• Anne de Green Gables Masse Critique

    Anne de Green Gables Masse CritiqueCheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d'énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d'une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d'humanité de onze ans parfaitement imparfaite, héroïne d'une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l'esprit vif, à l'imagination sans bornes et qui adore employer de "grands mots", Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s'exprimant qu'en points d'exclamation, même dans "les affres du désespoir". Parce que l'existence d'Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d'Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c'est la transformation magique, presque mystique, que seul l'amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C'est l'histoire d'une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous (Josie Pye exceptée), et de nous les premiers.

     

     

    Anne de Green Gables Masse CritiqueLes éditions Monsieur Toussaint Louverture rééditent un roman de Lucy Maud Montgomery dans une nouvelle traduction et un nouveau format et je les remercie,  ainsi que Masse critique privilège pour m’avoir permis de découvrir une auteure  de l’époque victorienne.

    L.M Montgomery nous entraîne dans un région rurale du Canada du XIX siècle, dans une région, dont elle est originaire et ayant marqué sa propre enfance et ses textes.

    Les personnages sont pétris de valeurs morales, conformément à l’époque et, notre héroïne, plutôt fantasque  à l'esprit romanesque, vient perturber cet univers bien réglé. Tout d’abord par le fait que la petite fille n’était pas attendue chez Marilla et Matthews, le frère et la sœur célibataires, ayant souhaité adopter un « garçon » et voient débarquer une orpheline bien peu terre à terre, à l’imaginaire débordant et que le cadre de vie idyllique, dépeint avec brio par l’auteur, ne va faire qu’exacerber.  

    Le récit, très majoritairement en dialogues, monologues pourrions-nous dire, tant Anne ne cesse de bavarder sans que personne ne puisse l’interrompre, nous narre le quotidien de l’héroïne, ses tourments, ses espoirs, ses déceptions.  C’est à travers Anne que L.M Montgomery fait passer de nombreux messages dans ses narrations quotidiennes à Marilla qui lui offre un soupçon de reparties. Les interactions avec Matthews sont rares, mais logiques, au vu du caractère taiseux du personnage. Cependant l’auteure parvient à faire passer de l’émotion à travers cette histoire d’amitié et d’amour filial qui se crée au fil des ans.

    L’on s’attache à cette gosse soulante comme s’attacheront les personnages les plus rétifs du roman.

    La plume de l’auteure m’a totalement séduite, poétique, elle nous plonge dans l’ambiance délicieuse de l’ Ile du Prince Edouard, au gré des saisons à travers des descriptions sublimes. J’ai cependant connu un petit passage à vide avec une longue tirade d’Anne, mais très vite l’additivité de la lecture à repris ses droits.

    Bien que le récit ne soit pas particulièrement riche en rebondissements, on peine à poser sa lecture, tant Anne nous amuse par son étourderie. L’humour est donc présent, assorti de scènes émotives sur la fin de ce premier tome, puisqu’il s’agit d’une saga en 10 volumes, il me semble, et que j'ai bien envie de suivre

    Etiqueté comme roman jeunesse il séduira néanmoins, les adultes nostalgiques d'histoires du genre ayant bercé leur enfance, avec ses airs de « Petite maison dans la prairie ».

    Coup de cœur pour cette belle histoire présentée dans une version originale qui m’a surprise, tant on ne trouve guère de livres cartonnés de nos jours et offert avec un feuillet version gazette de l’Ile-du-Prince Edouard de l’époque.

     

    Anne de Green Gables Masse Critique

     

     

    Anne de Green Gables Masse Critique

     

    Anne de Green Gables Masse CritiqueL'auteur 

     

    Nationalité : Canada
    Né(e) à : Île-du-Prince-Édouard , le 30/11/1874
    Mort(e) à : Toronto , le 24/04/1942
    Biographie :

    Lucy Maud Montgomery est une romancière canadienne de nouvelles et romans pour la jeunesse se déroulant généralement sur l'Île-du-Prince-Édouard, au Canada, dont le plus célèbre est Anne... la maison aux pignons verts.
    Elle suit une formation à Charlottetown pour devenir enseignante et, de 1895 à 1896, elle étudie la littérature à l'Université Dalhousie à Halifax, Nouvelle-Écosse. À dix-sept ans, elle rédige pour les journaux locaux d'Halifax, Chronicle et Echo. Peu après, elle rejoint son père en Saskatchewan pendant un moment et retourne finalement sur l'île-du-Prince-Édouard.

    Après plusieurs emplois dans différentes écoles sur l'île, elle retourne à Cavendish où elle vit avec sa grand-mère devenue veuve. C'est pendant cette période qu'elle trouve l'inspiration et qu'elle rédige ses livres. En 1911, peu après la mort de sa grand-mère, elle épouse le révérend Ewan Macdonald, pasteur presbytérien, et s'installe en Ontario, où son mari obtient un poste de pasteur à l'église presbytérienne Saint-Paul à Leaksdale.
    C'est dans ce presbytère qu'elle rédige onze livres. Cette maison est par la suite vendue et est devenue un musée (Lucy Maud Montgomery Leaskdale Manse Museum).

    Elle connaît un succès international avec Anne... la maison aux pignons verts, paru en 1908, et qui a été traduit en seize langues. De ce roman qui s'adresse à toute la famille, ont été tirées plusieurs adaptations audiovisuelles. Celles-ci, très populaires dans le monde anglo-saxon, ont permis à Montgomery d'écrire d'autres livres sans soucis financiers.

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 16 Octobre à 10:34

    A noter de suite

    2
    Gaelle
    Vendredi 16 Octobre à 11:53
    Anne Shirley là maisons aux pignons verts c’est toute mon adolescence
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