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    28 jours     Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu'elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l'imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.
    Fils de déportés juifs, David Safier revient sur la pire tragédie du xxe siècle en mêlant la petite à la grande histoire. Si l'auteur de comédies désopilantes a changé de registre, il n'a rien perdu de son ambition : confronter le lecteur aux grands questionnements de l'existence en l'arrachant au confort de son quotidien. Avec ce roman d'initiation bouleversant et humaniste, basé sur des événements authentiques, c'est chose faite.

     

    Editeur :  Presse de la Cité
    Genre: Litterature contemporaine
    Date de sortie: 12/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,50€
    Version numérique  : 14,99€
    ISBN: 2258116856 

     

     

    28 jours . C'est le temps que les résistants du ghetto  de Varsovie ont tenu tête aux Allemands avant que les derniers résidents ne soient exterminés et le ghetto détruit.

    C'est le nombre de jours qu'il a fallu à Mira pour parvenir au terme de sa quête initiatique : Quel sorte d'humain voulait-elle être :  combattante,  vengeresse, celle qui veut simplement vivre ? Une jeune fille de 15 ans devrait-elle se poser de telles questions, en débattre

    "_ et en nous défendant nous rendons la lignite à notre peuple

    _ Il y a des choses plus importantes que la dignité

    _ Ah oui ? Et quoi ?

    _ la survie"

    au lieu d’être juste une jeune fille de 15 ans ?

    Nous aussi nous interrogeons ce que nous voudrions être sans conditions de vie extrêmes A 15 ans nos questions existentielles sont ou ont été bien différentes de celle de Mira, faites en toute liberté de choix. . Mais dans ce ghetto, les conditions de vie et la crainte de mourir ne faussent-elles pas la donne ? le libre arbitre existe-il vraiment ?

    Dans cette ville fantôme tout s'achète et tout se vend même la vie d'un autre si celle-ci peut sauver la sienne ou simplement obtenir un bout de pain. C'est condamnable non ?

     Mais peut-on être juge quand la barbarie et la cruauté de certains individus vous poussent à de telles extrémités ?

    Chaque individu est différent et le seuil de tolérance propre à chacun. Peut-on condamner ou élever au rang de héros telle ou telle personne suivant nos valeurs, alors que nous n'avons rien vécu de toute cette souffrance  ?

    Peut-on comprendre que l'on attente à la vie d'un enfant que l'on suspecte de trahison ? Peut-on condamner une mère qui sacrifie son bébé persuadée qu'elle pourra en avoir d'autres, comme si un bébé pouvait remplacer l'enfant sacrifié ?

    Doit-on accepter les dommages collatéraux au nom de la survie d'un groupe ?

    Qu'est-ce qui est légitime : sacrifier les autres dans le combat ou dans celui de la survie personnelle ?

    J'ai pleuré à chaque sacrifice de vie humaine au nom de la survie, j'ai pleuré pour Mira, Daniel, Amos,  et tous les autres, les personnages réels de cette histoire, les anonymes auquel David Safier rend hommage avec vibrante et émouvante histoire.

    Une histoire authentique romancée sombre mais pas que; Mira nous fait partager ses espoirs et ses rêves, elle nous fait rire car même si la mort rode elle vit des moments intenses de joie et d’amour. C'est Mira qui nous conte son histoire, le quotidien du ghetto, les humiliations, la faim, la peur..

    L'amour, l'amitié, les valeurs n'ont pas disparues totalement dans cet univers ou chaque jour vécu de plus est un jour de gagné, chaque minute est importante et il ne faut pas gaspiller les précieuses secondes de bonheur grappillé. Hannah le comprend vite. La petite sœur s'invente des histoires pour embellir sa triste vie, un moyen de tolérer un  quotidien insupportable, Hannah  encore une enfant dans son corps mais une adulte dans sa tête qui cherche à être transparente, son mode de  survie.

