• Campus love LCQuand la vérité éclate, elle peut tout briser sur son passage…

    Maya débarque dans sa nouvelle fac avec un seul objectif : vivre comme une étudiante insouciante et joyeuse. Regarder les beaux mecs s’entraîner au stade, se chamailler avec ses copines et obtenir son diplôme, rien de tel pour un nouveau départ !
    Mais faire table rase du passé est plus compliqué qu’il n’y paraît. Surtout quand William, le mec le plus sexy de la fac, jette son dévolu sur elle. Que cherche-t-il à obtenir d’elle ? Qui est vraiment cet homme si mystérieux ? Maya pourra-t-elle supporter d’apprendre la vérité ?
    La passion qui les anime pourrait aussi bien aider la jeune femme à échapper à son lourd passé que faire resurgir ses anciens démons.
    De son côté, William sait que lorsque Maya connaîtra son secret, elle ne pourra jamais lui pardonner. Osera-t-il la séduire tout en sachant qu’il va la détruire ?

    Une jeune femme meurtrie, Un homme torturé. Une rencontre inattendue.

     Editeur : AddictivesEditions
    Genre:  Collection Luv New Adult
    Date de sortie : 12/2/2019
    Prix du livre papier :  Pas pour l'instant 
    Version numérique: 4,99
    Taille fichier :  1761 KB

     

     Campus love LCIl me fallait absolument une lecture légère tant je sature avec mes SP, pour la plupart des romans dystopiques ou fantastiques. Campus Love me semblait adapté et j’ai donc suivi ma binôme sur cette LC.

    Je voulais du léger, je l’ai eu. Mais pour moi, histoire légère ne veut pas dire histoire peu aboutie.

    Et c'est ce sentiment qui a perduré tout au long de cette lecture dans laquelle je me suis ennuyée.  Il faut parvenir à la fin du roman et découvrir le secret de Williams. J'avoue la surprise est de taille et l'idée originale !

    Mais que c'est long pour en arriver là ! J'ai dû subir une relation qui ne semble basée que sur du sexe, des incohérences, une héroïne qui semble avoir 15 ans d'âge mental, ( on penserait que son passé l'aurait mûri davantage)  une relation amicale et amoureuse hyper-rapide, m'infliger un nombre incalculable de clichés et des dialogues d'une platitude déconcertante et l'équilibre entre texte et dialogues fait défaut.    

    Mais le pire c'est qu'il ne se passe rien. Oh pardon j'oubliais l'entrée en scène de Greg !

    Que dirais-je du style ?  Plutôt bof à mon goût  (je reconnais être assez exigeante) ce qui n'a rien arrangé à l'affaire. Eh oui, j'aime trouver dans un récit un vocabulaire un peu varié, un niveau d'écriture du genre d' Emma Green et d' Anne Cantore. On en est loin. Bon OK c'est le premier roman de l'auteure. 

    Autre chose ( probablement un point de détail pour la majorité des lectrices), m'a dérangé. L'histoire se passe en France or l'auteure ne brosse pas son décor, et tous les personnages portent des noms à consonance anglicanes, tant et si bien qu'on a l'impression de vivre dans un campus américain. Quant aux personnages, impossible de  m'y attacher, de les visualiser, William plus que tout autre quand Mélonie Chavin se plait à décrire son appartement à tendance "hipster" Euh ! je pense qu'elle ignore beaucoup de choses sur ce que hipster veut dire. C'est un mode de vie, une culture qui s’extériorise en premier lieu dans le physique et dans le mode de vie.  Rouler dans une Mercedes va tout a l'encontre de la culture Hipster. OK ! vous allez me dire on s'en fout c'est un détail !  L'histoire dramatique est bellleeeeee.

    Certes, mais elle ne concerne qu'un tout petit, mais tout petit morceau du livre. Si encore nous avions pu vivre les sentiments de William ! Parce que coté émotions, eh bien, je ne peux pas vraiment dire que j'ai vibré. Même pas un cil dans les rebondissements  prévus à cet effet. Pour tout dire je les ais trouvés si abracadabrants et incroyables ! Particulièrement une certaine rencontre. Désolée, mais à ce jour celle d'un train contre une voiture c'est plutôt : train 1 voiture 0.

