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    Bakhita

     

    Née dans un village du Darfour vers 1868, Bakhita est enlevé à 7 ans par des négriers qui vont la revendre sur le marché aux esclaves d'El Odeïd, en plein coeur du Soudan. Passant de maître en maître, tous aussi cruels et impitoyables, elle est rachetée à Khartoum par le cousul d'Italie et atterrie à Gênes avant d'être donnée à un couple habitant près de Venise. Placée chez les sœurs de la charité canossienne en attendant de repartir avec eux au Soudan, elle demande à y être baptisée puis à être religieuse au grand effroi de ses maîtres qui lui font un procès. 

    Dans les années 30, sa biographie est publiée avec succès, elle incarne pour tous l'histoire édifiante de l'esclave devenue fille de Dieu et devient objet de propagande sous Mussolini. 

    Telle est l’authentique histoire de Bakhita, morte en 1947 et canonisée en 2000 dont l'auteur s'empare avec une rare empathie et un incomparable talent d'écriture pour en restituer au-delà des images pieuses et de l'hagiographie les drames et l'incompréhension.

     

    Editeur :  Albin Michel
    Genre:  Biographie
    Date de sortie: 23/08/2017
    Prix du livre papier : Broché  22,90€ 
    Version numérique: 15,99€ 
    ISBN: 2226393226 

     

     Bakhita LC et challenge janvier 

     

     J'étais très impatiente de découvrir cette histoire vraie dont les avis sont très positifs, mais au risque de passer pour  une extraterrestre, je dois dire que je sors de cette lecture avec un avis mitigé.  

    D'abord de Josephine Bakhita cette sainte canonisée par Jean-Paul II en 2000, donc assez récemment, je ne connaissait rien.  Donc la curieuse que je suis me suis intéressée au personnage en dehors de cette histoire romancée de Veronique Olmi. J'étais donc surprise qu'un événement pareil soit passé inaperçu, des saintes célèbres et bien on les connait pour leurs actions dans le genre de celles de Mère Theresa.

    C'est donc ce volet là dans cette aventure qui m'a frustrée. Bien que l'auteure déroule de parcours de Bakhita jusqu'à sa mort, le volet religieux, à mon sens important est peu développé. L'auteure s'attache bien davantage à sa place au sein de la communauté, à  sa négritude qui effrayait les autres, y compris les religieuses ce qui lui valut d'être exposée comme une bête de foire, dans le but de les rassurer et pour qu'ils "s'habituent". J'avoue en avoir été choquée peut être même davantage que par les exactions de ces vautours d'esclavagistes.Tout comme par le fait que la communauté religieuse utilise l'Histoire merveilleuse ( c'est le titre des premiers écrits sur notre héroïne par Ida Zanolini), celle de cette enfant esclave, prédestinée à vivre dans l'amour de Dieu. Et ainsi utiliser son aventure douloureuse pour obtenir, il faut le dire pour de l'argent. Tout ceci est bien terre à terre. Petite digression pour expliquer que j'aurais aimé connaitre quelles furent les actions de Madre Moretta pour être une jour béatifiée et canonisée.

    Véronique Olmi nous offre cependant une oeuvre remarquable, en traduisant les pensées supposées d' une gamine de 9 ans, en butte aux mauvais traitements d'hommes, de femmes et d'enfants,  choquant le lecteur avec cette aventure incroyable.

    Incroyable car on se demande comment une gosse aussi jeune ait pu parvenir à survivre dans des conditions si cruelles, subissant maltraitance sur maltraitance. 

    D’où l'histoire merveilleuse et le rapport à la religion. Dieu nous envoie des épreuves et bla bla bla. Bref même les non croyants connaissent les préceptes. Du genre il faut souffrir pour obtenir son entrée au royaume de Dieu. Donc le destin de Bakhita était écrit, elle servirait Dieu un jour, et sans le savoir encore c'est cette force invisible dont l'auteur parle parfois qui la porte. Est-ce ce qui lui a permis de survivre dans des conditions inhumaines, que l'auteur nous décrit avec force, nous perturbant émotionnellement.

    Comment autant de cruauté, est-elle possible ? Comment l' Homme peut-il être aussi sadique. Comment peut-on asservir et avilir un être humain, le maintenir sous sa coupe, asseoir son pouvoir de vie ou de mort maintenant un individu au rang d'animal, voire d'objet que l'on jette quand il est cassé ?

    Veronique Olmi maîtrise son sujet sur l'esclavage  et la vie religieuse dans un couvent au XIXe. Son style est particulier, elle ne se contente pas de re-raconter les aventures de Bakhita, elle les vit, et le lecteur les vis avec elle. Tout tourne autours des émotions, des pensées  de notre héroïne, cette gamine violentée au point d'en oublier, son nom, son village d'origine.

