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    La vraie vie SPC’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
    Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors, en guerrière des temps modernes, elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.

     

    Éditeur : L'iconoclaste
    Genre: litterature francophone
    Date de sortie : 29/08/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 17,900€ 
    Version numérique: 12,99
    Nombre de pages :  265

     

      

    La vraie vie SPLa couverture et les retours m'avaient attirée, donc bien évidement j'ai foncé quand ma binôme m'en a proposé la lecture conjointe, sans lire le résumé.

    J'avoue que j'ai été un peu déconcertée par le style que j'ai trouvé étonnamment simpliste avec un vocabulaire assez pauvre, l'auteure prisant les verbe être et avoir à gogo. 

    L’histoire est assez fade et plate au prime abord, puis Adeline Dieudonné nous emporte dans la vie de l’héroïne et dans les drames de la vie quotidienne que vivent malheureusement de nombreuses personnes dans notre entourage proche ou éloigné.

    Les thèmes donc de ce roman sont aisément identifiables, les personnalités de protagonistes bien dépeintes, les portraits bien brossés. 

    L’auteure plante son décor dans un lieu qui ressemble à milles autres et on ne sait dire dans quel endroit, ni même dans quel pays.  On ne connait même pas le prénom de la gamine.

    Certains de ses comportements , 10 ans au début du récit, 15 à la afin, si j'ai bien compris, m'ont un peu déroutée et déconcertée, pas sûre qu'à cet âge ils soient possibles. Je pense tout particulièrement à l' histoire avec le couple La plume/ le Champion et ce dans les deux sens.

    La narratrice, protagoniste principale,nous fait donc partager son point de vue sur les événements couvrant  plusieurs années. L'auteure en fait une gamine surdouée, passionnée de sciences particulièrement en physique quantique et à la fois une douce rêveuse  à la limite crédule.

    La fin, plus, ou moins prévisible, reste néanmoins un peu surprenante. L'auteure ne s’étendant pas sur la  psychologie perturbée de Gilles. J'ai donc un peu de mal à adhérer à ses réactions soudaines.

    La touche un peu surnaturelle de conclusion, si je peux l'exprimer ainsi, reste également sujette à caution, de mon point de vue. 

    Quoiqu'il en soit, il reste que le chemin que veux donner la narratrice en souhaitant revenir à sa vie d'avant  le drame, est surprenant et pas vraiment cohérent. Comment peut on souhaiter uniquement reprendre le quotidien d'avant l'accident ?  Se contenter d'une seule chose, voir son petit frère sourire , alors que la mère subit les violences quotidiennes d'un mari maltraitant ? Ok !  il faut avouer que notre héroïne a bien peu de considération pour sa génitrice. Cependant, à quoi bon rêver de faire des bonds dans le temps pour si peu ?

    Néanmoins, l'intrigue est addictive et le tout se le lit rapidement et on se laisse captiver par les rebondissements, même si  le roman étant court, beaucoup de points ne sont pas assez approfondis de mon point de vue.

     

    La vraie vie SP

     

     

    La vraie vie SPL'auteur : 

    Nationalité : Belgique
    Né(e) le : 12/10/1982
    Biographie :

    Adeline Dieudonné est une femme de lettres, nouvelliste et romancière.
    Elle est la fille du pilote automobile Pierre Dieudonné (1947).
    Sa première nouvelle, "Amarula", parue dans le recueil "Pousse-café" en 2017, remporte le Grand Prix du concours de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
    La même année, elle écrit et interprète le seul en scène "Bonobo Moussaka". Elle a publié aux éditions Lamiroy un opuscule, "Seule dans le noir" (2017).
    En 2018, elle publie un premier roman remarqué, "La vraie vie".
    Il remporte le Prix Première Plume 2018, le Prix du roman Fnac 2018, le Prix Renaudot des lycéens 2018, le prix Victor-Rossel 2018 et le Grand Prix des Lectrices Elle, catégorie Roman en juin 2019.

