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    Bilan mensuel

     

    Petit bilan avec 8 petits livres lus 

    Mais 5 coups de coeur/8 et des thèmes très différents 

    2 Superbes Masse critiques 

     

    Bilan mensuel

     

    Un bio racontée comme un roman avec Geneviève de Gaulle  comme Héroïne

    et La faille du du temps : Une interprétation moderne parfaitement réussie du Conte d'hiver de notre grand Shakespeare

     

     

     

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    L'aventure livresque se poursuit avec 2 thrillers magnifiquement orchestrés

    par 2 de mes auteurs fétiches

    B.A Paris

    et M.J Arlidge avec son 5e tome (pour nous ) de sa série Helen Grace

    Hâte de lire la suite de ses aventures tant l'auteur nous  laisse sur la faim 

     

    Bilan mensuel

     

    LC avec Gaelle

     

     

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    On change de genre avec les 2 tomes d'une saga jeunesse 

    véritable best-seller depuis sa parution

    Une LC avec Anne

     

    Bilan mensuel

    A 17 ans Estelle Maskame nous offre une saga  parfaitement aboutie.

    Il m' a manqué un je ne sais-quoi pour le coup de cœur.

     

    Bilan mensuel

     

    pour les 3 tomes, un premier opus avec quelques faiblesses pour moi. 

    Mais une série addictive et très plaisante à lire.

     

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    Bilan mensuel

     

    Chez Addictives on s’ennuie rarement, et l'on découvre de nouvelles plumes.

    Celle de Cara Solak est intéressante, mais elle vous laisse avec un gout de pas assez. 

    Il manque un petit quelque chose, des  thèmes forts un peu trop survolés à mon goût. 

    Mais une auteure à suivre

    LC avec ma jumelle de lecture Gaëlle

     

    Bilan mensuel

     

     

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    Et l'on conclu avec le dernier tome d'une saga jeunesses de PJK

    Une fois encore cette ME présente des valeurs sures. On est très rarement déçu.

     

    Bilan mensuel

     

    Un tome qui se dévore avec son final époustouflant, émotion garantie. 

    Lu en une journée avec quelques heures de sommeil perdues.Bilan mensuel

     

    Une saga qui mériterait tout comme Divergente et  Hunger Games  d'être vue sur grand écran.

     

     pour la saga

     

     

     

     

     


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    Geneviève de Gaulle, les yeux ouvertsRacontée comme un roman, la vie inspirante de Geneviève de Gaulle-Anthonioz dont les combats et le sens de la fraternité sont plus que jamais d’actualité.
    Nièce du général, bien moins connue que cet oncle qui l’aimait beaucoup, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a pourtant tracé un chemin exemplaire.
    À 20 ans, résistante déportée à Ravensbrück, elle fait l’expérience de la fraternité, de la solidarité qui sauve. De ces heures noires et d’un inébranlable sens du devoir et de la justice, elle tire la force de dédier sa vie à la défense des plus pauvres. Engagée pendant trente ans auprès d’eux à travers ATD Quart Monde, elle est aussi, ce qu’on ignore, à l’origine de la loi anti-exclusion adoptée par le Parlement en 1998.
    Voici donc le portrait intime d’une Française courageuse, d’une « petite dame » à la volonté d’acier, d’une épouse amoureuse et mère attentive, d’une femme entière qui, face aux injustices, a toujours refusé de détourner le regard.

    Editeur :  Calmann-Levy
    Genre: Biographie
    Date de sortie: 13/03/2019
    Prix du livre papier : Broché 18,90€ 
    Version numérique: 1,99€ 
    Nombre de pages: 310

     

    Geneviève de Gaulle, les yeux ouvertsDe nombreuses bio sont parfois soporifiques, indigestes, grandiloquentes. Eh bien, celle-ci n'en est rien. Elle se lit comme un roman dont Geneviève de Gaulle en est l’héroïne, sauf que ce n'est ni une fiction, ni une comédie romantique. Geneviève est une Héroïne au sens noble du terme.

    L'auteur y brosse le portrait d'une femme extraordinaire, avec comme fil conducteur son internement au camp de Ravensbruck, dont malgré les conditions de vie elle ressort très affaiblie, mais en vie alors que tant d'autres y ont péri. Elle aurait pu, oubliée dans une cave sinistre alors qu'en tant que nièce de Général, Himmler espérait voir en elle une monnaie d'échange. Mais la fraternité qui règne au camp entre les femmes est un puissant moteur de survie.

