• Condamné à me tuerEn France, 14% des enfants ne se sentent pas en sécurité au collège. 10% sont victimes de harcèlement. Certains finissent par en mourir.

    Jonathan est encore à l'école primaire lorsque les brimades, les insultes, les coups commencent. On se moque de lui, de son physique, de son nom de famille. Puis on le menace, on lui demande de l'argent, on lui dit qu'on va tuer ses parents. La peur et la honte l'empêchent de parler. Les adultes ne voient rien ou lui assènent que c est un jeu. Jonathan est seul face à ses bourreaux. Le calvaire qu'il a enduré, jusqu'à s'immoler par le feu parce que la mort lui semblait être la seule solution, d'autres enfants le vivent tous les jours. Ils n'osent pas parler, sont en butte au déni des adultes et perdent tout espoir. Jonathan a été brûlé à 72%. Il a passé trois mois dans un coma artificiel, a subi dix-sept opérations et continue de souffrir de douleurs incessantes. 

    Pour lui, aujourd'hui, la reconstruction passe par le partage de son histoire, afin que les enfants victimes osent enfin parler. Et que les adultes ouvrent les yeux. 

    Editeur : Editions XO
    Genre: Témoignage
    Date de sortie: 3/10/2013
    Prix du livre papier : Broché 16,90€   Poche : 5,90 €
    Version numérique: 9,99 €
    Nombre de pages :  183

     

     

    Condamné à me tuerMerci à Lucy qui m'a permis de lire ce témoignage émouvant. 

    Ce récit narré à plusieurs voix, celle de Jonathan Destin, ses parents ses sœurs, sa sauveuse Florence et Alexandre, un jeune homme d'une trentaine d'années qui lui apportera beaucoup de soutien, témoigne du drame vécu par le jeune ado et sa famille,  et de ses conséquences sur sa vie future. 

    Condamné à se tuer pour échapper à ses harceleurs qui le menaçaient lui et ses proches, Jonathan, 16 ans commet l’irrémédiable en choisissant de s’immoler. Car Jonathan a bien réfléchi, pour lui la mort viendrait rapidement  !  Mais il ne mourra pas. Et le calvaire ne fait que commencer. 

    " Je croyais que mon cœur brûlerait en premier. Et si mon cœur brûlait, je mourrais très vite. "

    Son témoignage, ainsi que ceux de ses proches, témoigne de sa souffrance et son combat. Lui qui  pensait que la mort serait un soulagement regrette son acte à son réveil.

    Malgré les souffrances endurées, Jonathan soutenu par ses parents, malgré leur incompréhension face à cet acte, va faire preuve, une fois libéré du lourd fardeau du secret, d'une grande détermination et se battre pour s'en sortir.  Brûlé au 3e degré  sur 72% du corps, il subira de nombreuses interventions chirurgicales et tel un phénix renaîtra de ses cendres. Il le dit à Alexandre.

    "-pour moi, le fait d'avoir fait cet acte c'est comme une renaissance. À partir de maintenant, ce sera une nouvelle vie

    Il souhaite que son témoignage aide de jeunes enfants en difficultés, leur faire comprendre que lâcher prise c'est laisser gagner les harceleurs. C'est un des messages qu'il souhaite faire passer  afin qu'ils ne commentent pas l’irréparable.

    " Si  un élève veut mourir comme je l'ai fait, il faut qu'il écoute ce que je dis. Ça ne sert à rien de mourir. Quand on meurt, c'est les autres qui gagnent. Et puis les autres, je veux qu'ils aillent en prison"

    Il dénonce l'inertie du corps enseignant qui se désintéresse ou nie, comme c'est le cas des représentants de son collège ( ce qui m'a donné envie d'hurler), l’existence de harcèlement au sein de la communauté scolaire.

    En tant qu'adulte de la génération de Frédéric, le père de Jonathan, je comprend qu'il est pu passer à coté de certains signes, ne pas imaginer l'impensable. De "notre temps", dirai-je, les railleries, les moqueries, on a connu bien sur !  Mais pas d'une telle intensité et avec un tel degré de violence. Tout d'abord les enseignants ne l'auraient pas permis. Ils avaient plus de liberté d'action et les punitions ne manquaient pas. Quant ils affrontaient un parent, ce n'était pas au risque de se faire insulter, à minima, violenté dans dans les pires des cas. On en vient donc, au problème de base, l 'éducation des enfants à la maison avec des principes de bases. L'apprentissage du respect et de la tolérance. Accepter que quelqu'un  soit différent et apprendre à ne pas le stigmatiser.  D'un autre coté, nous évoluons dans une société de parents démissionnaires, souvent et d'un autre coté de ceux qui ne voient en leurs enfants que des petits anges, incapables de la cruauté dont on les accuse. Il est peut-être de se remettre en question !