     


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  • 1Partir c'est mourir un peu SP 910, Igor Kleinenberg, jeune professeur d’allemand d’origine estonienne, devient précepteur à la Cour impériale de Russie. Côtoyant au plus près le pouvoir jusqu’à sa chute, il assiste aux aléas du pays, aux manigances de l’aristocratie pétersbourgeoise, au cheminement inévitable vers la révolution nationale en pleine conflagration mondiale. Témoin des traîtrises et du mépris envers l’empereur Nicolas II et sa famille, il l’est aussi du courage et de la détermination d’hommes et de femmes qui dans les plus grandes épreuves ne les abandonneront pas.De Saint-Pétersbourg aux poussiéreuses villes d’Extrême-Orient, du soleil de Crimée aux neiges de Sibérie, Igor Kleinenberg raconte presque une décennie de la Russie dans ce qu’elle eut de tumultueux, de tragique et d’éminemment fascinant. Dans ces mémoires fictifs foisonnants, construits à partir de témoignages du temps, s’entremêlent le portrait intime et vrai de la dernière famille régnante de Russie et l’histoire troublée d’un pays au tournant de son destin. Édition illustrée d’un frontispice et de cinquante photographies anciennes.

    Editeur :  Auto-édition
    Genre: romance historique
    Date de sortie: 
    Prix du livre papier : 22,90 €  
    Version numérique: 3,93 € 
    Nombre de pages :  775

    Disponible ICI

     

     

     

    Partir c'est mourir un peu SP Ceci n'est pas un romance historique par laquelle beaucoup d'auteurs trouvent moyen de nous cultiver de manière ludique autour d'une d'une histoire d'amour ; non ici Alexandre Page donne la voix à Igor Kleinenberg professeur d’allemand des enfants Romanov. C'est ce quotidien que nous allons découvrir. 

    Tout le monde connait l'histoire du dernier tsar, supposé être un tyran et les conséquences sur son destin dans lequel sa famille fut sacrifiée au nom de la révolution Bolchevique. Qui n'a pas été intrigué par les débats sans fin sur les supposés rescapées de cet assassinat ? 

    Alexandre Page nous offre un envers du décor par la voix d'Igor qui n'existe  que par la plume de l'auteur, pour autant les autres précepteurs des grandes duchesses ont réellement existé et l'on peut supposer que c'est sur leurs différentes œuvres que c'est appuyé l'auteur, tant on entre ici dans l'intimité de la famille régnante.

    Personnellement, hormis le mystère qui a longtemps plané sur la survie de deux des filles de la fratrie, je ne ne savais pas grand chose de l'histoire russe ,juste les grandes lignes. 

    Alexandre Page a donc titillé ma curiosité et m'a incité à en apprendre davantage sur le divers personnages et lieux cités dans ce roman. C'est pourquoi, ma lecture a été un peu entre coupée à force de consulter le net pour me repérer géographique ou pour trouver des infos complémentaires afin de mieux comprendre les liens entre divers personnages. 

    L'approche de l'auteur nous rend bien sympathique la famille Romanov que l'on côtoie en dehors des enjeux politiques de l'époque. Même si ceux ci sont abordés, c'est plus l'aspect vie de famille que le récit est centré, sur les interactions  entre Nicolas, ses enfants et sa femme. 

    Au fil des chapitres, on prend conscience de l'importance des enjeux géopolitiques, toujours d'actualité, et des effets rebonds dévastateurs. 

    L'auteur, par l’intermédiaire d'Igor, nous attache à cette impératrice qui, quoi qu'elle fasse, est jugée critiquée. Son statut n'est guère enviable. Il nous fait éprouver de l'empathie pour cette famille outrageusement maltraitée, alors que le tsar avait abdiqué, (quelque soit nos avis politiques, on ne peut décemment le nier) aujourd’hui réhabilitée, leurs corps ayant trouvé une sépulture décente.  

