• Monsters in the darkTess Snow a tout pour être heureuse : une brillant avenir professionnel et un petit ami fou amoureux d'elle. Pour l'anniversaire de leur rencontre, Brax lui offre un voyage surprise au Mexique. Plages de sable blanc, cocktails exotiques, soirées torrides : tous les ingrédients sont réunis pour des vacances de rêve. Mais très vite, c'est la descente aux enfers : Tess se fait kidnapper. Captive terrifiée, elle se mue en farouche insoumise. Mais son courage ne lui épargnera pas l'horreur. Brax la retrouvera-t-il avant qu'elle ne soit brisée ? Ou le nouveau maître de Tess changera-t-il sa vie à jamais ? 

    Editeur : Milady
    Genre: Dark Romance
    Date de sortie: 27/06/2018
    Prix du livre papier : Broché 16,90€  
    Version numérique: 4,99 €
    ISBN:  2811235442

     

     

    Monsters in the darkComme souvent je me laisse tenter par les avis de ma binome. De plus la couverture est magnifique ! Un  coup de coeur pour ma jumelle. Je n'en dirais pas autant.

    Ce premier tome est sombre. Pas surprenant pour ce type de romance qui peut être très dérangeante au vue de la violence et de ses justifications pas toujours compréhensibles pour tous. D'ailleurs y a-t-t-il quelque chose à comprendre dans ce besoin de genre de relation. Le dérangeant , choquant, monstrueux dans l'histoire c'est de le faire subir à des personnes non consentantes  et d'en faire malgré elles des esclaves sexuelles. Un triste réalité, ce qui rend une fiction encore plus effrayante vue qu'elle se base sur une horrible réalité.  

    Comment des lors comprendre et accepter les comportement de Tess, son revirement ? Comment excuser  Q ? Il faudra aller au bout de cette lecture pour le savoir !

    Comment une jeune femme kidnappée,  maltraitée, vendue, offerte  peut-elle tomber amoureuse d'un homme qui la malmène physiquement et émotionnellement ?

    La romance dans le genre est bien traitée, dans un style plaisant. Pour autant le fait que cette jeune fille de 20 ans qui est soudain passée au statut d'objet et esclave d'un homme énigmatique ne me convainc pas. Eh oui c'est là ou le bat blesse. Comment cette jeune femme qui se bat bec et ongles  peut s’enticher d'un monstre qui achète des femmes ? Même si nous découvrirons  en fin de lecture les vraies raisons ?  Non, tout va beaucoup trop vite pour moi, d'autant que Q laisse maltraiter Tess pour un horrible personnage. 

    Ok Tess rêve depuis toujours de  relations sexuelles plus pimentés à la 50 nuances de Grey, loin de celles plus fades que lui offre son petit ami Brax. Et bien qu'elle se débatte sous les assauts brutaux de son propriétaire  son corps la trahit, aspirant qu'à  cette passion entre violence et plaisir. 

    la romance est addictive et j'avoue que je souhaitais découvrir les secrets de l’énigmatique personnage. Cependant je me suis relativement ennuyée dans la première partie  à partager les états d'âmes de notre héroïne principale, assez redondants.  Mais le personnage de  Q m'intrigue( j'aurai aimé savoir son âge d'ailleurs !) Je veux connaitre ses motivations, dans quelles affaires douteuses il trempe pour avoir reçu Tess en cadeau. Je veux savoir pourquoi il est apprécié de sa domestique Suzette qui le considère comme son maître.

    L'histoire devient plus intéressante au fil des pages et le dénouement est surprenant. Cependant le comportement de Tess ne m'a pas convaincue. Trop rapide à mon sens pour être crédible. 

    Monsters in the dark

    Monsters in the dark

     

     

    Avec Gaelle

     

    Extraits citations

     

    "l'être humain s'adapte, le coeur beaucoup moins"

     

    " tout le monde savait qu'un animal domestique ne pouvait  se débrouiller seul dans la nature. "

     

    "- les monstres se rencontrent dans les ténèbres, murmura-t-il"

     

    "- (...) mon rôle n'est pas de t’enchaîner. mais de te déchaîner."

