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    Un auteur à la une

     

    Comme promis c'est avec Nicolas Carteron que ma binôme de lecture, Gaëlle et moi démarrons cette mensuelle.

    C'est sur le site Babelio que j'ai, par l’intermédiaire d'une babeliote, BookiWooki, découvert ce jeune auteur en janvier 2015. Je suis immédiatement tombée sous le charme de sa plume et son imagination et, bien évidemment, j'ai partagé ce coup de cœur avec Gaëlle qui se trouve désormais, elle aussi, une inconditionnelle de l'auteur. 

    Nous souhaitons donc vous le faire découvrir et vous inciter à lire ses romans, à travers sa bio, ses réponses à une interview et une petite promenade gustative livresque en espérant vous faire saliver un peu, vous tenter surtout. 

    Nicolas Carteron est un auteur qui prend son temps avant de nous offrir ses textes. Le dernier particulièrement travaillé est un magnifique pépite empreinte de beaucoup de poésie. Tant et si bien que l'on lui pardonne de nous faire attendre aussi longtemps entre deux romans.

     

    Allez go ! 

     

     

    La bio

     

    Un auteur à la une : Nicolas CarteronL'auteur :

    Nationalité : France 
    Né(e) le : 24 janvier 1989
    Biographie : 

    Nicolas Carteron, jeune écrivain picard , lauréat du prix spécial du jury Véolia du 21e concours de la jeune Nouvelle de Nemours.
    Né à Rosny-sous-Bois le 24 janvier 1989. Il a grandi en Picardie et plus précisément à Crépy-en-Valois dans l’Oise. Doué en sciences, il s’est orienté vers des études techniques, et suivait un cursus dans une école d’ingénieur en électronique et informatique industrielle.

    Amoureux de littérature, il a réorienté son parcours pour se consacrer totalement à l’écriture qui est sa véritable passion.Le vrai déclic se fait à l’âge de 12 ans quand il a entre les mains Jessie de Stephen King. Très vite, il commence à écrire ses propres histoires, sous forme de nouvelles. 

    Le dimanche 26 septembre 2010, il rencontre Yves Grannonio, libraire, à l’occasion d’une dédicace organisée à Brie-Comte-Robert à La Librairie du Château. Ce dernier lit alors un manuscrit que Nicolas avait apporté sur place et est tout de suite convaincu du talent du jeune homme, qu’il encourage à écrire.

    Le 29 mai 2011, il est lauréat du concours de la Jeune Nouvelle de Nemours grâce à sa nouvelle : L’homme qui voulait la peau de Clint. Désormais persuadé « d’être tombé sur une perle rare », Yves Grannonio décide alors de l’éditer et crée pour cela Les Éditions Grannonio, qui publient le 19 octobre 2011 son premier roman, Une Éternité Plus Tard.

     

     

     

    Nicolas se dévoile

     

    Toi :

     

    Parle-nous de toi! 
    Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Ton métier, si tu en as un en dehors de celui d’écrivain  ? Ton lieu de vie ?

    Bonjour à tous, je suis Nicolas Carteron, romancier, j’ai écrit 5 romans. J’ai suivi un cursus scientifique avec une école d’ingénieur en électronique et informatique industrielle. J’ai été libraire et travaille encore dans les livres. J’habite en Île de France mais je vais déménager bientôt.

     

    Qui t’as donné le goût de l’écriture ?

    C’est venu naturellement lorsque j’ai tenu un stylo et Stephen King avec son roman Jessie m’a motivé à écrire mon premier roman.

     

    Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture ?

    L’art, la musique, la lecture, le sport, faire des pizzas, courir...

     

    Quels sont tes auteurs préférés ? Celui qui t’as marqué le plus

    Stephen King, Balzac, Maupassant, Cocteau...

     

    Si tu devais choisir 3 romans à emporter sur une île déserte ?

    Paradis perdu de Milton, Bel-Ami de Maupassant et une Pléïade de Balzac

     

    Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

    Excellente question, j’en ai aimé plein, difficile d’en choisir.

     

    Le dernier roman que tu as lu ?

    Ce n’était pas un roman mais un essai «La mort en face»

     

    Ton activité :

     

    Depuis combien de temps écris-tu ?

    Mes 6 ans mais sérieusement depuis mes 12 ans

     

    As-tu des rituels d'écriture? 