    Force donc est de constater la part de responsabilité dans le harcèlement. Chacun d'entre nous y a sa part. Que se soit par passivité ou déni. À partir de là notre rôle à jouer est primordial. Ne sommes nous pas les adultes sensés protéger les enfants ?

    Il faut don, à mon avis, par commencer à arrêter de minimiser les actes, aussi petits soit-ils, et encore moins les réactions des enfants ou ados qui peuvent nous sembler excessives. Nous ne vivons pas ce qu'ils subissent. Nous ne sommes pas à leur place, n'éprouvons pas leurs émotions, ne réagissons pas tous de la même manière devant un même situation. Certains sont plus forts que d'autres. la preuve Jonathan est persuadé que son père s'en serait sorti et il a honte de ne pas parvenir a le faire, c'est une des raisons qui le pousseront à se taire.

    Après avoir lu 13 reasons why, une fiction sur le harcèlement scolaire, j'ai pu constater dans beaucoup de retours de lecture que de nombreux lecteurs trouvaient le geste d' Hannah excessif. Ils minimisaient  l'impact des paroles blessantes, des rumeurs sur elle. Eh bien, à mes yeux c'est comme ça que dans la réalité on laisse passer des comportements inadaptés répétitifs qui vont ensuite monter crescendo. 

    Je me suis révoltée du comportement des enseignants dans le cas de Jonathan, de leur déni, du peu d'aide que on lui a apporté quand il a tenté une approche. Jonathan, enfant en difficulté est la cible type pour les railleries. Il est différent intellectuellement   avec un peu d’embonpoint. Faut-il sortir de St Cyr pour pressentir les risques, alors que le harcèlement scolaire est connu de tous .  Faut-il former les enseignants à voir ce qui me semble une évidence ?   

    C'est pourquoi, j’insiste sur  notre responsabilité d’adulte, en enseignant la tolérance, au respect de la différence. Et sur l'importance de la communication.

    Il y a 30 ans en arrière, on ne parlait pas de harcèlement scolaire. Cependant le racket existait déjà et quelques petites fortes têtes malmenaient parfois les plus faibles. C'est pourquoi j'ai exigé de mes enfants que quoi qu'il  se passe ils devaient m'en informer.  Nous n'avons pas eu de soucis. Mais les choses étaient claires. Pour autant, j'ignore si sous certaines menaces, mes enfants n'auraient pas faiblis.  C'est pourquoi, je comprend aussi la culpabilité des parents de Jonathan, qui n'ont suspecté qu'une crise d'adolescence chez un enfant déjà taciturne de nature.

    Aujourd'hui Jonathan, moqué pour son nom, le porte haut et fort. Car il a choisi son Destin. Il est sorti grandi de cette épreuves et décider que son aventure et son témoignage aidera à d'autres harcelés de tomber dans un engrenage fatal !

    Merci à lui, et à sa famille, de nous rappeler que nous sommes tous acteurs, à notre manière afin de lutter contre le harcèlement scolaire pour que plus jamais un enfant ne soit condamné  à se tuer. 

    Une histoire narré  dans le respect des mots de Jonathan, dans un style basique qui donne plus de force à ce récit. Le jeune homme et sa famille nous émeuvent en nous racontant le calvaire de Jonathan, mais nous donne une sacré de leçon de vie et d'espoir !  

    Comme beaucoup harcelés qui luttent aujourd'hui pour mettre fin à la tyrannie, Jonathan  et sa famille ont crée une association Tous ensemble pour Jonathan.

     Vous trouverez  d'autres d'autres liens  en fin de lecture pour aider ceux dans le besoin, qu'ils soient parents où enfants.

    Gros coup de cœur et je souhaite de toute  mon âme que Jonathan Destin réalise ses rêves.   

     

     

    Tous Solidaires pour Jonathan

     

    Agir contre le harcèlement à l'école

     

    Non au harcèlement à l'école  (éducation.gouv)

     

    Définition du harcèlement 

     

    le harcèlement est une violence répété. Elle peut être verbale, physique, psychologique. On la retrouve à l'école lorsque les enfants sont insultés, menacés, molestés, frappés ou dénigrés, sur les réseaux sociaux par exemple.

    Le harcèlement réponde à 3 caractéristiques 

    - la violence : rapport de force domination

    - la répétitivité ; les violences perdurent dans le temps

    - l'isolement de la victime : peu, faiblesse physique la rende incapable de se défendre , d'en parler

     

    Alors  ne restons pas simple spectateur. Agissons !