    Elle développe certains sujets perturbants. Devenir un esclave libre dans le contexte du XIXe n'est pas forcement une bonne chose. Ces hommes et femmes asservis n'ont plus de repères pour reprendre une vie normale. Et de ce fait ceci m'a fait m'interroger sur les choix de Bakhita. On nous vend une histoire de foi,je ne récuse pas cette affirmation, mais  et si tout simplement dans les premiers cette enfant perdue n'avait pas trouvé dans ce couvent Vénitien, un lieu sécurisant hors le mode extérieur brutal et dangereux ?

    La plume de l'auteure est fluide, poétique et très descriptive sans pour autant être ennuyeuse. Véronique Olmi nous transporte  dans une Afrique de tous les dangers, mais aussi traite d'une période sombre de l'Histoire Italienne avec Mussolini au pouvoir. 

    Elle nous offre sa vision personnelle de la vie de notre héroïne. Cependant, j'aurais aimé savoir pourquoi et comment l'auteur s'est imprégnée du personnage, à part les remerciements en fin de livre, on ne trouve pas hélas de petite note supplémentaire expliquant les raisons de ce choix de rendre hommage  à Bakhita.

    Donc je reste un peu frustrée tout en reconnaissant que l'auteur manie la plume avec brio pour faire connaitre le parcours atypique de cette religieuse peu connue du public.

    Aucun lecteur ne peut rester insensible à une telle histoire de vie racontée avec talent.

     

     

     

    Avec Gaëlle

     

    Challenge 

     

    Bakhita:  LC,  challenge janvier et Défi lecture 2018

    et 

    Bakhita:  LC,  challenge janvier et Défi lecture 2018

     

     

    Extraits citations

     

    "Il y a un souvenir et une trace dans l'univers, qui ne s'efface pas. Rien ne s'invente. Et rien ne s'efface."

     

    "On leur avait tout arraché. Elles avaient tout vu. Et  leur coeur, étrangement, continuait à battre."

     

    "Elle porte en elle  cette malédiction et la fascination pour ce qu'on imagine d'elle et qu'elle n'est pas. Elle fait peur aux enfants, elle dégoûte les vieillards, attire les hommes comme une bête qu'on aimerait dompter pour tester sa propre puissance et révéler sa suprématie."  

     

    "elle veut être baptisée et devenir la fille d'un père qui ne l'abandonnera jamais"

     

    "Ce  sera un homme avec les souvenirs d'une enfance qui ne se raconte pas. Un être sans descendance"

     

    "Toutes les marques d'infamie étaient cachées, la tunique était comme un voile de pudeur depuis son enlèvement, elle a ressenti qu'il y avait quelque chose d'elle qui n’appartenait qu'à elle. Son  corps objet de profit et de tant de violences, lui était rendu, dissimulé aux autres il devenait un secret." 

     

    "On croit toujours quand on est malheureux qu'on le sera toujours"

     

    "Toute nouveauté est une menace"

     

    "Quand on a mal. Quand on faim. On aime plus. On n'en a plus la force, elle le sait. Alors elle nourrit les blessés pour qu'ils retrouvent en même temps que le gout du pain celui de la vie."  

     

    " a Vimercate elle n'est plus cet objet de peur et de curiosité qu'elle a pu être."

     

    " L'amour des maîtresses pour elle était un caprice"

     

    "Elles le savent, elles vont trouver un moyen, l’évasion commence par l'esprit."

     

    "c'est la musique tranquille d'un village paisible qui cultive ses champs, une image de paradis perdu qu'elle gardera pour se persuader que ça a existé."

     

    © V. OLmi


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    28 jours     Mira, seize ans, passe de la nourriture en fraude pour survivre dans le ghetto. Lorsqu'elle apprend que toute la population juive est condamnée, elle décide de rejoindre les combattants de la Résistance. Aux côtés de Daniel, Ben, Amos, et tous ces jeunes gens assoiffés de vivre, elle tiendra longtemps tête aux SS, bien plus longtemps que quiconque aurait pu l'imaginer. En tout, 28 jours. 28 jours pendant lesquels Mira connaîtra des moments de trahison, de détresse et de bonheur. 28 jours pendant lesquels elle devra décider à qui appartient son coeur. 28 jours pour vivre toute une vie. 28 jours pour écrire son histoire.
    Fils de déportés juifs, David Safier revient sur la pire tragédie du xxe siècle en mêlant la petite à la grande histoire. Si l'auteur de comédies désopilantes a changé de registre, il n'a rien perdu de son ambition : confronter le lecteur aux grands questionnements de l'existence en l'arrachant au confort de son quotidien. Avec ce roman d'initiation bouleversant et humaniste, basé sur des événements authentiques, c'est chose faite.

