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    Quand la vie vient chambouler votre univers, vivez l'instant présent, on a toujours le temps de regretter plus tard

     

    On regrettera plus tard

    L'irruption d’Éric et d'Anna-Nina un soir d'orage dans la vie de Valentine, institutrice dans un hameau du massif Vosgien, est un véritable coup de tonnerre. À la fillette brûlante de fièvre, au père brisé par la vie, Valentine va offrir plus qu'un simple toit. Avec tendresse et franchise, elle va bousculer les certitudes de ce père solitaire et modifier leur trajectoire toute tracée.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre: Romance sentimentale
    Date de sortie: 2/3/2016
    Prix du livre papier : Broché : 19,50€  Pocket : 6,95€ 
    Version numérique: 7,99€  Audio : 21,50 € 
    Nombre de pages :  320

     

     

     

    On regrettera plus tardUne fois de plus Agnès Ledig enchante, ou pas, ses lecteurs par cette belle romance, sa plume magique, poétique et musicale, ses dialogues teintés d'humour et de métaphores.

    Cliché, cliché crient certains ! 

    Une histoire facile avec trop de bon sentiments, ses personnages presque trop parfaits disent d'autres.

    Oui, je confirme. 

    Cependant, c'est le style d' Agnes Ledig et moi je kiffe de lire des romances feel-good de temps en temps.

    Ici on s'attache aux personnages, se laisse émouvoir par les thèmes récurrents , deuil, reconstruction, amour, amitié sans faille. 

    Parce que l'auteure brosse avec justesse et beaucoup de sensiblerie le portrait psychologique de ses protagonistes, de belles âmes de celles que l'on voudrait pour amant, pour ami. De ceux qui ont de belles valeurs morales, qui les partagent, les mettent en pratique. Ceux dont la générosité  est sans faille, l'épaule sur laquelle s'appuyer solide et toujours là quand il faut.

    Un récit exempt de violence, juste de la tristesse et de la souffrance pour ceux partis trop tôt. Des émotions que l'on ressent profondément qui vous donne envie d'être celle sur qui Eric pourrait se reposer, s’épandre et se faire du bien, nous en offrant en retour.

    Le lecteur s’émeut donc au fil de la narration à plusieurs voix, tantôt celle de Valentine, tantôt celle d' Eric et d'un narrateur extérieur qui raconte l'histoire de Suzanne en 1944.  Nous oscillons donc entre présent et passé, curieux de découvrir le lien avec nos protagonistes.

    Outre Eric et Valentine, nous nous attachons à Anne-Nina, cette gamine de 7 ans qui ne vit pas une vie ordinaire. 

    C'est contraints qu'ils du demander de l'aide à Valentine et cette nuit d'orage va bouleverser la vie et les projets de nos personnages. Personnages en proie aux doutes sur les bonnes décisions à prendre pour le bonheur de Nannie la gamine.

    Une enfant mature, qui est très réceptive aux émotions comme le sont les enfants, il suffit de plonger dans nos propres souvenirs pour s'en persuader. Les enfants perçoivent beaucoup de choses que ce que les adultes s’imaginent. Nul de peut l'ignorer. Ce qui rend le personnage crédible, émouvant.

    En parallèle à l’histoire Eric/ Valentine/ Nannie, l'auteure fait la part belle à l'amitié entre un homme et une femme avec la relation exceptionnelle entre Gaël et Valentine, peut être avec une petite part anecdotique au vue de la dédicace. Une image de l'amitié avec des liens puissants, une forme d'amour autre que charnel.

    Agnes Ledig traite d'un autre thème  : la psychogénéalogie, un sujet qui me tient à cœur, et une méthode à laquelle je crois, et ainsi vient de permettre l'entrée en scène de Suzanne, notre femme du passé et explique les peurs de Valentine face à l’engagement et un sentiment étouffement.

    Un autre personnage a son importance dans cet histoire, c'est Gustave, le pépé que tout le monde rêve d'avoir. L'image du grand père idéal. Oui je sais ça fait beaucoup de personnages plus que parfait. Mais ils font du bien au moral.

    Je remercie ma nièce qui a eu la gentillesse de me prêter ce livre reçu à Noel alors qu'elle ne l'a pas encore lu. Ça tombait bien, j'avais en projet de le lire. 

    Une fois de plus  Agnes Ledig nous offre de belles aventures livresques  dans la même veine feel-good, avec de l'émotion, des mots qui chantent, du rythme, des paroles douces amères  qui vibrent d'espoir et de bonheur à partager, avec un dénouement en demi-teinte, jusqu'à ce que sache qu'il faut lire la suite De tes nouvelles pour aller jusqu'au bout de l'aventure d' Eric, Valentine et Anna- Nina. En attendant tachons de ne pas oublier le message de Sylvie, ici et maintenant, qui me rappelle celui de Nick dans Juste un défi entre nous, quitte à On regrettera plus tard.