    Bon, bref, je n'ai pas du tout accroché à cette romance trop cliché, trop pleine d'incohérences et trop ennuyeuse avant de découvrir l'IDÉE originale de l'auteur.

     

    Campus love LC

     

    L'auteur : 

    Née en 1992 à Dijon, Mélodie est une grande rêveuse depuis sa plus tendre enfance.
    Auteure de poèmes d'amour à l'adolescence, elle a toujours crue au Prince charmant.
    En véritable romantique qu'elle est, elle se marie en 2018 avec son amour de jeunesse.
    Une vraie tête brûlée, elle aime l'aventure, le voyage, les défis, danser toute seule comme une barge en plein milieu de son salon.
    Mais malgré tout, cette férue de romances et de folies, retrouve tout son sérieux lorsqu'il s'agit d'écriture.  Campus Love est son premier roman qui devrait être  bientôt suivi par de nouvelles aventures!


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    19 livres et 3 manuscrits 

     

    Bilan d'octobre

     

     

    On commence par le LC

     

    Bilan d'octobre

     

    Premier tome d'une trilogie, que j'ai beaucoup aimé malgré quelques bémols coté cohérences.

     

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    De nombreux SP proposés sur  

     

    Bilan d'octobre

    Pour la plupart des auteurs auto-édités 

    Donc du bon et du moins bon

     

    Bilan d'octobre

     

    J'ai apprécié les plumes  et les univers de J.Marc Doffer et de  Bedida Lynn Brunoir 

    Beaucoup  Love  Dark et Azmael, trop peu aboutis à mon goût.

     

     

    Bilan d'octobre

     

    Recueils  de nouvelles. Pas mon genre de prédilection.

    Des textes  sombres dans un style et une écriture un peu trop simple à mon goût. Je réitère pas l'aventure 

     

    Bilan d'octobre

     

    Un contraste frappant entre ces 2 auteurs. L'u

    L'un parvient à maintenir le suspens et vous intrigue avec sa couverture qui laisse croire que le thème principal est le handicap, et vous entraîne dans une aventure bien construite, plutôt polar, tandis que l'autre  nous trompe avec sa couverture, son titre et son résumé. La fuite de l’héroïne pour se protéger de celui qui la bat n'est pas le coeur du sujet, l'auteure ne l'aborde que furtivement et se consacre sur un parcours de vie de 30 ans. Ennuyeux et hors sujet de mon point de vue. je passerais sur les faiblesses stylistiques qui n'ont pas facilité ma lecture.

     

    Bilan d'octobre

    2 excellents feel-good dans le genre chick-lit loin d'être mon genre de  prédilection

    Mais j'ai ri  plus particulièrement avec Séberine Silbert

    C'est cliché, rocambolesque et déjanté,  pour tous les fans du genre, que l'absurde ne repousse pas, qui aime ce genre littéraire aux personnages décalés, (ces poisseuses de la vie), et qui cherchent de la légèreté dans leurs lectures. 

     

    Bilan d'octobre

    2 SP proposés par les ME, Marathon et E.PS

    Un roman jeunesse fantastique qui donne envie de lire le tome 2 et Une dystopie habillement menée qui traite de  sujets contemporains et incite à la réflexion.  

     

     

    Bilan d'octobre

     

     

    2  SP  dans des genres très différents un conte de Noel

       du mois 

    et une romance historique particulièrement documenté qui donne un vision des Vikings autre que celle e barbares sanguinaires 

     

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    Bilan d'octobre

     

     Home est un roman vibrant d'émotions qui aborde des thèmes forts tel que le racisme, le trafic d'enfants en Corée, le peu de respect pour l'homme, traité moins bien que les chiens, de la souffrance du survivant... qui nous rappelle que longtemps les droits de l'homme ont été bafoués au nom d'une couleur de peau.

    Les  2 autres 2 comédies romantiques , un faible pour les personnages d' Emily Blaine.