    Oui, je note une idée de début ou de fin et, quand j’ai un bon début et une bonne fin, je réfléchis. Je travaille. De là, une trame de quelques lignes apparaît. Je continue de travailler jusqu’à obtenir tous les chapitres du prochain roman et, ensuite, je m’isole en médiathèque pour écrire.

     

    As- tu des visages en tête pour incarner tes personnages ?

    ça m’arrive. Parfois, j’aime ne pas décrire les personnages pour que chaque lecteur l’imagine à sa guise.

     

    Quel support d’écriture préfères-tu ?

    Peu importe, l’important est que je puisse écrire

     

    Quel est ton genre littéraire de prédilection ? Envisages-tu d’en essayer d’autres ?

    Je n’ai pas vraiment de genre de prédilection, j’écris les histoires qui me viennent

     

    Combien de temps consacre-tu à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ?

    Ça dépend, je me donne des plages horaires. Quand j’arrive au dernier tiers d’un roman, l’écriture s’accélère d’elle-même.

     

    As-tu une méthode particulière pour écrire un livre ? des ficelles, des trucs, des manies, des objets fétiches, etc. ?

    Non pas vraiment, j’aime être entouré de livres, avoir des dictionnaires et des encyclopédies à portée de mains

     

    Que préfères-tu dans ton activité d’auteur ? Avant, pendant, après l’écriture ? D’autres moments ?

    J’aime toutes les étapes car elles sont propres à la réalisation d’un livre dans son ensemble. J’ai les idées qui naissent à n’importe quel moment. J’aime que les personnages arrivent à pas feutrés et me hantent jusqu’à me révéler chacun de leur(s) secret(s). J’adore la période d’écriture, celle où je vois les pages se noircir les uns après les autres. J’aime un peu moins les 427 relectures mais elles sont un passage obligatoire. Et j’adore particulièrement lorsque le livre sort, les premiers retours lecteurs et les moments privilégiés lors des séances de dédicaces.

     

    Envisages-tu l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ?

    Ce serait le rêve absolu

     

    Dans ta bibliographie, quel livre préfères-tu et pourquoi ?

    Je les aime tous pour différentes raisons mais j’ai toujours une préférence pour le dernier, donc en ce moment, «Viens, on le fait...» car il est chronologiquement plus récent et donc plus proche de ce que je suis en tant qu’individu. Je vieillis avec les livres et ils me ressemblent avec précision à un instant «t»

     

    Racontes-nous l’aventure de ta première édition et comment s’est-elle passée ?

    ---------- Joker ! 

     

    Quels sont tes prochains projets?

    Je travaille sur deux projets d’écriture en même temps...

     

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    Ton PORTRAIT CHINOIS EN 10 QUESTIONS

     Si tu étais..


    ■ Un animal ? Un hippopotame
    ■ Une couleur ? Vert
     Le titre d’un film ? La grande Bellezza
    ■ Une devise ? Force et honneur
    ■ Un(e) acteur(trice) ? Jack Nicholson
    ■ Un personnage historique ?  Leonard de Vinci
    ■ Un paysage naturel ? Une cascade
    ■ Un héros de littérature ou BD ?  Astérix
    ■ Une chanson ? Goodbye Stranger
    ■ Une œuvre d’art ? La fontaine Saint Michel

     

    Nous remercions Nicolas pour avoir bien voulu répondre au jeu des questions et nous allons conclure par une promenade gustative sur une idée originale de Gaëlle.

     

     

     

     

    Une promenade gustative avec Nicolas Carteron

     

    Les gourmandes livresques je vous invite à découvrir le restaurant 5 étoiles de Nicolas Carteron.  Un Cinq amplement mérité pour ses 5 romans au menu.

    Eh oui, les gourmandes, cessez de fantasmer, je ne parlais pas de l’auteur. Bien que la tentation soit grande, je l’avoue, il est agréable à regarder.

    Soupirez de déception… mais le jeune homme n’est pas libre.

    Contentez-vous de dévorer ses 5 pépites livresques.

    Bienvenus pour cette mise en bouche gustative, et l’on commence par l’apéritif.

    Avec l’histoire de Nilse héros de Se souvenirs de beaux lendemains. Une bonne bouteille de Jurançon moelleux à souhait accompagné d’un assortiment de tapas. Enivrant, palpitant, dépaysant.