    " Hannah préférait devenir invisible. Dans le ghetto les invisibles  survivaient plus longtemps que les plus fors"

    Un roman poignant et magnifique, qui nous pousse à nous interroger sur la valeur de la vie, sur la personne que nous sommes, sur celle que nous voulons être. Sur ce que je serais capable de faire dans une telle situation . Serais-je capable de tuer quelques en soient les raisons ? Sauverais-je des vies ? Mettrais-je la mienne en jeu pour en sauver d’autres ? Serais-je un Korczak ? Ou au contraire un Simon ?

    Au terme de cette lecture je voudrais ressembler à Mira, Amos et Daniel. Je voudrais avoir en moi la force de caractère de chacun, parce que tout n'est pas simple ni tout noir ni tout blanc.

    28 jours est un roman initiatique bouleversant et humaniste, qui nous bascule dans une des pire tragédie de l' histoire,  nous  confronte  aux grands questionnements de l'existence, nous pousse dans nos retranchements en nous bousculant en cette période contemporaine où les ghettos et la ségrégation existent toujours

    David Safier m'avait fait rire avec son roman loufoque et désopilant  Maudit Karma, ici il nous prouve que son talent ne s'arrête pas à la comédie et qu'il peut nous toucher en plein cœur.

    Quel que soit le genre, sa plume frappe fort et vous accroche au point que une fois lus les premiers chapitres lus, le lecteur ne peut plus abandonner les héros jusqu'à l'issue finale, et nous tient haletants et tremblants pour les protagonistes, espérant un happy-end.

    Une pépite à lire absolument.

    Merci à Masse Critique Privilège, Babelio, les Editions Presse de la Cité  pour m'avoir permis de faire cette magnifique lecture et à  l'auteur Mr David Safier pour cet hommage aux anonymes du Ghetto, le Mira, Daniel,Amos et autres, ainsi qu'aux plus connus Janus Korczak, Mordechaj Anielewicz,deux  personnes luttant à leur manière. Un livre à lire quel que soit l'âge.

     

     

     

     

     

    Pour en savoir plus sur certains personnages réels de cette tranche d'histoire

     

    28 jours

     

    Janusz Korczak

     

    28 jours

     

    Mordechaj Anielewicz

     

    28 jours

    Ghetto de Varsovie

     

     

    Extraits citations

     

    "je faisais souvent ça quand la peur me submergeait, toucher une surface  quelconque (...) l'essentiel était de savoir qu'il existait autre chose que ma peur"

     

    "les hommes étant tous égaux dans la mort -mème si les religions prétendent le contraire -les cimetières catholiques et juif étaient voisins.."

     

    "moi aussi j'avais compris quelque chose en marchant pieds nus dans l'eau glacée (...) tandis que mon père me regardait rempli de honte. Les adultes ne pouvaient plus me protéger.

     

    "_ tout être humain a ses faiblesse, surtout dans  le monde où nous vivons, reprit-elle. Tu ne devrais pas  nous juger"

     

    "je croyais plus à la survie qu'à la fierté

     

    "Daniel regrettait de ne pas être allé à la mort avec ses frères et sœurs orphelins, et mon frère  y envoyait les autres pour sauver sa propre peau"

     

    " (...) et ma mort devait avoir un sens. C'était la seule façon d'en donner un à la mort d ... Et à sa vie. Et  à ce qu'il restait de la mienne"

     

    'le vainqueur est celui qui a le moins peur. Voilà ce que j'avais compris. Voilà pourquoi les Allemands avaient gagné contre nous les Juifs.  Jusqu'à présent. Parce que maintenant nous n'avions plus peur. Parce que nous étions déjà morts"

     

    " tant que nous pensons à elle, elle n'est pas morte"

     

    "dans ce cinéma avec ce garçon qui me tenait la main, je sus quelle sorte d'humain je désirais le plus être : quelqu'un de tout à fait normal, menant une vie ordinaire"

     

    "il mourrait heureux, parce que, dans les derniers instants de sa vie nous lui avions rendu sa dignité"

     

    "face à la mort ce qui est important pour les être humains n'est pas toujours logique"

     

    "_la deuxième arme la plus puissante des tyrans est le mensonge ...

    _ Et la première ? demanda Hannah

    _ la peur"

     

    © D. Safier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • On la trouvait plutot jolie LC Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits…
    Un suspense renversant et bouleversant.

     » – Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie.
    Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
    – Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l’essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
    Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
    – Qui l’a lancé, ce sortilège ?
    – Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire.  »

     

    Editeur :  Presse de la Cité
    Genre: Policier Polar
    Date de sortie: 12/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,90€
    Version numérique et audio sur Amazone
    ISBN: 2258145341  

     

     

     

     

    Michel Bussi est un auteur que j'aime suivre même si je ne suis pas particulièrement addict à son style littéraire et que je n'ai pas adhéré à tous ces romans. Je suis donc partante pour cette LC avec  mes copinautes de lecture, Marie et Gaëlle.

    Quelle n'est pas ma surprise de découvrir que l'action principale se déroule chez moi, à Port-de Bouc !

    J'avoue que malgré tout je me perd dans les méandres d'une ville que je ne connais que trop bien et m’aperçoit que l'auteur  a pris quelques libertés qui m'ont un peu déstabilisée, jusqu'à ce que ....

    Une fois de plus Michel Bussi est fidèle à son style, cette trame de construction qui lui est propre, et le lecteur fidèle se laisse encore prendre dans les filets de ce maitre du suspens et des surprises.

    Eh oui, l'auteur m'a scotché ! Il faut arriver pratiquement à la fin de sa lecture pour tout comprendre.

    Le thème principal est particulièrement fort et ce qui semble une histoire banale ,n 'en est pas vraiment une et se trouve plus que jamais touchante et perturbante tant le sujet est d'actualité. Le choix de la ville comme toile de fond n'en est que justifié, oui Port-de-Bouc terre des migrants depuis toujours à travers les âges, ville cosmopolite, plus melting pot que jamais, sujette à une crise communautaire et à la rébellion d'une population  ( d'origine grecque, italienne, pied-noire..) devant ce qu'elle estime une" invasion"oubliant parfois son propre parcours, mais dans laquelle subsite encore cet esprit de solidarité et d'entre aide.

    Donc je dis bravo Mr Bussi pour ce choix et j'avoue que je suis plus curieuse que jamais sur les méthodes de travail de l'auteur, particulièrement sur ces choix de lieux  en toile de fond,  et nous offrant ainsi une promenade à travers la France.

    Donc au travers d'une histoire policière Michel Bussi dénonce les manigances et le pouvoir de certains individus profitant de la misère pour leur propre profit personnel. La vie  des hommes est bien peu de choses en regard de l'argent et de ce business immonde! 

    Comme à son habitude l'auteur nous offre des personnages aux personnalités fouillés, parfois déconcertantes , mais surtout des énigmes surprenantes dont le lecteur n'en constituera  le puzzle  qu'à l'issue du voyage.  Michel Bussi maitrise l'art des apparences et nous dupe... longtemps.

    Je ne vais pas trop développer car je risque de spolier et je déteste ça dans un chronique.

    Ce roman va rejoindre Nymphéas noirs sur le podium de mes romans préférés de l'auteur, avec un autre coup de cœur.

    Un roman fort déstabilisant qui n'a pas fait l’humanité parmi les lecteurs peut-être parce qu'il est trop dérangeant, poussant le lecteur a avoir de l'empathie pour un assassin, tellement ces escrocs qui l’aucune considération pour la vie humaine sont à vomir. L'auteur ouvre la porte sur un débat sur la migration clandetine et dénonce des dérives innommables qui peut-être ne pourraient exister avec un cadre légal autre que celui existant.

    Alors oui c'est un coup de cœur et pas parce que Port-de- Bouc ma ville en est la toile de fond, mais la connaissant ma vision et ma lecture n'a pas la même que la plupart des lecteurs. La famille Maal m'a  profondément touchée, quel qu’en soit le membre, la droiture de l'inspecteur Julio me laisse croire et espérer que la Justice existe toujours, quand à Ruben, le fantasque Ruben et ses "souvenirs" délirants, me persuader qu'il faut garder l'espoir  en l'humanité, que la solidarité n'est pas juste un mot dans le dictionnaire.

    Merci Mr Bussi pour cette histoire de femmes, des femmes fortes qui gardent le tête haute et espoir malgré l'adversité et les manipulations dont elles sont victimes, encore un thème d'actualité qui rejoint les derniers scandales en cours.