     

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    Bilan d'octobre

    Je remercie Babelio pour ce Masse Critique 

    Huis clos et thriller psychologique  particulièrement bien ficelé. Un auteur à suivre.


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    Noir comme la neige SP« Je suis sans nouvelles de Blanche depuis sept jours.À Saint-Barnabé, c'est comme ça, tout le monde compte les jours. Chacun d'entre nous tient son propre carnet de bord. Les anciens l'exhibent fièrement tandis que les nouveaux tout juste débarqués peinent à aligner deux mots sans trembler. Certains à cause de leur consommation excessive de la veille. C'est un rituel auquel peu d'éclopés échappent. D'autres à cause du manque. Ceux-là sont plus rares. D'après les statistiques, la plupart débarquent chargés comme des mules.Et d'après ce que je peux observer, les chiffres ne mentent pas. Devant mes yeux défile une triste réalité. »

    Editeur : IS Editions
    Genre:  Biographie/Faits de société
    Date de sortie : 27/9/2019
    Prix du livre papier :  Broché : 15,00€  
    Version numérique: 4,90
    Nombre de pages :  150

    Disponible ICI et sur le site IS Editions

     

     

    Noir comme la neige SPUn récit de vie au style très déconcertant et de ce fait, à mon avis, ça casse ou sa passe. Il m'a fallu quelques pages avant de voir, au delà des phrases, la beauté du texte et l'apprécier.  

    L'auteur nous entraîne dans son enfer noir comme la neige. Dans ce texte aucun mot n'est choisi au hasard. Tout est poésie, symbolisme.

    Phrases courtes incisives, tranchantes comme la douleur de Martin. Celle de la perte de Chloé. Lui n'est alors qu'un petit garçon de 4 ans pas vraiment conscient du drame qui vient de frapper sa famille et l'affectera à jamais.( Chloé aura  18 mois pour toujours). Lui, autant que les autres, sans que personne n'en prenne conscience et surtout pas lui. Pour preuve ce roman qui semble être un assemblage de poèmes gribouillés sur des feuilles de papier et dans lesquels on jette nos émotions et nos sentiments (Oui tout le monde le sait c'est thérapeutique) et liés entre eux pour narrer une tranche de vie. 

    Martin Demoulin  alterne ses pensées, celles pour Chloé et revient ainsi sur le passé, sur ses émotions,  et celles sur sa dégringolade avec Blanche. Il pose les mots pour soigner ses maux.

    Nous suivons donc l'auteur dans son cheminement personnel qu'il confie à ces pages, et à ceux qui le liront, avec franchise et honnêteté, conscient de ce qu'il a fait subir à lui même et aux autres. Un message pour ceux qui pourraient croiser Blanche aussi, les mettre en garde sur son identité véritable.

    Le style poétique contrebalance le coté sombre des blancs baisers.  J'ai adoré, la richesse du vocabulaire, le ton poétique, et la musicalité des phrases qui claquent comme des étendards sous les coups du Mistral.

    Coup de cœur  pour ce roman qui traite de l'addiction, du mal d'être, du deuil. Un auteur à découvrir. Je remercie ISEditions pour m'avoir permis de lire ce superbe SP, et la plume de Martin Demoulin que je n'aurais jamais découvert sans eux. 

     

     

    Noir comme la neige SP

     

    Noir comme la neige SPL'auteur : 

    Nationalité : France

    Né en 1982

    Biographie :
     

    Né d'une mère femme au foyer et d'un père chef d'entreprise, Martin Demoulin a deux soeurs, Marie, née en 1986 et Ambre, née en 1992. Chloé, sa première soeur, est morte à l'âge de dix-huit mois lors d'un accident de la route. Âgé de quatre ans, Martin était dans la voiture lorsque sa mère a perdu le contrôle du véhicule  Chloé a traversé le pare-brise, la blessant grièvement, obligeant ses parents à prendre la décision de la débrancher.

    Après ce tragique événement, son père se mure dans le silence, sa mère se noie dans ses propres larmes, et Martin devient un enfant turbulent, nécessitant beaucoup d'attention. Marqué par ce traumatisme familial inoubliable, il l'évacue comme il peut et artificiellement avec ses premiers pétards à treize ans, l'alcool à quinze, l'Ecstasy à dix-neuf et la cocaïne juste après.