    Cette épreuve marquera a jamais sa personnalité déjà combative, puisque à  tout juste 20 ans elle s'engage dans la résistance. De fait ses croyances et ses valeurs, mais ses espoirs et sa foi en l'humanité seront renforcées. 

    Son nom elle le portera en étendard. Etre la nièce de de Gaulle ouvre des portes, ce qui l'aidera dans ses actions mais toujours avec altruisme. Jamais pour elle.  Cette bourgeoise ne recherche pas la notoriété, ni un époux aisé, ou porteur d'un Nom.

    À travers ce récit nous découvrons une personne humble et engagée dans des missions humanitaires auprès des plus démunis.  J'avoue que je connaissais peu ce personnage qui repose aujourd’hui au Panthéon de manière symbolique. C'est dans Si c'est une femme, vie et mort à Ravensbrück, témoignage poignant de le vie dans le camp, que j'ai croisé, lors de ma lecture Geneviève, cette nièce de De Gaulle. Ce qui a titillé ma curiosité et donné l'envie de postuler pour ce livre lors du Masse critique Babelio.

    Je n'ignorais rien des atrocités que les prisonnières avaient subi, personne ne l'ignore, même si l'on entend encore par-ci, par là des détracteurs sur l'existence des camps. Cependant ce dont on parle peu c'est de l'après. Le retour à la vie normale. Et là, j'avoue avoir été particulièrement touchée par les conditions de vie de ces femmes, vivantes mais démunies, sans foyer pour les accueillir, sans famille...

    Au fil des chapitres, l'on s’émeut donc et l'on suit le combat de Geneviève, pour elle, puis plus tard pour d'autres défavorisées par la vie, les familles d'autres camps.  Son engagement est touchant et l'on ne peut que féliciter Bernadette Pécassou-Camebrac du bel hommage rendue à cette résistante, cette belle femme combative, dévouée, aimante qui s'est reconstruite et battue pour la Liberté dans tous les sens du terme.   Le volet familial n'est pas oublié, il ne pourrait tant il est lié à la personnalité de  Geneviève. 

    Coup de cœur pour le style, la construction de cette bio, dont je ressors un peu chamboulée. Je remercie Babelio et les éditions Calmann-Lévy pour cette belle découverte.

     

     

    Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts

     

     

     

    Geneviève de Gaulle, les yeux ouverts

     

    Item lire une biographie ou une autobiographie traitant de l'ensemble d'une vie

     

    Geneviève de Gaulle, les yeux ouvertsL'auteur : 

    Nationalité : France 

    Biographie : 

    BERNADETTE PECASSOU- CAMEBRAC est originaire d’Ibos, à quelques Kilomètres de Lourdes. Journaliste, elle a réalisé nombreux reportages et documentaires, dont une soirée thématique sur Lourdes su Arte. Son premier roman historique « La belle chocolatière «
    paru chez Flammarion en 2001 a connu un vif succès.Par ailleurs les recherches de Bernadette Pécassou –Camebrac ont été salué par les historiens et universitaires de
    de Midi Pyrénées, pour avoir notamment mis en évidence le rôle des femmes dans le dynamisme régional.

     
     
    Extraits citations : 
     
     
    " Mais les dorures n'impressionne pas Geneviève de Gaulle. L'honneur et l'amour, voilà ce qu'on lui a appris à respecter, aussi tout en montant les marches   pas lents dans le silence retrouvé, elle songe seulement à Bernard"
     
     
    "- ne vous en faites pas, lui dit le jeune diplomate qui conduisait la voiture, notre pays va se remettre plus vite que vous ne le croyez. La nature est plus forte que  les obus et que toutes les guerres.
    Elle n'osa pas lui dire que le prix à payer était bien lourd, il se montrait si aimable si optimiste. 
    - la vie mène depuis la nuit des temps un combat qu'elle n'a jamais perdu, reprit-il, elle gagne toujours.
    Il disait vrai. La mort faisait son oeuvre, mais la vie renaissait, sous les décombres, entre les cailloux, sous la pierre, l'herbe repoussait toujours plus vite qu'on ne l’imaginait" 
     
     
    " Mais dans le camp de Ravensbrück Dieu n'était pas. Il était resté à l’extérieur "
     
     
    " Pour Geneviève l'amour d' Anise signifie qu’elles sont revenues à une vie normale. Celle où on aime et pù on peut espérer avoir des enfants. C'est un cadeau inespéré."
     
    " L'homme n'est rien d'autre que la somme de ses actes, il est libre et responsable de ses choix. Dieu n'existe pas, à chaque homme d’assumer ses responsabilités. " JP Sartre
     
     
    "Il a vite  compris que seul on n'est rien. Alors il rassemble.
     