    Une couverture magnifique particulièrement attractive qui ne laisse rien transparaitre du contenu.

     

     

     

     

     

     

    Avec Gaelle et Marie

    cliquer sur les noms pour avoir leurs avis

     

    Et pour le plaisr petite promenade virtuelle à Port de Bouc

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    On entrevoit au fond le Fort de Bouc ou Fort Vauban

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    On n'a plus cette vue depuis la construction du B&B

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Surnommé le petit Port par les anciens face au Port Renaissance , nous sommes ici du coté de la Jété qui fait face au Fort Vauban

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    La meilleure vue du Fort c'est de la Jeté( en travaux en ce moment)  n c'est en cet endroit que passe les pétroliers pour rejoindre  les raffineries de Lavera, Berrre et la Mède.

    La localisation de villa Jourdain Blanc-Martin est une pure invention de l'auteur, car il est impossible d’après  l'adresse présumée d'avoir la vue décrite par l'auteur

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Le Port Renaissance  et la Criée, ici encore  Michel Bussi a pris quelques libertés, celle-ci est malheureusement fermée depuis de nombreuses années, on ne peut plus assister au ballet des chalutiers.

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    En mémoire du Chantier naval, le Provence toute une histoire sociale de Port de Bouc

     

     

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Le Port renaissance sur l'emplacement du chantier 

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Le Port sur l'ancienne base de lancement des bateaux

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     L'espace jeux devant les Aigues Douces et la plage

     

    On la trouvait plutot jolie LC

    Vue des Aigues Douces de la plage des Combattants ou grand Mur juste devant chez moi

     

    On la trouvait plutot jolie LC

     

    Les Aigues Douces vue de la plage de la Pointe Vela

     

     

     

     

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    Butterfly Dreams LC Gaelle   Corin a vingt-cinq ans, une boutique qui marche bien et… une peur panique de mourir jeune. Chaque semaine lui apporte son nouveau lot de symptômes plus inquiétants les uns que les autres, jusqu’au jour où, persuadée d’avoir un problème cardiaque, elle intègre un groupe de soutien.

    C’est là qu’elle rencontre Beckett. Beckett dont le cœur s’est arrêté un beau matin. Trois minutes. Trois minuscules minutes qui ont changé sa vie à jamais. Finis le saut à l’élastique, les matchs de foot endiablés et les voyages au bout du monde. Désormais, il est malade. Mais, quand le destin projette ces deux âmes blessées l’une contre l’autre, c’est peut-être leur chance de réapprendre à vivre… et à aimer ? Une bouleversante histoire d’amour et d’espoir

     

     

     Editeur : Harlequin
    Genre: romance sentimentale, Sick-lit
    Date de sortie: 10/05/2017
    Prix du livre papier : Broché : 7,90€
    ISBN: 2280369699  

    Disponible en e-book : 7,99€ 

     

     

     

    Chick-lit romance ?

     Je ne sais dans quelle catégorie ranger cette drôle d'aventure dans laquelle nous entraine l'auteur, entre humour et sérieux du thème principal.

    Corin est un sacré personnage totalement névrosée,a-sociale,hypocondriaque et même égocentrique.  Sa peur de mourir  rend le personnage tantôt touchante, tantôt irritante (très irritante) quand face à elle Beckett vit quand à lui avec une épée Damoclès sur la tête et une vraie pathologie cardiaque.

    Comment un jeune homme aussi équilibré peut-il s'enticher d'elle ?

    Au fil des pages je me suis attachée à eux, éprouvé de la compassion pour Corin malgré sa perturbante personnalité, son coté paranoïaque. A mon sens ça passe ou casse, je ne pense pas qu'il puisse avoir de demi-mesure dans les sentiments que suscite cette héroïne chez le lecteur. Il faut dépasser la façade et de chapitres en chapitres on ne peut que comprendre sa plus grand frayeur et ses tentatives pour tenir les autres à distances jusqu'à sa rencontre avec Becktt qui va bouleverser son univers, son mode de pensée, l'incitant à vivre l'instant présent.

