoissant , ou d'un roman noir plein d’hémoglobine.  Non c'est un polar sympa qui vous intrigue dans l'attente du dénouement et vous fait passer un bon moment de lecture. 

     

    La mariée était en blanc

    L'auteure :

    La mariée était en blanc Nationalité : États-Unis 

    Biographie : 

    Mary Higgins Clark est d'origine irlandaise. Orpheline de père à dix ans, elle arrête très jeune ses études pour exercer la profession de secrétaire, puis celle d'hôtesse de l'air.
    Elle épouse ensuite Warren Clark, se consacre à sa famille (cinq enfants) et commence l'écriture de nouvelles. Après de nombreux refus, une première nouvelle est publiée en 1956 par un magazine. A la mort de son mari, en 1964, elle devient rédactrice de scripts pour une radio...
    Parallèlement, elle continue à écrire. Son premier livre, une biographie de Georges Washington, est un échec. Elle décide alors de rédiger un roman à suspens : "La maison du guet" qui devient un best seller. En 1980, "La nuit du renard" obtient le Grand Prix du Roman Policier.
    Tout en s'occupant de ses enfants, l'écrivain reprend ses études (elle obtient un doctorat de philosophie) et publie un roman par an. Aujourd'hui, elle co-écrit des livres avec sa fille, Carol Higgins Clark. 

     

    La parenthèse :

    À vrai dire je n'était pas très emballée de le lire.Il aurait pu y rester longtemps, si je ne suivais pas quelques challenge dans le but de vider ma PAL.

    Tout d'abord il rentre pile poil dans Le groupe des défis : lire un livre dont le nom ou le prénom de l'auteur commence comme celle de notre prénom, et dans le Challenge Multi-défis de Babelio : Un auteur que l'on a pas lu depuis au moins 15 ans.

    Même si j'ai apprécié cette lecture je ne redeviendrais pas cependant une lectrice assidue de l'auteure, mais je lirais à l'occasion L'affaire Cendrillon.  Mes goûts en matière de policier vont plutôt désormais vers du Claire Favan, Karine Gibel entre autres.

     


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    Une comédie humoristique, mais pas que. 

     

    Mariagicide SPJuliette mène une existence paisible de fille gentille sur laquelle tout le monde marche.Sa passivité et sa timidité maladive ne la dérangent pas plus que ça dans la vie, jusqu'au jour où tout a basculé.Lorsque Juliette lit ce mail, ses certitudes s'éteignent et laissent place à un océan de doute. Samuel, son coup de coeur depuis toujours, s'apprête à se marier avec Andy, sa grande et parfaite rivale. À partir de là, elle en est certaine, elle va passer le pire Noël de sa vie.Cela aurait pu être le cas sans l'intervention de ses deux meilleurs amis : Mattéo et Anaïs. Ces trois introvertis, habitués à se faire marcher dessus, décident tout à coup de se rebeller et, pour une fois, de faire quelque chose de dingue dans leurs vies.Ensemble, ils montent le coup le plus audacieux et le plus tordu qui soit : l'opération Mariagicide.

     Editeur : Auto-édition Amazon
    Genre: Litterature contemporaine
    Date de sortie: 5/10/2018
    Prix du livre papier : 9,99€
    Version numérique: 2,99 € + emprunt Kindle
    Nombre de pages :  242

     

     

      Opération Mariagicide SPQuand on a découvert la plume de Théo Lemattre, eh bien on cuit ! Quand on suit l'auteur sur sa page FB, qu'il vous fait rire par ses publications, on n'est guère surpris de la manière humoristique dont il traite les sujets sérieux qu'il a choisi d'aborder dans  Opération Mariagicide.

    On est très loin du genre littéraire de La fête continuera sans toi, premier roman de Théo Lemattre que j’ai lu. À vrai  dire, Mariagicide n'est pas le genre de roman que j'affectionne. Ceux qui me connaissent savent que je n'accroche pas au genre chick-lit. Il faut dire que, bien trop souvent, les auteurs partent dans des délires trop rocambolesques pour moi. Hum, je suis une rêveuse mais un peu trop accrochée à la crédibilité. Donc pari risqué que cette lecture, certes, mais la curiosité l'emporte toujours et la couverture est intrigante.

    Et de fait, je me suis laissée séduire par l' histoire  de Juliette et le plan abracadabrant d' Anaïs, par le romanesque de l'intrigue et particulièrement par la thématique contemporaine. 

    Solitude, fantasme, amitié, relations superficielles,  place des réseaux sociaux dans nos vies, sont, pour une grande part, les thèmes principaux traités sous fond de comédie romantique.

    Anaïs, Juliette et Mattéo sont amis. Collègues de travail, ils se sont rencontrés à la fac.  Ils y ont aussi fait la connaissance de  Simon  avec qui Juliette entretient une relation plutôt superficielle, mais un peu plus poussée que celles que les 2  autres membres du clan. Elle rêve de l'épouser un jour. Cependant Juliette est une jeune femme assez insignifiante qui mène une vie terne entre métro-boulot-dodo.