     

     

    Condamné à me tuer

     

     

    Extraits citations

     

    " mes parents se disaient c'est l'âge bête. Ils ne comprenaient pas. ce n'est pas leur faute si j'étais si coincé" 

     

    " On se pose surement pas assez de questions  sur les autres. parfois  quand on se parlait je lui demandais : "Est-ce que ça va ? " Comme il répondait oui, il n'y avait pas de soucis. Quand il a commencé à maigrir on s'est inquiété. Il a perdu très vite une dizaine de kilos. On se rassurait en se disait qu'il avait beaucoup grandi"

     

    " je croyais qu'il m'avait laissé une lettre. J'ai fouillé toutes les poches pour la trouvé, mais rien. C'est ce rien qui fait mal "

     

    " Je croyais que mon cœur brûlerait en premier. Et si mon cœur brûlait, je mourrais très vite. Mais là,  à l'instant, je ne sais plus comment je vais mourir"

     

    " quand j'ai pris ma décision, j'ai pensé que je reverrais mes parents plus tard, la-haut. maintenant je me dit que l'autre monde n 'existe pas . On meurt c'est tout !

     

    " Si  un élève veut mourir comme je l'ai fait, il faut qu'il écoute ce que je dis. Ca n sert à rien de mourir. Quand on meurt, c'est les autres qui gagnent. Et puis les autres, je veux qu'ils aillent en prison"

     

    © J. Destin

     

     

     

     


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  • Autiste ...et AlorsCe voyage littéraire et photographique vient bousculer les clichés et toutes les idées reçues que l'on peut avoir sur l'autisme. Tous les sujets de la vie sont abordés : L'école, le sport, la musique, la famille, l'amour, l'environnement...dans une volonté de sensibiliser le plus grand nombre, tout en découvrant les visages de l'Autisme Pluriel d'aujourd'hui.
    Ce livre témoigne d'une révolution lancée par les familles d'enfants autistes. Des familles qui luttent pour intégrer leurs enfants autistes dans la société et faire respecter leurs droits fondamentaux. Olivia Cattan, journaliste, mère d'un enfant autiste, et Présidente de SOS autisme France, a voulu montrer leur quotidien et abordé tous les sujets de la vie : La famille, les Pères, les Mères, la Fratrie ; La santé, l'école, l'emploi, l'Art, le sport, l'amour, la croyance, la vieillesse, la précarité. 
    Dans cette enquête poussée, elle alerte les pouvoirs publics sur le manque de Médecins spécialisés et de personnel formé, l'absence de prise en charge adaptée et d'Education, et de programmes de Recherche sur l'autisme. Elle soulève également les interrogations qui pèsent sur le lien entre l'autisme et l'environnement. L'autisme qui touche en France 600 000 personnes; 1 enfant sur 100.

     

    Editeur :  Max Milo
    Genre: Santé, Reportage
    Date de sortie: 3/5/2018
    Prix du livre papier : Broché  24, 90€  
    ISBN:  2315008670

     

     

     Autiste ...et AlorsQu'est-ce que l'autisme, quelles sont nos connaissances sur le sujet, nos à priori ?

    L'auteur remonte à l'attribution de ce terme, aux causes présumés de l'autisme. Génétique ? La relation mère enfant ? La cause environnementale est à ce jour la plus plausible tandis que celle de la mère tend à reculer.

    De la même manière l'étiquette de pathologie mentale, qui a longtemps maintenu ses enfants dans des institutions spécialisés, voire psychiatriques, tend aussi à disparaître et redonner la vraie place à ses enfants différents auxquels il faut donner les moyens de trouver une place dans la société et leur offrir un avenir possible.  

    Ainsi l'auteure démontre que des dépistages précoces sont bénéfiques aux enfants afin de l'aider rapidement. De même il nous faut poser un autre regard sur l'autisme sur lequel la population ne porte toujours pas un regard bienveillant ( mais c'est aussi le cas pour tous les autres handicaps). L'individu a besoin de se reporter à la NORME et de nous interroger alors sur cette normalité établie par qui et au nom de quoi ?

    Ce livre vous pousse aux questionnements : qu'est ce qui nous empêche d'être bienveillants envers les autres, ces autres dont on ne comprend leur mode de fonctionnement et qu'il faut décoder . Est-ce notre propre peur de ne pas réussir à les comprendre, à les aider ?   Pour ce qui en est de l'autisme, comme pour tout, il nous faut sortir de nos préjugés et cesser de mettre des individus dans des boites. Accepter cette différence. Après tout ne s'enrichit-on pas l'un de l'autre justement dans la différence, car nous sommes tous uniques donc  forcement  parfois insaisissables ? Ouvrons donc nos esprits  parfois étroits, et  oublions nos préjugés pour avancer, et nous développons, ou apprenons, la tolérance.