    Je parle toujours du livre. Un plongeon dans le star system et show biz. Ivresse garantie. Un roman qui émeut aux larmes. Bien entendu, Nicolas Carteron ne s’arrêtera pas aux apparences et ira jusqu’au bout de la vérité.

    En entrée Nicolas Carteron ,monsieur aux doigts de fée nous propose un foie gras de canard mi-cuit et sa terrine de pruneaux agrémenté de sa roquette… Miam Miam.

    Bienvenus au paradis, et faites la connaissance d’Adam Rasselot d’Une éternité plus tard.

    On démarre tranquille. Rien ne presse. Nicolas Carteron donne à son personnage l’opportunité d’une seconde chance et vivre enfin son bonheur, s’il l’accepte. Une lecture douce et agréable qui titille les papilles avec sa vinaigrette épicée. On est transporté par la douleur et douceur de ce roman. Un très bon mix de goûts et de saveurs. L’auteur nous transporte dans son monde.

    Mais Nicolas peut être très mauvais pour la ligne de nôtre porte monnaie, bien sûr.

    Un premier plat/ roman et l’on est vite accro. On veut connaître la suite des festivités.

    Notre romancier enchaîne avec son plat principal.

    Un délicieux Cochon de lait à l’âtre, farci de morilles sur compotée de purée de patates douces. Un nom bien compliqué pour un plat pourtant si joli... comme...

    Elle était si jolie et son héroïne Lena, un roman puissant en bouche.

    Laissez Nicolas Carteron vous embarquer dans ce drame familial. Lena y cherche sa petite fille kidnappée. Suspense garanti. Sera-t-elle retrouvée vivante ? On avance, on tremble, on ne lâche rien.

    Toujours en appétit ? Pas d’overdose gustative ?

    Poursuivons alors sans complexe, comme il se doit, avec l’incontournable plateau de fromages

    Quand ta lettre est arrivée en est un, tout en surprises. On se demande par quoi commencer. Ce roman vous ouvre les portes du service des Lettres oubliées, celle qui se sont égarées en route par manque de destinataire. On y retrouve la finesse et la force de Nicolas Carteron, ses mots magiques qui dansent pour nous toucher. Un roman réaliste, qui s’engloutit facilement, mais il manque ce petit côté pimenté qu’on aime dans ses anciens romans.

    Il ne manque qu’une conclusion parfaite pour ce repas gastronomique. Et c’est :

    Le dessert. L’apothéose. Le Saint Graal… The dessert par excellence, surtout pour moi.

    Désolée les gourmandes, je vais être égoïste et parler de mon dessert préféré : La tarte au citron meringuée et surtout sans artifices. Simple, nette, efficace et tellement délicieuse.

    Eh oui, le top du top, c’est : Viens on le fait !

    Mélange de douceur et d’acidité.

    Un repas qui se termine, donc, en feu d’artifice gustatif, avec ce roman tout en poésie et maturité qui nourrit l’âme et le corps.

    On ne regrette pas d’avoir laissé un petite place à William James, le romancier énigmatique et la douce Anna. Une relation épistolaire qui bouleversera toutes les romantiques.

    Voilà les gourmandes, le repas est s’achève malheureusement sur cette note sucrée.

    Il est temps de vous relaxer pour une lente digestion jusqu'à la prochaine découverte. Mais il faut être très patient en attendant de découvrir le dernier cru gourmand de Nicolas Carteron.

    Je parle bien entendu d’un nouveau roman. Quand on découvre son menu gastronomique, on en peut plus s’en passer… mais notre auteur est du genre à fignoler ses plats, alors...

     

    © Gaëlle Guitton avec la collaboration de Missnefer.

     

     

    Eh voilà, nous espérons vous tenter avec cette présentation d'un auteur Français talentueux. 

     

    Un auteur à la une : Nicolas Carteron

     

    Pour lire les chroniques de Gaëlle sur les romans pré-cités, suivre Gaoulette sur Babelio. Quant aux miens, vous les retrouverez à l'aide du moteur de recherche en tapant Nicolas Carteron.

    Gaëlle  est aussi présente sur Télé Kréol dans une émission culturelle 

    La réunion Lé La ! 

     

     

    C'est terminé pour aujourd’hui ! 