     

    Editeur :  Presse de la Cité
    Genre: Litterature contemporaine
    Date de sortie: 12/10/2017
    Prix du livre papier : Broché : 21,50€
    Version numérique  : 14,99€
    ISBN: 2258116856 

     

     

    28 jours . C'est le temps que les résistants du ghetto  de Varsovie ont tenu tête aux Allemands avant que les derniers résidents ne soient exterminés et le ghetto détruit.

    C'est le nombre de jours qu'il a fallu à Mira pour parvenir au terme de sa quête initiatique : Quel sorte d'humain voulait-elle être :  combattante,  vengeresse, celle qui veut simplement vivre ? Une jeune fille de 15 ans devrait-elle se poser de telles questions, en débattre

    "_ et en nous défendant nous rendons la lignite à notre peuple

    _ Il y a des choses plus importantes que la dignité

    _ Ah oui ? Et quoi ?

    _ la survie"

    au lieu d’être juste une jeune fille de 15 ans ?

    Nous aussi nous interrogeons ce que nous voudrions être sans conditions de vie extrêmes A 15 ans nos questions existentielles sont ou ont été bien différentes de celle de Mira, faites en toute liberté de choix. . Mais dans ce ghetto, les conditions de vie et la crainte de mourir ne faussent-elles pas la donne ? le libre arbitre existe-il vraiment ?

    Dans cette ville fantôme tout s'achète et tout se vend même la vie d'un autre si celle-ci peut sauver la sienne ou simplement obtenir un bout de pain. C'est condamnable non ?

     Mais peut-on être juge quand la barbarie et la cruauté de certains individus vous poussent à de telles extrémités ?

    Chaque individu est différent et le seuil de tolérance propre à chacun. Peut-on condamner ou élever au rang de héros telle ou telle personne suivant nos valeurs, alors que nous n'avons rien vécu de toute cette souffrance  ?

    Peut-on comprendre que l'on attente à la vie d'un enfant que l'on suspecte de trahison ? Peut-on condamner une mère qui sacrifie son bébé persuadée qu'elle pourra en avoir d'autres, comme si un bébé pouvait remplacer l'enfant sacrifié ?

    Doit-on accepter les dommages collatéraux au nom de la survie d'un groupe ?

    Qu'est-ce qui est légitime : sacrifier les autres dans le combat ou dans celui de la survie personnelle ?

    J'ai pleuré à chaque sacrifice de vie humaine au nom de la survie, j'ai pleuré pour Mira, Daniel, Amos,  et tous les autres, les personnages réels de cette histoire, les anonymes auquel David Safier rend hommage avec vibrante et émouvante histoire.

    Une histoire authentique romancée sombre mais pas que; Mira nous fait partager ses espoirs et ses rêves, elle nous fait rire car même si la mort rode elle vit des moments intenses de joie et d’amour. C'est Mira qui nous conte son histoire, le quotidien du ghetto, les humiliations, la faim, la peur..

    L'amour, l'amitié, les valeurs n'ont pas disparues totalement dans cet univers ou chaque jour vécu de plus est un jour de gagné, chaque minute est importante et il ne faut pas gaspiller les précieuses secondes de bonheur grappillé. Hannah le comprend vite. La petite sœur s'invente des histoires pour embellir sa triste vie, un moyen de tolérer un  quotidien insupportable, Hannah  encore une enfant dans son corps mais une adulte dans sa tête qui cherche à être transparente, son mode de  survie.

    " Hannah préférait devenir invisible. Dans le ghetto les invisibles  survivaient plus longtemps que les plus fors"

    Un roman poignant et magnifique, qui nous pousse à nous interroger sur la valeur de la vie, sur la personne que nous sommes, sur celle que nous voulons être. Sur ce que je serais capable de faire dans une telle situation . Serais-je capable de tuer quelques en soient les raisons ? Sauverais-je des vies ? Mettrais-je la mienne en jeu pour en sauver d’autres ? Serais-je un Korczak ? Ou au contraire un Simon ?

    Au terme de cette lecture je voudrais ressembler à Mira, Amos et Daniel. Je voudrais avoir en moi la force de caractère de chacun, parce que tout n'est pas simple ni tout noir ni tout blanc.

    28 jours est un roman initiatique bouleversant et humaniste, qui nous bascule dans une des pire tragédie de l' histoire,  nous  confronte  aux grands questionnements de l'existence, nous pousse dans nos retranchements en nous bousculant en cette période contemporaine où les ghettos et la ségrégation existent toujours

    David Safier m'avait fait rire avec son roman loufoque et désopilant  Maudit Karma, ici il nous prouve que son talent ne s'arrête pas à la comédie et qu'il peut nous toucher en plein cœur.

    Quel que soit le genre, sa plume frappe fort et vous accroche au point que une fois lus les premiers chapitres lus, le lecteur ne peut plus abandonner les héros jusqu'à l'issue finale, et nous tient haletants et tremblants pour les protagonistes, espérant un happy-end.

    Une pépite à lire absolument.

