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    Avec elle/Sans elleUn même point de départ. Deux intrigues. Une expérience littéraire inédite. 
    Il était une fois une famille heureuse et unie. Des jumelles de six ans qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Deux soeurs qui grandissent, inséparables... 
    Le 14 juillet, alors que Coline est punie, Jessica assiste au feu d'artifice. De ce léger accroc à leur amour fusionnel naît la jalousie. Chaque jour plus dévorante et maladive, elle va jusqu'au bout empoisonner leur vie.

    Editeur : Michel Lafon
    Genre: Thriller  
    Date de sortie: 8/11/2018
    Prix du livre papier : 23,95€
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  601

     

     

    Avec elle/Sans elleJe me contente assez souvent de survoler les résumés, me fiant à la couverture. Celle de ces 2 petites filles  et quelques commentaires élogieux sur des pages FB titillaient ma curiosité. C'est donc avec grand plaisir que j'ai tenté ma chance sur un concours proposé sur Insta par les auteures, plaisir encore plus grand quand le livre est arrivé. Un format peu commun, une édition recto-verso des 2 versions de l'histoire concoctés par Amélie Antoine et Solène Bakowski. Un défi de taille que se sont lancés ces 2 auteures. Un idée on ne peut plus originale qui me fait penser à celui de U4, mais une série en 4 tomes qui, elle, est vue à travers chaque personnage et narrée par un auteur différent.

    J'ai débuté l'aventure par l'approche de Solène Bakowski tant il me semblait logique de commencer par Avec Elle.

    Résumé : 

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Avant de se jalouser et s’empoisonner.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Pour le meilleur, ou pour le pire ?
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

     Dans ce tome, on se laisse transporter dans les relations complexes, ambivalentes évoluant entre " je t'aime, moi non plus" que vivent les jumelles. Le contexte est très réaliste, prend ses sources dans la vie quotidienne, celle de Thierry et Patricia qui se délite au fil du temps, la complexité de la vie de couple, l'usure du quotidien que les enfants compliquent, parfois, innocemment. 

    Patricia éprouve des sentiments communs à beaucoup de mères, il suffit de tendre l'oreille, à droite à gauche, de près ou de loin, des Patricia ont en a toutes une dans notre entourage, quant on a pas, soi-même eu quelques fois, ressenti ce sentiment d'étouffement lié à ce quotidien répétitif. N 'explique-t-il pas, parfois, l'adultère, les séparations ? Dans cette ambiance délétère, les enfants saisissent des bribes de conversation, enregistrent, assimilent, interprètent. Tout est là en ces 2 mots, ressenti, interprétation. Face une même situation, chacun le vit à sa manière et quand les non-dits prennent toute la place, eh bien... personne ne sait ce que l'autre éprouve réellement.

    J'ai été happée par la curiosité une grande part du récit, vibrant d'impatience de découvrir les effets et aboutissants d'une telle relation "toxique" toute en ambiguïté entre les 2 sœurs.  Mais l'issue est longue à se mettre en place ,et j'avoue m'être un peu ennuyée, les passages devenant redondants. De plus cette connectivité propre à la relation entre les filles, je ne l'ai pas trouvée spécifique à des jumelles. Elle sert juste à l'intrigue, car l'on peut voir tout aussi bien de tels liens entre sœurs.

    Cependant, l'auteure joue avec nos émotions. Elle sait s'y prendre pour nous faire prendre parti pour l'une des jumelles, celle qui sera responsable du drame qui se trame. Jessica/Coline physiquement semblables, aux personnalités contrastées et si dissonantes. Et quand la mère ne reste pas impartiale dans certaines situations forcement, on s'en agace.

    La plume de l'auteure est fluide et plaisante. Elle sait planter les décors, brosser des portraits vibrants de réalisme, attiser l’intérêt du lecteur et le surprendre par son dénouement. L'approche psychologique choisie par l'auteure est intéressante, prend le pas sur côté thriller et suspens. Peut-être est-ce l'explication au fait que j'ai trouvé, certains passages répétitifs et momentanément ennuyeux ? 

    Résumé de Sans elle :

    Il était une fois une famille heureuse et unie.
    Des jumelles de six ans qui se ressemblaient comme deux gouttes d'eau.
    Des enfants fusionnelles qui grandissaient ensemble et s’adoraient.
    Jusqu’à un soir de feu d’artifice où l’une d’elles se volatilise brutalement.