    On ressort de cette lecture choqué et furieux de voir autant de discrimination  qui ne fait qu'ajouter ainsi de multiples  barrières aux possibilités de voir progresser un autiste et au parcours du combattant des parents. C'est ainsi que l'on découvre que les sports, la danse, la musique qui leurs sont bénéfiques leur sont refusés, souvent, par des individus bien pensant qui ne voient que le risque d’éléments perturbateurs, par méconnaissance et  manque de moyens aussi, ces enfants ayant besoin d'un accompagnement pour  les aider.

     On s’étonne  de constater une disparité entre la prise en charge de ces enfants en France et dans les pays anglo-saxons  et de se demander pourquoi ? 

    Les chapitres sont courts et concis. Ils expliquent, proposent des solutions, mettent en avant les parents, les soutiens. Le tout est agrémenté de magnifiques photos, d’anecdotes.

    C'est émouvant, enrichissant, et révoltant aussi, nous mettant en colère contre cette société discriminatoire, qui peine à mettre en place  ses propres lois.  

    Certains témoignages sont perturbants et touchants. On ne sort pas indifférent de cette lecture quand on constate  que les droits des autistes sont bafoués au pays des droits de l ' Homme. Cherchez l'erreur.

    Une lecture qui donne envie de s 'investir  dans une cause juste, pour l'avenir d'enfants. Et étonnement on ne songe qu'à l'autiste enfant, on en oublie qu'ils deviennent adultes et que les difficultés d'intégration dans une société dans laquelle on fait peu de cas  de leur devenir. Pourtant il est prouvé que les autistes sont de par leur mode de "fonctionnement" très recherchés par les chasseurs de tête dans certains pays, tous bien sur ne sont pas des génies, mais la preuve est qu'il faut leur donner une place dans la société comme tout un chacun.

    Je remercie Masse Critique Babelio et les éditions Max Milo pour ce magnifique livre.

     

     

    Autiste ...et Alors

     

     

     


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    Ce soir on regardera les étoilesLa guerre, c'est le quotidien d'Alì, huit ans. Les rues de Kaboul englouties sous les tirs de mortier, les terrains de foot improvisés au milieu des décombres, le petit garçon est habitué. Mais un soir, au retour de l'école, c'est sa maison qui a disparu et, avec elle, ses parents.
    Sans famille ni argent, Alì et son grand-frère Mohammed prennent la route. Direction l'Iran, la Turquie, la Méditerranée, d'autres rives, à la recherche d'autres étoiles sous lesquelles trouver refuge.

    Cinq ans plus tard, Alì est devenu un adolescent. Un gamin de treize ans cramponné au châssis d'un poids lourd en partance pour l'Italie. Un jeune homme épuisé, qui rassemble ses forces pour fuir, toujours plus loin. Seul.
    Car Mohammed, son grand frère, son héros, s'est égaré en chemin… Qu'est-il arrivé ? Les deux garçons pourront-ils jamais tenir leur promesse d'être réunis, libres et heureux, sous les étoiles ?

     

    Editeur :  Belfond
    Genre: Roman étranger
    Date de sortie: 1/02/2018
    Prix du livre papier : Broché  21,00€  
    Version numérique: 14,99€ 
    ISBN: 2714475787  

     

     

    Ce soir on regardera les étoilesComment résister à une invitation au bookclub du Cercle Belfond ? A ce jour les lectures proposées par  Carine Verschaeve m'ont toujours enchantée et grâce  à elle j'ai découvert des auteurs qui m'étaient jusqu’alors inconnus. Et un bookclub est une expérience à ne pas rater.  

    Nous voilà donc, avec ma binôme Gaelle, en route pour cette aventure sur les pas d' Alì Ehsani et son frère Mohamed des terres désolées d'Afganistan aux mirages des côtes Italiennes. Un long chemin semé d’embûches, de rêves,  de doutes et d'espoir.

    Comment suivre ce témoignage émouvant écho réel d'une tragédie sans en être bouleversée au point de devoir refermer ce livre par moments tellement certains passages vous retournent le coeur et l'âme.

    Comment ne pas s'insurger contre la cruauté humaine et même contre l’indifférence des uns et des autres  ?

     L'histoire d'Alì Ehsani vous remet à votre juste place et quel que soit votre milieu social, car même au plus bas de l’échelle, nous sommes des nantis. Nous ne connaissons pas la peur des bombardements, ni la faim, ni la crainte d'être maltraités...  la liste est longue. 