     

    L'auteure :

    Nationalité : France 

    Biographie

    Sage-femme en Alsace, Agnès Ledig, 40 ans, s'est mise à écrire pendant la maladie de son fils Nathanaël, atteint de leucémie. Pour répondre aux questions que posaient tous ceux qui se préoccupaient de Nathanaël, elle tenait un bulletin hebdomadaire. Un professeur de médecine qui suivait l'enfant lui a révélé son don de transmission et l'a encouragée à écrire. En 2011, coup de cœur du grand prix des lectrices de Femme Actuelle, elle publie aux Nouveaux Auteurs, un premier roman, Marie d'en haut, repris par Pocket et pour lequel elle vient de signer un contrat d'adaptation audiovisuelle

     

    Le détail :

    Dans ce tome l'auteure aborde la psychogénéalogie et qui permet de guérir les blessures familiales empreintes dans la mémoire du corps. On y croit ou pas. Perso pour m'être penchée par hasard sur la question, j'avoue que je trouve cet abord psychologique sur le malaises de certaines personnes très intéressant et déroutant. 

     

    La parenthèse :

    Je confirme je suis toujours sous le charme d' Agnès Ledig, que j'avais découvert dans 13 à table version 2014. Il n'a pas faibli après mes lectures de Part avec lui, Marie d'en haut et Juste avant le bonheur. Une auteure dont la plume poétique et sa foi en la nature humaine qui nous concocte des romans qui font du bien. Émotions et humour toujours au rendez-vous

    Petit bémol : si l'auteure brosse parfaitement les profils psychologiques de ses personnages, elle en oublie de nous en donner le physique et leur âge approximatif. Perso, je trouve cela très dommage.

     

    On regrettera plus tard

     

     

    Extraits citations 

     

    "- il ne faut pas attendre. Il faut profiter des chose qu'on a. Pas  de celles que l'on espère"

     

    " L Homme pense avoir des certitudes, mais ce ne sont rien d'autre que des doutes qu'il n'entend pas "

     

    "Et dire que j'ai atterri ici parce que je n'avais pas de toit.

    Je n'avais plus de toi"

     

    "- Tu la perd en t'accrochant bêtement à la branche qu'elle est en train de scier. Descend de l'arbre et attend-la en bas, ça fera moins mal qu'une lourde chute" 

     

    "le manque n’apparaît  parfois que quand on voit que les autres ont ce qu'on n'a pas"

     

    " nous savions ce que nous voulions, nous avions presque tout. Et plus rien, le vide, l'absence. Juste un bébé. JUSTE un bébé. C'est terrible de dire cela. Pour moi, le juste est devenu tout. Et j'ai peur que le tout redevienne juste.  "

     

    "- (...) mais quand je vois la petite s'épanouir, je me dis qu'il ne pouvait pas en être autrement On ne sauve pas le monde, mais  on peut parfois sauver quelques personnes de leur destin quand il est mal engagé.

    - qui te dis  qu'il est mal engagé, son destin à cette gamine ?."

     

    " Car l'école, ce n’est pas que l'instruction, c'est aussi la découverte es autres et la construction de sa personnalité à leur contact."

     

    " laissez s'installer un peu d'amour au fond de vous et tout pétille à nouveau. Vous redevenez  une coupe e champagne, vous êtes le champagne, la légèreté  des bulles et l'ivresse qui va avec "

     

    "- c'est la tradition judeo-chrétienne qui l'interdit, mais aucune morale n'a à ce jour réussi à maîtriser les élans du cœur, les vrais. Depuis quand décide-t-on de ce qu'on ressent ?"

     

    © A. Ledig


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    Quand commence la maltraitance ?

    La petite fille dans le placard

     

    Parce qu'elle a attrapé la rougeole, Laurence, six ans, a été installée dans un placard pour ne pas contaminer son petit frère. Les jours passent et personne ne vient la chercher... Le récit poignant d'une enfant qui, oubliée au fil des jours, attend qu'on se souvienne d'elle.

     

    Editeur : Pocket,
    Genre: Litterature française Récit
    Date de sortie: 7/5/2009
    Prix du livre papier :  occasion uniquement
    Version numérique: 
    Nombre de pages :  192

     

     

     

     

     

    La petite fille dans le placardLaurence surnommée Lolo nous narre, dans ce récit, l'histoire d'une petite fille de 6 ans mal aimée par ses parents, maltraitée par sa nounou.

    Remisée dans un placard faute de place, afin d'éviter de contaminer le petit chouchou de maman et tata, la petite Lolo nous raconte son quotidien et l'attente de quelques mots d'amour et de tendresse.