     

    Rendez-vous le mois prochain avec un autre auteur auto-édité 

    Pierre-Guy Laurier et sa saga post-apocalyptique

    La longue nuit

     

     

     

     


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    La faille du tempsDans une ville américaine évoquant la Nouvelle-Orléans en proie à une terrible catastrophe naturelle, un afro-américain et son fils découvrent une terrible scène de crime et un nourrisson, qu’ils décident de sauver et qu’ils baptisent Perdita, la fille perdue. Mais comment ce bébé est-il arrivé là ? 

    C’est ce que Jeanette Winterson, dans son style unique, s’applique à démêler dans cette adaptation de la tragédie shakespearienne Le conte d’hiver. Sous sa plume, le roi jaloux du Conte devient un odieux financier londonien paranoïaque et obsédé par la crise de 2008 ; son ami de toujours, le roi Polixenes, un doux rêveur ; Xeno, un créateur de jeux vidéo. Et MiMi, la femme de Leo, une chanteuse à succès. Lorsque Leo se persuade que MiMi et Xeno entretiennent une liaison et qu’il lui faut agir, tous les ressorts de la tragédie sont en place. Superbe réflexion sur l’avidité et le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’envie, La faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent de l’auteure

     

     

    Editeur :  Buchet Chastel
    Genre: Thriller Collection Les Escales Noires
    Date de sortie: 7/02/2019
    Prix du livre papier : Broché 22,00€ 
    Version numérique: 1,99€ 
    Nombre de pages: 320

     

    La faille du tempsJe remercie  Les Editions Buchet-Chastel pour cette avant première, Babelio et ses Masses critiques qui me permettent de faire de magnifiques découvertes livresques en particulier dans le cadre de Masse critique privilège. Cette fois-ci n'a pas failli à la règle. ce roman je l'ai dévoré en presque une journée. 

    L'originalité réside dans le fait que l'auteure , - que je ne connaissais -, transpose une oeuvre de Shakespeare dans un univers contemporain.  Curtis Sittenfield s'y ait essayé, et même si j'ai apprécié cette reprise d' Orgueil et préjugés,  dans son Un bon parti, elle n'égale en rien le talent de Jeannette Winterson.

    En début de roman,  l'auteure nous brosse, les grandes lignes de Le conte d'Hiver, puis se lance dans le récit d'un drame moderne dans lequel se mêlent : vengeance, tragédie pardon.

    Et c'est là que réside la force de cet exploit avec cette pièce revisitée, car l'auteure nous fait prendre conscience de l'immortalité de  l'oeuvre de Shakespeare et de son talent, mais aussi que plusieurs siècles plus tard ses thèmes de prédilection sont toujours d'actualité. 

    Car l'histoire concoctée par Jeanette Winterson est criante de crédibilité, ses personnages particulièrement bien campés, la plume, d'une extrême finesse, empreinte de poésie et elle m'enchante tant j'aime le son des mots, le roulement des phrases qui me bercent d'une douce musique. Que dire de l'approche psychologique et philosophique qui font écho en moi ?  Des thèmes abordés, le temps que l'on voudrait remonter parfois, à l'image de Superman sauvant Loïs Lane, de l'avenir que l'on construit sur notre passé, de l'amour qui peut se transformer en haine, de cette aptitude à pardonner ou pas, des liens plus fort que les liens biologiques... ?

    Jeannette Winterson prend quelques libertés avec l'idée de départ et la fin en pointillée ne prend pas le chemin de celle écrite par le grand William Shakespeare. Elle s'adapte à notre temps. 

    J'ai adoré ce roman, ce récit qui m'a tenu en haleine curieuse de l'issue finale. Je me suis attachée ux personnages, à certains plus que d'autres et même Léo parvient à vous toucher malgré son caractère ignoble.  J'ai souri, ri  à de nombreuses réparties entre lui et Pauline et j'ai été aussi très émue.

    Un roman donc qui suscite de nombreuses émotions, des personnages que l'on quitte avec regrets. le contexte est bien établi, de nombreuses références, musicales et autres, un univers du jeu particulièrement développé, celui des voitures, - on y croise même la De Lorean de Retour vers le futur -; il ne manque rien pour titiller votre curiosité et croiser votre opinion sur le destin, l'avenir, le passé et ses conséquences.

    Énorme coup de cœur pour cette pépite livresque et une auteure dont j'ai très envie de découvrir d'autres romans 

     

     

    La faille du temps

     

     

     

    Extraits citations

     

    " si Dieu n'existe pas, je ne serai pas plus mal loti à ma mort. Je serai juste mort. par contre s' Il existe... mais OK, je sais déjà ce que vous allez dire  : où est-IL ?"