    C'est avec beaucoup d'émotions donc que nous suivons le périple de l'auteur et son frère Mohamed. Une bataille quotidienne pour survivre et se rapprocher de cette Europe au parfum d' Eldorado. Mais même bien avant que les migrants refluent par vagues  vers les côtes Européennes, il n'a pas aisé de passer la barrière entre l' Asie et l' Europe. C'est un périple semé d’embûches, de peur, de sueur et de sang.

    J'ai pleuré... souvent.

    J'ai pleuré devant le manque d'humanité de l' Homme.

    J'ai pleuré en voyant qu'il existe encore des Hommes et des Femmes prêts à des sacrifices pour  en aider un autre plus malmené par la vie que lui, lui tendre la main, l’accueillir dans sa famille. Je voudrais être cet homme là.

    J'ai été impressionnée par cette solidarité Afghane, par ce peuple démuni qui se serre les coudes, par sa fierté, sa volonté féroce d'offrir aux siens une vie meilleure.

    J'ai pleuré devant la cupidité humaine, que ce soit celle des passeurs ou autres profiteurs du système qui profitent de la détresse d'autres humains.

    J'ai pleuré devant les à priori (clandestins = voleurs, bagarreurs..., rien ne leur est épargné).

    J'ai admiré le courage de l'auteur, sa ténacité, mais aussi celle de son frère Mohamed.

    J'ai partagé les peurs, les doutes, l'espoir de protagonistes. Je suis tombée avec eux, me suis relevée aussi, vivant cette aventure comme si j'étais avec eux.

     Oui l'auteur nous adresse un vivant  et vibrant témoignage de ce récit d'exil qui ne laissera personne indifférent. Narré sous forme de dialogue et au présent, sorte de dédicace à son frère Mohamed disparu. L'auteur nous brosse un portrait très vivant de ses péripéties, favorisant par le mode narratif une proximité avec le lecteur. Le rythme  est souple et agréable. Le tout est très digne. l'auteur ne sombre jamais dans le mélo et fait preuve de beaucoup de pudeur, sans compassion ni colère. Il nous fait partager les épreuves d’un déracinement, la violence du voyage, la peur et la pauvreté et la lente intégration.

    « C’est dur, mais c’est mieux que chez nous ».

    Des aventures somme toute incroyables pour un enfant de tout juste 8 ans quand il démarre ce voyage dans des conditions inimaginables. Il force notre respect par sa détermination sans faille, sa foi ardente et l'espoir qui se s’éteint jamais.

    Un livre à transmettre à tous pour que chacun puisse s'interroger et remettre en question ses rancœurs envers tous ces migrants qui ne cherchent qu'à fuir des pays en guerre, où dans lesquels ils sont maltraités, qui ne rêvent que d'une vie meilleure.  

    « En Afghanistan, il y avait la guerre et je croyais que c’était partout pareil parce que je n’avais jamais rien vu d’autre. Tous les jours, un missile partait détruire quelque chose, même si on ne comprenait pas bien qui était contre qui. »

    Merci Carine Verschaeve  pour ce beau cadeau, merci Ali pour cette belle leçon d'humanité qui nous fait reflechir au sens des vrais valeurs.

     

    Ce soir on regardera les étoiles

     

    Coups de Coeur

     

    Ce soir on regardera les étoiles

     


     Avec Gaelle.

     

    Extraits citations

     

     " L'espace d'un instant, je me demande à quoi cela sert d'être heureux si on a plus personne avec qui le partager..." 

     

    "- Je ne veux pas partir. je veux attendre maman.

    mais finalement nous sommes partis.

    - Nous sommes comme les oiseaux, as-tu dis.

    -Pourquoi ?

    - Parce que les oiseaux volent là où ils veulent et nous, on va aller très loin."

     

    " même s'ils devaient garder une kalachnikov à portée de main, les instituteurs  étaient tous gentil et bien formés; ils nous enseignaient les mathématiques, la langue dari, la grammaire persane, comme dans une école normale, sauf qu'ils devaient être armés, dans un pays où beaucoup d'enfants possédaient un pistolet. "

     

    "certains jours, le bruit se répand parmi nos compatriotes que la police arrête les Afghans: ils en prennent quelques uns au hasard et ils les renvoient chez eux pour faire plaisir aux Iraniens. C'est comme vider la mer avec une petite cuillère mais c'est grave pour nous; en un instant on peut out perdre ..."