    Il était une fois deux fillettes inséparables.
    Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une.
    Il était une fois une histoire qui n’a rien d’un conte de fées.

    L'approche d'Amélie Antoine dans Sans elle, est toute aussi psychologique, avec le coté thriller en plus. Les auteures suivent une trame commune et les protagonistes prennent des chemins proches et parfois totalement différents. On y retrouve des personnages assez importants de la version de Solène Bakowski avec des variantes plutôt étonnantes.

    Dans cet opus, Amelie Antoine s'attache à traiter les répercussions de la disparition de Jessica sur la famille et développe les sentiments de chaque protagoniste principal. La psychologie de chacun y ait brossée avec justesse, réalisme. Tout comme dans Avec elle, cette soirée du 14 juillet va ébranler les fondations de cette famille unie. Les liens qui les unissent s'y délitent, et ici encore les non-dits auront des conséquences néfastes sur tout un chacun. Cette fois les raisons sont à mille lieux de la précédente version. 

    Les thèmes abordés sont, au vue de cette approche de l'histoire, sensiblement différents, du tome de Solène Bakwoski. Ici la culpabilité y règne pour la plus grande part, avec des multiples raisons. Chaque personnage ayant les siennes. 

    Coline, reste un des protagonistes les plus attachants, mon préféré comme dans le roman précédent. Sa souffrance, sa position dans la famille, la culpabilité du survivant, le sentiment de désamour, nous touche en plein coeur. On aspire à la voir heureuse, faire le deuil de sa sœur disparue,  sans pour autant l'oublier, afin de pouvoir se reconstruire. On espère, on y croit .

    Le roman est particulièrement bien construit, évoluant tout au long des diverses étapes : après le choc, l'espoir que personne ne veut abandonner, et surtout pas Patricia, mais aussi les incertitudes quotidiennes, le mal être que provoque le fait de ne pas savoir. Puis devrait venir la résignation, le besoin d'avancer, mais certains protagonistes n'y parviennent pas, se refusant à cette alternative. Chaque partie de cette histoire suit le cheminement du deuil, selon Elisabeth Kruler-Ross. L'auteure nous y plonge de manière magistrale, au gré de sa belle plume et nous entraîne dans des montagnes russes d'émotions. Le style est addictif, et l'on s'interroge sur la finalité de cette intrigue. Découvrirons nous la vérité sur ce drame familial ? 

    Le dénouement va me clouer sur place. J'envisageais tout et rien, m'interrogeant au fil des chapitres : serait-elle similaire à celle de Solène Bakowski, tant la trame de base semble être suivie, ou différera-t-elle comme parfois en conservant ce tronc commun ?

    Car les auteures ont abordé, chacune, des pistes différentes tout en glissant toutes 2 les mêmes protagonistes secondaires. On retrouve donc : Enis, l'instituteur, Valentin, Loîc qui croisent Patricia et Coline. 

    Dans cette duologie,un véritable challenge littéraire, chacune des auteures nous offre une vie parallèle faite de tous ces ET Si, que nous même envisageons parfois.  Un ET SI qui pourrait dans une version  comme dans l'autre changer le tragique des l’histoires. Car drame il y a. Mais pas forcement celui auquel on s'attend. L'intrigue même n'évolue pas dans ce sens là, certains questions resteront sans réponses dans l'abord d' Amélie Antoine. Ce pourrait être frustrant, mais ne pas les avoir reste logique, car tout est réaliste et que le thème le plus important n'est pas de résoudre le mystère de la disparition de Jessica mais les effets secondaires sur toute la vie d'une famille, de parents suspectés et les effets néfastes à long terme. 

    Je conclurais en remerciant  Amélie Antoine et Solène Bakowski pour ce concours sur Instagram qui m'a permis de découvrir leur plume et donner envie de lire leurs romans. Je rajouterai que j'ai eu une petite préférence pour la version d' Amélie Antoine. 

    Pour infos, je ne pense pas qu'il y ait un ordre de lecture dans ce livre recto-verso.

     

    Avec elle/Sans elle

     

     

    Les auteures : 

    Avec elle/Sans elle  Solène Bakwoski :

    Nationalité : France 
    Né(e) à : Paris , le 22/09/1981

    Biographie : 

    Solène Bakowski est une écrivaine française.
    Titulaire d'une licence de chinois et d'une maîtrise de français langue étrangère, elle a, pendant un temps, partagé sa vie entre la France et la Chine avant d'embrasser la carrière de Professeur des Ecoles. 
    Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014, lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015), d' « Un sac » (auto-édition, janvier 2015, Prix spécial du Jury Amazon 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015).