    Ce dont est incapable sa mère. Quant au père, il se fait houspiller, traité de pervers pour des gestes innocents, jugés déplacés par sa femme perturbant ainsi une petite fille qui ignore tout geste d'affection, le plus souvent en bute aux paroles blessantes de la nounou, qui la rabaisse quand elle ne la bat pas.

    Sa condition physique fragilisée par sa pathologie et son alitement forcé va se dégrader sans qu'aucun membre de la famille ne  s'émeuve. Hormis la grand-mère à la présence malvenue dans la maison.

    Très vite l'enfant, au gré des disputes de ses parents va comprendre que sa venue au monde loin de cimenter le couple ne fait que les lier par obligation. Objet de discorde, sa présence ne fait qu'aggraver sa situation précaire et malgré tout la petite fille s'efforce de se comporter comme elle imagine qu'elle le doit afin d'obtenir un peu d'amour de sa mère.

    Dans ce récit nous constatons avec tristesse, ce besoin viscéral d'un enfant d'être aimé de ses géniteurs, de recevoir un peu d'affection et d'être entendue, rassurée, protégée.

    Mais Lolo est oubliée dans son placard avec pour seule présence sa tortionnaire et les visites bien trop fugaces d'un petit frère de 3 ans.

    Au fil des pages, on s'inquiète pour l'état de santé de la gamine, dont les seules visites sont celles d'une grand-mère aimante qui va prendre tous les risques pour sa petite fille.

    On s'insurge de la malveillance de la nounou, de l'immobilisme d'un père en retrait, assujetti à sa femme et à  ses décisions dussent elles mettre la vie de leur fille en danger. 

    Le récit, court certes, suscite beaucoup d'émotions, narré par Lolo, pas avec ses mots d'enfants, à distance de ce douloureux souvenir comme le témoigne la description d'un autre événement pénible dans la vie de la jeune femme qu'elle est devenue.

    Le dénouement est surprenant, le suspens perdurant assez longtemps pour nous tenir en haleine et nous émeut tant on ne peut comprendre de tels comportements de la part de parents. Nos cœurs de mères crient leur colère devant de telles situations.

    La petite fille dans le placard

     

    L'auteure : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Marie Lincourt, alias Florence Hugodot, née Florence Quétand à Paris, est une écrivaine et journaliste française.

    Mariée et mère de huit enfants, Marie Lincourt a fait des études de psychologie avant de se lancer dans la littérature. Elle sort son premier roman à 24 ans, fait du mannequinat, et devient parallèlement journaliste tant dans l'évènementiel, la politique, la médecine que le tourisme.

    Marie Lincourt va vivre tour à tour en Nouvelle-Calédonie, aux Antilles, et au Sénégal. Son métier de journaliste et photographe touristique pour des magazines spécialisés et généraux comme Le Quotidien du Tourisme, Match, Télé7Jours, Femme actuelle, Version Femina... la font également voyager à travers le monde sur tous les continents (Laponie, Calédonie, Birmanie, Pérou...). Elle vit aujourd'hui à Paris.

     

    Le détail : 

     Le cœur d'une mère n'est-il pas assez gros pour aimer plus d'un enfant, au point de commencer par faire des différences, et finir par détester cet enfant non désiré ?

    Parmi les autres thèmes, on peut s'interroger sur la part de responsabilité de celui qui fait mine de ne rien et le proverbe  Qui ne dit mot consent vient ici prendre tout son sens. Car le père n'est-il pas alors tout aussi coupable que sa femme pour avoir laissé faire ?

     

    La parenthèse :

    Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. 

     

    Extraits citations

     

    " Mais plus ils aimaient mon petit frère et moins s'ils s'occupaient de moi. Comme si leur amour n'était pas assez grand pour nous deux. "

     

    "Soudain j'ai 6 ans. Je suis toute petite, j'ai peur, je veux qu'on me serre dans les bras et qu'on me dise qu'on m'aime, qu'on M'AIME !"

     

    "Il fait noir, tout noir. Je grelotte. Mon dos ruisselle. J'ai peur, oh tellement ! J'entends des voix, je colle mon oreille à la porte. Un petit rai de lumière filtre par l'entrebâillement, mais mon placard à moi est dans l'obscurité presque complète."


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     Une opération commerciale dans la même veine que Calendar Girl

     

    International guy : ParisUn homme au service des femmes. 