     
    " -Si nous devons continuer à dire la vérité, a dit Germaine, nous devons aussi la dire quand cela nous coûte. Dire le vrai ne suffit pas, il faut aussi dire le juste.
     
     
    "-mais, madame la ministre, est-ce qu'on fait de la politique en fonctions des lobbys, ou en fonction de ses convictions ?"
     
     
    " je suis une usurpatrice, l'entend toujours dire sa fille Isabelle, je parle à la place des pauvres, et je ne suis pas des leurs ."
     
     
    "On ne réfléchit jamais au comment se font les avancées humaines, on croit qu'elles sont toujours le fruit d'une volonté comme ne d'une opération du St Esprit. jamais ! Cela n'arrive jamais. Elle sont toujours issues de combat des femmes et des hommes qui les portes. Geneviève et le père Joseph sont de ceux là" 
     
     
     "Partout la vie traverse les pires cataclysmes, renaît de ses cendres.
    Il y a juste au coeur des hommes des blessures qui ne s'effacent pas et dans celui de Geneviève, malgré la voie et malgré le bonheur de ce soir de mai, elles saignent en silence"
     
     
    " Quand aujourd’hui, Geneviève y repense, et quand elle pense au monde qui se dessine, ou la beauté  a perdu son sens originel d’harmonie pour devenir synonyme de luxe et d'argent, elle frémit. Elle voit bien  que la frénésie de consommation a atteint des niveaux jamais égalés. Et elle se demande quand cela finira
    Cet argent tout-puissant, seul critère de réussite,seul but c'est sa hantise"
     
            © B. Pecassou
     
     
     
     

     

     

     


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    Un auteur à la une

     

    Comme promis c'est avec Nicolas Carteron que ma binôme de lecture, Gaëlle et moi démarrons cette mensuelle.

    C'est sur le site Babelio que j'ai, par l’intermédiaire d'une babeliote, BookiWooki, découvert ce jeune auteur en janvier 2015. Je suis immédiatement tombée sous le charme de sa plume et son imagination et, bien évidemment, j'ai partagé ce coup de cœur avec Gaëlle qui se trouve désormais, elle aussi, une inconditionnelle de l'auteur. 

    Nous souhaitons donc vous le faire découvrir et vous inciter à lire ses romans, à travers sa bio, ses réponses à une interview et une petite promenade gustative livresque en espérant vous faire saliver un peu, vous tenter surtout. 

    Nicolas Carteron est un auteur qui prend son temps avant de nous offrir ses textes. Le dernier particulièrement travaillé est un magnifique pépite empreinte de beaucoup de poésie. Tant et si bien que l'on lui pardonne de nous faire attendre aussi longtemps entre deux romans.

     

    Allez go ! 

     

     

    La bio

     

    Un auteur à la une : Nicolas CarteronL'auteur :

    Nationalité : France 
    Né(e) le : 24 janvier 1989
    Biographie : 

    Nicolas Carteron, jeune écrivain picard , lauréat du prix spécial du jury Véolia du 21e concours de la jeune Nouvelle de Nemours.
    Né à Rosny-sous-Bois le 24 janvier 1989. Il a grandi en Picardie et plus précisément à Crépy-en-Valois dans l’Oise. Doué en sciences, il s’est orienté vers des études techniques, et suivait un cursus dans une école d’ingénieur en électronique et informatique industrielle.

    Amoureux de littérature, il a réorienté son parcours pour se consacrer totalement à l’écriture qui est sa véritable passion.Le vrai déclic se fait à l’âge de 12 ans quand il a entre les mains Jessie de Stephen King. Très vite, il commence à écrire ses propres histoires, sous forme de nouvelles. 

    Le dimanche 26 septembre 2010, il rencontre Yves Grannonio, libraire, à l’occasion d’une dédicace organisée à Brie-Comte-Robert à La Librairie du Château. Ce dernier lit alors un manuscrit que Nicolas avait apporté sur place et est tout de suite convaincu du talent du jeune homme, qu’il encourage à écrire.

    Le 29 mai 2011, il est lauréat du concours de la Jeune Nouvelle de Nemours grâce à sa nouvelle : L’homme qui voulait la peau de Clint. Désormais persuadé « d’être tombé sur une perle rare », Yves Grannonio décide alors de l’éditer et crée pour cela Les Éditions Grannonio, qui publient le 19 octobre 2011 son premier roman, Une Éternité Plus Tard.

     

     

     

    Nicolas se dévoile

     

    Toi :

     

    Parle-nous de toi! 
    Qui es-tu ? Quel est ton parcours ? Ton métier, si tu en as un en dehors de celui d’écrivain  ? Ton lieu de vie ?