    Avec elle/Sans elleFrance 
    Biographie : 

    Amélie Antoine est une écrivaine qui vit à Lille.

    Après avoir publié en 2011 un récit autobiographique, "Combien de temps", elle choisit l'autoédition en 2015 pour son premier roman, "Fidèle au poste", qui connaît très vite un immense succès numérique : plus de 250 000 lecteurs plébiscitent ce roman à suspense.
    Il obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l'autoédition, avant de sortir aux éditions Michel Lafon en mars 2016 puis aux États-Unis.
    Son second roman, "Au nom de quoi", est d'abord publié sous le pseudonyme de Dorian Meune en mai 2016. Ce texte hommage revient sur la soirée du 13 novembre 2015 au Bataclan, par le biais de personnages fictifs.
    "Raisons obscures" (2019) est son sixième roman.

    son site : www.amelie-antoine.com
    page Facebook : https://www.facebook.com/AmelieAtn/ 

     

    Extraits citations : 

     

     

     

    " C'est ce jour là que Coline,  dans les bras maternels,comprend viscéralement, intimement, à quel point les parents peuvent être démunis, à quel point aucune personne au monde n'est en réalité capable de la protéger de tout, à quel point, dans un sens, elle est seule face au monde." 

     

    " Les mots sont là mais il manque les couleurs, les sons, les émotions."

     

    "papa n'est pas assez fort pour continuer à chercher Jessica et à à croire en son retour.

    Maman n'est pas assez forte pour accepter d'avancer et pour essayer d'être herseuse sans Jessica.

    Coline n'est pas assez forte pour  savoir où se situer entre les parents aux réactions diamétralement opposées."

     

    " Coline aimerait s'autoriser à être heureuse, ne plus être rongée par une sorte de culpabilité écœurante et irrationnelle, la culpabilité d'être celle qui n'a pas disparu, celle qui a continué à respirer, à dormir, à manger depuis plus de 8 ans "

     

    "- je ne chercher pas a prouver quoi que se soit. Je voudrais juste disparaître, moi aussi. Peut-être que tu te soucierais davantage de moi, alors"

     

    " - Moi, je suis vivante, maman ! Je suis vivante depuis toutes ces années, et tu ne me vois pas ! Je suis vivante, je me démène, je fais tout ce que je peux pour que tu m'aimes et tu n'en as rien à foutre ! "

     

    © A.Antoine

     

    "Dans cette historie tout est intiment lié. Le destin des adultes influe sur celui de leurs enfants. On  ne peut comprendre le second sans connaitre le premier. "

     

    "Et l'histoire des jumelles oscille, des haut, des bas, encéphalogramme complique d'un rapport passionnel  dans lequel l'araignée lentement tisse sa toile.. "

     

    "En fin de compte, être seule ne pose pas de problème à Coline. Ce n'est pas la solitude, sa souffrance. Sa souffrance, c'est de perdre sa jumelle."  

     

    "Sous couvert de bonnes intentions, certaines personnes ne savent prendre que de mauvaises décisions."

     

    "Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Si le temps ne se rattrape pas, les cœurs, eux, se recousent. Alors elle tâchera de recoudre celui de ses jumelles chéries. Et peut-être qu'alors, le sien parviendra à se réparer."

     

    © S. Bakwoski

     


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    Quand tu suis ta binôme alors qu'elle annonce la couleur... ou parce qu'elle l'annonce justement...

     

    The Blackdone Affair : Ne résiste pas LCEx-soldat des forces spéciales britanniques reconverti en agent de sécurité VIP, Ethan Blackstone reçoit d’un ancien partenaire de poker une demande inédite : protéger sa fille, qu’il pense en danger. Ethan refuse tout d’abord la mission. Mais quand il reçoit une photo de Brynne Bennett, il change immédiatement d’avis, subjugué par sa beauté.
    La jeune femme a quitté les États-Unis pour poursuivre ses études d’art à Londres. Si sa vie est en apparence idyllique, Brynne cache pourtant une part d’ombre.
    Quand Ethan et Brynne se rencontrent, l’attraction est immédiate, magnétique... Irrésistible. Jusqu’au jour où elle découvre qu’Ethan lui a menti depuis le début.