    Merci à Masse Critique Privilège, Babelio, les Editions Presse de la Cité  pour m'avoir permis de faire cette magnifique lecture et à  l'auteur Mr David Safier pour cet hommage aux anonymes du Ghetto, le Mira, Daniel,Amos et autres, ainsi qu'aux plus connus Janus Korczak, Mordechaj Anielewicz,deux  personnes luttant à leur manière. Un livre à lire quel que soit l'âge.

     

     

     

     

     

    Pour en savoir plus sur certains personnages réels de cette tranche d'histoire

     

    28 jours

     

    Janusz Korczak

     

    28 jours

     

    Mordechaj Anielewicz

     

    28 jours

    Ghetto de Varsovie

     

     

    Extraits citations

     

    "je faisais souvent ça quand la peur me submergeait, toucher une surface  quelconque (...) l'essentiel était de savoir qu'il existait autre chose que ma peur"

     

    "les hommes étant tous égaux dans la mort -mème si les religions prétendent le contraire -les cimetières catholiques et juif étaient voisins.."

     

    "moi aussi j'avais compris quelque chose en marchant pieds nus dans l'eau glacée (...) tandis que mon père me regardait rempli de honte. Les adultes ne pouvaient plus me protéger.

     

    "_ tout être humain a ses faiblesse, surtout dans  le monde où nous vivons, reprit-elle. Tu ne devrais pas  nous juger"

     

    "je croyais plus à la survie qu'à la fierté

     

    "Daniel regrettait de ne pas être allé à la mort avec ses frères et sœurs orphelins, et mon frère  y envoyait les autres pour sauver sa propre peau"

     

    " (...) et ma mort devait avoir un sens. C'était la seule façon d'en donner un à la mort d ... Et à sa vie. Et  à ce qu'il restait de la mienne"

     

    'le vainqueur est celui qui a le moins peur. Voilà ce que j'avais compris. Voilà pourquoi les Allemands avaient gagné contre nous les Juifs.  Jusqu'à présent. Parce que maintenant nous n'avions plus peur. Parce que nous étions déjà morts"

     

    " tant que nous pensons à elle, elle n'est pas morte"

     

    "dans ce cinéma avec ce garçon qui me tenait la main, je sus quelle sorte d'humain je désirais le plus être : quelqu'un de tout à fait normal, menant une vie ordinaire"

     

    "il mourrait heureux, parce que, dans les derniers instants de sa vie nous lui avions rendu sa dignité"

     

    "face à la mort ce qui est important pour les être humains n'est pas toujours logique"

     

    "_la deuxième arme la plus puissante des tyrans est le mensonge ...

    _ Et la première ? demanda Hannah

    _ la peur"

     

    © D. Safier

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • H-15

        Ce témoignage d'amour d'une soeur pour son frère, est une histoire vécue. II nous plonge dans un univers inquiétant. Suite au décès étrange de son frère, Fausta va mener une enquête à travers les réseaux sociaux pour chercher à comprendre et retracer les dernières heures de la vie de Marius. Un jeu de piste qui va la mener sur de multiples profils, ou entre curieux messages et e-mails inattendus, toutes ces informations finissent par s'assembler pour lui révéler l'impensable vérité.
    Qu'as-tu fait de mon frère ? ... Dangers des réseaux sociaux, déviances des personnalités, mensonges et manipulations mortelles... H-15 vous éclaire sur ces maux des temps modernes et rétablit la vérité sur la vie d'un homme.

     

    Edition: Sudarenes Editions
    ISBN: ISBN : 2918413038
    Prix : 18,00€
    Date de sortie : 2/05/2014
    Genre / Public :
    Litterature Française, Témoignage

     

     

    Un résumé accrocheur qui dénonce les effets pervers des réseaux sociaux, qui laisse supposer une aventure tragique suite à des manipulations perverses ayant entrainé le suicide de Marius.

    Le lecteur s'attend donc à un jeu de pistes, enfin c'était mon cas, intriguée par ce roman d'une  habitante de ma ville au nom plutôt connu dans la commune.

    Une histoire vraie, une quête de Fausta Philipoussis pour se venger ( c'est elle qui le dit)et rétablir la vérité. C'est pourquoi je n'ai pas vraiment compris l’intérêt d'ecrire sous son identité propre et  affubler de nom d'emprunt les protagonistes principaux ?   Je comprends pour Géraldine, l'objectif étant de se préserver de représailles juridiques (je suppose) par des accusations difficiles à prouver et basés sur sa conviction propre ,qu'elle ne dévoile pas son nom, mais que la famille devienne la famille P ? Non, à se lancer dans ce combat pour moi autant le faire la tête haute. Pour "Marius". N'est-ce pas tout l’intérêt de ce défi  ?

    Un livre débat, qui suscite de nombreuse interrogations pour moi, encore  même alors que je referme la dernière page.