    Bonjour à tous, je suis Nicolas Carteron, romancier, j’ai écrit 5 romans. J’ai suivi un cursus scientifique avec une école d’ingénieur en électronique et informatique industrielle. J’ai été libraire et travaille encore dans les livres. J’habite en Île de France mais je vais déménager bientôt.

     

    Qui t’as donné le goût de l’écriture ?

    C’est venu naturellement lorsque j’ai tenu un stylo et Stephen King avec son roman Jessie m’a motivé à écrire mon premier roman.

     

    Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture ?

    L’art, la musique, la lecture, le sport, faire des pizzas, courir...

     

    Quels sont tes auteurs préférés ? Celui qui t’as marqué le plus

    Stephen King, Balzac, Maupassant, Cocteau...

     

    Si tu devais choisir 3 romans à emporter sur une île déserte ?

    Paradis perdu de Milton, Bel-Ami de Maupassant et une Pléïade de Balzac

     

    Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

    Excellente question, j’en ai aimé plein, difficile d’en choisir.

     

    Le dernier roman que tu as lu ?

    Ce n’était pas un roman mais un essai «La mort en face»

     

    Ton activité :

     

    Depuis combien de temps écris-tu ?

    Mes 6 ans mais sérieusement depuis mes 12 ans

     

    As-tu des rituels d'écriture? 

    Oui, je note une idée de début ou de fin et, quand j’ai un bon début et une bonne fin, je réfléchis. Je travaille. De là, une trame de quelques lignes apparaît. Je continue de travailler jusqu’à obtenir tous les chapitres du prochain roman et, ensuite, je m’isole en médiathèque pour écrire.

     

    As- tu des visages en tête pour incarner tes personnages ?

    ça m’arrive. Parfois, j’aime ne pas décrire les personnages pour que chaque lecteur l’imagine à sa guise.

     

    Quel support d’écriture préfères-tu ?

    Peu importe, l’important est que je puisse écrire

     

    Quel est ton genre littéraire de prédilection ? Envisages-tu d’en essayer d’autres ?

    Je n’ai pas vraiment de genre de prédilection, j’écris les histoires qui me viennent

     

    Combien de temps consacre-tu à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ?

    Ça dépend, je me donne des plages horaires. Quand j’arrive au dernier tiers d’un roman, l’écriture s’accélère d’elle-même.

     

    As-tu une méthode particulière pour écrire un livre ? des ficelles, des trucs, des manies, des objets fétiches, etc. ?

    Non pas vraiment, j’aime être entouré de livres, avoir des dictionnaires et des encyclopédies à portée de mains

     

    Que préfères-tu dans ton activité d’auteur ? Avant, pendant, après l’écriture ? D’autres moments ?

    J’aime toutes les étapes car elles sont propres à la réalisation d’un livre dans son ensemble. J’ai les idées qui naissent à n’importe quel moment. J’aime que les personnages arrivent à pas feutrés et me hantent jusqu’à me révéler chacun de leur(s) secret(s). J’adore la période d’écriture, celle où je vois les pages se noircir les uns après les autres. J’aime un peu moins les 427 relectures mais elles sont un passage obligatoire. Et j’adore particulièrement lorsque le livre sort, les premiers retours lecteurs et les moments privilégiés lors des séances de dédicaces.

     

    Envisages-tu l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ?

    Ce serait le rêve absolu

     

    Dans ta bibliographie, quel livre préfères-tu et pourquoi ?

    Je les aime tous pour différentes raisons mais j’ai toujours une préférence pour le dernier, donc en ce moment, «Viens, on le fait...» car il est chronologiquement plus récent et donc plus proche de ce que je suis en tant qu’individu. Je vieillis avec les livres et ils me ressemblent avec précision à un instant «t»

     

    Racontes-nous l’aventure de ta première édition et comment s’est-elle passée ?

    ---------- Joker ! 

     

    Quels sont tes prochains projets?

    Je travaille sur deux projets d’écriture en même temps...

     

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    Ton PORTRAIT CHINOIS EN 10 QUESTIONS

     Si tu étais..


    ■ Un animal ? Un hippopotame
    ■ Une couleur ? Vert
     Le titre d’un film ? La grande Bellezza
    ■ Une devise ? Force et honneur
    ■ Un(e) acteur(trice) ? Jack Nicholson
    ■ Un personnage historique ?  Leonard de Vinci
    ■ Un paysage naturel ? Une cascade
    ■ Un héros de littérature ou BD ?  Astérix
    ■ Une chanson ? Goodbye Stranger
    ■ Une œuvre d’art ? La fontaine Saint Michel

     

    Nous remercions Nicolas pour avoir bien voulu répondre au jeu des questions et nous allons conclure par une promenade gustative sur une idée originale de Gaëlle.