     

    Editeur : Presse de la Cité
    Genre: New Adult 
    Date de sortie: 4/5/2017
    Prix du livre papier : 17€
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  560

     

    The Blackdone Affair : Ne résiste pas LC2 ans, au moins que cette saga dort dans ma PAL, non pas que je l'ai acheté, mais parce qu'elle fait partie de la collection offerte par une amie, dans sa grande phase lecture de romances érotiques. Et comme j'apprécie le genre... Merci, merci, Gaëlle grâce à toi, je vais libérer de la place sur mes étagères ! Car comme prévu, cette romance, répondant cependant aux codes de la N.A, j'ai détesté.

    Heureusement elle se lit très vite, pour cause que la plupart du récit est en dialogues, ( ai-je précisé insipide ?) et scènes de sexe à tous les chapitres ( qu'évidemment à la longue, devant le nombre et la redondance des détails, j'ai sauté à pieds joints, quand l'envie d'abandonner ne m'a titillé l'esprit). 

    La New Adult est un genre littéraire que j'apprécie, (je ne m'en cache pas), cependant j'y attend une romance teintée (j'ai bien dit teintée) d'érotisme qui pimente un peu l'histoire d'amour avec quelques péripéties qui nous tiennent en haleine, des personnages un peu écorchés qui résistent à l'alchimie qui les lient, et un happy-end, bien évidemment. 

    Ici, si l'on devait cocher les cases de ces fameux codes indispensables dans ce genre litteraire, elles le seraient toutes. Peut être mettrions(si c'était possible) 10 croix dans celle : les scènes de sexe sont elles nombreuses ? idem pour : sont-elles explicitent ? Quant à celle :  qu'en avez vous pensé ?  moi, je dirais : pas glamour pour 2 sous. Pour la question : l'histoire d'amour serait-elle aussi passionnelle sans ?  Je rirais à gorge déployée et répondrait : il n'y en aurait pas !

    Car la relation amoureuse n'est pas du tout crédible. Ethan accepte sa mission à la vue de la photo de Brynne (un de ses portraits de nus ? on peut se poser la question) et tombe dingo de la jeune femme. Une attirance réciproque qui évolue en amour au bout de 2 rencontres (euh coucherie devrais-je dire). Car nos 2 héros ne font que "b..." à chacun de leur rendez-vous. Comment parvient-ils à se connaitre s'apprécier ? bah, bref pas réaliste pour moi. Certes, un auteur peut prendre des libertés pour nous faire rêver d'un univers où un beau gosse, garde du corps,  super canon, friqué de surcroît, ( critères incontournables) tombe amoureux d'une fille ordinaire. Malheureusement la sauce ne prend pas. Tout au moins pas pour moi.

    Tout y est trop cliché avec un air de 50 nuances de Grey (sans le BDSM) avec un Ethan  se comportant comme un Christian, le charisme en moins. Parce que, pour ce qui en est des personnages, là encore je n'ai que des remarques négatives à faire. Leurs personnalités sont floues, mal développés et s'inscrivent en faux. L'auteure ne parvient pas à leur insuffler un peu de vie. Comme à tout le reste d'ailleurs. On ne ressent aucune émotion, juste le sentiment que Raine Miller a tenté sa chance en voulant surfer sur la vague provoquée par le succès d' E.L James. Sans y parvenir. Certes, il faut reconnaître que 50 nuances n'est pas un chef d'oeuvre littéraire tant l'écriture est basique, tout comme ici d'ailleurs, cependant elle a créé un précédent avec des personnages qui ont séduit un large public. Et c’était tout où rien. Mais personnellement elle m'a tenue en haleine avec l'intrigue.

    Celle-ci, (eh oui, il y en a une ),  en lien avec le passé de Brynne, est sous entendu très vite et rapidement décodée. On attend donc désespérément que l'auteure nous en parle, oubliant pour un moment de nous abreuver de sexe jusqu'au dégoût. On ne verra rien venir dans la partie 1.

    Dans la deuxième partie, qui donne la voix à Ethan, après le clash inévitable et la réaction prévisible de notre héroïne, le voile se lève progressivement sur l'identité de la personne qui pourrait lui en vouloir. Encore une fois, la manière de traiter le sujet  est superficielle et peu crédible. Un père missionne un professionnel et ne lui donne pas toutes les infos ? Mouais ! On sait cependant à quoi s'en tenir sur le drame vécu par Brynne. 