    Le tsar connut  de nombreux surnoms suivant les époques : « Nicolas le Pacifique », pendant son règne, puis les soviétiques  le baptisent « Nicolas le Sanguinaire », de nos jours, la tradition orthodoxe le décrit comme « un saint digne de la passion du Christ ». Le personnage reste donc encore a ce jour énigmatique et on ne saura pas totalement qui était cet homme présenté ici sous un certain regard celui d'Alexandre Page.

    Quoiqu'il en soit, j'ai aimé cet aspect de l'histoire Russe, néanmoins un peu complexe à lire, de part ses descriptions, mais surtout par le nombre de personnages, de filiations,  de princes russes, et autres protagonistes aux noms imprononçables.  

    Un roman historique enrichissant qui nous enseigne les us et coutumes religieuses et autres , nous fait visiter quelques lieux qu'il m 'a fallu localiser pour me situer (d'ou mes petites recherches).    

    Une belle fresque historique passionnante, qu'il faut prendre le temps de découvrir et qui incite à la réflexion, sur le fait que les liens familiaux passent souvent après les enjeux politique, enfin c'est ce l'impression que j'ai eu, tant je me suis demandé pourquoi la famille n'avait pu être libérée par les pays alliés.

    Personnellement, je trouve que la version epub ne se prête pas pour ce roman. On en apprécie pas  suffisamment les photographies jointes à l'ouvrage.

    J'admire l'auteur pour le travail en amont effectué, et sa capacité à transcrire toute une foule d'informations passionnantes. La plume est plaisante, je note cependant quelques fautes qui sont passées à la trappe. 

    Je remercie l'auteur, qui grâce à ce partenariat, m'a permis d'enrichir ma culture personnelle en m'ouvrant la porte du palais impérial russe. 

    Un très bel ouvrage qui ravira les passionnés de l' Histoire en général, et apprécieront cette manière choisie par l'auteur pour l'appréhender. Personnellement je conseille vivement, en rappelant tout fois qu'il s'adresse à un certain lectorat.

     

    Partir c'est mourir un peu SP

     

     Partir c'est mourir un peu SP L'auteur : 

    Nationalité : France
    Né(e) à : Clermont-Ferrand , le 18/09/1989

    Biographie :

    Alexandre Page est né en 1989 à Clermont-Ferrand. Docteur en histoire de l’art, auteur d’une thèse sur le graveur-illustrateur Léopold Flameng (1831-1911) soutenue en 2017, il poursuit aujourd’hui ses recherches sur l’estampe et la peinture du XIXe siècle et a publié plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur le sujet.
    Passionné par l’écriture, il décide après sa thèse de se consacrer aussi à la fiction. Partir, c’est mourir un peu est son premier roman abouti. Il est un des cinq ouvrages finalistes du prix du jury des Plumes francophones organisé par Amazon KDP.

    Site internet de l'auteur :

    http://alexandre-page.mozello.fr/

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  • Paul et VirginieTout l'équipage se précipitait en foule à la mer, sur des vergues, des planches, des cages à poules, des tables, et des tonneaux. On vit alors un objet digne d'une éternelle pitié : une jeune demoiselle parut dans la galerie de la poupe du Saint-Géran. C'était Virginie. Tous les matelots s'étaient jetés à la mer. Il n'en restait plus qu'un sur le pont, qui était tout nu et nerveux comme Hercule. Il s'approcha de Virginie avec respect : nous le vîmes se jeter à ses genoux, et s'efforcer même de lui ôter ses habits; mais elle, le repoussant avec dignité, détourna de lui sa vue... Dans ce moment une montagne d'eau d'une effroyable grandeur s'avança en rugissant vers le vaisseau. À cette terrible vue le matelot s'élança seul à la mer; et Virginie parut un ange qui prend son vol vers les cieux.