     

     

     

     

    Une promenade gustative avec Nicolas Carteron

     

    Les gourmandes livresques je vous invite à découvrir le restaurant 5 étoiles de Nicolas Carteron.  Un Cinq amplement mérité pour ses 5 romans au menu.

    Eh oui, les gourmandes, cessez de fantasmer, je ne parlais pas de l’auteur. Bien que la tentation soit grande, je l’avoue, il est agréable à regarder.

    Soupirez de déception… mais le jeune homme n’est pas libre.

    Contentez-vous de dévorer ses 5 pépites livresques.

    Bienvenus pour cette mise en bouche gustative, et l’on commence par l’apéritif.

    Avec l’histoire de Nilse héros de Se souvenirs de beaux lendemains. Une bonne bouteille de Jurançon moelleux à souhait accompagné d’un assortiment de tapas. Enivrant, palpitant, dépaysant.

    Je parle toujours du livre. Un plongeon dans le star system et show biz. Ivresse garantie. Un roman qui émeut aux larmes. Bien entendu, Nicolas Carteron ne s’arrêtera pas aux apparences et ira jusqu’au bout de la vérité.

    En entrée Nicolas Carteron ,monsieur aux doigts de fée nous propose un foie gras de canard mi-cuit et sa terrine de pruneaux agrémenté de sa roquette… Miam Miam.

    Bienvenus au paradis, et faites la connaissance d’Adam Rasselot d’Une éternité plus tard.

    On démarre tranquille. Rien ne presse. Nicolas Carteron donne à son personnage l’opportunité d’une seconde chance et vivre enfin son bonheur, s’il l’accepte. Une lecture douce et agréable qui titille les papilles avec sa vinaigrette épicée. On est transporté par la douleur et douceur de ce roman. Un très bon mix de goûts et de saveurs. L’auteur nous transporte dans son monde.

    Mais Nicolas peut être très mauvais pour la ligne de nôtre porte monnaie, bien sûr.

    Un premier plat/ roman et l’on est vite accro. On veut connaître la suite des festivités.

    Notre romancier enchaîne avec son plat principal.

    Un délicieux Cochon de lait à l’âtre, farci de morilles sur compotée de purée de patates douces. Un nom bien compliqué pour un plat pourtant si joli... comme...

    Elle était si jolie et son héroïne Lena, un roman puissant en bouche.

    Laissez Nicolas Carteron vous embarquer dans ce drame familial. Lena y cherche sa petite fille kidnappée. Suspense garanti. Sera-t-elle retrouvée vivante ? On avance, on tremble, on ne lâche rien.

    Toujours en appétit ? Pas d’overdose gustative ?

    Poursuivons alors sans complexe, comme il se doit, avec l’incontournable plateau de fromages

    Quand ta lettre est arrivée en est un, tout en surprises. On se demande par quoi commencer. Ce roman vous ouvre les portes du service des Lettres oubliées, celle qui se sont égarées en route par manque de destinataire. On y retrouve la finesse et la force de Nicolas Carteron, ses mots magiques qui dansent pour nous toucher. Un roman réaliste, qui s’engloutit facilement, mais il manque ce petit côté pimenté qu’on aime dans ses anciens romans.

    Il ne manque qu’une conclusion parfaite pour ce repas gastronomique. Et c’est :

    Le dessert. L’apothéose. Le Saint Graal… The dessert par excellence, surtout pour moi.

    Désolée les gourmandes, je vais être égoïste et parler de mon dessert préféré : La tarte au citron meringuée et surtout sans artifices. Simple, nette, efficace et tellement délicieuse.

    Eh oui, le top du top, c’est : Viens on le fait !

    Mélange de douceur et d’acidité.

    Un repas qui se termine, donc, en feu d’artifice gustatif, avec ce roman tout en poésie et maturité qui nourrit l’âme et le corps.

    On ne regrette pas d’avoir laissé un petite place à William James, le romancier énigmatique et la douce Anna. Une relation épistolaire qui bouleversera toutes les romantiques.

    Voilà les gourmandes, le repas est s’achève malheureusement sur cette note sucrée.

    Il est temps de vous relaxer pour une lente digestion jusqu'à la prochaine découverte. Mais il faut être très patient en attendant de découvrir le dernier cru gourmand de Nicolas Carteron.