     

    © P. Winters


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  • Autant en emporte le vent LC  

    Best-seller absolu depuis sa parution en 1936 ! En pleine guerre de Sécession, la ravissante et très déterminée Scarlett O'Hara voit le bel avenir qui lui était réservé à jamais ravagé. Douée d'une énergie peu commune, elle va se battre sur tous les fronts, dans la Géorgie en feu, pour sauver la terre et le domaine paternels : Tara. Ses amours ? Le fragile et distingué Ashley Wilkes et Rhett Butler, forceur de blocus et séduisante canaille, attiré par Scarlett parce qu'elle n'a pas plus de scrupules que lui... Amours romantiques, violentes, impossibles, rythment ce grand moment de l'histoire américaine, le drame du Sud.

     

    Autant en emporte le vent LC   L'intégraleDans quelle catégorie ranger ce roman ?  Saga familiale, romance historique ? Après tout on s'en fiche, c'est un peu tout ça à la fois, mais c'est surtout Le livre à lire. Personnellement c'est ici une relecture. 

    J'ai découvert ce roman, certainement comme beaucoup de personnes ,après avoir vu la version cinématographique et être tombée sous le charme de Scarlett via Vivian Leight . Cependant l'adaptation de ce roman qui lui a valu 8 Oscars ne rend pas complètement hommage au roman et à son héroïne. Il faut suivre Scarlett dans son quotidien, partager ses pensées le plus intimes pour cerner le personnage et voir au delà de la première impression.

    Scarlett est un personnage hors du commun, qui séduit le lecteur par sa volonté farouche de s'en sortir. De sauver Tara. Et pourtant elle a tout d'une peste !  Eh bien malgré tout, Scarlett l'on voudrait bien lui ressembler un peu, si l'on n'avait crainte d'être stigmatisée, d'être mise au ban de la bonne société sudiste. Et l'auteur de mettre en avant le pouvoir du qu'en dira-t-on, de brosser le portrait d'une féministe avant-gardiste  qui choque par ses propos, ses comportements, son audace. Margaret Mitchell s'attache à dépeindre la condition féminine au XIXe siècle.  De part son tempérament de rebelle la jeune fille de 17 ans a bien du mal à se plier aux conventions sociales. A 17 ans la reine du comté ne rêve que de tenues de bal, à flirter alors qu'elle doit tenir son rang de veuve.  Sa rencontre avec Rhett Buttler et la guerre vont bouleverser  sa vie.

    La jeune femme fera feu de tout bois pour parvenir à ses fins. En ses temps troublés pour elle la fin justifie les moyens.

    L'auteure brosse le portrait d'une jeune peste, ado choyée, capricieuse, manipulatrice, à qui personne ne résiste sauf  ... Ashley. Enfin presque... Ashley et son sens de l 'honneur, des obligations sociales. Dans le premier tome du roman l'auteure nous dépeint un passé lointain, que nous ne peinons  pas à imaginer tellement  Margaret Mitchell le fait avec ce talent qui lui est propre. 

    Férue d'histoire, c'est toujours  un plaisir de plonger dans une fresque historique, c'est à mon sens une manière très ludique de s'instruire. C'est une période tragique de l' HISTOIRE  Américaine que nous conte l'auteure. Elle nous fait découvrir l'envers du décor. Pour nombreux  d'entre nous cette guerre contre les Esclavagistes du Sud fut une cause noble. Mais tout est loin d'être noir ou blanc.  Elle remet en question certaines de nos croyances. Quelle cause vaut-elle de commettre en son nom des atrocités innommables ? La libration des noirs du joug de leurs tortionnaires était-elle la seule et unique raison de cette guerre entre entre Conféderés et Unionistes ? N'existait-il pas comme dans beaucoup de guerres des enjeux politiques bien plus importants ?

    C'est ce volet que l'auteure développe ici.  L'aventure humaine, les effets pervers de la guerre, hier comme aujourd’hui, les conséquences dramatiques sur la population sont toujours les mêmes, chaos et dévastation, destruction et reconstruction.

    Si le film laisse entrevoir l'ambiance des romans, la plume de Margaret Mitchell justifie son Pulitzer. L'émotion est au rendez vous, la détresse d'une communauté brisée par la botte implacable des Yankees est palpable. Tandis que la liberté, dont certains ne savent que faire, est rendue  aux "noirs", les droits des  Sudistes sont bafoués à moins de renier ses valeurs.