     

    Editeur : Le livre de poche
    Genre:  Classique
    Date de sortie :  Nouvelle édition : 13/11/2019 Publié  initialement en 1788
    Prix du livre papier :  5,20
    Version numérique: 0,99
    Nombre de pages : 480 (avec le préambule) 

     

     

    Paul et VirginieOeuvre romanesque, la seule et unique marquante de Jacques-Henri Bernardin de Saint Pierre, dont je connaissais l'issue sans ne l'avoir jamais lue, ni étudié durant mon cursus scolaire.

    Pour certains, la romance est plutôt "gnan gnan". Pas plus que d'autres plus modernes, dirai-je. Tout au moins le style en est moins factuel, plus riche en vocabulaire, en descriptions de paysages idylliques aux airs de Paradis. Descriptions un peu ennuyeuses pour le lectorat qui privilégie l'action au détriment de la toile de fond.

    Un classique qui a mal vieillit disent certains. Justement non, tant il aborde une idée du bonheur, bien loin des contingences matérielles, dans laquelle la nature tient une grande place.

    Pour preuve que notre Virginie n'était pas plus heureuse loin de son île  sur laquelle , elle et Paul élevés dans une promiscuité jugée horrifiante pour les bonnes âmes telles que sa tante  bien née. é

    Un récit que l'on peut trouver un peu long, si  l'on s'en tient à la seule histoire d'amour tragique de nos 2 protagonistes. Mais si l'on regarde bien entre les lignes l'auteur pousse aux questionnements tant il aborde divers thèmes, différents enseignements ayant traits aux valeurs morales telle que la vertu ( terme démodé, certes, mais n'est-on pas, un tant soi peu, éduqué dans les préceptes du "bien" ?  Et au XVIIIe siècle, petri de religion, il n'existe donc aucune alternative pour notre héroïne.

    Bernardin de Saint Pierre aborde d'autres thèmes du genre : pour vivre heureux vivons cachés, le combat entre la raison et le coeur. On pourrait même trouver quelques images symboliques  dans les dernières heures de la jeune femme refusant de délester de ses vêtements, la main sur son coeur, partagée entre les convenances régies par la société ( toujours actualité, d'ailleurs ) et ses sentiments personnels. Dommage que notre Virginie, en jeune fille modèle, n'est pas été une de nos rebelles contemporaines, plus encline à privilégier son bonheur que celui des autres.  Parfois à trop penser aux autres l'on se perd soi-même. 

    J'ai donc aimé ce conte moral et romanesque au dénouement tristement tragique qui aurait pu avoir un joli happy-end et qui fait dire que parfois il vaut mieux écouter son coeur que sa raison. 

     

    Paul et Virginie

     

    Paul et VirginieL'auteur :

    Nationalité : France
    Né(e) à : Le Havre , le 19/01/1737
    Mort(e) à : Éragny-sur Oise , le 21/01/1814
    Biographie :

    Jacques-Henri Bernardin de Saint Pierre est un écrivain et botaniste français.

    Dès ses 12 ans, il lit avidement "Robinson Crusoé" et fait un voyage à la Martinique, après avoir été élève des Jésuites de Caen. Il entre en 1757 à l'École des Ponts et Chaussées et devient ingénieur à Düsseldorf en 1760 avec un brevet d'officier-ingénieur. L'homme n'est pas d'un naturel très coopérant avec ses employeurs, il sera licencié.
    Il se mit à rêver de fonder une république idéale et vertueuse, il ne cesse de voyager de métier en métier (professeur, journaliste, capitaine en Russie, ingénieur, etc...) et de pays en pays (Malte, Amérique, Hollande, Russie, Pologne, Autriche, Allemagne, l'île Maurice, etc...). Revenu à Paris en 1771, il va au salon de Mlle de l'Espinasse avec les encyclopédistes et, ensuite, il se lie d'amitié avec Jean-Jacques Rousseau, dont il demeure toujours un fervent disciple.
    En 1771, il embrasse la carrière des lettres. Mais il n'était pas fait pour les succès de salon et de coterie littéraire. Il publie "Voyage à l'île de France" (île Maurice) (1773), puis il devient célèbre avec ses trois premiers volumes de ses "Études de la nature" (1784). Nommé intendant du Jardin des Plantes, il en écrit le quatrième et dernier volume, "Paul et Virginie" (1788), qui consacre sa gloire littéraire.
    En 1792, Louis XVI le nomme intendant du Jardin des Plantes, ensuite nommé professeur à l'École normale sous la Révolution, élu membre de l'Institut en 1795, de l'académie française en 1803, il est comblé d'honneurs par Napoléon.
    Ayant perdu sa première femme, il épouse, en 1800, Désirée de Pelleport, jeune et jolie personne qui calme ses dernières années avant sa mort dans sa campagne d’Éragny, sur les bords de l’Oise. De son premier mariage, il a eu deux enfants : Paul, mort jeune, et Virginie, mariée au général de Gazan.