     

    " Dieu n'a pas besoin de nous punir. on sait le faire tout seuls. C'est pour ça que nous avons besoin du pardon. Le pardon est un mot comme le mot "tigre", on l'a filmé et il y a des moyens de  vérifier qu'il existe,  mais on n'est pas nombreux à l'avoir approché en pleine nature ou à le connaitre pour ce qu'il est. 

    Je ne me pardonne pas ce que j'ai fait"

     

    " Je découvre que le deuil signifie vivre avec quelqu’un qui n'est plus là"

     

    " la lecture était un acte si  silencieux qu'on  entendait bruisser les pages "

     

    " - tu veux jeter un œil au musée ?

    - pas le temps

    - A quoi ça sert  que le temps existe si on n'en a pas ?"

     

    "- (..) personne ne TOMBE  amoureux - l'amour c'est un mélange explosif de sexe et de désespoir, de sexe qu'il faut bien  qu'on s'en paie un peu, de désespoir parce qu'in est seul. La personne  dont tu tombes  amoureux n'a strictement aucune importance"

     

    " - il faut arrêter de parler au passé Vous ne pouvez pas changer ce que vous avez fait. Vous pouvez changer ce que vous faites. "

     

    "- (...) on discutait tout le temps pendant mes études de philo. Est ce que la vie n'est qu'une série d' accidents qui, vus de loin,  dessinent des motifs ? Comme les champs, les rivières et les maisons que l'on voit depuis un avion et qui paraissent beaux et ordonnés, alors qu'au sol, il sont se  qu'ils sont désordonnés, voire laids."

     

    © J. Winterson


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  • Oxygène LCLe commandant Helen Grace parviendra-t-elle à échapper à ses plus vieux démons ? Après Au feu, les pompiers, une nouvelle enquête signée M. J. Arlidge.
    Lorsque le commandant Helen Grace est appelée dans une boîte de nuit SM de Southampton, elle ne s'attend pas à ce que ce corps ligoté, retrouvé sans vie, soit celui d'une vieille connaissance tout droit sortie de la double vie qu'elle cache à ses supérieurs : Jake, son dominateur. Helen Grace se lance à la poursuite du meurtrier tout en dissimulant cette relation. 
    Mais lorsque l'assassin fait une deuxième victime, Helen se trouve face à un dilemme : doit-elle confesser ses zones d'ombre et se voir retirer l'enquête ou continuer à mentir et risquer de se perdre dans ce jeu dangereux ?

    Editeur :  Escales éditions
    Genre: Thriller Collection Les Escales Noires
    Date de sortie: 21/02/2019
    Prix du livre papier : Broché 21,90€ 
    Version numérique: 15,99€ 
    Nombre de pages: 380

     

     

    Oxygène LCM.J Arlidge a encore frappé avec opus explosif. Il nous convainc de son talent avec ces nouvelles aventures d' Helen Grace. Une intrigue qui prend un chemin des plus inattendu et s'achève dans un cliffhanger époustouflant. Non, le lecteur n'est pas du tout préparé à un tel final.

    Certes au fil des pistes, des pièces du puzzle, des petits cailloux que l'on suit consciencieusement, le lecteur en vient  à s'interroger sur le lien entre ces meurtres et Hélen; quand est-il ?  Pure coïncidence ? Ou l’assassin a un compte a régler avec notre commandant  ? Si l'on suit cette pistes, plusieurs  coupables sont envisageables.

    Une nouvelle enquête, pour notre personnage récurent qui met à mal sa position d'inspectrice au vu de ses relations avec Jack ; la situation se complique quand d'autres personnes de son entourage, lié à l'univers du BDSM sont aussi assassinés. Tout un pan de sa vie secrète risque-t-elle d'être dévoilée au grand jour ?

    Nous plongeons donc dans un univers considéré par beaucoup comme pervers. Ces meurtres sont donc t-il  haineux ? 

    M. J Arlidge reste fidèle à sa construction de base, suspects plausibles, fausses pistes, conséquences des arrestations sur l'individu présumé coupable, et impact sur sa vie quand les journaleux s'en mêlent avec leurs titres racoleurs. Nous retrouvons donc Emilia, que l'on déteste déjà depuis longtemps et son comportement ne fait que renforcer l'aversion que l'on éprouve pour ce personnage qui se fiche comme une guigne de la vie des gens. De plus, une haine assez inexpliquée perdure envers Hélen, et l'on s'inquiète de voir ses efforts, pour faire tomber notre commandant fétiche de son piédestal se concretiser.  Emilia cherche la faille pour écorner l'image d' Hélen Grace. Y parviendra-t-elle ? 