    International appartient et est dirigé par Parker Ellis, un homme à femmes doté d'un QI élevé et d'une énorme libido. Il est le coach le plus populaire et le plus efficace du monde en matière de vie et d'amour. Il est également suffisamment intelligent pour savoir qu'il ne peut pas gérer sa multinationale seul. Il engage donc deux de ses amis dont les compétences complètent les siennes. Ils forment à eux trois une équipe de Dream Maker, Love Maker et Money Maker. Ils conseillent aussi bien les femmes les plus riches du monde, les stars de Hollywood que des familles royales européennes ou des PDG de groupes multinationaux. Et, parfois, ils ne peuvent pas s'en empêcher, les choses s'emballent et ils finissent dans le lit de leurs clientes ! 

     Editeur :  Hugo et compagnie
    Genre: New Adult
    Date de sortie: 12/7/2018
    Prix du livre papier : Broché : 9,95€ 
    Version numérique: 5,99€ 
    Nombre de pages :  180

     

      

    International guy : ParisOui, je sais, j'aurais dû m'en douter, après la lecture de Calendar Girl comment pouvais-je espérer un virage complet de l'auteure ? J'avais bien dis, haut et fort, après être allée jusqu'au bout du voyage et la grosse déception s’amplifiant au fil des chapitres, qu' Audrey Carlan, non merci, plus pour moi ! Et pourtant voilà-t-il pas que je m'y recolle ? La faute à ma binôme, en qui j'ai confiance dans le jugement vu que nous avons les même goûts et surtout les même attentes livresques, assez éloignées coté New Romance du public actuel. Je ne veux blesser personne, mais pour moi une histoire ne suffit pas, il faut qu'elle me soit racontée avec style, que je vibre pour les personnages, que mon petit coeur tombe amoureuse du mâle de service. Je veux du suspens, de la cohérence et de l'érotisme aussi, mais sciemment dosé, pas qu'il prenne toute l'histoire.

    Exigeante moi  ? À peine !

    Donc avec toutes ces attentes, eh bien forcement c'était couru d'avance. Pourtant j'y ai cru. Eh oui l'idée est originale.  Nous faire partager les aventures d'un trio de choc, d'une équipe talentueuse en coaching qui aime les femmes, cherche à les sublimer, leur donner confiance en elles. Le sexe n'est pas une option. Bref c'est là où d'entrée le bât blesse, parce que Parker n'a que cette idée en tête dès qu'il pose le regard sur Sophie.  La petite bombe insignifiante, (oui c'est 2 mots ne vont pas bien ensemble, je le  concède, soit on est insignifiant soit on est une bombe) le fait b.... à mort ! 

    Eh voilà le ton est donné très vite. 

    Notre trio est super efficace. À peine débarqués ( après  7 heures de vol quand même) les voilà sur le pied de guerre. Les objectifs sont déjà établis, avant même d'avoir rencontrée la cliente. 

    Bo, le Love Maker s'attache au relooking, tandis que Parker met son grain de sel, se frotte tant et plus à la sublime Sophie (eh oui, déjà !)

    Tout aussi vite Royce maîtrise la complexité de l'entreprise que Sophie Rolland a reçu en héritage (dès le lendemain, c'est qu'ils sont brillantissimes nos nos coachs !), met en avant les problématiques de relations et autres, que notre belle Sophie va  régler bien évidement comme la femme compétente qu'elle est.

    Quel est le rôle de Parker dans tout ça ? À part mettre la cliente dans son lit ? Une cliente effacée, transparente qui se révèle néanmoins être dès le premier soir une bombasse au pieu (eh oui, mesdames, mesdemoiselles, des Louboutins et une robe rouge ça vous rend sexy et audacieuse, il ne vous reste qu'à tester, coût de l'opération 600 euros, ça va non ? On est loin de la paire de Jimmy Choo à 4000 euros  !) Bon revenons à la mission de Parker, eh bien  je cherche encore. Ok, c'est le Dream Maker ! Et donc  ? Je n'ai toujours pas de réponse.

    Non, Parker ne me séduit pas. je n’accroche pas à son personnage trop superficiellement traité. Je dois faire partie des extraterrestres qui n'ont pas été touchés par le bel Apollon comme la majorité des lectrices. Et à l'histoire, au départ intéressante ? Non plus. 

    Le décor est féerique,  LE Paris magique ! Comment ne pas rêver de plus beau décor ?

    Tous les ingrédients pour une belle aventure sont là. Il ne restait donc qu'à lier la sauce. Malheureusement, les part des différents éléments sont trop disproportionnées les unes par rapport aux autres et le résultat final s'en trouve très déséquilibré. Trop de sexe, 2/3  pour 1/3 de descriptions (merci Mon Dieu ! l'auteure ne connait pas nos vins français, nous permettant ainsi d'échapper à l'énumération des 6 verres prévus lors du repas Chez Jules Verne), oui la description c'est nécessaire mais  trop détails, vestimentaires, culinaires, c'est du remplissage quand l'action manque au menu. Et donc le dernier 1/3 est consacré à la mission ( j'avoue que j'ai été large sur le partage, à vrai dire, c'est plutôt moins qu'un tiers, mais bon on évalue tout ça à la louche, hein vous m'en voudrez pas ?).