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  • Jeanne Il était une femme LCA l’heure où le premier tour du monde français mené par Bougainville fait miroiter l’espoir de découvertes merveilleuses, la paysanne Jeanne Barret rêve d’accéder à une existence exaltante. Celle en qui bouillonnent intelligence, sensualité et audace, est-elle prête pour les aventures que toute femme ordinaire jugerait possible?
    Dans la soirée du 13 mars 1773, en isle de France, aujourd’hui île Maurice, s’engage un tête à tête entre le naturaliste Philibert Commerson et Jeanne dont la liaison est sublimée par une passion commune pour l’étude de la nature.
    Outre le rôle essentiel de Jeanne Barret dans la vie et l’œuvre du naturaliste, le roman nous révèle le destin d’une pionnière de l’émancipation féminine qui a séjourné dans l’océan indien au siècle des Lumière

    Editeur : Livres sans frontières
    Genre:  Bio Historique
    Date de sortie : 26/7/2018
    Prix du livre papier :  20,00€ 
    Version numérique: 8,52€
    Nombre de pages : 340

     

     

    Jeanne Il était une femme LC

    Je remercie ma binôme de m'avoir offert cette biographie romancée écrite par Lisiane Bernadette Thomas, gentiment dédicacée par cette dernière et qui  met à l'honneur une inconnue pour la plupart d'entre nous.

    Peu versée dans la botanique, j’ignorais totalement l'existence et ce naturaliste et explorateur français passé à la postérité tout comme Jeanne Barret son assistante, valet, supposée compagne.  

    Une histoire riche et palpitante parfaitement orchestrée par l'auteure qui le rend le récit addictif et incite à satisfaire ma curiosité culturelle. 

    Mon érudition imparfaite, se plait à apprécier ce genre d'approche des plus enrichissantes. Certes certains noms cités, ça et là, ne me sont pas inconnus, certains étant très célèbres comme Bougainville. 

    Outre l'aventure exploratrice et les nombreuses référence à des plantes désormais célèbres dont je connais aujourd’hui les découvreurs, Lisiane Bernadette Thomas met en exergue la vie de Jeanne qui s'est vue contrainte de se déguiser afin de pouvoir participer à une expédition dans laquelle les femmes n'avaient pas le droit de cité.

    C'est donc le portrait d'une femme hors du commun que nous brosse l'auteure et l'on se plaît de constater que ses efforts n'ont pas été vains et que récemment la Baretia bonafidia dédié par Philbert Commerson lui a été, quelques siècles, plus tard réattribuée sous le nom de Solanum Baretiae. Hommage rendu par  une universitaire américain  à cette botaniste plutôt méconnue.

    On ne peut qu'admirer cette femme à la personnalité exceptionnelle et sa force de caractère en imaginant  ce qu'elle a dû surmonter dans des conditions pénibles,  même certains hommes.