    Dans cet opus l'auteur apporte des réponses à des questions que le lecteur se pose dans les derniers tomes, à savoir l'identité de celui qui épie notre commandant confirmant ainsi ses doutes. Et la gifle est magistrale. 

    Les émotions sont garanties. M.J Arlidge  nous mène, tambour battant, vers son final retentissant, particulièrement dans les derniers chapitres.  L’oxygène nous manque et c'est la chute en roue libre. Pas moyen de s'arrêter avant de toucher terre, secoués, K.O ! 

    Nonnnnnnnnn ! C'est le cri du coeur que pousse le lecteur arrivé à la dernière ligne, pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'on ne peu accepter de devoir attendre encore un an avant de découvrir la suite des aventures d' Hélen, en sachant qu'elle est déjà écrite. Et parce que l'on a du mal à accepter ce rebondissement qui cependant fait de cet opus une pépite.

    Le volet thriller psychologique est tout aussi maîtrisé que le suspens. La personnalité des personnages est très travaillée, l'univers policier également et l'auteure nous offre quelques belles interactions entre les protagonistes secondaires, entre jalousie, coups bas, conflits et jeux de pouvoir.

    Quant à Hélen, si vous êtes attachée à elle,  c'est désormais définitif tant sa personne est à la fois fragile et forte et malheureusement très seule.  On se demande dès lors qui va rester à ses cotés, la soutenir dans l'épreuve qu'elle va vivre, vu que certains l'abandonnent à son sort pour des multiples raisons.

    Thriller psychologique addictif qui se dévore. Le meilleur, avec Am Stram Gram  qui le talonne de pres.

    M.J Arlidge est maître dans l'art du rebondissement, vous touche, vous fait vibrer, vous émeut et l'on le déteste  parfois du sort qu'il réserve à certains des protagonistes que l'on suit depuis le début de l'aventure avec lui. Comme dans ces autres opus, l'auteur fait appel à la tolérance et à l'ouverture d'esprit. Ne pas juger, ne pas condamner car tout n'est pas blanc ni noir. 

    Méga coup de cœur.

    Valide mon item Tueurs en série pour le Challenge Babelio

     

     

     

    Avec Marie et Gaelle

     

    Oxygène LC

     

     

    Oxygène LCL'auteur : 

    Nationalité : Royaume-Uni 
    Né(e) à : Londres , le 10/10/1974

    Biographie : 

    Matthew Arlidge est auteur de roman policer. Il est diplômé en littérature anglaise de St John's College à Cambridge.
    Scénariste, il a travaillé pour la télévision pendant quinze ans. Il a dirigé également une maison de production indépendante, qui a permis à plusieurs séries policières de voir le jour. 
    "Am stram gram" (Eeny Meeny, 2014) est son premier roman. Le suivant, "Il court, il court, le furet" (Pop Goes The Weasel, 2014), un sequel, projetait un tueur type Jack l'Éventreur dans les bas-fonds de la ville portuaire de Southampton. 
     
    Sa saga à lire dans l'ordre :
    "Am stram gram, l court, il court, le furet,La Maison de poupée, Au feu, les pompiers, Oxygène.
    La suite est déjà publiée en VO.
     

    Extraits citations 

     

    "certaines blessures sont-elles trop profondes pour guérir ? Un amour brisé est-il irréparable"

     

    " elle avait commis l'erreur de considérer Paine comme un misogyne, mais de toute évidence il était capable d'aimer, de  faire preuve e tendresse et de dévouement. Il était  peut-être impossible de vraiment connaitre une personne dans la vie" 

     

    © M.J Arlidge

     

     

     


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    Perfect Obsession LcRêveuse, un peu déjantée mais peu sûre d’elle, Stella a décidé de faire une croix sur les hommes depuis que le sien l’a quittée. 
    Lorsqu’elle rencontre Jonas, elle décide simplement d’en profiter, de lui et de son corps musclé et sexy.
    Mais quand elle se réveille dans ses bras, après une nuit bien arrosée, elle doit affronter la vérité : Jonas n’est pas celui qu’elle imaginait. Il lui est interdit. Totalement interdit…
    Forcée de cohabiter avec lui durant trois mois, Stella va devoir prendre sur elle pour le supporter. Et lui résister