    Le chemin ne sera pas facile. Pas évident d'apprendre à relativiser, revoir ses objectifs, de voir le verre à moitié plein. C'est la leçon que Beck a apprise. Quand on flirte avec la mort, il faut vivre chaque minute comme si c'était la dernière, il faut revoir ses priorités car dans ce contexte la vie prend une toute autre dimension. C'est le message de l'auteur dans ce roman. C'est triste alors et l'on sombre dans le mélo ? Eh bien non pas du tout.

    Les reparties sont drôles,j'ai souri et ri parfois devant les efforts de Beckett pour apprivoiser Corin avec un humour comme il le dit lui-même parfois douteux.

    J'avoue que plus j'avançais, plus j' appréhendais l'issue, vu le thème il y aurait-il un happy-end possible?

    Corin n'est pas malade mais Beckett comme tous les cardiaques peut voir sa vie s’arrêter, bien qu'il est fait son deuil de sa vie passée de ses activités physiques intenses, j'ai eu peur pour lui à plusieurs reprises.

     C'est que Beck est un jeune homme  comme  toute jeune femme rêve de rencontrer, doux attentionné affectueux, parfait si parfait que Corin ne peux imaginer qu'il s’intéresse à elle.

    Une romance drôle qui m'a fait trembler pour son personnage principal.  Moi les fins à la Avant toi de Jojo Moyes ça me mets à l'envers à la fin de ma lecture. 

    Le final est explosif et inattendu à coté du reste de l'intrigue un peu trop lisse  malgré le comique de certaines situations, peut-être même un peu trop abracadabrantes (peut-on réellement aller a un groupe de soutien et passer sous les radars ?).

    Toutefois l’auteur fait bien passer le message, malgré les nuages il faut rester positif, garder espoir, s’apitoyer ne sert a rien et empêche de profiter pleinement de chaque minute. Oui nous mourrons tous demain, certains sont prédestinés a partir plus tôt que prévu mais quoiqu'il en soit comme tente de l’enseigner Beck à Corin, il faut vivre pleinement chaque instant.

    Une lecture qui a commencé sans grand enthousiasme je dois le dire, Corin m’énervait un peu. Puis au  fil des pages la personnalité et le passé de l’héroïne s'expliquent et l'on s'y attache. Je déplore que le personnage d' Adam ne soit pas assez développé sur certains points, même si dans les derniers chapitres il en dévoile un peu.

    Je ressors toutefois avec un sentiment ambigu, j'ai compris au voulait en venir l'auteur mais je ne sais comment l'expliquer, il manque quelque chose que même l'émotion ressentie avec le final et me laisse avec un gout de pas assez de ne je ne sais quoi.

    Ah je disais en début de chronique que je ne savais pas dans quelle catégorie le ranger et bien c'est du sick-lit.  Vous ignorez ce que c'est ?  Eh bien moi aussi jusqu'à cette heure et Avant toi de Jojo Moyes en fait partie.

    Il s'agit de romans  qui mettent en vedette des adolescents aux prises avec des maladies terminales, des automutilations et des dépressions. Bon ici il s'agit pas d'ado.

     

     

     

     

     Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

     

    "IL fallait que je continue à vivre. Attendre de mourir n'était pas une option"

     

    "je l’aimais de chaque partie de mon corps? Les mots n'avaient aucune importance; Le silence et l'amour étaient rois"

     

    "Je vis pour moi moi. Et ça justifie tous les sacrifices."

     

    "Ma vie entière avait basculé en un instant. J’étais aussi en colère? En colère d'être toujours en vie parce que à quoi bon ?"

     

    " C'etait ce qui m’était le plus dur depuis mon infarctus? Vivre avec cette ombre toujours tapie dans un coin de ma tête."

     

    " j'ai besoin de quelqu'un de capable de naviguer avec moi, peu importe la taille des vagues"

     

    "J'étais fasciné par son honnêteté. La vérité brute des mots"

     

    "-Arrêtez de voir  votre vie comme un compte à rebours Considérez-la plutot comme une odyssée. Ne soyez pas  obnubilée par la fin du voyage?Profitez de l'instant présent"

     

    "- C'est vrai. Et s'il y a une chose que j'ai apprise depuis que j'ai failli mourrir, c'est qu'il faut se cramponner  aux choses qui comptent.Les passions, les personnes qui nous rendent heureux"

     

    ""-Quand je te regarde , ce n'esty pas l'homme qui pourrait mourir que je vois. Je vois celui qui a le pouvoir de me dévaster."