    Comme quoi comme le dit si bien l'auteure dans ma dédicace : "Ce que femme veut... "

    Qu'ajouter de plus, mis à part que je suis conquise par le plume magnifiquement poétique de l'auteure ? Par sa manière de narrer ce récit en le rendant ludique et passionnant ? J'avoue avoir eue un peu peur de me lasser de trop de détails et il n'en a rien été au contraire. Je me laisserais presque tenter par la lecture De voyage autour du monde de Louis-Antoine de Bougainville 

    Coup de cœur pour cette biographie romancée, particulièrement documentée qui me donne envie de connaitre les motivation de Lisiane Bernadette Thomas et à me précipiter sur les autres exemplaires dans ma PAL

    Merci, à vous 2 Lisiane et Gaëlle pour ce magnifique moment. Merci à l'auteure d'avoir mis en avant une femme exceptionnelle sans laquelle peut-être Commerson n'aurait pu faire aussi bien aboutir son projet.

     

    Jeanne Il était une femme LC

     

     

    Jeanne Il était une femme LCL'auteur :

    Nationalité : France
    Né(e) à : Les Avirons, La Réunion , 1953
    Biographie :

    Lisiane Bernadette Thomas est une auteure de romans de littérature générale et pour la jeunesse.
    Professeur de lettres, elle se met en retraite anticipée en 2002 et publie son premier roman: "Le souffle des disparus" qui était écrit depuis dix ans et pour lequel elle obtient le prix spécial du jury Grand Océan.
    À partir de cette date, elle intervient en milieu scolaire et dans des bibliothèques auprès d’adultes et d’enfants soit pour animer des ateliers d’écriture, soit au moment de l’étude, dans des classes, de trois de ses romans: "Le souffle des disparus" (2003), "Je veux ma place au soleil" (2005) et "La Terre Jumelle".
    En 2007, le premier volume de sa trilogie fantastique "La Terre Jumelle : Au-delà de la Fournaise ", est remarqué au salon du livre jeunesse de Montreuil pour le parcours Collèges. En 2012, "Sur leurs pas" est sélectionné pour le prix Paille-en-queue.
    En septembre 2018, Bernadette Thomas nous propose un nouveau roman "Jeanne il était une femme.

    Mariée et mère de trois enfants, elle participe régulièrement à des salons du livre.

    son site : http://www.bernadette-thomas.com/

     

    La ME : Les éditions du LIvre sans frontières

    Livres sans frontières a été créée en 2002. Initialement ce fut une association humanitaire dont l’objectif était la collecte de manuels scolaires et de livres de bibliothèque à destination de Djibouti. Jusqu’en 2016, elle a mené dix opérations dans la corne de l’Afrique.

    A partir de 2003, l’association met en place un volet culturel pour la promotion et la diffusion d’oeuvres littéraires réunionnaises. Les droits de diffusion des romans ont permis le financement des opérations caritatives.

    Depuis le 09 avril 2019, les éditions Livres sans frontières sont devenues une entreprise éditoriale ( SIRET 849931704 00019 ) avec une diffusion associative.

     

    Extraits citations 

     

    "elle avait découvert également que le monde était un théâtre dans lequel les hommes s'attribuaient les rôles principaux, les femmes n'y état, la plupart du temps que des figurantes" 

     

    "il l'aimait parce qu'il pouvait voir en elle ses propres passions"

     

    "il ignore si un esclave  ale droit de pleurer, mais ce droit, il se l'octroie. La douleur demeure libre"

     

    " le prêtre ne sait rien de ce qui se trame au plus profond d'une femme, qui, pour vivre selon son tempérament et ses aspirations doit revêtir une apparence virile, se dit Jeanne. Je suis née femme, mais la nature m'a tout donné en double, sexe de femme, volonté d'homme, sensualité de femme et d'homme. J'ai été crée pour une existence d'homme dans une enveloppe féminine. Ce prêtre ne me comprendra jamais. Je ne fais pas partie d'u monde qu'il appréhende. "

     

    " Jeanne songea qu'il n'y avait pas qu'en France que les femmes ne jouissaient pas des même droits que les hommes...Il était manifeste qu'à l'arrivée des étrangers, elles s'étaient assemblées là, de gré ou de force"

     

    "auprès de lui, elle s'est accomplie en tant qu'amante,en tant que naturaliste, il l'a aidée dans l'exaucement de ses souhaits: devenir une femme extraordinaire, semblable à nul autre, libre de ses ses choix, libre de son corps."