    L'auteure s'attache à décrire les sentiments ambivalents des vainqueurs envers la population noire, les exactions non sanctionnés d'une population libérée et livrée à elle même. Elle brosse avec réalisme le contexte social de l'époque et les conséquences futures , certainement dus à des erreurs de tactiques, sur le devenir, sur cette  fracture subie par la société américain suite à la  Guerre de Sécession et qui ne fut pas résolue par l abolition de l'esclave. La violence extrême  relatée dans ce roman et subie par les états du Sud par les armées du général Sherman  aggravera les relations communautaires. Nous assistons à la naissance du Klu Klux Klan qui ici se subtilise à la loi de l'armée Américaine qui ne punit pas les délits commis par les anciens esclaves. L'image de ce corpuscule est ici très édulcorée et ses actions  semblent justifiables ? Mais la réalité est tout autre. Il ne faut pas l'oublier que ce roman traduit l'état d'esprit de l'auteure  bercée durant son enfance  par des récits sur la Guerre de Sécession et elle n'est peut-être pas très objective. Les rapports raciaux sont assez paternalistes. Difficile de juger du réalisme des liens entre maîtres et esclaves. La relation de Scarlett  avec Mama est finement décrite  avec habileté et justesse en brossant le destin partagé entre patrons et esclaves. On peut la penser crédible.

     C'est dans ce contexte historique que Margaret Mitchell place notre héroïne et nous offre une analyse des comportements humains. Scarlett et tous ses amis survivants du drame qui les frappe va devoir s'adapter. C'est soit vivre ou survivre en attendant des jours meilleurs, le retour au passé. 

    Scarlett ne veut pas survivre, elle veut vivre pleinement,  ayant subit trop restrictions. Tout comme son père elle se bat bec et ongles faisant fi de conventions sociales, des principes d'une communauté conservatrice. Pour elle le passé est mort, il faut songer à l'avenir. Et peut importe les moyens pour atteindre son but. Elle choque, pour autant derrière la cuirasse qu'elle s'est forgée, il faut voir une jeune fille apeurée, torturée,  ne rechignant pas à l'effort pour mettre à l'abri les siens. Ce qui lui permet de repousser à demain toute question  de bien fondé. Oui elle y pensera demain, demain quand elle sera à l'abri elle redeviendra une femme honorable, suivra les préceptes inculqués par Ellen, sa, mère.  La religion est très présente dans ce roman. Scarlett craint un Dieu vengeur, mais parfois se fiche bien de ce Dieu qui laisse les siens dans la misère.

     Dans cette oeuvre tous les personnages sont importants. aucun ne laisse indifférent.  L'on s'attache à la douce Melly, l'on peine à comprendre Ashley, on s' horrifie devant les comportements machiavéliques de Scarlett, on est séduit  par Rhett à la fois bad boy de service et parfait gentleman, on rêve d'une Mama à nos cotés... Chaque personnage vous touche et vous émeut. Ils connaissent  tous cette époque difficile, enchaînant la prospérité, la guerre, et la reconstruction, dévoilant ainsi les différentes facettes de leur personnalité, leurs failles et leurs faiblesses. Mais il y a aussi tous les autres, Les Fontaine, les Tarleton, Les Mead, Les Merriweather, Tous ces personnages qui font aussi l'histoire.

    C'est un roman complet et puissant avec une romance classique  avec son triangle amoureux et originale à la fois avec son aboutissement.  Elle nous tient en haleine dans ce jeu de chat et de la souris, dans ce ballet  de joutes verbales entre Scarlett et Rhett. Rhett dont on ne comprend pas toujours sa patience envers Scarlett dont il est amoureux depuis sa première rencontre. Souvent absent de la vie de Scarlett mais toujours présent  dans les grands moments de se vie.

    Personnage au prime abord antipathique, Scarlett semble ne mériter que ce qui lui arrive,  mais sa résistance naturelle et la force qu’elle incarne parviennent à générer suffisamment d’empathie pour s’attacher au personnage et lui pardonner ses travers. 

    Ce roman est une belle analyse des capacités  de l'homme et de la nécessité de s'adapter aux changements. Les civilisations s'écroulent , d'autres renaissent de leurs cendres. Les individus font donc face à l'adversité en fonction de leurs valeurs morales, Scarlett jette les siennes aux orties. Elle penche vers la loi du plus fort. Mais faut-il pour autant écraser les plus faibles ? Melly n'est pas la petite femme fragile détestée par Scarlett, elle est forte,  et si nécessaire, capable de se battre bec et ongle pour ceux qu'elle aime.