    Et c'est de cette construction déséquilibrée que vient ma déception.  J'aurais aimé cette partie là, plus développée en accord avec ce qu'on nous a vendu, voir l'évolution de la personnalité du personnage féminin sous l'influence de ses coachs. Une différence entre, avant et après, une protagoniste à la personnalité plus affûtée, après le travail de coaching.

    À vrai dire aucun des personnages n'est abouti. Tout est terriblement superficiel, voire même truffé d'incohérences. Comment Parker, peut-il s'extasier sur les beautés architecturales des Galeries Lafayette, certes une petite merveille, il faut bien le reconnaitre, mais notre PDG semble si ébloui qu'il en embrasse Sophie sous un coup de tête ! Et d'abord qui vient acheter des jeans aux Galeries, quand on vient de claquer des sommes folles chez Dior, Gucci et Cie ? Les temples de monde pour les gens aisés ? Ils ont pas de jeans chez Dior ? Coté incohérence, je tiens à signaler que notre working girl parle 5 langues dont l'anglais et pourtant Parker la corrige sans cesse pour l'emploi erroné de son vocabulaire  ? Bizarre non ?

    Oui je sais, je fais ma chi...se.  Je suis dé..so...lée, mais c'est trop énorme et tout est si inintéressant que je ne peut m'empêcher de relever les faiblesses du texte.   

    L’entrée en scène de la cliente suivante est quant à elle, des plus prévisible et l'évolution de la série cousue de fil blanc, tout à fait dans la lignée de Calendar girl, avec son style affligeant et je me désole de voir que pour beaucoup peu importe le contenu pourvu qu'on ait l'ivresse. Après tout, c'est ce qui a fait le succès d' Audrey Carlan.  Malheureusement pas d'effet pétillant chez moi, ni aucune émotion pour ce premier tome, cette mise en bouche.  Néanmoins, comme je suis très curieuse, et que j'ai le tome 2 dans ma PAL, je vais aller voir ce qui se passe et peut-être que Bo et Royce vont m'amuser dans le prochains tomes avec des rôles plus audacieux.

     

     

    International guy : Paris

    L'auteure : 

    Nationalité : États-Unis 
    Biographie : 

    Audrey Carlan est l’au­trice de la série "Calendar Girl" (2015), le dernier triomphe de la littérature érotico-romantique, qui s’est déjà vendue à 15 millions exemplaires à travers le monde. 

    Grâce à un concept innovant avec un livre chaque mois, les fans pourront suivre tout au long de l'année les aventures de Mia Saunders. Une jeune femme contrainte de devenir escort girl pour éponger les dettes de son père.

    Cette série phénomène a instantanément rencontré son public dans le monde entier, en entrant notamment dans les listes des meilleures ventes du New York Times la première semaine de sa sortie.

    Audrey Carlan vit en Californie avec son mari et leurs deux enfants.

     

    Le détail : 

    L'originalité de la série réside dans le fait de faire parler un homme de ses ressentis et émotions. Personnellement j'apprécie beaucoup cette approche dans les romans. D'un autre coté, Audrey Carlan fait voyager ses lecteurs à travers le monde dans des villes mythiques, vu la précision avec laquelle elle nous a fait visiter Paris, ville que je connais, j'ai donc pu m'y retrouver, je ne doute pas qu'elle enchantera les lectrices. 

     

    La parenthèse :

    Il me faut  reconnaître qu' Audrey Carlan est brillante, oui j'avoue malgré tout ce que j'ai dit de négatif, car elle est parvenue à  fédérer son public autour d'une saga en 12 tomes, chacun étant très court au demeurant, et elle sait tirer profit de ce filon avec une nouvelle saga dans le même ordre idée qui va, je n'en doute pas devenir un nouveau best-seller. Nos petits retours négatifs ne changeront rien à son succès qu'elle ne doit pas à sa plume, mais un coup de marketing astucieux avec ses tomes courts qui incitent les lecteurs à aller jusqu'au bout de l’aventure. Le coût de l’opération reste élevé pour celle qui  souhaite posséder la version papier. Il est préférable, à mon sens de se la faire prêter, à 10 euros le tomes X 12, ce qui donne un total de 120 euros ( la moitié pour la version numérique) pour une série plutôt médiocre, et des tomes à la couverture pas si terrible, celle en VO n'est pas terrible non plus. La voici.

     

     

     


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  • Comment vivre un amour jugé répréhensible par la société alors qu'aucun lien de sang de vous unis ? Comment alors que cette relation est assez compliquée, elle peut survivre à un drame ?