     

    L.B Thomas


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    Paroles Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Epanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara...
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant..

    Editeur : GAllimard
    Genre:  Collection Folio Poésie
    Date de sortie : 10/9/1976 new collection,n
    Prix du livre papier :  Broché : 8,86 Poche  : 7,40
    Version numérique: 6,99
    Nombre de pages : 253

     

     

     

    Paroles Incontournable Prévert, de celui que l'on découvre sur les bancs de l'école, et que l'on n'apprécie que mieux, pour le plaisir, des années plus tard quand on en vient à aimer les mots, leur sonorité, leur musicalité et à mieux à en saisir la beauté
    La poésie de Prévert ne peut se lire d'une traite. Il faut la savourer la déguster à petites doses.
    Les paroles de cet auteur se lisent, à voix haute et ce n'est que meilleur souvent pour s'imprégner comme il se doit de ses mots chantants. Bien s^r on ne peut aimer tous ces textes, certains resonnent en nous plus que d'autres. 

    Prévert,  c'est intemporel.

     

    Paroles

     

    Paroles L'auteur 

    Nationalité : France
    Né(e) à : Neuilly sur Seine , le 04/02/1900
    Mort(e) à : Omonville-la-Petite (Manche) , le 11/04/1977
    Biographie :

    Jacques Prévert est un poète et scénariste français.
    Auteur d'un premier succès, le recueil de poèmes, "Paroles", il devient un poète populaire grâce à son langage familier et à ses jeux sur les mots. Ses poèmes sont célèbres dans le monde francophone et appris dans les écoles françaises.
    En 1925, il participe au mouvement surréaliste, il y rencontre Marcel Duhamel, Raymond Queneau, Yves Tanguy et André Breton. Jacques Prévert témoigne d'un engagement politique sincère. Surréaliste inclassable, certains observateurs n'hésitent pourtant pas à l'apparenter au courant libertaire. Cet engagement est à l'origine de belles réussites mais aussi d'échecs.
    Jacques Prévert est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945 : "Le Quai des brumes", "Le jour se lève", "Les Visiteurs du soir", "Les Enfants du paradis" et "Les Portes de la nuit" de Marcel Carné, "Le Crime de Monsieur Lange" de Jean Renoir, "Remorques et Lumière d'été" de Jean Grémillon.
    Pendant la guerre, il protège ses amis juifs, le décorateur de cinéma Alexandre Trauner et le musicien Joseph Kosma qui, grâce à lui, peuvent poursuivre leur travail (Ses poèmes sont mis en musique par Kosma dès 1935).
    Il écrit aussi des sketchs, des chœurs parlés pour le théâtre et des chansons.
    A partir des années 1940, il réalisé de nombreux collages qui constituent pour lui une autre forme de poésie.
    Il écrit des pièces de théâtre. Sa fille Michèle naît en 1946. et il épouse Janine Tricotet en 1947. Le 12 octobre 1948, à Paris, il tombe d'une porte-fenêtre et reste plusieurs jours dans le coma. Le hasard a voulu que Pierre Bergé en ait été témoin, le jour même où celui-ci venait d'arriver pour la toute première fois dans la capitale alors qu'il se promenait sur les Champs-Élysées.
    A Paris, il habite dans le quartier de Montmartre, derrière le Moulin Rouge, sur le même palier que Boris Vian. Après la résiliation du bail de sa résidence secondaire d'Antibes, il achète une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche. Il y mourra d'un cancer du poumon. Il est enterré au cimetière de cette commune aux côtés de sa femme et de sa fille.
    Anarchiste de cœur, Prévert se disait « rêveur » ou « artisan » plutôt que « poète ». C'était un homme libertaire, subversif, antimilitariste et anticlérical.


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