    Pendant ce temps, il suit un parcours professionnel quelque peu chaotique. Divers petits boulots après avoir passé un bac scientifique, puis gérant d'une boutique de téléphonie mobile. Il devient ensuite gérant de deux restaurants de sushis  à la tête d'une quinzaine de salariés. 

    Puis il perd tout. L'enfer de la drogue l'emportant haut la main sur ses ambitieux projets. Jusqu'à ses trente-trois ans, qu'il fête en cure de désintoxication le 15 février 2015. 

    Diagnostiqué haut potentiel (surdoué) quelques mois après sa sortie de cure, doté d'un QI de 136, il reste néanmoins dans une situation difficile.

    Sur les conseils de son père il ne perd pas espoir et aujourd'hui, après avoir affronté maintes tempêtes, il continue d'avancer dans la vie, de la croquer à pleine dents sans en perdre une miette. Un jeune homme peu épargné par les blessures de la vie, mais empli de rêves et d'espoir qu'il matérialise par la sortie de son premier livre, « Noir comme la neige » (IS Edition, 2019).

     

    Noir comme la neige SPLa ME     :

    Maison d'édition papier et numérique à compte d'éditeur (sans frais pour l'auteur), basée à Marseille depuis 2012. Nos passions ? La littérature et les écrivains bien sûr, mais aussi les nouvelles technologies liées au numérique car ces dernières comportent beaucoup d'atouts.

    Conscients que les formats "Livre imprimé" et "eBook" sont complémentaires, nous avons donc choisi de concilier la tradition de l'édition papier avec l'innovation de l'édition numérique pour offrir le meilleur des deux mondes à nos lecteurs !

     

    Extraits citations 

     

     

    Dis-huit ans, ça en impose. Dix-huit mois ça pèse pas lourd. Juste le temps de faire ses premiers pas. À peine le temps de dire "papa", de dire 'maman. De nous abandonner à notre peine."

     

    " Moi, je suis claqué. Elle, elle pète le feu. Héroïne insomniaque. " 

     

    " Chloé était un ange. Dieu a dû se planter en l'envoyant sur Terre. les anges c'est bien connu, ça vit dans le ciel, avec les étoiles, la Voie lactée et tout le tralala. C'est peut-être pour ça qu'il l'a fait remonter aussi vite.Pour réparer sa boulette." 

     

    " Parfois j'ai l'impression que finalement elle ne manque pas tant que ça. Pourtant, partout dans mon bide, y a toujours comme un grand vide."

     

    " Faire semblant. C'est la base de toute relation toxique".

     

    " la seule chose qui me retienne ici, c'est cette soif de vivre que je ne mérite pas" 

     

    " j'ai souffert d'avoir un frigo plein à craquer mais le cœur asséché"

     

    " Je déteste le chiffre 4. J'avais quatre ans. On était quatre. "

     

    " Et moi, je regarde Chloé du haut de mes  4 ans. Je voudrais mourir à sa place 

     

    " Trop souvent elle m’échappe. Je la cherche dans un coin de ma tête. Je ferme les yeux, j'essaye encre, elle n'est pas là. Rien n'y fait, elle a foutu le campa. Elle meurt encore une fois. Et pour la millième fois, je reste planté là, le regard embué, impuissant"

     

    M. Demoulin

     

    Noir comme la neige SP

     

       


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    Quand la nuit devient jourOn m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
    La dépression. Ma faiblesse.
    Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
    J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.

    Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée."

    Editeur : Pygmalion
    Genre:  Romance contemporaine
    Date de sortie : 10/1/201
    Prix du livre papier :  Broché : 16,00€  Poche :
    Version numérique: 6,49
    Nombre de pages :  235 

     

    Quand la nuit devient jourOh la vache ! me suis-je exclamé à la lecture de la dernière ligne. À partir de là, je suis demandé comment j'allais exprimer mon ressenti sur ce roman.