     

    Editeur : Les Addictives
    Genre: New Adult Collection Luv
    Date de sortie: 13/9/2018
    Prix du livre papier : 14,90€
    Version numérique: 4,90 € 
    Nombre de pages :  353

     

     

     

    JPerfect Obsession Lce remercie les Editions Addictives qui m'ont permis de découvrir la plume de Cara Solak et je ne le regrette pas. Le résumé laisse présager une relation complexe entre Jonas et Stella sur un air de déjà vu. Et oui , c'est le risque quand on est friande de New Adult.  Parce que le coup de coeur pour le fiancé n'est pas une nouveauté.

    Cependant l'auteure parvient néanmoins à nous surprendre, nous pousser à nous interroger. Quelques allusions de Jonas dans ce récit à deux voix incitant à des idées les plus loufoques chez le lecteur. Mais pas une seconde le chemin que Cara Solak donne à sa romance n'est envisagé.

    Nos deux personnages principaux sont dévorés par des démons personnels que l'on met bien longtemps à découvrir.  Pendant ce temps le lecteur écrit son propre scénario au fur et à mesure que l'on avance.

    Et j'avoue que  l'idée de Cara Solak est purement géniale. Sauf qu'il m'a manqué un petit quelque chose pour que l'auteure parvienne à se démarquer dans son originalité. 

    Je pencherais pour le coté un peu léger de la romance, des interactions entre les personnages un peu trop superficielles et des profils psychologiques pas assez, à mon goût, développés. Pour autant les protagonistes sont attachants,  y compris les secondaires comme Alex, l'ami fidèle.

    Que dire des secrets ? Là encore, j'en voulais plus. Eh oui, c'est un des mes gros défauts, donne moi la main, je veux le bras. Des thèmes forts, et trop survolés pour moi. Je sais ! Je suis exigeante ! Encore une fois ma boulimie livresque est en cause.

    C'est pourquoi, je conclurais que j'ai, néanmoins, passé un bon moment de lecture, malgré ces bémols, car l'histoire est addictive et se lit rapidement et la plume fluide et plaisante.

    Une auteure dont je lirais volontiers d'autres romans.

     

    Perfect Obsession Lc

     

     

     

    Avec Gaelle 

     

    Perfect Obsession Lc

     

    Perfect Obsession LcL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    Pharmacienne, Cara Solak est mère de deux filles.

    "Déviants" (2017), sa première saga pour les adolescents/young adults, est un mélange de genres : romance, fantastique, dystopie se mêlent à la réalité du quotidien. 

     

     


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    Dix petites poupées LCLa disparition
    Layla a disparu il y a douze ans, en pleine nuit, alors qu’elle rentrait de vacances en France avec son petit ami, Finn. On ne l’a jamais revue depuis.
    Les soupçons
    Lorsque les policiers l’ont interrogé, Finn leur a raconté la vérité sur cette nuit-là. Mais pas toute la vérité. Pas un mot, par exemple, sur la dispute violente qui les a opposés juste avant la disparition de Layla. 
    La peur
    Finn a refait sa vie. Avec la sœur de Layla. Jusqu’au jour où le passé ressurgit. Quelqu’un croit apercevoir Layla. Et pourquoi les petites poupées russes de son enfance font-elles soudain leur apparition ?

    Editeur :  Hugo Roman
    Genre: Hugo Thriller
    Date de sortie: 3/01/2019
    Prix du livre papier :  broché : 19,95
    Version numérique:  12,99€
    Nb de pages: 360 

     

     

    Dix petites poupées LCUne fois de plus B.A Paris vient nous surprendre avec son nouveau roman.

    C'est à l'aveugle que je me suis lancée dans cette lecture. Ayant énormément aimé les autres romans de l'auteure, avec une préférence pour Derrière les portes, je me suis fiée à mon instinct et plongée sans filet. Je ne savais pas du tout dans quelle aventure je m’aventurais. Celle narrée par Finn  sur la majorité du récit, puis  par une 2e voix qui vient se joindre à la sienne dans la seconde partie de cette intrigue qui en compte 3, et oscille entre présent et passé. Éléments  qui nous renseignent sur ce qui s'est passé 12 ans plus tôt,  sous forme de lettres, supposons nous, adressées à la disparue.