    C'est dans la 5e partie que l'auteure développe la relation Rhett/ Scarlett avec des rebondissements et  scènes vibrantes d'émotion magistralement interprétées à l'écran par Clark Gable pour Rhett, Olivia de Havilland pour Mélanie,Leslie Howard pour Ashley et Hattie McDaniel (première actrice noire qui recevra un Oscar). C'est dans ces derniers chapitres que tout ce joue. Scarlett prendra enfin conscience d'une vérité qu'elle a refusé de voir durant toutes ces années, qu'en est-il de l'amour qu'elle porte à Ashley, n'est-ce qu'un rêve de jeune fille capricieuse habitué à obtenir tout ce qu'elle désire ? Cependant n 'est-il pas trop tard ?  Rhett dévoile ses sentiments profonds pour Scarlett, cette jeune femme qui lui ressemble. Le dénouement surprendra le lecteur.

    Tout au long de cette fresque historique et romanesque, l'auteure s'attache à nous plonger dans l’intimité de  jeunes femmes de 16 ans, à la maturité mentale d’une femme de 25 ans de nos jours.  Il faut en tenir compte pour prendre la mesure des personnages  et l'évolution de leurs caractères. Parfois j'ai regretté que  l'âge de certains d'entre  n'ait pas été mieux définis. Cependant l'on parvient aisément à trouver crédible ses mariages de raison dans lesquels  se jette Scarlett et trouver réaliste la romance entre Rhett et notre héroïne. Tout comme  la fin toute logique. On peut se demander un instant que Margaret Mitchell envisageait une suite. Pour l'heure il reste à chacun d'imaginer la sienne, ou découvrir celles concoctées par d'autres auteurs après l'aval des descendants de l'auteur. On peut lire donc : Scarlett d' Alexandra Ripley, Le Clan Rhett Buttler, Le voyage de Ruth.

    Et voilà que je viens de refermer ce livre qui reste pour moi un des livres que j’emmènerais sur une île déserte.  Margaret Mitchell  m'a à nouveau transportée dans son monde. Doit-on déplorer qu'elle n'ait pas écrit d'autres romans ? Peut importe son nom restera à jamais dans les mémoires avec ce best-seller qui ne vieillit pas. Je pense que je vais très bientôt  revoir le film qui est très près du roman, bien que les enfants de Scarlett aient été oubliés.

     

     

     

      

     

     

    Extraits citations

     

    "- Rien ne se passe comme on l'espère, répondit'il. La vie n'est pas tenue de nous donner ce que nous attendons d'elle. Nous prenons ce qu'on nous offre et encore devons nous encore  nous estimer heureux que es choses ne tournent pas plus mal" 

     

    " Vous avez les 'obes desoies, et les sie'ies et  le magasin et l'argent et vous vous donnez des ai' de beau cheval, mais ça vous empêche pas d'êt' quand même une mule."

     

    "la famille respirait un air de gaieté factice qui glaça e,core plus Scarlett que l'amertume des Fontaine à Mimosa et à l'angoisse de Cathleen à Pin fleuri "

     

    " - (...) Scarlett, gardez toujours quelque chose à craindre, exactement comme vous gardez quelque chose à aimer"

     

    " (...) je n'aurai plus jamais le ventre creux. Non, ni moi, ni les miens. Même si je dois voler ou tuer, tant  pis, j'en prend Dieu à témoin, je n'aurai jamais le ventre creux"

     

    " C'était bien cela qu' Ashley avait voulu dire en écrivant que la guerre n'a rien de glorieux, qu'elle n'était que saleté et souffrances"

     

    " Croire était un devoir sacré. Et ceux qui étaient assez traîtres pour ne pas le croire devaient au moins avoir la décence de se taire"

     

    " "c'est presque comme si j'étais amoureuse de lui ! se disait-elle intriguée. Mais je ne l'aime pas, je n'y comprend plus rien""

     

    "- (..) A condition d'avoir assez de courage... ou assez d'argent... on peut toujours se passer d'une bonne réputation."