    De chapitre en chapitre, l'on découvre, donc, le passé de nos protagonistes, vécus tragiques qui malheureusement n'ont suscités chez moi aucune émotion. Le talent à en faire ressentir à travers son récit fait un peu défaut à  Raine Miller. Trop de phrases convenues, de réparties fadasses. Vraiment, rien ne vient rattraper cette triste romance. Et surtout pas le style et la traduction.

    Pourtant, il ne manquait pas d’éléments pour en faire une aventure originale, mais Raine Miller reste trop coincée dans les clichés, et une tendance à trop s'inspirer du personnage de Christian, du moins l'ais-je vécu de cette manière. Pour tout dire, je me suis ennuyée tant  le rapport érotisme et intrigue est déséquilibré, celle-ci passant au second plan. Il faut parvenir aux derniers chapitres pour y trouver un peu de suspens.

    Une lecture décevante pour une romance vantée par la très célèbre Colleen Hoover, à la plume et l'imagination à mille lieux de celle de Raine Miller ! Résultat des courses, une saga qui va virer vite fait de mes étagères. Peut-être trouvera-t-elle plus de succès auprès d'une lectrice plus indulgente que moi, avec mes trop nombreuses attentes. 

    À terme de ce tome la question se pose : poursuit-on la lecture de la saga en LC ? Dans ce cas, cela promets des beaux échanges sur les incohérences et clichés que nous risquons de rencontrer. Pour l'instant d'autres plus prometteuses nous attendent.

     

    The Blackdone Affair : Ne résiste pas LC

     

    Notation

     

     

    The Blackdone Affair : Ne résiste pas LCL'auteur :

    Nationalité : États-Unis 


    Biographie : 


    Raine Miller est auteur de romance. Elle écrit également sous le nom de plume de Vivienne Wilmont.

    "Blackstone Affair, tome 1 : Ne résiste pas" (Naked-The Blackstone Affair, #1), son premier roman, est publié en 2010.

    Elle est mariée et mère de deux fils. 

    son site : https://www.rainemiller.com/
    Twitter : https://twitter.com/Raine_Miller 

     

    La parenthèse : 

    Seule cette saga a été publié en France, les autres romans de l'auteure ne semblent pas avoir traversé l' Atlantique et pourtant l'auteure a pas mal de titres à son actif. 


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    Ames indociles LCPère célibataire, son cœur n'est pas à prendre.
    Elle ne va pas lui laisser le choix.

    Styliste perchée et âme écorchée, Calliopé décide de prendre sa vie en main et d'affronter son passé : à 22 ans, la brune révoltée retrouve Willow, l'enfant qu'on l'a forcée à abandonner des années plus tôt.
    Seul obstacle à leurs retrouvailles : le père adoptif de la petite fille, Lennon Hathaway, bien trop beau pour être vrai, trop riche pour être honnête, trop solitaire pour lui faire une place dans sa vie et trop méfiant pour croire en elle.
    Et pourtant, dans ses yeux verts, elle jurerait avoir vu une lueur d’humanité. Peut-être même autre chose, un sentiment qu’elle n’espérait plus.

     

    Editeur : Les Addictives
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 19/10/2017
    Prix du livre papier : 14,90€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  524p

     

    Ames indociles LCDernier opus de ce que l'on peut considérer comme une trilogie, (dommage que se ne soit pas une quadra, tant chaque personnage croisé depuis Corps Impatients nous a fait partager sa propre histoire liée à celle des autres, j'aurais donc aimé découvrir celle d'Andrea).

    Calliopé est une des protagonistes dont j'attendais avec impatience le récit tant elle titillait ma curiosité depuis la première rencontre entre elle est Solveig.

    J'avoue qu' Emma Green ne m'a déçue. Mélange de flash-backs et de présent dans un récit émouvant narré par Callie qui nous fait vivre ses aventures animées, et nous charme par sa personnalité haute en couleur, tout comme celles de certains autres protagonistes, pour ne citer que Gus. Inévitablement Lennon nous séduit en papa attentionné et de part son charisme, sa beauté et son caractère bien affirmé.

    On retrouve avec plaisir Dante, Tutu/Solveig ( nos auteures se plaisent à donner des surnoms marrants aux divers acteurs de cette romance) et dans le final toute la petite tribu de Thelma et Finn et le reste de la famille Lazzari.  

    La plume est plaisante et addictive, les réparties amusantes et émouvantes. Ce tome se dévore et j'adore, malgré quelques petits bémols liés à quelques incohérences.