    Layla s'est volatilisée 12 ans plus tôt et à ce jour sa famille ignore ce qu'elle est devenue. Présumée morte, supposée enlevée. Quand est-il en réalité ? Car Finn a-t-il dit toute la vérité ?  

    Des événements récents laissent croire, au vu de cette macabre mise en scène  avec l’apparition de petites matriochkas, qu'elle est encore en vie et dans l'entourage du couple que forme Finn et Ellen, la sœur de Layla.   

    Quelqu'un se joue-t-il d'eux ? Pourquoi ? Mais qui peut connaitre le lien entre les poupées, Ellen et Layla ? À part cette dernière ? Dans cette éventualité , pourquoi ne se manifeste-t-elle pas ?

    L'auteure maîtrise l'art du suspens, et tout comme notre personnage principal le lecteur joue au détective tente d'assembler le puzzle. Mais B.A Paris mène la danse. Jusqu'au bout. Nous envoi sur des fausses pistes à travers les révélations de Finn qui nous dévoile ainsi tous les tenants et aboutissants de cette fameuse nuit. Elle nous en livre également d'autres,  tout aussi plausibles, et soudain tire sur le tapis et nous entraîne sur d'autres fausses pistes.

    Au fil de l'histoire nous découvrons la personnalité de Finn et du personnage de l'ombre, de ce lien qui lie toujours Finn à Layla.  Et l'on s'interroge de la place d'Ellen dans ce trio. Qu'adviendra-t-il de cette relation ? Finn retournera-t-il auprès de Layla, si tant soi peu que cette dernière soit réellement vivante et que le duo Finn/Ellen ne soit pas le jouet d'un manipulateur ? Nous suivons les répercussions sur  la vie du couple, particulièrement sur Finn qui tait, ment effrontément, avec en tête quelques motifs qui veut croire honorables.  L'auteure s'attache à démontrer la fragilité des relations humaines particulièrement celles qui s'appuient sur des fondations fragiles.

    Alors que  l'on pense enfin voir le bout du tunnel, être persuadé connaitre tous les éléments de cette intrigue, B.A Paris parvient encore à nous surprendre. Certes quelques soupçons m'ont effleuré, mais j'étais quand même loin de tout savoir.

    Le final peut sembler déconcertant, cependant il s'inscrit dans une sorte de logique au vu de la personnalité de Finn. Les autres personnages sont aussi bien campés et l’approche psychologique maîtrisée.  Comme dans tout thriller psychologique, les émotions, les tensions sont bien au rendez-vous et tout comme notre personnage principal, le lecteur ne sait quel parti prendre. On pourrait s'interroger sur la crédibilité de certains éléments de l'histoire, mais Finn répond d'une certaine manière à nos interrogations.

    Le plume de l'auteur est fluide et l'intrigue particulièrement addictive, tant et si bien que ce roman se dévore en une journée. 

    J'attends, désormais avec impatience les autres romans de cette auteure qui mérite qu'on lui porte attention

     

    Lu dans le cadre du Challenge Babelio  pour l'item Un roman dont le prénom de l'auteur est renseigné par ses initiales

     

     

     

     

     Dix petites poupées LC L'auteur

    Nationalité : Royaume-Uni 
    Né(e) à : Angleterre , 1958

    Biographie : 

    B. A. Paris a vendu plus de 2 millions d’exemplaires de son premier thriller, Derrière les portes. Traduite dans 37 pays, elle est devenue une star mondiale. En France, après l’immense succès de Derrière les portes en 2016, Défaillances a été retenu dans la sélection du Prix des lectrices de Elle en 2017. Depuis sa sortie en mars 2018 en Angleterre puis aux États-Unis, Dix petites poupées rencontre à son tour un succès phénoménal. 

     

     

     

    Avec Gaëlle

     

    Dix petites poupées LC

     

    Extraits citations 

     

     

    "- ne devrais peut-être pas y accorder trop d'importance. Ça pourrait être quelqu’un qui nous fait une farce. Une sale farce, mais une farce tout de même."

     

    " Qu''Ellen soit le sœur de Layla ne devrait absolument pas entrer en ligne de compte,dés lors que douze ans ont passé depuis la disparition de Layla."

     

    © B.A Paris

     

     

     

     

     


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