     Tout d'abord, je dois dire que je me suis lancée en aveugle dans sa lecture. Ça m'arrive souvent pour les livres qui sont dans ma PAL, quand on me les a donné, ou quand ma binôme m'embarque dans une LC.

    C'est une immersion totale et une découverte formidable tant l'on n'est pas parasitée par  la 4e de couverture, bien souvent trop spoliante tout comme certaines chroniques qui en disent plus qu'il n'en faut, et au terme desquelles, il n'est plus utile de lire le bouquin vu que tu sais tout de l'intrigue. 

    Mais ici, Sophie Jomain ne gâche rien dans son résumé. Hormis le fait que le thème nous y révélé, les surprises sont au rendez-vous. Un roman détonnant que nous offre l'auteure, si différent  des ces romances drôles et pétillantes comme Cherche jeune femme avisée. Celui-ci est particulièrement sombre tant le désespoir, la souffrance de Camille vous frappe de plein fouet.

    L'auteur explore avec justesse, finesse et sensibilité la dépression, les troubles compulsifs : alimentaires et mutilations, mal être permanent, et cette envie de mourir pour que la douleur disparaisse.  C'est le quotidien de Camille qui malgré tous les efforts de ses parents aimants, passe de la boulimie à l'anorexie, puis aux mutilations, aux tendances autro-destructrices, aux TS pour en arriver à l’euthanasie.

    Dans le premier tiers du récit nous suivons la descente aux enfers de notre héroïne. Sophie Jomain y maîtrise son sujet. Pas à pas elle pousse le lecteur à s'interroger, l' incite à compatir, à prendre tantôt la place de Camille, tantôt celle des parents. Comment et pourquoi une jeune fille qui a baigné dans une enfance heureuse, est entourée d'une famille aimante  et investie, peut-elle souhaiter  mettre un terme à sa vie ? Suffit-il de le vouloir pour sortir la tête de l'eau ? 

    Sophie Jomain nous touche en plein cœur, suscite une avalanche d'émotions. Les passages qui mettent face à face Camille et ses parents sont violents et douloureux. On souffre pour elle et eux.

    Dans une deuxième partie, bien qu'elle ne soit pas spécifiquement définie, nous partageons le  quotidien de notre héroïne  dans ce compte à rebours qui va la mener à la délivrance finale. Là encore Sophie Jomain explore avec talent tous les sentiments éprouvés par Camille, qui sur ce chemin vers le jour J va croiser la route de Marc Peeters, son accompagnateur et psychiatre.

    L'auteure aborde une thématique sujette à débat : Le droit de mourir. Sujet particulièrement tabou, d'autant que non content de diviser les penseurs, ici le schisme entre les pour et les contres ne peut que s'accentuer tant la question autour de : La dépression est-elle un mal incurable ? ne peut que perturber le débat.

    Au fil des chapitres, l'auteure nous laisse entrevoir une leur d'espoir, et je n'ai pu que penser à Pas sans toi de Jojo Moyes. C'est pourquoi jusqu'à la fin, je n'ai su que penser. Sophie Jomain nous offrirait-elle un happy-end ? D'ailleurs celui-ci était-il vraiment possible ? Camille allait-elle être capable de faire marche arrière ? Marc parviendrait-il à mener sa mission à terme ? 

    Car un médecin est là pour guérir ses patients et là encore l'auteur a bien retranscrit les émotions de l'équipe médicale qui entoure Camille. J'ai donc adoré le personnage de Marc et cette intrusion romanesque, sans qu'elle ne soit trop puissante, dans le roman. Sophie Jomain brosse très finement le portrait psychologique de nos personnages. Ils nous émeuvent, nous font rire parfois. Il nous font espérer. 

    L'auteure laisse entrevoir un bout du tunnel pour ceux qui ne croient plus, au bout duquel quelqu'un peut être là pour tout changer. Encore faut-il que ce ne soit pas trop tard. La question de le vouloir reste en suspens, et encore une fois, se justifie-t-elle ?