    Il faut reconnaitre à Fausta Philippousis le courage d'étaler au grand jour une histoire et un drame familial. Il n'est certainement pas passé inaperçu dans la petite ville qu'elle discrimine pour l’étroitesse  d'esprit de sa population, et vilipende une nature humaine soumise à une morale bien pensante et étriquée à laquelle l'individu doit se soumettre afin de rentrer dans des cases bien établies. Ce en quoi elle n'a pas tord.

    Cependant, je ne la rejoins pas sur l'image de la ville comme si le lieu où l'on vit est responsable de ce que nous sommes. Il est vrai que cette communauté portuaire en déclin depuis la mort du Chantier Naval n'est plus pour certains qu'une ville dortoir,une ville dont le taux de chômage ne la favorise pas pour en donner l'image d'une ville où il fait bon vivre. Cependant je pense que nous sommes nous même responsables de notre destin, de notre identité. Et l'auteure elle même, en est la preuve avec ses pérégrinations jusqu'à ce qu'elle trouve son point de chute. Non, votre lieu de vie ne détermine pas ce que vous êtes parce que vous y résidez, si ce n'est que les relations, que vous entretenez avec certains, peuvent être quand à elle destructrices. C'est mon point de vue et je ne peux adhérer à celui de l'auteure qui trouve quant à elle une justificatif  de plus à la chute de son frère.

    Au fil des pages je m'interroge du pourquoi ce livre ? Il n'est rien de plus difficile  que de trouver les mots justes quand on ouvre la porte sur soi-même et ses proches. Il y aura toujours quelqu'un pour être éclaboussé au passage.

    Rendre hommage à une personne que l'on aime est très honorable, reconnaitre  et dévoiler ses failles est courageux, j'avoue.

    Personnellement, le personnage de Marius m'a touché, ses blessures profondes, ses chutes. La lutte constante de sa mère m'a fait songer à une autre famille que je connais bien et qui vit les même tourments. Cependant de chapitre en chapitre, il manque un peu de ce Marius, de son passé en Afrique qui en a fait celui qu'il est, sur ses relations chaotiques et ses attentes de reconnaissances d'une père dépeint comme un égocentrique qui au fil du temps a rejeté ce fils qui lui faisait honte, lui refusant une aide qui peut-être... oui peut-être, l'aurait aidé à remonter la pente. 

    L'alcoolisme est un fléau, une pathologie sévère qui n'est que la partie cachée d'un iceberg, le pourquoi du comment.

     Nous assistons donc à toutes les péripéties qui ont jalonné les derniers mois de Marius, ses espoirs et ses rêves ainsi que ceux de ses proches, tout ce petit monde soupirant de soulagement et voyant la lumière au bout du tunnel avec cette rencontre et ce mariage qui pourrait enfin poser les choses, ou d'enfin passer la main à quelqu'un d'autre ? C'est humainement compréhensible.

    Cependant, cette relation avec Géraldine que l'on devine pas vraiment stable, n’aidera en rien  bien au contraire, ses problématiques sont toujours là et sa compagne ne semble pas avoir la personnalité nécessaire ,ni les moyens de le tirer vers le haut. Peut-être était-il trop tard pour cette homme bien trop fragilisé qui va subir un nouvel échec le jetant à nouveau à terre .

    Fausta est très dure dans ses révélations de ce quotidien parfois sordide d'un alcoolique, c'est quelque chose que je connais que trop bien ayant  soigné bien trop d’âmes de cet ordre et soutenu bien des familles dépassées et anéanties. Seul l'alcoolique peut se sauver de lui même, il faut qu'il le veuille et ensuite il pourra tenter de le faire, chuter encore et encore jusqu'à y parvenir.

    Alors l'auteure m'a-t-elle convaincu des effets pervers de Facebook ? Je dirais pas totalement.

    Je crois en ce que créent certaines personnes pour se donner l'illusion d'une vie, de ses partages d'un quotidien parfois bien monotone, je crois aux faux profils, aux photos partagées qui ne sont pas les leurs. je crois à la propension de la nature humaine à s'inventer  des histoires, je crois en la fragilité de l'être  humain, aux mythomanes et perturbes psychologiquement qui cherche quelque chose peut-être plus facile à trouver et à partager à travers un écran. Je crois aux mauvaises rencontres.

    Oui Fausta m'a convaincue sans trop avoir à me forcer parce-que je n'ignorais pas tout ça

    Mais pas totalement parce que je crois aussi que l'on a pas besoin des réseaux sociaux pour tomber sur des tarés ! Je crois que Marius avait atteint un point de non retour et que plus rien, ni personne, même pas la plus aimante et la plus forte de ses prochese, n'aurait pu le rattraper. Et ça, c'est à mon sens le plus difficile a accepter. une étape supplémentaire dans le deuil.