     

     (...)" Un homme du monde  se conformait toujours aux usages, disait ce qu'il fallait, aplanissait les  difficultés. Mais cet  homme semblait fort peu se soucier des usages ."

     

    " " J'ai toujours pensé, dit le capitaine d'un air songeur, que cette façon de porter le deuil,  d'emprisonner les femmes dans le crêpe pour le restant de leurs jours  et de leur interdire toute distraction était aussi barbare que la sâti hindoue" "

     

    " Elle n’était plus une jeune fille pour se permettre  de danser et de flirter et elle n'était plus  mariée pour s’asseoir en compagnie des épouses pour critiquer les jeunes  filles. Elle n'était pas assez âgée pour être veuve"

     

    " Elle avait entendue dire  que les gens étaient souvent les artisans de leur propre malheur, mais jusque-là elle avait cru que cette phrase était purement rhétorique."

     

    "À 16 ans la vanité est plus forte que l'amour et dans son cœur brûlant il n'y avait place que pour la haine"

     

    " - (...)  Scarlett ! Scarlett ! N'arriverai-je donc pas  à vous faire comprendre qu'il ne peut  y avoir de sérénité dans le mariage à moins que 2 époux se ressemblent "

     

    " Elle apprit à cacher aux hommes une intelligence aiguë sous un visage aussi aimable que celui d'un bébé"

     

    " Ellen n'avait la  vie ni facile ni heureuse, mais elle  ne s’était pas attendue à mener une vie facileet, si son existence n'était pas heureuse, c'était là le lot de toute les femmes. le monde était fait pour l'homme et  elle en acceptait l'ordonnance" 

    "- (...) Chez les femmes l'amour vient après le mariage.

    (...) 

    - (...) quelle rage ont donc les américains de vouloir faire des mariages d'amour comme les domestiques, ou les yankees ?"

     

    " la terre est la seule chose qui compte, clama-t-il (...) . C'est la seule chose  au monde  qui dure. Tache de ne pas l'oublier ! C'est la seule chose qui vaille la peine qu'on travaille pour elle, qu'on se batte.. ou qu'on meure"

     

     " Ashley se mouvait dans un monde interieur plus beau que la Géorgie et la retrouvait la réalité de mauvaise grâce"

     

    © M. Mitchell

     

     

    Avec Gaelle


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  • Les lettres de RoseLola a été adoptée à l'âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire.
    Sa vie va basculer lorsqu'elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d'Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines.
    Mais tous les habitants ne voient pas d'un bon œil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu'elle ne le voudrait...

     

    Editeur :  Editions Charleston
    Genre: Romance saga familiale
    Date de sortie: 25/04/2016
    Version papier : Broché 8,99€   Poche : 8,90
    Version numérique:  5,99 €
    ISBN: 9782368121047

     

     

     

    Les lettres de Rose

    J 'ai un petit faible pour les romances qui se racontent à travers une correspondance épistolaire, et les sagas familiales. On peut dire que l'on a les 2. Même si le  mot de correspondance n'est pas totalement adapté. 

    C'est à travers un jeu de pistes, (entre missives, journaux intimes) concocté par Rose la grand-mère biologique sortie de nulle part que Lola va découvrir son passé familial, le secret de sa naissance, mais surtout les raisons de sa mise en adoption.

    Dans ce roman l'auteure aborde avec justesse des sujets graves par intermédiaire de ses personnages dont elle brosse un portrait réaliste, les plaçant dans un contexte social qui explique certains comportements. Excusables pour autant ? Mais comme toujours peut-on avec un œil extérieur prendre partie ? Juger Louise ? Certes ses décisions ont eu un impact néfaste sur sa famille. Mais ses intentions, de son point de vue, étaient bonnes agissant pour le bonheur de sa famille. Cependant ils auront un effet boule de neige sur sa descendance.

    C'est en dehors  des secrets de son  passé que Lola a grandi. Enfant choyée dans un foyer équilibré, mais marqué en son corps par celui-ci, entre cauchemars et difficultés à se construire. C'est là qu'entre en action la psychogénéalogie que Clarisse Sabard aborde. Et le sujet est peu développé mais explique le comportement inconscient  de Rose et ses conséquences. Je connais cette méthode thérapeutique et ce sur quoi elle s'appuie, pour m'y être intéressée au décours de formations professionnelles. Et j'y crois ! C'est pourquoi j'ai trouvé cette histoire crédible.