    La toute première, et non la moindre, concerne Willow, ce bout de chou de 5 ans et 1/2, avec des réparties et un vocabulaire pas vraiment adaptées à une gosse de cette âge, malgré une certaine maturité acquise de par son vécu. La gamine, dans une grande part du récit, s’adapte à celui de Callie qui semble oublier qu'elle parle à un enfant de moins de 6 ans, pour le reste la personnalité lunatique, capricieuse de la chipie, à qui, néanmoins, l'on vient à s'attacher, est bien campée. Mais ayant une petite fille, assez dégourdie, certains propos dans la bouche de Wiwi, ne m'ont donc pas convaincue. C'est à partir du dernier tiers du roman que la gosse se comporte comme une gamine de son âge, pose des questions sur certains mots, dont elle ignore le sens comme tout jeune enfant de 5 ans. J'aurais donc aimé qu'elle se comporte ainsi d'emblée, collant ainsi davantage à l'idée que l'on se fait d'un bambin aussi jeune. 

    Cependant, j'avoue que les rebondissements multiples, et la relation entre le beau surfeur et la Callie hyper perchée, celle du trio Lennon/Willow/Callie, nous fait oublier les quelques incohérences du récit, et les passages un peu redondants, qui s'expliquent quand on tient compte, qu'à la base, cet opus a été publié en 6 tomes. 

    J'ai donc adoré plonger dans le monde de Calliopé, celui de la création artistique, du stylisme, et il faut reconnaître que le sujet est particulièrement bien maîtrisé par les auteures. 

    Le texte pétille, explose en feu d'artifices d'émotions de toutes sortes, et nous propulse dans l'univers déjanté d'une jeune femme qui cherche à se reconstruire après un passé douloureux,à faire cicatriser ses plaies, s'extirper de ses cauchemar et échapper à l'emprise psychologique d'un monstre de père et s'assumer dans un statut de mère qui lui a été volé.

    Mon tome préféré des 3, qui apporte cette fois-ci toutes les réponses que l'on peut attendre sur notre héroïne. Dommage que les autres opus m'aient laissée avec un petit goût d'inachevé. Un opus qui peut se lire isolement, et l'ensemble de la saga dans n'importe quel ordre, tout compte fait. 

    Presque un coup de coeur pour cette touchante histoire  teintée d'érotisme, qui aborde des sujets sérieux et des drames de la vie quotidienne que certains vivent derrière les portes closes de leurs demeures. 

     

    Ames indociles LC

     

    L'auteur :  Voir bio dans Corps impatients

     

    Extraits citations 

     

    "Levi m'a laissé tomber. Comme tous les autres. L'amour n'existe pas. Ou alors il vous détruit"

     

    "les sentiments ça ne s'efface pas comme ça. On a beau faire un ourlet dessus, y coller une pièce, serrer la couture, tout se défait."

     

    " Il n'a plus envie d'être intouchable. Je ne plus envie d'être intouchée"

     

    " elle est si belle quand elle accepte d'être une enfant. Quand elle oublie que la vie est une voleuse de temps, de gens, de tout..."

     

    © E. Green


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  • Coincée SPEn rentrant chez elle un soir, Iris a la surprise d’apprendre que son mari, Hugo, grand galeriste d’art contemporain est parti dans le Nordeste brésilien pour tout recommencer « là où tout est encore possible » avec Paloma, la jeune fille au pair brésilienne, qu’il a prise - Oups ! - pour la « jeune fille au père ». Il n'en pouvait plus de partager l'existence d'une femme « coincée » comme elle !
    Iris se retrouve seule du jour au lendemain avec ses enfants gâtés, Nine 17 ans et Marin 15 ans, dans une situation financière catastrophique. Elle doit pour la première fois de sa vie - c’est presqu’un gros mot - travailler. Pas si simple. À 45 ans, femme de plus personne, sans aucune expérience professionnelle, trop diplômée, trop sénior, Iris voit les portes se fermer les unes après les autres.
    Elle finira, à son corps défendant, par accepter la seule proposition qui s’offre à elle : écrire un roman historico-érotique.
    Ce « livre de fesses », comme elle l’appelle, va l’emmener bien au delà de sa zone de confort, lui faire redécouvrir la femme qui sommeillait en elle, mais pourrait bien la conduire à sa perte au moment où elle prend la présidence de l’association de parents d’élèves du lycée huppé de ses enfants.