     Je comprends la colère de l'auteure envers sa belle-sœur qui ne se sent, ni n'admets être, coupable en quoi que se soit. Pourtant vu qu'elle a été la dernière à parler à Marius... Que lui a-t-elle vraiment dit s ce matin là ? Personne ne le saura jamais, mais on ne peut qu'imaginer que dans un contexte de fragilité extrême, cette conversation fut déterminante. Je comprends sa haine à son endroit en découvrant les manipulations et les inventions d'une femme qui étrangement s'invente des amis, de faux amis qui l'assaillent de messages pour la culpabiliser et se déculpabiliser elle-même, très certainement, jour  après jour. Une pauvre fille seule elle même en souffrance , ce qu' Adèle, la mère, en femme intelligente a vite perçu.

    La liaison explosive de deux êtres qui ne pouvaient rien s'apporter l'un l'autre. c'était couru d'avance.

    Je perçois à travers ce livre beaucoup de souffrance et de culpabilité chez l'auteure et il est vrai qu'en première intension , à la fin de cette lecture on peut se demander si elle ne cherchait pas un bouc émissaire pour apaiser sa colère et sa douleur. 

    Au bout du compte, même si ce livre ne va pas vraiment totalement dans le sens du résumé, il nous tient en haleine, nous touche, nous émeut, malgré un style qui aurait bien besoin d'un re-travail d'écriture, pour fluidifier le tout et s'inscrire dans un genre grammatical correct ( parce que waouh ce fut parfois laborieux à lire , surtout en deuxième partie), gérer, les incohérences qui jalonnent le texte, tant l'auteure a voulu protéger les identités qu'elle se mélange parfois les pinceaux, et les écarts de style littéraire, tantôt alambiqué, tantôt riche et pauvre en vocabulaire, un vrai discours de rue, de port de boucaine et oui ! Ne vous vexez pas Fausta ! J'ai ri parfois de quelques termes typiquement de chez nous , comme  J'ai la haine et d'autres encore, un peu de la Port-de-Boucaine vit en vous ! Il n'y a pas de honte à ça !

    En conclusion, je dirais que malgré quelques lacunes littéraires et l'aide précieuse d'un éditeur qui aurait pu veiller à la correction, Fausta Philippoussis parvient à toucher le lecteur, même si elle ne convainc pas totalement. L'on ne peut rester insensible à sa douleur, à celle de sa mère et au personnage de Marius qu'elle fait revivre à travers ses pages et que comme elle on aurait aimé sauver.

     

     

     

    Extraits citations

     

     

    " l'empreinte de la culpabilité pèse  lourd sur nos vies. Notre culture sociale ne nous ménage pas à ce sujet. "

     

    ©F. Philipoussis

     

     

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    « Aussi sacrée que le Gange » est une errance indienne, un voyage au long cours sans guide ni boussole. C’est le récit d’une Inde au quotidien qui n’en finit pas de surprendre, capable d’enchanter et de révolter dans la même fraction de seconde, singulière et abyssale, à la fois unique et plurielle, en fin de compte toujours énigmatique.
    Scandé autour de lettres de l’auteur à sa mère en France, immobilisée par la maladie d’Alzheimer, ce voyage intérieur est une plongée en âmes vives, familiales et universelles.
    Lorsque, frappée par la maladie d’Alzheimer, « petite mère » se retrouve immobilisée en France, son fils entreprend de lui faire visiter l’Inde en lui envoyant des lettres.
    Aussi sacrée que le Gange est le compte-rendu épistolaire de ce voyage. Si le lecteur y découvre un pays dans son quotidien surprenant et ses multiples visages, ce récit l’entraîne également dans un intime à la fois familial et universel

    Fiche technique

    • Date de parution : 11/05/2017
    • Editeur : Ateliers Henry Dougier
    • Collection : Littérature
    • ISBN : 979-10-312-0286-0
    • Format : Grand Format
    • Présentation : Broché
    • Nb. de pages : 170 pages
    • Prix : 14,90

     

     

    Je remercie Babelio et la maison d' Editions HDateliershenrydougier pour cette magnifique découverte. D'abord celle d'un auteur, dont ce n'est pas cependant le premier roman, à vrai dire plutôt des carnets de route. Celui-ci est un peu particulier.

    En dehors des sentiers battus, nous suivons Didier Thurios dans un road trip à travers l' Inde, énième voyage dans ce pays qui semble le fasciner. Nous découvrons un baroudeur dans l'âme et ce depuis toujours. Dans son compte rendu de voyage, sorte de courrier épistolaire à sa mère il lui adresse un magnifique message d'amour.

    Je suis totalement sous le charme de la plume de l'auteur.Il joue avec les mots d'un manière qui me fascine, que ce soit dans les passages évoquant les souvenirs et les moments intimes de sa vie, qu'il évoque ses états d’âme, où qu'il nous narre le quotidien de son voyage, il nous emporte avec lui dans l'instant qu'il partage.