     

    © A. M Walters

     

     

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    Comment je suis devenu Malcom X   Les parents de Malcolm l'ont toujours poussé à réaliser ses rêves. Mais comment Malcolm Little peut-il continuer à espérer après le meurtre de son père et l'internement de sa mère en hôpital psychiatrique ? D'autant que ses professeurs lui rient au nez lorsque Malcolm leur confie vouloir devenir avocat. Devenu orphelin, privé de ses frères et soeurs, Malcolm décide de fuir ce monde dominé par les blancs, d'abord à Boston, chez sa demi-soeur, pour s'étourdir de musique, d'alcool et de danse, avant de partir à Harlem, et de devenir un escroc accompli. Emprisonné pour vol à l'âge de 20 ans, Malcolm découvrira la religion musulmane, rencontrera la foi et deviendra Malcolm X, grand prêcheur militant pour la défense du peuple noir.

     

    Editeur : Bayard ( 18/10/2017)  
    Collection : Jeunesse
    Langue : Français
    ISBN 2747090469  
    Prix éditeur : 17,90
    Disponible en e-book :11,99€ 

     

     

     

     

    Qui ne connait pas Malcom X et son tragique destin ? Mais que connait le public de l'avant Malcolm ? De son chemin semé d'embuches qui déterminera sa destinée ?

    C'est ce que nous raconte sa fille Ilyasah  Shabazz dans cette fiction ( c'est elle qui le précise)sous forme de biographie narré par le protagoniste principal Malcom Little, ce qui rend la lecture plaisante.

    C'est la période de 1925  à 1946 qui sera la toile de fond de cette aventure humaine, bien avant que Malcom devienne  El-Hajj Malek El-Shabazz, la somme de tout ce qu'il a été, le fils de son père,Malcolm Little, Red, Détroit Red.

    C'est ce le message que veut faire passer sa fille.  Un destin tout tracé ?   Le destin que l'on se choisit avec les moyens que l'on se donne malgré les embuches et le chaos ?

    L'auteure est claire dans ses notes, elle veut donner l'espoir à tous ceux qui doutent, qui chutent en leur montrant à travers ce récit, que la preuve en est, son père malgré son passé a pu devenir ce qu'il a souhaité être.

    Donc nous le suivons de la petite enfance  durant laquelle notre protagoniste vole pour étancher sa faim, à sa porte de sortie en allant vivre avec sa demi-sœur Ella et son penchant pour la rue.

    Ses rencontres feront de lui un petit voyou, tenté par l'argent facile,ébloui par son succès auprès de filles, et l'acquisition d'une sorte de statut social, alors que ses rêves ont été brisés ne pouvant être avocat car  il est Juste un nègre.

    Ce n'est donc pas que les aventures chaotiques de Malcolm que nous fait partager Ilyasah Shabazz, mais la vie d'un peuple victime de la suprématie blanche, de ségrégation, mais aussi tout un art de vivre à travers  l’influence  musicale marqué par le jazz et les plus grands musiciens de cette époque Duke Elligton, Billie Holiday et sa célèbre chanson Strange Fruit qui fait allusion aux lynchages et aux pendaisons. C'est l'époque des zazous, du défrisage des cheveux et d'un mode vie de l'après guerre que nous offre l'auteure. Tout une atmosphère particulièrement bien retranscrite dans laquelle le lecteur s'imagine rire et danser, mais aussi s'insurger et s'apitoyer.

    Donc être noir en 1930 n'est pas une sinécure, encore plus quand on est militant, que l'on se bat pour le droit des noirs et que les messages du père prêcheur (chrétien) ne sont plus que des mensonges pour le jeune Malcolm qui trouve alors dans la rue et les escroqueries ce qu'il croit sa place.