    C'est aussi avec justesse que l'auteure traite de la place et du rôle des  femmes de 1920 à nos jours, dépeignant ainsi l'évolution de la société après ces 2 guerres montreuses et leurs conséquences sur le comportement de l'individu, avec cette soif de liberté.

    En nous plongeant dans le passé familial, nous découvrons qu'il n'est pas aisé pour une femme d'être maîtresse de ses décisions à moins d'avoir le caractère bien trempé d'une Louise ! Etre une fille dans ce contexte social est loin d'être une sinécure, après avoir été sous la tutelle de ses parents c'est sous a coupe d'un mari qu'elle tombe ! Rose fera partiellement les frais de ces règles morales. Qu'en est-il des mariages d'amour à l'époque ?  Dans ce petit village de province, le statut social est une priorité, vital même. Ce qui explique l'acharnement de Louise à s'élever sur l'échelle sociale. À s'efforcer de transmettre un héritage, dont ces enfants ne veulent pas forcement.

    À travers cette aventure, l'auteure nous pousse à nous interroger sur nos propres comportements. Après tout, les années passent mais pas les motivations. En tant que parents nos rêves de bonheur pour notre progéniture sont toujours les même. Ne veut-on pas le meilleur pour eux ? Cependant nos aspirations sont les nôtres et pas forcement celles de nos enfants ! De ce fait de quel droit Léonie s'abroge-t-elle le droit de décider pour Rose ?

    Clarisse Sabard brosse très finement un portrait réaliste de ses personnages, réaliste et abouti pour mon plus grand plaisir et nous attache à cette tribu, celle d'hier et la contemporaine, unie par ce passé commun qui fait de nous ce que nous sommes. J'en ai aimé cette approche, à laquelle j'adhère à 100% !

    Elle soulève les problèmes liées à l'adoption. Peut-on vivre sans ne rien connaitre de ses origines ? Est-ce indispensable pour bien se construire quand notre famille vous offre un vie équilibrée et un contexte aimant ? Tous les enfants adoptés ressentent-ils ce besoin viscéral de connaitre ses parents biologiques ? Les raisons de l'abandon ? Vit-on du manque ?

    C'est pas à pas,  lettre après lettre, révélation après révélation, pièce après pièce qui s’emboîtent les unes après les autres que le puzzle prend forme et que les raisons de Rose apparaissent au lecteur.

    Clarisse Sabard nous entraîne dans un petit village fictif, si parfaitement décrit  qu'on le croirait réel et non pas sorti de l'imaginaire de l'auteur (eh oui j'ai beau avoir cherché Aubery, mis à part un Château en Martinique, il n'existe pas) , bien que je pense que quelque part, ce genre de petite village existe.

    Les paysages sont particulièrement décrits, et le lecteur s'imagine bien loger à l'auberge, se promener sur les berges de la rivière. 

    La plume de l'auteure est fluide et poétique, brosse aussi bien les personnages que les décors. Elle est très plaisante et très addictive. Je sais déjà que d'autres de ses romans viendront grossir ma PAL.

    Le dénouement est prévisible, mais l'auteure s'en vient quand même à nous surprendre. Et c'est avec un petite pointe de regrets que j'abandonne, Lola, Jim, Tristan et toute la fratrie. 

     

     

    Extraits citations

     

    "Quel genre de personnes serais-je devenue si j'avais grandi ici, dans dl'ombre des fantômes du passé ?

     

    " Partir en quête de sa propre identité est souvent un voyage douloureux, qui nécessite de faire une halte dans le passé afin de mieux comprendre le présent."

     

    " Je me sens plutôt privilégiée, car bon nombre d'enfants  qui grandissent dans leur famille naturelle ignorent tout de leur historie, victimes d'un passé souvent condamné au silence par des secrets de famille souvent inavouables, honteux enterrés profondément  dans la mémoire de ceux qui ne vivent plus"

     

    " Rose se remémorait les actes commis par le passé et ce demandait ce qu'auraient été leurs vies si les choix des uns et des autres avaient été différents"

     

    " (...)  elle se demandait si la clé du bonheur n'était pas là ; se marier pour les apparences, à condition de pouvoir se donner corps et âme, en secret, à l'être véritablement aimé."