    Que dire du dénouement, à part " oh la vache !" de mon introduction ?  Tout simplement  que je  ne peux en dire rien de plus, tant il serait dommage que le lecteur potentiel le devine, ce qui gâcherait le plaisir de la lecture. 

    Énorme coup de cœur pour un roman qui sort du registre habituel de Sophie Jomain plutôt du genre à écrire des romances rafraîchissantes  ou romans fantastiques ( Les étoiles de Noss Head sont dans ma PAL, il serait peut-être temps que je les sortent). Âmes sensibles sortez vos mouchoirs  avant de lire ce roman poignant et bouleversant qui traite d'une très grave pathologie qui ne se voit pas mais aux dégâts dévastateurs parfois irréversibles 

     

    Quand la nuit devient jour

     

     

     Quand la nuit devient jour

    L'auteur :

    Nationalité : France
    Né(e) à : Villefranche-sur-Saône , le 10/12/1975
    Biographie :

    Sophie Jomain est auteure de romans fantastiques pour jeunes adultes et adultes.
    Douée pour les arts plastiques et la musique, elle obtient un diplôme d’une bonne école de commerce. Mais cet univers ne lui correspond vraiment pas.
    Elle commence des études d’Histoire de l’Art puis découvre l’archéologie. Passionnée, elle se consacre à l’histoire de la Gaulle romaine et celtique.
    Après six années de chantier archéologiques en France, la naissance d’une petite fille décide d’un long congé. Sophie Jomain commence ainsi à écrire.

    En août 2010, les éditions Elzévir publient à compte d'auteur "Vertige", le premier tome de sa série fantastique "Les étoiles de Noss Head" inspirée par les Highlands et plus précisément Wick (Écosse) où elle a séjourné.
    En octobre 2011, elle signe son premier contrat à compte d'éditeur avec les éditions Rebelle qui reprendront "Les étoiles de Noss Head" dont il publieront le cinquième et dernier tome en 2014.
    La série, annoncée par les Éditions J'ai lu comme étant la première série New Adult française, connaît un succès qui permettra à Sophie Jomain d'être éditée chez de plus grands éditeurs en France ainsi qu'à l'étranger.
    En parallèle, Sophie Jomain publie son premier roman d'urban fantasy en 2011 aux Éditions Rebelle, "Les anges mordent aussi", le premier tome de la série "Felicity Atcock".
    Grande lectrice de romance, en 2013, elle décide de se lancer dans le genre et publie "Cherche jeune femme avisée" aux Éditions J'ai lu en 2014, puis "D'un commun accord", la suite, en 2015, chez le même éditeur.

    son site : http://www.sophiejomain.com/
    page Facebook : https://www.facebook.com/Sophie-Jomain-306850776007796/

     

     

    Extraits citations 

     

    « Être libre de mourir comme on le souhaite, c’est aussi être libre de vivre comme on l’entend. »

     

    'Sachez que je vous ai aimé, et que depuis vous, la nuit est devenue jour.

     

    "- et vous pensez que les médecins n'ont pas de prénoms ? qu'ils sont nés avec une pancarte "docteur "autour du cou ?"

     

    "Oui j'ai obtenu et goûté à tout ce quu'ne petite fille pouvait rêvé d'avoir, mais je ne ressentais pas la moelle de la vie, je ne possédais pas l'essentiel : la raison d'être"

     

    " j’étais comme étrangère à ce monde, à ce qui m'entourait, perdue quelque part, cachée dans un corps qui ne semblait pas être le mien"

     

    " en réalité, j'en viens à douter de sa capacité à me laisser de marbre un jour. Je pense qu'il ne cessera jamais de me surprendre"

     

    " Ma vie est une parodie. Un simulacre d’existence. Je n'en peux plus" 

     

    " Je suis encore jeune, les gens ne tolèrent pas que la mort reçoive une vie en cadeau, elle qui passe deja son temps à la voler."

     

    " la mort est douce pour ceux qui l'ont choisie. Dure pour ceux qui restent"

     

    " Ce qui me ronge est indéfinissable,  violent et insoutenable. "

     

    "- il ne s'agit pas  d'apprendre à être heureuse, mai d'accepter que je ne le serai jamais."