    Alors comment suite à son incarcération ce jeune délinquant a pu devenir ce leader luttant pour le droit de Afro-Américains et devenir un figure emblématique? 

    Eh bien cette période de prison n'est pratiquement pas traitée dans ce roman, dommage.

    J'aurais aimé en savoir plus. Comment et pourquoi toute une famille élevée dans la foi chrétienne dispensée par des parents aimants l'abandonne pour la religion musulmane ? Que trouve-t-on de plus ?

    J'ai beaucoup de mal à comprendre ce revirement religieux, j'aurais donc aimé savoir ce que le jeune Malcolm a trouvé comme écho dans la Nation of Islam. 

    Au terme de ma lecture je m'interroge toujours sur cette question existentielle du destin.

    Que serait devenu Malcom si Ella ne l'avait pas accueilli chez elle, S'il avait suivi le chemin qu'elle souhaitait pour lui, S'il n'avait pas fait certaines rencontres ?

     Oui cette histoire nous fait nous interroger sur notre destinée. Sommes nous victimes de nos choix ? Les écueils comme pour Malcolm sont-ils nécessaires pour grandir ? Sont-ils nécessaires pour que la somme de tout fasse ce que nous sommes ?

    Qu'est-ce que le Destin ?

    Celui de Malcom était-il tout tracé et qu'il devienne comme l'avait prédit son père un grand prêcheur ?

    Je pense qu'il n'existe aucune vraie réponse, alors chacun penchera pour ce qu'il veut, c'était la Destinée de Malcom de devenir El-Hajj Malek El-Shabazz , où il l'est devenu suivant ses propres choix, mais la encore est-ce vraiment des choix ?

    Je conclurais en disant que ce fût une lecture passionnante, me revoyant sans cesse à des recherces plus approfondie sur le personnage, le contexte musical, la danse pour ce que je connaissais pas de ce cette toile de fond.

    Et j'avoue avoir très envie de lire l'autobiographie de Malcom X, mais il semble que l'édition soit épuisée. Peut-être que suite à ce livre, elle sera relancée qui sait.

    Un roman jeunesse, mais pas que pour les ados, à l'écriture fluide, qui transmet des valeurs et qui est ludique tout en étant éducatif, traitant d'une période de l'histoire à la fois culturelle et sociale. Merci à babelio Masse critique privilège et les éditions Bayard pour ce roman

     

     

     

     

    Strange fruit

     

     

    Une image bien différente de celle que l'imagine à travers le portrait brossé par sa fille  dans ce livre.

     

    Extraits citations

     

    "- Ils me prenaient  tous pour une Blanche. C'est ma seule façon d'avoir du travail"

     

    " A partir de cet instant j'ai arrêté de prêter attention à ses paroles. Notre père n'était pas là. Il n’était plus là et moi j'avais faim"

     

    "Mon père n'aurait jamais pu se comporter comme ça. Il savait se défendre, ne jamais s’incliner. Idem pour ma mère; Voilà pourquoi le monde des Blancs les avaient broyés"

     

    "-Peut être que si le monde était juste, mais tel qu'il est, on doit se serrer les coudes,ajoute-t-il (... )Tu le saurais, si tu ne venais pas de nulle part"

     

    "- C'est la vraie vie mon garçon a repris Mr Ostroxski. Meme si tu es excellent en classe, une fois franchies ces portes, tu es juste un Nègre"

     

    Ma vie en a été bouleversée. Quel intérêt de retourner à l'école après cette révélation ? Je n'avais pas besoin de diplôme de fin d'études secondaires pour être un Nègre"

     

    " Qu'on l’appelle Dieu, qu'on l’appelle Allah... Je ne vois qu'une chose : aucun dieu ne se préoccupe de nous. Sinon pourquoi seront-on ici ?"

     

    "la prison est faite pour vous briser, mais je suis déjà en pièces. Ces  barreaux ne peuvent rien me prendre qui m'est déjà été enlevé"

     

    "tout ce qui s'est passé avant cez jour compte; je suis la somme de ce que j'ai vécu jusqu'ici"

     

    " Je suis le fils de mon père. Ils seront toujours à mes trousses. Mais je ne plierais jamais"

     

     

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    Burning dance    Le passé peut laisser des traces bien plus profondes que quelques cicatrices sur le corps. Sin, en perpétuelle fuite de ses démons, en sait quelque chose.