    Jeux interdits

    Parce qu’aimer un enfoiré, c’est déjà un challenge en soi, mais aimer son demi-frère… c’est presque hors la loi.
    À 15 ans, j’ai rencontré mon pire ennemi. Sauf que Tristan Quinn était aussi le fils de la nouvelle femme de mon père. Et que ça faisait de lui mon demi-frère. Entre nous, la guerre était déclarée. Et on n’a pas tenu deux mois sous le même toit.
    À 18 ans, le roi des emmerdeurs revient du pensionnat où il a été envoyé pour le lycée. Il a son diplôme en poche, les yeux les plus perçants qui soient et un sourire insupportable que j’ai envie d’effacer de sa gueule d’ange. Ou d’embrasser juste pour le faire taire.
    Entre Liv et Tristan, c’est à celui qui tiendra le plus longtemps. Sans craquer. Sans commettre un meurtre. Ou pire, sans tomber éperdument amoureux…

    Editeur :  Les Addictives
    Genre: New Adult
    Date de sortie: 10/3/2016
    Prix du livre papier : Broché : 14,90€ 
    Version numérique: 2 tomes/volume à 4,99  L'intégrale en comporte 6
    Nombre de pages :  556

     

    Jeux interditsJ'avoue, j'ai lu le tome 2 avant celui-ci, ce qui ne m'a pas vraiment posé de problème de compréhension. Cependant j'étais intriguée depuis longtemps pas ce tome 1. Et alors que les personnages de Tristan et Liv  m'avaient moyennement touchée, tout comme l'histoire que je n'avais pas trouvée transcendante ( et pour cause, vu que je n'avais pas saisi l'intensité des sentiments du couple qui est ici particulièrement décrite), je dois reconnaître que je suis tombée sous le charme de nos 2 ados.

    Le petit duo de chassé croisé, les dialogues percutants, la famille déjantée,(en particulier la grand-mère), l'ambiance électrique qui exacerbe les tensions et laisse transparaître l'attirance de nos jeunes gens, tout est maîtrisé pour séduire le lecteur et les attacher aux personnages.

    Bien évidemment je connaissais l'issue et le drame qui allait avoir un impact sur Tristan et Liv ainsi que sur les autres membres de la famille. Pour autant, malgré ça je  me suis laissée entraîner dans cette belle romance.

    Tout d'abord de part la plume des auteures, et aussi de part l'originalité de la romance, de l'interdit absurde et incompréhensible que suscite une telle relation et la part de mystère (plus trop pour moi) autour des événements et des rebondissements dont Emma Green ponctue le récit.

    Une lecture addictive et particulièrement plaisante qui nous transporte dans un cadre idyllique, la Floride et à Key West plus particulièrement.

    Je vais poursuivre l'aventure en me replongeant tout d'abord dans Jeux insolents pour me rafraîchir la mémoire avant de découvrir le tome sur Harry, le petit frère de Tristan.

    Un petit coup de cœur pour ce tome, plein de fraîcheur, avec ses pointes d'humour, ses personnages charismatiques, et ses dialogues pétillants et percutants.

     

    Jeux interdits

     

     

    L'auteur :

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Derrière le pseudonyme Emma Green se cachent en réalité deux auteures, qui aiment écrire des romances, passionnelles et passionnées.
    Depuis leur premier roman en 2013, leurs histoires d’amour ont conquit des milliers de lecteurs à travers le monde.
    Elles comptent plusieurs romans à leur actif : "Cent facettes de Mr. Diamonds", "Toi + Moi", "Call me Baby" et sa suite "Call me Bitch", "Love me if you can" et sa suite "Kiss me if you can", "Bliss : Le faux journal d’une vraie romantique", "Jeux Interdits" et sa suite "Jeux Insolents", "Fallait pas me chercher", "Corps Impatients", "Âmes Indociles". 
     
     
    Le détail : 
     
    Il faut admettre que si l'action se déroulait en France, la problématique du jugement et de l'interdit de cette relation, n'aurait certainement pas le même impact.
     
    La parenthèse  :
     
    Lorsque j'ai découvert la plume de l'auteure la première fois, avec les aventures de Vadim et d' Alma dans Toi + Moi : l'un contre l'autre, (juste pour info,  avis beaucoup moins étoffé à l'époque )j 'étais persuadée qu' Emma Green était américaine. J'étais bien loin de me douter que derrière ce pseudo se cachait 2 jeunes françaises qui combinent leur imagination pour nous offrir de belles romances made in France mais dont l'action se situe dans  tous les cas ( à ce que j'ai lu à ce jour ) Outre- Atlantique. J'avoue que  je suis très curieuse de savoir comment elle fonctionnent pour l'écriture. Question à poser lors d'une dédicace.
    En  attendant voici une explication offerte par elles-même sur le choix de leur pseudo, source Booknode. 
     