     

    "- J'ai compris que la vie est trop courte pour qu'on s'emmerde, Lola. On est là pour vivre, pas pour végéter en attendant de disparaître. Si non à quoi ça sert out ça ?"

     

    " J'ai 27 ans et enfin cette envie de me prendre en main, pas pour faire plaisir à quiconque, mais juste pour moi"

     

    "- (...) nous ne sommes que peu de chose, non ? Découvre qui tu es, mais n'y laisse pas tes ailes"

     

    "- (...) L'enfance c'est un ensemble de souvenir éphémères, que l'esprit retranscrit avec plus ou moins d'exactitude. Il ne reste de l'enfance que ce que nous voulons conserver, ma Louise"

     

    " Jamais il ne lui en voudrait de vouloir connaitre le plaisir dans les bras d'un autre, même si ce n'était pas moral"

     

    "Une voix me souffle toutefois que si l'on peut réparer le passé, on peut forcement apprendre à vivre avec sans regrets et aller de l'avant"

     

    "- (..) Il semblerait que des événements traumatiques peuvent affecter notre ADN en modifiant le cerveau et les comportements des générations futures"

     

    ® C. Sabard

     


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    Bilan d' Aout

    Lu en LC avec Gaelle

    Une saga plutôt décevante malgré les placards publicitaires aguicheurs.

    Mais qui séduira de nombreux lecteurs. Ma connaissance du milieu hospitalier  a probablement faussé la donne et j'ai trouvé la romance trop bluette. Quant au style de l'auteur, on peut s'en satisfaire, mais on peut aussi trouver mieux

    ♥ ♥ , ♥

     

    Bilan d' Aout

    Un avis mitigé sur ce roman au sujet tristement contemporain mais le tout ne n'a pas totalement convaincue

    ♥ ♥ ♥ ♥,♥

    Bilan d' Aout

    Un roman à tiroirs dont il me semble n'avoir pas su apprécier toutes les subtilités.

    ♥ ♥ ♥

     

    Bilan d' Aout

    Un livre déconcertant coté plume, l'auteure auto-édité m'ayant fait découvrir mieux.

     

    Bilan d' Aout

     

    Version éditée par Amarante Editions ce qui veut dire travail éditorial qui apporte un plus à cette nouvelle version.

     

    Bilan d' Aout

    Bon un classique encensé

     trop intellectuel et le sentiment d'avoir été dupé sur ce roman  soit disant sulfureux ! 

    Pour l'époque certainement !  Trop métaphorique pour moi !

    ♥ ♥,♥

     

    Bilan d' Aout

    Vendu comme un Best-seller, longtemps dans ma PAL.

    Un premier tome d'une dystopie que j'ai moyennement apprécié. Espérons que les tomes suivant soient à la hauteur des avis positifs .

    ♥ ♥ ♥

    Bilan d' Aout

    Coté SF et Dystopie ce roman auto-édité suprendra par sa qualité d'écriture et la cohérence de l'intrigue.

     

     

    Bilan d' Aout

     

    Une belle couverte pour un contenu plutôt décevant dans le style et dans la romance.

    Critique à venir !

    ♥,♥

     

    Bilan d' Aout

    Mon  coup de gueule

    pour cette lecture que je me suis imposée alors que rien ne m'attirait que ce soit de la couverture au résumé. Juste pour conforter ou infirmer l'avis de ma binôme. J'étais loin d'imaginer que j'en ressortirais en colère.

    Une histoire abracadabrante, des dialogues d'une banalité affligeante, des personnages caricaturaux, des idées clichés, un style scolaire et une impression de dejà lu entre 50 nuances de Grey et des romans de Maya Banks.  

    Mais le pire n'est pas là, le pire c'est le style ! Mais de qui se  moque-t-on ! 

    Notation

     

     

    Bilan d' Aout

    Chronique à venir

     

    À travers les lettres de Rose tout une histoire familiale narrée à travers la magnifique plume de Clarisse  Sabard que je découvre

    ne auteure à suivre ! 

     

     

    3 romans sont en cours et j'ai lu 3 manuscrits pour mon comité de lecture.