    Editeur : Chic(k) Lit
    Genre:  Roman et littérature
    Date de sortie: 9/8/2019
    Prix du livre papier : pas pour l'instant
    Version numérique: 4,99 
    Nb de pages : 180

     

     

    Coincée SPC'est sans une once d'hésitation que j'ai accepté ce SP proposé par Catherine Monroy alors que je ne  suis pas une grande fan de chick-lit. Mais, je connais sa plume, son style, pour avoir lu Le prince charmant existe...je l'ai inventé. Je savais donc, plus où moins, dans quoi je m'engageais. Et une fois de plus, l'auteure," les auteures devrais-je dire" nous ont concocté des aventures burlesques tout en s'ancrant dans un univers contemporain réaliste, mêlant ainsi drame, rebondissements et humour. 

    Notre héroïne, Iris, bourgeoise, évolue dans un milieu aisé, à l'abri du besoin, de part la situation de  son époux jusqu'à ce que les aléas de la vie la rattrape. À dater du départ d'Hugo, tout part à vau l'eau. Nous suivons donc, les péripéties quotidiennes narrées par Iris. Cette dernière va ainsi découvrir, à ses dépends, qu'il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier, et que la confiance reste un sujet soumis à caution, que rien n'est acquis, ni définitif. 

    L'intrigue est parfaitement construite, respecte les codes de la chick-lit tout en conservant un coté crédible et sans tomber dans le "too-much" des catastrophes loufoques, trop fréquentes à mon goût, dans ce genre littéraire. Catherine et Anouk ne tombent jamais dans l’excès. Certes les événements s’enchaînent, mais sont toujours très réalistes, tant les auteures abordent des sujets sérieux et relativement dramatiques qui prêtent, cependant, de par le mode narratif à en rire., 

    On s'interroge sur la part d'autobiographie lorsque Catherine Monroy aborde l'univers de l'édition, évoquant le thème des pseudos parfois nécessaire afin de préserver son anonymat lorsque, tout comme Iris l'on écrit des romans érotiques. Ce sujet fait écho en moi, un certain A.C nous ayant argumenté, lors d'une rencontre originale, à ma binome et moi même, cette nécessité de se cacher, parfois, et j'avoue les comprendre.

    Les autres thèmes tels que, la reconstruction, la survie, le repositionnement dans la société en tant qu’individu et non plus en tant que " femme de", sont traités avec justesse, avec toujours cette touche humoristique propre à l'auteure que l'on retrouve ici, et qui dédramatise un peu le fond sombre de la thématique principale.

    Que dire des personnages ?  Celui d'Iris est attachant, tout comme les secondaires : Nine la très mature fille de 17 ans qui semble avoir tout compris bien avant sa mère, Marin, l'ado typique de 15 ans et la  copine coach, Frisca, un peu déjantée. Ils sont bien construits, les personnalités abouties.

    Le dénouement est prévisible, cependant, avant d'y parvenir l'auteure nous promène sur une montagne russe d'émotions, joue avec nos nerfs tout au long de ce récit d'aventures, ce qui rend la lecture très addictive.   Un roman qui se dévore, mélange de légèreté et questionnements sur les capacités de tout un chacun de rebondir, alors que l'on se voit au fond du trou.

    Coup de cœur pour cette chic(k) Lit 

    Ps :

    j'adore la couverture, un peu moins le résumé qui en dit trop et que je n'avais pas lu avant de commencer ma lecture.

    Un grand merci à Catherine pour cette marque de confiance qui m'a personnellement contactée via Babelio.

     

    Coincée SP

     

    Coincée SPL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Anouk Laclos a dirigé plusieurs entreprises dans le secteur du luxe, avant de tout abandonner pour écouter enfin ses désirs. 

    "Mon cher stagiaire" (Calmann-Lévy, 2016), un roman érotique, est son premier roman, écrit sous pseudonyme.
     