    Nous sommes deux «tout juste trentenaires » qui n’aiment pas trop parler d’elles… mais beaucoup parler d’amour et d’écriture ! :)

    Notre pseudo est un clin d’œil à la série qui a bercé notre adolescence, Friends, et à l’une des premières histoires d’amour impossible qui nous a marquées : celle de Ross et Rachel. Greene (qu’on a simplifié en Green) est le nom de famille de Rachel, le personnage auquel on s’identifiait le plus : marrante, imparfaite, un peu névrosée, très romantique, et capable de se moquer d’elle-même. Emma est le prénom de la fille que Rachel et Ross finiront par avoir ensemble… parce que l’amour triomphe toujours, c’est un fait ! Et la dernière raison : c’est un peu plus sexy que Phoebe Buffay, comme pseudo.

     (…) De façon générale, on peut dire qu’on partage la même sensibilité : on aime rire, s’émouvoir, rêver, trembler, pleurer (et croyez-nous, on a la larme facile !). Ce sont toutes ces émotions qui nous animent et qu’on essaie de transmettre à nos lecteurs. 

    (Source : Emma Green - Les Romantiques)

     
     
     Extraits citations :
     
     
    "- Je t'aime tellement... Tu pourrais me rendre si heureux que je finirais par l'oublier, lâche-t-il soudain dans un sanglot rauque et déchirant. Et je ne peux par faire ça ... je ne peux pas oublier mon frère."
     
     
    " Avec Tristan. Il est à la fois la mer calma qui m'attire, me berce, me caresse. Et la mer agitée qui me tourmente. Qui me donne la sensation de me noyer."
     
     
    "- (...) vous avez 18 ans et le droit de  toutes les folies !  Et puis tu sais les ennemis finissent soit par se détruire,... soit par s'aimer." 
     
     
    " je déteste tout de lui. Tristan Quinn n'est rien que d'aute que mon pire ennemi"
     
     
    "- non, je n'irai pas sur ce terrain làn rassure-ti. La ligne d'attente est bien trop longue"
     
    © E. M Green
     
     
     

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    Une image de votre futur peut-elle conditionner votre présent ?

     

    Comment changer son destin, s'il est déjà écrit ?
    Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé... par votre futur moi ! 

    Callie vient d'avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux " souvenir ", envoyé par son moi futur, qui l'aidera à se glisser dans la peau de la femme qu'elle est destinée à devenir. Athlète de haut niveau... Scientifique de renom... Politique de premier plan... Ou, dans le cas de Callie, tueuse. 

     

    Editeur :  Lumen
    Genre: Dystopie
    Date de sortie: 21/1/2016
    Prix du livre papier : Broché : 15,00€ 
    Version numérique: 3,99€ 
    Nombre de pages :  436

     

     

     

     Forget Tomorrow Tome 1 LCComment réagirions-nous si nous pouvions découvrir notre futur ? Aurions-nous envie de le changer, ou au contraire mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour parvenir à ce que cette fugace image de demain se réalise ?  Mais peut-on réellement échapper à notre destinée ? 

    A Eden City, à une époque indéfinie, vit une société évoluant sur la croyance que les souvenirs envoyés dans le passé, peuvent nous faire évoluer dans le bon sens, efface nos doutes sur un avenir incertain et nous conditionne ainsi à œuvrer pour l'atteinte du résultat. 

    Conditionnée depuis l'enfance, Callie attend avec impatience le jour de ses 17 ans, jour important durant lequel elle va découvrir son avenir.

    Mais tout ne se passe pas comme prévu. La veille Logan, qui ne lui avait plus adressé la parole depuis plus de 5 ans, vient vers elle. On comprend très vite que la distribution de son souvenir y est pour quelque chose et le rôle qu'il va jouer par la suite  est loin de nous surprendre.  Le jour J, la jeune fille voit son monde s'écrouler, alors qu'elle se découvre en meurtrière d'une personne qui lui est chère. Sans plus d'infos que sa vision, elle ignore ce qui va la pousser à cette acte ignoble.

    De chapitre en chapitre l'auteure nous transporte dans un monde dystopique dans lequel les dirigeants gèrent les potentiels criminels d'une drôle de manière. Leurs motivations étant de ne pas altérer les futurs de chaque individu,persuadés que le souvenir de demain doit absolument se produire, faute de répercussions en chaîne. 

    Bien évidement que doit faire quand on est au courant qu'un meurtre doit être commis ? Ça me rappelle un peu Minority Report d'ailleurs. Doit-on tout faire pour l'en empêcher ? Faire de l'internement préventif ? Peut-on punir quelqu'un pour un crime qu'il n'a pas encore commis ?