    Je parle bien entendu d’un nouveau roman. Quand on découvre son menu gastronomique, on en peut plus s’en passer… mais notre auteur est du genre à fignoler ses plats, alors...

     

    © Gaëlle Guitton avec la collaboration de Missnefer.

     

     

    Eh voilà, nous espérons vous tenter avec cette présentation d'un auteur Français talentueux. 

     

    Un auteur à la une : Nicolas Carteron

     

    Pour lire les chroniques de Gaëlle sur les romans pré-cités, suivre Gaoulette sur Babelio. Quant aux miens, vous les retrouverez à l'aide du moteur de recherche en tapant Nicolas Carteron.

    Gaëlle  est aussi présente sur Télé Kréol dans une émission culturelle 

    La réunion Lé La ! 

     

     

    C'est terminé pour aujourd’hui ! 

     

    Rendez-vous le mois prochain avec un autre auteur auto-édité 

    Pierre-Guy Laurier et sa saga post-apocalyptique

    La longue nuit

     

     

     

     


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    La faille du tempsDans une ville américaine évoquant la Nouvelle-Orléans en proie à une terrible catastrophe naturelle, un afro-américain et son fils découvrent une terrible scène de crime et un nourrisson, qu’ils décident de sauver et qu’ils baptisent Perdita, la fille perdue. Mais comment ce bébé est-il arrivé là ? 

    C’est ce que Jeanette Winterson, dans son style unique, s’applique à démêler dans cette adaptation de la tragédie shakespearienne Le conte d’hiver. Sous sa plume, le roi jaloux du Conte devient un odieux financier londonien paranoïaque et obsédé par la crise de 2008 ; son ami de toujours, le roi Polixenes, un doux rêveur ; Xeno, un créateur de jeux vidéo. Et MiMi, la femme de Leo, une chanteuse à succès. Lorsque Leo se persuade que MiMi et Xeno entretiennent une liaison et qu’il lui faut agir, tous les ressorts de la tragédie sont en place. Superbe réflexion sur l’avidité et le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’envie, La faille du temps rappelle l’intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l’immense talent de l’auteure

     

     

    Editeur :  Buchet Chastel
    Genre: Thriller Collection Les Escales Noires
    Date de sortie: 7/02/2019
    Prix du livre papier : Broché 22,00€ 
    Version numérique: 1,99€ 
    Nombre de pages: 320

     

    La faille du tempsJe remercie  Les Editions Buchet-Chastel pour cette avant première, Babelio et ses Masses critiques qui me permettent de faire de magnifiques découvertes livresques en particulier dans le cadre de Masse critique privilège. Cette fois-ci n'a pas failli à la règle. ce roman je l'ai dévoré en presque une journée. 

    L'originalité réside dans le fait que l'auteure , - que je ne connaissais -, transpose une oeuvre de Shakespeare dans un univers contemporain.  Curtis Sittenfield s'y ait essayé, et même si j'ai apprécié cette reprise d' Orgueil et préjugés,  dans son Un bon parti, elle n'égale en rien le talent de Jeannette Winterson.

    En début de roman,  l'auteure nous brosse, les grandes lignes de Le conte d'Hiver, puis se lance dans le récit d'un drame moderne dans lequel se mêlent : vengeance, tragédie pardon.

    Et c'est là que réside la force de cet exploit avec cette pièce revisitée, car l'auteure nous fait prendre conscience de l'immortalité de  l'oeuvre de Shakespeare et de son talent, mais aussi que plusieurs siècles plus tard ses thèmes de prédilection sont toujours d'actualité. 

    Car l'histoire concoctée par Jeanette Winterson est criante de crédibilité, ses personnages particulièrement bien campés, la plume, d'une extrême finesse, empreinte de poésie et elle m'enchante tant j'aime le son des mots, le roulement des phrases qui me bercent d'une douce musique. Que dire de l'approche psychologique et philosophique qui font écho en moi ?  Des thèmes abordés, le temps que l'on voudrait remonter parfois, à l'image de Superman sauvant Loïs Lane, de l'avenir que l'on construit sur notre passé, de l'amour qui peut se transformer en haine, de cette aptitude à pardonner ou pas, des liens plus fort que les liens biologiques... ?

    Jeannette Winterson prend quelques libertés avec l'idée de départ et la fin en pointillée ne prend pas le chemin de celle écrite par le grand William Shakespeare. Elle s'adapte à notre temps. 