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  • L'épreuve :  Le labyrintheQuand Thomas reprend connaissance, sa mémoire est vide, seul son nom lui est familier... Il se retrouve entouré d'adolescents dans un lieu étrange, à l'ombre de murs infranchissables. Quatre portes gigantesques, qui se referment le soir, ouvrent sur un labyrinthe peuplé de monstres d'acier. Chaque nuit, le plan en est modifié.
    Thomas comprend qu'une terrible épreuve les attend tous. Comment s'échapper par le labyrinthe maudit sans risquer sa vie? Si seulement il parvenait à exhumer les sombres secrets enfouis au plus profond de sa émoire ...

    Editeur :   PKJ
    Genre:  Jeunesse
    Date de sortie: 04/10/2012
    Prix du livre papier :  Broché 18,50€  Poche: 7,90€
    ISBN:  2266200127 

    Existe en numérique: 12,99€ ( Mouais)

     

     

     

     

    L'épreuve :  Le labyrintheUne trilogie dans ma PAL e-book depuis ... longtemps. Un peu oubliée au profit d'autres lectures. C'est le ma fille qui l'en a fait sortir me tentant par la version ciné qu'elle vient de voir. Et comme je n'aime pas voir un film avant d'avoir lu le roman, ceci explique cela.

    Que dire de cette dystopie, de ce best-seller sorti depuis 2012 ? 

    À vrai dire je suis plutôt déçue.

    Le style de l'auteur est plaisant, fluide abordable pour des ados, mais l'intrigue ne m'a pas totalement convaincue. Un peu trop alambiquée.

    James Dashner par son imaginaire nous transporte dans un univers très fermé, celui du  labyrinthe. Nous suivions un groupe  d'ados qui a pour mission d'en découvrir la sortie. Pourquoi ? Qui les y  a poussé ?  Quelles sont les règles et comment ont elles été établies ? On ne le saura pas. Ce que l'on sait c'est que ce groupe d'ado de 13 à 18 ans, suppose-t-o, est organisé en micro-société avec des groupes dont chacun à une mission propre. Ces jeunes gens n'ont aucun souvenir de leur passé. Sauf après la Transformation.  Ce microcosme est automne, survit grâce à ses propres travaux, cependant ceux qu'ils appellent les créateurs subviennent à d'autres besoins. Ils envoient également régulièrement de nouveaux ados. Le tout est bien rythmé depuis 2 ans. Dans ce groupe pas de filles, on se demande pourquoi ?

    L'arrivée de Thomas et de Teresa va chambouler cette vie relativement tranquille et des événements vont s’enchaîner, provoquant  plusieurs drames et déclencher une sorte de compte à rebours.

    Si l'histoire est addictive car le lecteur souhaite connaitre les rôles des 2 nouveaux venus et l'issue de cette épreuve., il manque un je ne sais quoi pour me passionner pour les aventures de ce groupe.

    Pourtant on trouve dans cette histoire les thèmes récurrents des dystopies qui en règle générale me séduisent : vie communautaire, solidarité, persévérance, sacrifice et un soupçon de romance se profile à l’horizon. Donc tous les éléments pour rendre cette histoire passionnante. 

    Thomas est le personnage clef de cette énigme, avec Teresa, le lecteur le devine assez vite. Pour autant, je dois avouer que ce duo ne me touche guère. Je ne parviens pas pour l'instant à m'attacher à ses personnages.

    Le début du roman est assez poussif, et j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire. Qu'elle histoire d'ailleurs ? Je me suis longtemps demandé quels étaient les objectifs de l'auteur.

    Le groupe mène une vie assez dans cet univers assez carcéral, c'est vrai, son champ d'action est limité, cependant ils ne manque de rien. Alors pourquoi se mettre  en danger, à en mourir parfois, à revenir blessé, subir cette Transformation qui ramène des souvenirs si déplaisants que personne ne veut les partager ? Quel est l’intérêt des  Créateurs  qui ont dans un premier temps effacés leurs souvenirs ? Pourquoi leur rendre  ?

    De nombreuses questions sans réponses auxquels le dénouement ne répondra que partiellement. Pour moi tout n'est pas clair dans cette intrigue, j'ai le sentiment qu'il manque quelque chose pour rendre le tout cohérent. 

    Un tome pour moi moyennement ficelé qui pourtant a séduit de nombreux lecteurs.  Une mise en place pour la suite aux vues des révélations de l'épilogue qui laisse présager une suite plus passionnante. Du moins je l'espère.

     

    L'épreuve :  Le labyrinthe

      

     

     

     

     


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