    Le spectacle quotidien est vivant, le style poétique imagé, le vocabulaire particulièrement riche, c'est du pur bonheur. On ne peut que se laisser transporter par la magie des mots et de comprendre sa passion ancrée depuis toujours pour eux. Il y a de quoi sourire en apprenant qu'enfant, il a caché cette passion (honteuse) : un enfant, un ado, un garçon surtout ça joue au foot ça n’écrit pas des poèmes!

    Merci à vous d'avoir persévéré Monsieur Didier Thurios, il aurait été dommage que vous abandonniez!

    Grace à vous ce voyage, dans cette contrée qui m'est totalement inconnue, hormis par des voyages dans ma tête à travers d'autres écrits est vivant, enrichissant et passionnant, coloré, bruyant et odorant.

    La conception de vie de l'auteur me séduit, ses souvenirs d'enfance me touchent pour des raisons personnelles, le grand père, le mien y ressemblait beaucoup et j'ai été bercée moi-même de" cago en Dios" et autres "gros mots"typiquement espagnols, d'éducation et de valeurs transmises.

    Cette aventure que Didier Thirios partage avec nous se vit intensément à travers ses mots, dans ce voyage dans lequel transpire l'amour qu'il porte à sa mère et sa passion pour les aventures peu ordinaire, à son image oserais-je dire, le tout retranscrit avec beaucoup de pudeur.

    L'auteur nous fait découvrir à travers son regard sa vision réaliste d'un pays à qui semble hors du temps, comme suspendu dans une quatrième dimmension, un pays bercé de mantras, et de prières quotidiennes, de rituels et pèlerinages, un pays de bondieuseries, comme il le dit.

    Didier Thurios est un gourmet des mots et il nous offre un magnifique livre à déguster. Une lecture savoureuse et enrichissante.

    J'ai très  envie de découvrir Désorientales dans un premier temps, puis ces autres œuvres.

     Un coup de cœur, merci encore à Masse critique Babelio.

     

     

     

     

     

    Extraits citations

     

     

    "j'ai toujours pensé que l'on ne voyage pas, mai que l'on est voyagé."

     

    "vois-tu ma mère la même connerie ne connait pas l'espace temps. Elle déborde des cadres en s'étirant et se grattant la panse. Il y a et il y aura toujours des boucs émissaires. (...) Toi tu sais que la seule chose qui compte vraiment est l'amour, que tes parents étaient des seigneurs"

     

    "vivre c'est naitre sans cesse ©M.Jouhandeau"

     

    "Ici les sages s’évertuent  à tenter de vivre l'instant présent.Détachés du reste. C'est "ici et maintenant" qui compte parce que le passé et mort et que le futur n'existe pas"

     

    "quand tu penses , ma mère,que chez nous l’obésité est un problème de malbouffe, donc de pauvres et que le bronzage est réservé à ceux qui peuvent se payer le soleil. Nos pauvres passeraient ici pour des brahmanes !"

     

    "les religions sont là pour ça, tuer la peur de la mort, donner de l'infini, apaiser le angoisses existentielles. Nous maintenir dans le rang aussi. Que personne ne s'échappe  et ne s'avise de la jouer en solo"

     

    ". D'ailleurs je ne voyage pas je suis voyagé. Voyager c'est sortir de sa carapace, penser sa vie, laisser la vie te penser, palpiter  l'instant, le transcender si besoin. Pas besoin de jambes pour ça."

     

    ©D.Thurios

     

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    Deuxième mi-temps

     

     

    « Je n'ai pas eu le choix. Tout le monde aurait fait pareil à ma place. En revanche, ce que tout le monde n'aurait pas fait, c'est ce que la famille de mon donneur ou de ma donneuse a fait. Eux avaient le choix. Et ils ont choisi de me donner la vie. »Pierre Ménès a subi une double greffe du rein et du foie. Sans elle, il était condamné. Dans ce livre bouleversant, il raconte pour la première fois l'insupportable attente, la dégradation de son état, la lourde opération et la douleur de ses proches. Mais il partage aussi l'espoir, le soutien indéfectible de l'amour de sa vie Mélissa, la solidarité de son entourage, les visites de grands joueurs de football et les mots d'anonymes, qui l'ont aidé à tenir bon dans les moments les plus durs.Pierre Ménès témoigne aujourd'hui pour rappeler l'importance du don d'organes ? 21 000 personnes sont dans l'attente d'une greffe ? dans un hymne à l'amour et à la vie. 

     

     

     

    Je ne suis pas du tout foot, donc imaginez bien que je ne peux être fan de ses commentateurs sportifs et animateurs et journalistes.

    Pour autant je suis curieuse, ceux et celles qui me suivent le savent,  et je suis éclectique.