    Coincée SPL'auteure :
     
    Nationalité : France 
    Né(e) le : 23 mars
    Biographie : 

    Docteur en anglais, j’ai a eu plusieurs vies. Journaliste pendant dix ans – correspondante pour les Pays de l'Est du Figaro à Budapest et du Monde à Prague, pour la rubrique C'est mon histoire au magazine Elle, scénariste pour la télévision française depuis vingt ans, je suis aussi écrivain. Mon premier roman, Gentil Coquelicot, un thriller, est paru en 2004 chez JC Lattes). Avec mon amie, Hélène van Weel, j’ai écrit Anglais, nos Ennemis de toujours (Larousse 2013), un ouvrage humoristique qui retrace la rivalité féroce entre les Français et les Britanniques depuis la fameuse bataille d'Hastings en 1066. 
    J’ai prêté ma plume pour deux autobiographies : Girl Fight (Presses de la Cité 2013), la rédemption d'une jeune femme passée par la prison et devenue institutrice, et dans un tout autre genre : Chantal Thomass, Sens dessous dessus (Éditions Michel Lafon 2017), le parcours flamboyant de la créatrice de mode devenue presque malgré elle une icône de la lingerie. Je publierai le Prince Charmant Existe... Je l'ai inventé, une comédie romantique aux éditions Pygmalion le 13 juin 2018. J’anime également des ateliers d'écriture à Paris au sein de l'association Le Labo des histoires.
     
     

     


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    Shades of Magic : Shades of Shadows LCLilah est partie explorer le monde, laissant Kell seul, sur un quai du Londres rouge. Désemparé, il se prépare quand même pour les Jeux des éléments, une compétition entre magiciens du monde rouge. Pendant ce temps, un autre Londres se réveille, menaçant de rompre l'équilibre magique des quatre mondes.

    Editeur : Lumen
    Genre: Fantasy jeunesse
    Date de sortie: 22/2/2018
    Prix du livre papier : 16,00€
    Version numérique: 9,99 € 
    Nombre de pages :  638

     

     

     

     

     

     

    Shades of Shadows LCAprès un opus qui nous laissait pantois par sa conclusion plutôt one shot, tant on s'imaginait de prime abord que l’histoire de départ se poursuivrait dans les tomes suivants, l'on se demande bien ce que l'auteur peut nous concocter pour nous intriguer et nous passionner.

    Elle y parvient avec brio, nous faisant partager la vie de Lila et de Kell et l'on se demande quand ces 2 là vont enfin se retrouver et quelques aventures communes ils vont nous faire partager. Dans la première partie du roman nous suivons les protagonistes séparément, découvrons leurs pensées intimes et ce lien ténu qui les lie.

    V.E Schwab va nous offrir une surprise de taille à mille lieux de ce que l'on peut imaginer. Car l'auteure, de l'imagination elle en a à revendre, sait s'y prendre pour nous intriguer avec l'entrée en scène d' Alucard Emery nous tenant en haleine et manœuvrant suffisamment longtemps pour conserver les secrets de ce capitaine énigmatique. La révélation sera stupéfiante et totalement inattendue.

    De part sa sublime plume descriptive Victoria Schwab nous brosse des décors féeriques et les scènes de combat durant l' Essen Trach magnifiquement visualisable que peut être certains trouveront trop développé au détriment de l'évolution de l’histoire. Personnellement, j'ai adoré pour le rythme soutenu et le suspens.

    L'émotion est toujours présente, tant le duo Kell/Rhy indissociable désormais. Ces 2 personnages sont  attachants et l'on tremble pour eux. L'on s'attache de plus en plus à Rhy dont la personnalité est de plus en plus marquée.

    En parallèle nous suivons un autre personnage dont la présence est au prime abord déconcertante, mais dans cette univers magique, bien évidemment tout est possible. L'auteure explore la relation de Kell avec ses parents adoptifs et nous fait rejoindre le sentiment de notre héros tout en ressentant un sentiment d'injustice.

    Au fil des pages l'on se questionne sur l'issue de ce tome en songeant au dénouement du dernier opus, cependant l'auteure frappe cette fois très fort avec un cliffhanger  qui ne vous donne qu'une envie vous précipiter sur le tome 3.

    De nombreuses questions restent sans réponses (en particulier sur le passé et l'identité de Lila), l'on croise les doigts espérant les trouver dans le dernier opus et rêvant d' un final éblouissant.

     

    Shades of Shadows LC

     

     

     

     Extraits citations 

     

    "-(...) Je suis peut-être folle, mais je pense que a vie vaut la peine d'être vécue quand on prend des risques "

     

    "- (...) Tu as failli mourir Kell. Alors maintenant, tu sais ce que c'est de vivre"

     

     

    "-l'affection est une preuve de faiblesse.

    -(...) on a du te faire bien du mal pour que tu considères l'amitié et l'amour comme des armes plutot que des boucliers.

    (...)

     

    - Ça m'a permis de rester en vie(...)

    - peut être. mais la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans plaisir"

     

    © V.E Schwab


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