    Mais à Eden City les dirigeants ont un point de vue assez déconcertant. Dans ce monde du futur tout événement prédit doit avoir lieu afin d'éviter les conséquences sur la communauté en perturbant l'ordre du Destin. 

    Comme dans toute dystopie, l'on retrouve des partisans rebelles. Ici ceux qui refusent qu'un événement qui n'a pas encore eu lieu vienne perturber leur vie. Ils s'efforcent de contrecarrer le destin. Car comment vivre avec en tête un geste monstrueux ou un drame qui vous marque à jamais. 

    Mais peut-on vraiment modifier son destin ? Nos choix ne sont-ils pas écrits dès notre naissance ? Malgré notre volonté d'échapper à nos sombres avenirs, le Destin ne nous ramène-t-il pas inexorablement vers votre chemin initial pour que ce qui était prévu se réalise, d'une quelconque manière ? 

    Un thème et des questionnements récurrents : prédestination ou acteur malgré nous de notre propre vie.

    En dehors de ce thème Pintip Dunn vient créer quelques rebondissements avec une intrigue tournant autour de pouvoirs psychiques et la quête d'une mystérieuse clé potentiellement importante pour l'avenir de la cité. J'avoue que c'est là que l'auteure m'a perdue quand elle évoque le lien avec le souvenir futur. C'était très alambiqué pour moi.  Le seul message clair c'est qu'avoir un fragment fugace est une bonne chose pour cette société car il vous rend persévérant pour atteindre votre objectif, mais quand vous vous voyez vivre un drame ou connaitre un meurtre quelles sont vos options ? Tenter de déjouer le destin ? ou accepter cette fatalité jusqu’à son accomplissement ?  Une décision  que seule peut pendre la Callie du futur.

    Cependant le dénouement est loin de l'attendu qui se profile au cours du dernier chapitre, dans lequel nous sommes pris dans le feu de rebondissements et de révélations et qui s'achève en un superbe clifhanger. 

    Tout au long des aventures de Callie et Logan( eh oui, n'oublions pas qu'il faut un couple dans une dystopie, et un peu de  romance) l'auteure brosse des portraits aboutis des personnages, auxquels on s'attache. Les décors sont bien campés et le style est plaisant et la lecture facile. L'histoire est addictive  et tient le lecteur en haleine et curieux de découvrir la suite. D'autant plus que certaines disparitions restent mystérieuses et j'imagine que l'auteure nous réserve quelques surprises.

    Une intrigue autour du "souvenir" un peu complexe, et pas la meilleure mise en bouche pour une saga. Cependant la curiosité l'emporte sur les faiblesses de l'histoire. 

     

    L'auteur :

    Nationalité : États-Unis 

     Avant de se tourner vers l'écriture, Pintip Dunn a étudié la littérature à l'université de Harvard, puis passé un doctorat en droit à Yale où, élève brillante, elle était rédactrice en chef du Yale Law Journal. Ses genres de prédilection sont le young adult, la science-fiction et le thriller. Elle a déjà gagné plusieurs prix, et vit avec son mari et ses trois enfants dans le Maryland.

    Le détail :

    Le thème du destin est récurent dans la littérature, tout comme celui du paranormal, des capacités psychiques.

    La parenthèse : 

    C'est ma binôme Gaëlle qui m'a entraînée dans cette saga dystopique. Il était temps de varier les styles.  C'est donc sans avoir lu le résumé que j'ai débuté la lecture. Heureusement car il en dévoile beaucoup trop à mon gout c'est pourquoi, je vous offert une présentation tronqué de la 4e de couverture.

     

    Forget Tomorrow Tome 1 LC

     

     

     

     Avec Gaelle 

     

    Extraits citations 

     

    "- connaitre mon futur ne dicte pas ma façon d'agir. C'est toi qui me 'a fait comprendre"

     

    " Angela, Zed. Ils sont tellement paralysés par la peur d'un futur qui n'a pas eu lieu qu'ils chassent même l' amour de leur vie"

     

    " En bâtissant un monde sur des visions du futur, nous avons renoncé à nos rêves. perdu la passion, aussi, celle qui brûle au fond de nos âmes, entretenue par les désirs et l'infinité des possibles."

     

    "- (...)qu'est ce qu'ne vie où tu redoutes ton futur à chaque instant ? Ce n'est pas ce que j’appelle vivre "

     

    "- (...) En fait, j'espérais que ces feuilles te feraient goûter leur liberté. Nous sommes enfermées, ne ne voyons pas la lumière du jour, mais elles nous rappellent ce que c'est d'être libres"

     

    © P. Dunn

     

     

     


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