    Anaïs vit sa vie à travers celle des autres, elles se repaît en scrollant (vous ne connaissez pas ce terme ? je vous rassure moi non plus jusqu'à ma lecture) les profils des amis, Andy en l’occurrence qui affiche un bonheur enviable. 

    Tout comme Juliette,  Mattéo est le genre de mec qu'on ne remarque pas. Le trop gentil garçon, celui sur lequel on peut compter, toujours là quand il faut, l'épaule sur qui s'épancher, la main qui tiendra vos cheveux pendant que vous vomissez tripes et boyaux quand vous avez trop bu lors d'une fête. Celui qui vous aime en secret, mais qui attend patiemment que vous le remarquiez, alors qu'il ne fait rien pour. Celui qui vous écoute raconter vos malheurs, votre mal être, vos déceptions amoureuses, alors qu'il aimerait aussi se confier et aurait besoin de votre épaule aussi. 

    Un beau jour les yeux se dessillent et l'on constate que ce que l'on cherche est juste sous votre nez. Mais parfois l'amitié qui vous lie est si belle, que vous craignez de la gâcher avec une relation amoureuse.

    Les sentiments de Mattéo envers Juliette sont visibles. Cependant le jeune homme va adhérer au plan loufoque d 'Anaïs : ruiner le mariage Andy/Samuel et faire tomber ce dernier amoureux de Juliette. 

    Mais ce projet machiavélique est-il jouable ? Mattéo ne risque-t-il pas de se  perdre dans cette aventure ? 

    Pour le mener à bien la meneuse s'appuie sur le livre  L'art de la guerre de  de Sun Tsu. L'auteur y fera référence en début de chaque chapitre. Et la trame se tient parfaitement. Chaque plan d'action colle parfaitement aux conseils avisés de Sun Tsu. Ce n'était pas la première fois que j'entendais parler de ce traité stratégique chinois, cependant il fallait songer à l'utiliser dans une comédie romantique.

    L'humour est omniprésent tout au long du récit, narré à la 3e personne, avec des scènes cocasses, mais des situations suffisamment crédibles et sans être dans l’excès.  

    Le dénouement est à la fois surprenant et attendu. Les personnages sont bien campés, les problématiques contemporaines abordées avec justesse. Un roman drôle et pas si superficiel, comme on pourrait le penser au prime abord.

    Un grand merci à Théo pour ce SP, ma prochaine lecture sera Prêt à tout en LC avec ma binôme et le premier roman de l'auteur ou La malédiction du Vatican, 2 genres très différents des comédies romantiques.

     

    Mariagicide SP

     

     

    Le détail :

     Pas si facile que la quête du bonheur dans notre société moderne. À trop le rechercher on oublie parfois qu'il est juste sous notre nez.

     

    L'auteur : 

    Nationalité : France 
    Biographie : 

    Théo Lemattre débute l’écriture à 14 ans. Deux ans plus tard, il auto-édite son premier roman : "Les chaînes du papillon". 
    Diplômé d'un baccalauréat littéraire, en septembre 2016 il décide d'arrêter sa licence de lettre moderne à l'université afin de pouvoir se consacrer pleinement à sa passion.
    Son premier véritable succès "La malédiction du Vatican" (2016) s'est écoulé à 5 000 exemplaires à seulement 18 ans. Ce tournant majeur pour lui le pousse à poursuivre sur d'autres œuvres telles que "Les mains blanches" (2017) ou "Le complot de Tchernobyl" (2017). 
    Il offre en juin 2017 un tournant majeur à son écriture et de nouvelles perspectives en publiant "Prêts à tout", une comédie romantique.

    son site : https://www.theolemattre.com/
    page Facebook : https://www.facebook.com/theoteur/ 

     

    La parenthèse :

     Je me suis  proposée pour cette SP et plongée dans l'histoire sans avoir lu le résumé. Je ne regrette pas 

     

    Extraits citations 

     

    " On dit souvent que c'est lorsqu'on  perd les choses qu'on se rend compte de la valeur  et de l'importance quelles avaient "

     

    "On a tous nos petits défauts qui nous font un peu complexer et que les autres trouvent insignifiants alors que nous en faisions des montagnes, mais les choses sont ainsi : nous ne sommes jamais satisfaits."

     

    "  Ce n'est pas spécialement qu' Andy sot méchante en soi, c'est juste  que sa façon  d'être renvoie à chaque fois, tous les gens qu'elle croise à leur propre médiocrité et ça c'est dur."

     

    " C'est un  peu comme repeindre sa chambre dans la couleur des cumulonimbus lourds d'orage : vraiment,ça fait de la peine à voir. "

     

    © T. Lemattre


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