    Elle arrive bientôt à bout des promesses qu'elle a juré de tenir. Il ne lui en reste plus qu'une à honorer avant d'être libérée. Pour ça, elle doit atteindre la finale du plus grand concours de danse des Etats-Unis.

    Rien ni personne ne la fera dévier de son objectif. Pas même ses nouveaux colocataires, et surtout pas Jolan !

    Mais si un ancien serment venait tout bouleverser ?

    Ouvrir les pages de cette New Romance, c'est accepter de ne pas en ressortir indemne.

    Percutant, incisif et passionné, découvrez le nouveau coup de cœur de Fyctia et Nisha Editions

     

    Editeur : Nisha ( 10/11/2016)  
    Collection : Diamant noir
    Langue : Français
    ISBN 2374133966   
    Prix éditeur : 16,99
    Disponible en e-book :  

     

     

     

    A force d'en voir la pub sur Facebook je me suis laissée tenter

    En toile de fond la danse et cette préparation au DOTY , ce concours de danse crew célèbre aux USA.

    Bien de ce monde je connais rien, donc je le laisse transporter dans cet univers inconnu dans lequel la musique et la danse est un art par l’intermédiaire duquel un danseur puet parler aux autres avec son corps.

    L'intrigue est particulièrement nouvelle et d'une grande originalité.

    Sauf que les trop nombreuses scènes de sexe cassent le rythme de cette magnifique romance dramatique émouvante.

    Est-il vraiment nécessaire  de nous les faire partager dans le détail, ( je dis bien dans le détail, parce que je comprend la place du sexe chez Jolan, il détermine sa personnalité et l'évolution de son personnage), un trop grand nombre de fois ?

    Que dire du langage cru de nos protagonistes ? Eh bien j'avoue qu'au bout de 455 pages, j'étais gavée de sexe et de vulgarité.

     Une fois encore je déplore ce besoin de remplir des pages et des pages de passages inutiles alors que le thème principal est tellement fort qu'il n'a besoin de rien pour séduire le lecteur.

    Les personnages sont attachants, touchants avec leurs passés qui déterminent ce qu'ils sont. Certains plus que d'autres bien sur, mais tous on leur place dans cette aventure.

    L'on devine assez vite le passé de Sin, et les liens qui lient Old et Jolan. Mais ce n'est pas le plus important. Non le plus important est l'évolution de la relation Sin/Jolan et la place des promesses.

    Que dire du final ?

    C'est waouh ! C'est émouvant à vous nouer la gorge.

    Je me demande si C. S. Quill connait le milieu de la danse street, parce que quand elle s'y colle, le résultat est convaincant, enfin pour moi qui n'en connait rien. Je regrette que le thème de la danse, bien que présent soit toutefois un peu négligé au profit des scènes de sexe, car c'est une romance plus  centrée sur le sujet que j'attendais.

    Il faut toutefois reconnaitre que l'auteure se rattrape bien à la fin et j'avoue avoir été scotchée.

    Bien que j'ai trouvée un peu trop long la version intégrale, et avoir du donc faire avec les scènes érotiques trop nombreuses de mon point de vu, je me suis laissé transporter au fil des chapitres de cette aventure plutôt intense, narrée par plusieurs protagonistes, Sin Jolan, Erin, Paul, Cathy et petit bonus Carlos et Brennan en fin de roman.

     

     

    Extraits citations

     

    "- j'en pouvais plus de ce cahier de malheur tu sais mais au final, comme tu tu le disais toujours, tenir une promesse c'est rester en vie"

     

    " L'amour pour moi c'était Erin et seulement Erin. Je  ne peux  le décliner en dehors d'elle"

     

    " Elle ne sait pas ce qui l'anime. Mais son souffle a le gout de la vie."

     

    " les émotions  profondes  qui y sont lires s’essoufflent et s’évanouissent avant d'arriver à mon ale. Je suis une sorte d'hybride entre une accro au sexe  et une nana blasée"

    © C.S Quill

     

     

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