     

    "- Nous sommes restés en bon terme avec eux et nous avons bien fait, mais il ne faut pas leur faire confiance; ils ne sont pas méchants, mais ils sont tous résignés et quand on se résigne, c'est dangereux.

    -Qu'est-ce que ça veut dire "être résigné" ?

    - ça veut dire qu'ils ont oublie de voler de leurs propres ailes "  

     

    "Ils savent que tu es parti. Pourquoi  ne me demandent-ils pas  si tu es arrivé, si tu vas bien ? Quand je sors, je me sens comme un chien abandonné, pourtant  je me dis que ce n'est  même pas ça, c'est pire encore : les chiens en laisse ne sont peut être pas libres, mais au moins ils savent que quelqu'un pense à eux"

     

    "même moi je sais que ce mariage ne compte pas, que c'est seulement un jeu entre eux, mais la célébration donne à toute le monde énormément d'espoir"   

     

    " a présent nous pouvons circuler en Grèce mais après l'avoir conquise, nous ne savons  pas très bien que faire de toute cette liberté"

     

    "  Les gens qui parlent des émigrés utilisent souvent le mot "désespéré " mais ce que moi je pense, aujourd’hui, à Rome, dans ma vie italienne c'est qu'il n'y a rien de plus semblable à l'espoir que  la décision d'émigrer : espoir d'arriver dans un endroit meilleur, espoir de réussir, espoir de survivre, espoir de tenir bon, espoir d'un dénouement heureux, comme au cinéma. Il est normal que tout être humain cherche désespérément à améliorer sa condition et, dans certains cas, partir est le seul moyen d'y arriver."

     

    "le plus dur de ma vie a été celui où j'ai pensé avoir fait tant de route pour rejoindre une  terre promise qui n'existait que dans nos têtes."

     

    "-comment s'appelaient tes parents ?

    - Laila et ..

    Je m'interromps au milieu de la phrase. 

    Ce n'est pas possible

    - je ne me rappelle pas.

    - Comment ça tu ne te rappelle pas

    (...)

    Le plat préféré de papa. la couleur préférée de maman, tant de petites choses que nous nous étions racontées, toi et moi, tous les soirs, sans penser à la plus importante. Je regarde le policier (...) mais je sais pourquoi je ne m'en souviens pas. Nous l’appelions toujours papa et donc, pour moi c'était seulement papa"

     

    © A. Ehsani et F. Casolo.


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    Je viens de loinL’épreuve fut difficile (Oh combien !), mais je l’ai surmontée… enfin presque, pas sans encombre, évidemment…
    Je vais vous raconter mon AVC (avant, pendant, après) et le bouleversement, le tsunami qu’il a provoqué dans ma vie, dans nos vies. La famille, les amis et les collègues m’ont aidée… mais, vous le verrez, c’est à mon bébé que je dois la vie… Une formidable histoire d’amour est née entre ma fille et moi.
    Tout ce que je n’ai pas pu dire, ou écrire… sur les relations avec mon mari, sur l’amour mystérieux, méconnu, presque idéal… je le confesse, ici.
    Comment vous donner envie d’aller plus avant dans mon récit sans vous conter la toute fin de l’histoire ? Mais mon histoire est sans fin puisque mon existence n’est pas achevée ! Cependant, j’en ai tiré tant de leçons que je voudrais partager avec vous.
    Est-il possible que l’AVC soit le générateur imprévisible de ce modeste hymne à la vie ?
    Que ferions-nous sans espoir ? On peut considérer ce qui m’est arrivé comme la source inépuisable d’une magnifique aventure. Si vous saviez combien j’ai envie de vivre, de pouvoir faire ce que je n’ai pas pu entreprendre auparavant ! J’ai croqué, je croque encore, et je croquerai toujours la vie à pleines dents…

    Alors, pourquoi pas vous ? 

    Editeur : Persée Editions
    Genre: Autofiction
    Date de sortie: 22/11/2017
    Prix du livre papier : Broché 16,20€ 
    Version numérique: 7,99€
    ISBN:   2823121935

     

     

     

    Je viens de loinTout d'abord je vous dire un grand merci à  Claire Garcia-Deloffre et aux éditions Persée pour ce SP.

    L'auteure nous raconte les conséquences de son AVC, véritable tsunami dans sa vie, mais aussi l'avant, pour que nous puissions mieux comprendre, la comprendre.

    Ce petit ouvrage très court est une pépite.

    D'abord de part la plume de l'auteure, ses illustrations personnelles faites par son mari, mais surtout pour le message fort qu'elle veut transmettre à travers ce récit lui même , un hymne à la vie, sous forme d'auto-fiction.