     

    " je n'ai  moi-même jamais  su expliquer pourquoi je vis ma vie comme un châtiment, une condamnation. Comment ceux qui m'ont donné la vie pourraient-ils admettre mon choix ?"

     

    "Même médicalisée, entourée de médecins, de ma famille l’envie de mourir pour éteindre ce feu qui brûlait en moi e r ne m' a jamais quitté, je savais que tôt ou tard je mettrais fin à mes jours "

     

    " (...) je n'aime pas mon corps, ma vie, je somatise, je soufre, je mange pour éloigner la douleur"

     

    " Mon corps était devenu un sac qu'il fallait remplir, une poche que je ne pouvait laisser vide de peur d'y découvrir qui était à l’intérieur : une erreur de la nature,  une anomalie"

     

    " Elle va mourir heureuse et moi  je vivrai le cœur en lambeaux"

     

    " il me reste  désormais 10 jours pour profiter de cette vie  qui m'a tant démunie et m'offre sa clémence en cadeau d'adieu"

     

    " Je suis sidérée par la manière  dont je vis  ces jours , abasourdie de ressenti de le joie, l'envie et l'apaisement, c'est un véritable tournant  auquel ke m'attendais pas, mais  ce qu'il fait là me tire à nouveau vers le bas "

     

     

    Quand la nuit devient jour


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    Manette mortelle : Les maîtres du jeu SPMadhouse. Ce jeu au nom oppressant, sorti de nulle part, n'inspirait pas confiance à Tristan, mais il s'est laissé persuader par le sourire du vendeur, qui lui en faisait cadeau.
    Grossière erreur.
    Tristan, sa sœur Léo et sa fille Calypso se retrouvent pris au piège du jeu dès le lancement de la partie. Les voilà plongés trente ans en avant, dans un monde où le docteur Thiago Torres s'est mis en tête de purger le pays de la maladie et du handicap, physique comme mental. Le but du jeu : renverser sa dictature, en intégrant la Milice, une organisation secrète.
    Mais ici, pas question de tenter, perdre et recommencer.
    Le game over sonne la fin pour Tristan et Léo.
    La fin de partie.
    La fin de leur existence.

     

    En attente d'auto-édition

     

     

     

    Manette mortelle : Les maîtres du jeu SPJ'aurais trouvé ce texte original, si je n'avais pas déjà lu un roman qui traite du même sujet : Hugo Moon. Cependant il faut reconnaître que Chelsea Beker maîtrise parfaitement son sujet et qu'elle nous entraîne dans des aventures passionnantes.

     Suspens, rythme, personnages attachants et particulièrement aboutis, pathologies, tout est sous contrôle. L'intrigue elle même est particulièrement bien construite. À travers le jeu, l'auteure aborde des thèmes particulièrement sérieux, tels que le deuil, l'amitié, la famille, et même la notion de "folie".

    Elle interpelle avec la vison de l'individu face à des choses qu'il ne comprend pas, à l’incapacité de l'homme à accepter la différence. 

    La lecture est addictive et l'on en vient vite  à la fin du tome 1 avec l'envie de découvrir la suite.

    Cependant c'est, coté écriture que ça pèche. Personnellement je peux passer sur les coquilles, les oublis de mots, quelques erreurs dans le traitement de texte, mais pas du tout sur le temps verbal fluctuant.

    L'auteure s’emmêle un peut trop souvent les pinceaux. Passé, présent se côtoient dans les même paragraphes. Rien que dans le résumé que j'avais lu en diagonale. Une bonne relecture s'impose tout comme le choix du temps verbal. Présent ou passé il faut choisir! Personnellement cela, malgré le coté addictif  de l'histoire, m'a déconcertée, et énormément gênée. C'est un peu dommage, tant je dirais que ce roman a beaucoup de potentiel, et je pense qu'avec quelques conseils l'auteure est capable de pousser encore son texte pour l’améliorer. 

    Merci à Chelsea Becker pour ce SP, j'espère que mes remarques lui seront utiles.

     

    Manette mortelle : Les maîtres du jeu SP

     

     

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