    J'ai adoré ce roman, ce récit qui m'a tenu en haleine curieuse de l'issue finale. Je me suis attachée ux personnages, à certains plus que d'autres et même Léo parvient à vous toucher malgré son caractère ignoble.  J'ai souri, ri  à de nombreuses réparties entre lui et Pauline et j'ai été aussi très émue.

    Un roman donc qui suscite de nombreuses émotions, des personnages que l'on quitte avec regrets. le contexte est bien établi, de nombreuses références, musicales et autres, un univers du jeu particulièrement développé, celui des voitures, - on y croise même la De Lorean de Retour vers le futur -; il ne manque rien pour titiller votre curiosité et croiser votre opinion sur le destin, l'avenir, le passé et ses conséquences.

    Énorme coup de cœur pour cette pépite livresque et une auteure dont j'ai très envie de découvrir d'autres romans 

     

     

    La faille du temps

     

     

     

    Extraits citations

     

    " si Dieu n'existe pas, je ne serai pas plus mal loti à ma mort. Je serai juste mort. par contre s' Il existe... mais OK, je sais déjà ce que vous allez dire  : où est-IL ?"

     

    " Dieu n'a pas besoin de nous punir. on sait le faire tout seuls. C'est pour ça que nous avons besoin du pardon. Le pardon est un mot comme le mot "tigre", on l'a filmé et il y a des moyens de  vérifier qu'il existe,  mais on n'est pas nombreux à l'avoir approché en pleine nature ou à le connaitre pour ce qu'il est. 

    Je ne me pardonne pas ce que j'ai fait"

     

    " Je découvre que le deuil signifie vivre avec quelqu’un qui n'est plus là"

     

    " la lecture était un acte si  silencieux qu'on  entendait bruisser les pages "

     

    " - tu veux jeter un œil au musée ?

    - pas le temps

    - A quoi ça sert  que le temps existe si on n'en a pas ?"

     

    "- (..) personne ne TOMBE  amoureux - l'amour c'est un mélange explosif de sexe et de désespoir, de sexe qu'il faut bien  qu'on s'en paie un peu, de désespoir parce qu'in est seul. La personne  dont tu tombes  amoureux n'a strictement aucune importance"

     

    " - il faut arrêter de parler au passé Vous ne pouvez pas changer ce que vous avez fait. Vous pouvez changer ce que vous faites. "

     

    "- (...) on discutait tout le temps pendant mes études de philo. Est ce que la vie n'est qu'une série d' accidents qui, vus de loin,  dessinent des motifs ? Comme les champs, les rivières et les maisons que l'on voit depuis un avion et qui paraissent beaux et ordonnés, alors qu'au sol, il sont se  qu'ils sont désordonnés, voire laids."

     

    © J. Winterson


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  • Oxygène LCLe commandant Helen Grace parviendra-t-elle à échapper à ses plus vieux démons ? Après Au feu, les pompiers, une nouvelle enquête signée M. J. Arlidge.
    Lorsque le commandant Helen Grace est appelée dans une boîte de nuit SM de Southampton, elle ne s'attend pas à ce que ce corps ligoté, retrouvé sans vie, soit celui d'une vieille connaissance tout droit sortie de la double vie qu'elle cache à ses supérieurs : Jake, son dominateur. Helen Grace se lance à la poursuite du meurtrier tout en dissimulant cette relation. 
    Mais lorsque l'assassin fait une deuxième victime, Helen se trouve face à un dilemme : doit-elle confesser ses zones d'ombre et se voir retirer l'enquête ou continuer à mentir et risquer de se perdre dans ce jeu dangereux ?

    Editeur :  Escales éditions
    Genre: Thriller Collection Les Escales Noires
    Date de sortie: 21/02/2019
    Prix du livre papier : Broché 21,90€ 
    Version numérique: 15,99€ 
    Nombre de pages: 380

     

     

    Oxygène LCM.J Arlidge a encore frappé avec opus explosif. Il nous convainc de son talent avec ces nouvelles aventures d' Helen Grace. Une intrigue qui prend un chemin des plus inattendu et s'achève dans un cliffhanger époustouflant. Non, le lecteur n'est pas du tout préparé à un tel final.

    Certes au fil des pistes, des pièces du puzzle, des petits cailloux que l'on suit consciencieusement, le lecteur en vient  à s'interroger sur le lien entre ces meurtres et Hélen; quand est-il ?  Pure coïncidence ? Ou l’assassin a un compte a régler avec notre commandant  ? Si l'on suit cette pistes, plusieurs  coupables sont envisageables.