    Une autofiction donc tirée de l'expérience de Claire sublimée par la plume de notre narratrice. Un récit qui vient du coeur, une expérience qui donne espoir  à ceux qui vivent ou ceux qui vivront, personne n'est à l'abri, 'un tel drame avec lequel il faut composer après avoir accepté les effets secondaires du handicap, de l'image de soi sur nous même sur les autres, les proches ou les anonymes. 

    Mais le chemin est long semé d’embûches, de luttes de chutes.

    Un bel hommage aux soignants auquel je ne suis pas insensible,vu bien sûr que j'en suis une, enfin toujours dans l'âme, aux patients aussi, à tous ceux qui ont portés,poussés, soutenus, Claire et sans lequel sans doute la fin n'aurait peut être pas été aussi belle.

    L'auteure nous émeut avec son histoire qu'elle nous narre avec simplicité, sans apitoiement et beaucoup de pudeur. Nous vivons avec les épreuves, percevons les regards des autres sur ce qu'elle est devenue, regards d'inconnus mais des siens aussi et pas tous les jours faciles d'y lire ce quelle est pour beaucoup : une handicapée. Oui le lecteur souffre avec elle, s’émeut, s'insurge de ces réflexions déplacées faites souvent en toute innocence.

    J'admire Claire pour sa volonté farouche, mais surtout pour sa faculté, au bout du chemin, de vivre avec son handicap après qu'elle ait tracé pour nous le chemin de l'acceptation et de l'adaptation à son nouveau monde.

    Une leçon de vie qui nous fait prendre conscience de l'importance d'apprécier le bonheur à son juste prix.

    " le bonheur... Ce après quoi tous les humains courent ! Si le récit de mon aventure, de mon "heureuse tragédie",  vous a permis de prendre conscience de votre bonheur, alors je n'aurais pas perdu mon temps" 

    Touchée Claire, vous n'avez pas perdu votre temps. Merci et encore merci ! 

    Un coup de coeur. Un récit à lire absolument.

     

     

    Je viens de loin

     

     

    Extraits citations

     

     

    " Je m'étais imposée un modèle, Lolita, une autre patiente rencontrée dans un des hôpitaux de Berck. Elle récriait avec  véhémence " battez vous contre la fatalité" Et oui c'est pourquoi nous étions la  : la fatalité"

     

    " (...) "la fatalité vient à semer un parcours d’embûches, mais ces embûches nous les vaincrons " , Néanmoins, nous tenons en main notre destin et nous faisons ce qu nous voulons de notre vie, dans la mesure où les choix que nous privilégions sont justes. Il convient d'arranger les petites et les grandes choses de notre destinée"

     

    " fameuse autorité parentale ! En avais-je l'autorité, moi ? Pas sure ! En matière d'autorité, les enfants sont ce que nous faisons d'eux . A bon entendeur, salut...!

     

    " Il n'y a rein d'impossible dans la vie, il suffit juste d'y croire"

     

     

     


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    Jamais sans mes soeurs : Livre itinérant et LCCeleste, Kristina et leur demi-sœur Juliana ont toutes les trois été élevées et ont grandi dans la terrible secte des Enfants de Dieu. Celeste et Juliana n'ont pu échapper à la secte que très récemment. Séparées dès leur plus jeune âge, les Sœurs témoignent ici à trois voix de leur expérience au cœur de cette organisation internationale qui, sous couvert de la " Loi d'amour ", prêchait la pédophilie et la violence. Victimes dès l'âge de 3 ans de tortures physiques et mentales, forcées à la mendicité et à la prostitution, violées par les membres de la secte, conduites de pays en pays sous de fausses identités, elles livrent ici le témoignage bouleversant de leur jeunesse sacrifiée et de leur difficile combat pour la reconstruction

     

     Editeur :  Archipoche
    Genre:  biographie
    Date de sortie: 03/05/2017
    Prix du livre papier :  Broché : 16,90€ poche 7,80€ 
    Version numérique: 6,99€ 
    ISBN: 2377350151 

     

      

     Jamais sans mes soeurs : Livre itinérant et LC

    Cela fait un petit moment que l'actualité ne parle plus de ces sectes dangereuses qui au nom de la foi manipulent leurs membres commentant à leur endroit manipulations psychologiques et perpétrant au nom de préceptes soi disant fixés par Jesus Christ notre sauveur des abominations.

    Cette histoire en est la preuve. Le plus effrayant c'est que cette secte existe toujours. Continue-t-elle  prôner l'amour, violentant les enfants, pratiquant l’inceste et toute autres horreurs que nous racontent les auteures, Kristina, Celeste et Juliana ?