    Sur ce coup-ci c'est ma fille qui  m'a incité à faire cette découverte, parce qu'elle, elle l'est fan de football et d'autres sports d'ailleurs, elle connait les joueurs des différents clubs outre un des plus populaires d'entre tous le notre, l' OM,  les commentateurs les journalistes sportifs. L'histoire de Pierre Menes l'a touchée et elle qui ne lit pas, contrairement à moi a souhaité  découvrir et comprendre comment un homme qui assure haut et fort qu'il ne boit pas peut être cirrhotique et manquer mourir s'il ne parvient pas à être greffé à temps.

    Comprendre, ce n'est pas ce qui m'a motivé, pour la simple raison que je connais parfaitement cette pathologie, parce que c'est dans mon domaine, des cas comme celui-ci  j'en vois souvent dans mon service de gastro-entérologie ou je travaille.

    Non ce qui m’intéressais, c'est de savoir ce que Pierre Menes souhaitait faire passer comme message  en racontant son parcours, utilisant sa notoriété pour toucher le plus grand nombre.

    L'homme public je le connais un peu, et j'avoue que l'image qu'il renvoie est bien en corrélation avec ce qu'il dévoile de lui dans son livre. Une personne sympathique, joviale aimant la vie et que cette pathologie a facteurs génétiques va chambouler.

    Il raconte donc  sa descente aux enfers, cette attente et son quotidien tout en nous faisant partager son parcours d'homme public et d'homme tout court. Il rend hommage aux personnes qui lui ont offert une autre chance, vante bien sûr le don d'organes

    "Sans vous, c'est simple, je serais mort, écrit Pierre Ménès dès les premières pages de son livre. Sans vous et surtout, avant tout, sans  mon donneur anonyme, et sans sa famille. Je ne serai pas là sans sa générosité, son éthique, son geste d'amour"

    Il nous parle de ses proches, de l'amour qui les unit, des amitiés indéfectibles dans ce monde qu'est le foot si décrié, de tout le soutien qu'il a reçu , comment ils l'ont maintenu en vie et l'ont accompagné dans sa phase :résurrection

    Le journaliste n'oublie pas de les remercier, c'est un peu à postériori qu'il a réalisé combien de personnes l'ont soutenu pendant cette période critique, foule d'anonyme, footballeurs, amis plus ou moins proches... qui lui ont rendu visite dès qu'il est allé mieux.

    Pierre Menes aborde avec humour parfois des moment dramatiques de se vie, nous fait part de l’humiliation ressentie dans unedépendance totale aux autres ,proches et soignants.

    Soignants à qui il rend hommage reconnaissant les difficultés du système de soins et la charge de ces équipes médicales et paramédicales. Dans son parcours tout le monde n'est pas parfait loin sans faut, certains soignants manquent d'empathie  dont sa "Castafiore", j'ai ri mais j'étais très peinée aussi, parce-que je suis plus que consciente de la véracité de ses propos et que j'ai du mal à tolérer moi-même de tels débordements. Mon âme soignante se révolte à chaque fois que l'on me raconte de tels comportements. Ce milieu je le connais parfaitement c'est le mien, donc je comprends ce qu'il a ressenti.

    mais il nous parle aussi de ses belles rencontres avec des personnes qui l'ont tiré vers le haut alors qu'il tombait dans un gouffre sans fond.

    C'est un magnifique témoignage sans tomber dans le pathos, émouvant et drôle parfois, une hymne à la vie.

    Un coup de cœur

     

     

     

     

     

    Extraits citations

     

    " J'ai traversé un moment dans ma vie où vous n'êtes plus éperonne Seulement un corps en attente"

     

    "mon père m'a appris une chose très douloureuse en  "partant" quand j'avais 26 ans: qu'on pouvait crever demain Donc je vis. Je dépense Ça ne m’intéressè pas d'être raisonnable. De crever raisonnable. Les 2 dernières années m'ont prouvées que j'avais raison"

     

    "Dr il y a erreur, je ne bois pas même pas un verre de vin. Mais non. La NASH c'est la cirrhose des buveurs d'eau"

     

    "je n'avais jamais réfléchi à l'attente de greffés, au fait qu'il fallait que quelqu’un meure pour qu’un autre vive"

     

    "je me disais comme elle 53 ans c'est la date limite  pour les Menes mâles"

     

    " dans la vie il faut se laisser faire, surtout quand vous n'y connaissez rien"

     

    "les pauvres kinés sont débordés, à peu près autant que les infirmières  à qui je tire mon chapeau. On les voyait cavaler d'un bout de l'étage à l'autre entre les malades  que des cas lourds en "rea" et quand on les appelait elles arrivaient aussi vite que possibles et toujours aimables.Merci !"

     

    "je les regardais travailler en trouvant leur sort un peu rude surtout pour un salaire minimal. Je les soutiendrais toujours à fond dans leur combat pour leurs conditions de travail, encore une cause à laquelle j'ai été sensibilisé par mon expérience"

     

    ©P.Menes

     

     

     

     

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