    Une nouvelle enquête, pour notre personnage récurent qui met à mal sa position d'inspectrice au vu de ses relations avec Jack ; la situation se complique quand d'autres personnes de son entourage, lié à l'univers du BDSM sont aussi assassinés. Tout un pan de sa vie secrète risque-t-elle d'être dévoilée au grand jour ?

    Nous plongeons donc dans un univers considéré par beaucoup comme pervers. Ces meurtres sont donc t-il  haineux ? 

    M. J Arlidge reste fidèle à sa construction de base, suspects plausibles, fausses pistes, conséquences des arrestations sur l'individu présumé coupable, et impact sur sa vie quand les journaleux s'en mêlent avec leurs titres racoleurs. Nous retrouvons donc Emilia, que l'on déteste déjà depuis longtemps et son comportement ne fait que renforcer l'aversion que l'on éprouve pour ce personnage qui se fiche comme une guigne de la vie des gens. De plus, une haine assez inexpliquée perdure envers Hélen, et l'on s'inquiète de voir ses efforts, pour faire tomber notre commandant fétiche de son piédestal se concretiser.  Emilia cherche la faille pour écorner l'image d' Hélen Grace. Y parviendra-t-elle ? 

    Dans cet opus l'auteur apporte des réponses à des questions que le lecteur se pose dans les derniers tomes, à savoir l'identité de celui qui épie notre commandant confirmant ainsi ses doutes. Et la gifle est magistrale. 

    Les émotions sont garanties. M.J Arlidge  nous mène, tambour battant, vers son final retentissant, particulièrement dans les derniers chapitres.  L’oxygène nous manque et c'est la chute en roue libre. Pas moyen de s'arrêter avant de toucher terre, secoués, K.O ! 

    Nonnnnnnnnn ! C'est le cri du coeur que pousse le lecteur arrivé à la dernière ligne, pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'on ne peu accepter de devoir attendre encore un an avant de découvrir la suite des aventures d' Hélen, en sachant qu'elle est déjà écrite. Et parce que l'on a du mal à accepter ce rebondissement qui cependant fait de cet opus une pépite.

    Le volet thriller psychologique est tout aussi maîtrisé que le suspens. La personnalité des personnages est très travaillée, l'univers policier également et l'auteure nous offre quelques belles interactions entre les protagonistes secondaires, entre jalousie, coups bas, conflits et jeux de pouvoir.

    Quant à Hélen, si vous êtes attachée à elle,  c'est désormais définitif tant sa personne est à la fois fragile et forte et malheureusement très seule.  On se demande dès lors qui va rester à ses cotés, la soutenir dans l'épreuve qu'elle va vivre, vu que certains l'abandonnent à son sort pour des multiples raisons.

    Thriller psychologique addictif qui se dévore. Le meilleur, avec Am Stram Gram  qui le talonne de pres.

    M.J Arlidge est maître dans l'art du rebondissement, vous touche, vous fait vibrer, vous émeut et l'on le déteste  parfois du sort qu'il réserve à certains des protagonistes que l'on suit depuis le début de l'aventure avec lui. Comme dans ces autres opus, l'auteur fait appel à la tolérance et à l'ouverture d'esprit. Ne pas juger, ne pas condamner car tout n'est pas blanc ni noir. 

    Méga coup de cœur.

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    Avec Marie et Gaelle

     

    Oxygène LC

     

     

    Oxygène LCL'auteur : 

    Nationalité : Royaume-Uni 
    Né(e) à : Londres , le 10/10/1974

    Biographie : 

    Matthew Arlidge est auteur de roman policer. Il est diplômé en littérature anglaise de St John's College à Cambridge.
    Scénariste, il a travaillé pour la télévision pendant quinze ans. Il a dirigé également une maison de production indépendante, qui a permis à plusieurs séries policières de voir le jour. 
    "Am stram gram" (Eeny Meeny, 2014) est son premier roman. Le suivant, "Il court, il court, le furet" (Pop Goes The Weasel, 2014), un sequel, projetait un tueur type Jack l'Éventreur dans les bas-fonds de la ville portuaire de Southampton. 
     
    Sa saga à lire dans l'ordre :
    "Am stram gram, l court, il court, le furet,La Maison de poupée, Au feu, les pompiers, Oxygène.
    La suite est déjà publiée en VO.
     

    Extraits citations 

     

    "certaines blessures sont-elles trop profondes pour guérir ? Un amour brisé est-il irréparable"

     

    " elle avait commis l'erreur de considérer Paine comme un misogyne, mais de toute évidence il était capable d'aimer, de  faire preuve e tendresse et de dévouement. Il était  peut-être impossible de vraiment connaitre une personne dans la vie" 

     

    © M.J Arlidge

     

     

     


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