    En suivant leurs différentes histoire, le lecteur est horrifié par le rôle des parents acceptant ou niant les maltraitances subies par leurs enfants.

    Le père au départ semble bien sympathique, aimant ses enfants jusqu'à ce que tres rapidement il accepte les  monstrueuses lois communautaires.

    Une communauté avec pour gourou, un pervers narcissique, pédophile et proxénète.

    L'on a beaucoup de mal a imaginer que l'on puisse imposer des relations sexuelles à des enfants dès l’âge de 4 ans, alors que notre cœur se serre devant les abus des adultes envers des enfants de cet âge. 

    Celeste nous narre sa vie dans la secte avec beaucoup de pudeur, Juliana et Kristina sont beaucoup précises dans leurs écrits, avec des descriptions détaillées de ceux qu'elles ont subi sexuellement. 

    Le lecteur est surpris par l'amour  inconditionnel qu'elles portent à leur père, l'adulte qui aurait du les protéger. L'on reste aussi étonné de leur maturité d'esprit précoce, comprenant très tôt que l’inceste, les relations sexuelles imposées sont contre nature. Surprenant aussi que cet esprit rebelle se retrouve chez plusieurs personnes de la fratrie, tout comme les souvenirs datant de l'âge de 3 à 4 ans. J'ai si peu de souvenirs de cette époque, que je m'interroge. 

    Par l’intermédiaire de cette lecture  (eh oui je me suis documentée) l'on apprend que les membres de la Famille Royale, statut que s'est octroyée ce sociopathe de David Berg, le gourou, ont eux même vécu un véritable calvaire, Aaron un de ses fils s'est suicidé, sa fille Deborah a quitté la communauté et écrit un livre et Davidito  à l'âge adulte a assassiné sa nourrice qui avait avait abusé de lui et s'est ensuite suicide à son tour ( on trouve sur le net la vidéo qu'il a faite et qui explique ce meurtre suicide)

    Cette biographie est donc très intéressante et en cherchant toujours des complètements d'infos, j'ai découverts une liste d'anciens membres de la secte, dont certains acteurs assez connus pour ne citer que Rose McGowan de la série Charmed. Ce qui nous donne à croire que l'espoir existe et que l'homme est résilient ce qui lui permet de s'en sortir.

    Les 3 sœurs nous offrent un témoignage bouleversant de la folie sectaire et de le conditionnement qu'elles sont subies et combien il est difficile de sortir de cercle infernal. On ne peut qu'admirer leur courage et la volonté farouche de la mère qui éloignée de la Famille et de son compagnon malfaisant a pu enfin "reprendre ses esprits" et ses enfants combatifs malgré l'endoctrinement qui ont permis très tôt de comprendre l'immoralité des règles abusives de la secte.

    Cependant le lecteur reste sous le choc, comment une telle secte peut elle encore exister malgré la mort de David Berg sans être inquiété malgré les témoignages des enfants maltraités ? 

    On ne peut qu’espérer que cette histoire bouleverse un peu l'ordre établi et que justice soit faite avec ce  livre témoignage. 

    Bref difficile d'attribuer une note à ce roman autobiographique.

     

     

    Extraits citations

     

    "Mo savait utiliser comme personne les femmes et le sexe pour influencer les hommes de pouvoir et ceux du gouvernement."

     

    "on peut peut-etre pardonner, mais on ne peut pas simplement oublier une vie de souvenirs. Contrairement à la mémoire d'un ordinateur, l'esprit n'a pas de touche effacer"

     

    "j'avais abandonné quelqu'un que j'aimais pour un culte qui ne m'aimait pas"

     

    " Ne perds jamais tes rêves de vue. Car ne pas avoir de rêves, c'est de ne pas avoir d'espoir, c'est ne pas avoir de but"

     

    "il est difficile de se réveiller un jour et de se rendre compte que vous avez vécu toute votre vie sous la coupe du mensonge de quelqu’un d'autre"

     

    "tout groupe capable de détruire de la sorte une famille était le vrai monstre, et pas le contraire"

     

    " l'espoir peut se révéler un instrument puissant entre les mains de celui qui le détient, car il peut le donner ou le supprimer à sa guise"

     

    " Le mal  ne peut triompher que tant que les gens de bien ne font rien"

     

    "pour finir, ce que le Système appelait abus n' en était pas vraiment puisque c'était fait dans l'amour"

     

     " j'appris alors que le partage n'était véritable que s'il faisait mal"

     

    © Kristina, Celeste, Juliana

     

     

    Avec Gaelle

     

    Jamais sans mes soeurs : Livre itinérant et LC

     

     

     


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