• Condamné à me tuer

    Condamné à me tuerEn France, 14% des enfants ne se sentent pas en sécurité au collège. 10% sont victimes de harcèlement. Certains finissent par en mourir.

    Jonathan est encore à l'école primaire lorsque les brimades, les insultes, les coups commencent. On se moque de lui, de son physique, de son nom de famille. Puis on le menace, on lui demande de l'argent, on lui dit qu'on va tuer ses parents. La peur et la honte l'empêchent de parler. Les adultes ne voient rien ou lui assènent que c est un jeu. Jonathan est seul face à ses bourreaux. Le calvaire qu'il a enduré, jusqu'à s'immoler par le feu parce que la mort lui semblait être la seule solution, d'autres enfants le vivent tous les jours. Ils n'osent pas parler, sont en butte au déni des adultes et perdent tout espoir. Jonathan a été brûlé à 72%. Il a passé trois mois dans un coma artificiel, a subi dix-sept opérations et continue de souffrir de douleurs incessantes. 

    Pour lui, aujourd'hui, la reconstruction passe par le partage de son histoire, afin que les enfants victimes osent enfin parler. Et que les adultes ouvrent les yeux. 

    Editeur : Editions XO
    Genre: Témoignage
    Date de sortie: 3/10/2013
    Prix du livre papier : Broché 16,90€   Poche : 5,90 €
    Version numérique: 9,99 €
    Nombre de pages :  183

     

     

    Condamné à me tuerMerci à Lucy qui m'a permis de lire ce témoignage émouvant. 

    Ce récit narré à plusieurs voix, celle de Jonathan Destin, ses parents ses sœurs, sa sauveuse Florence et Alexandre, un jeune homme d'une trentaine d'années qui lui apportera beaucoup de soutien, témoigne du drame vécu par le jeune ado et sa famille,  et de ses conséquences sur sa vie future. 

    Condamné à se tuer pour échapper à ses harceleurs qui le menaçaient lui et ses proches, Jonathan, 16 ans commet l’irrémédiable en choisissant de s’immoler. Car Jonathan a bien réfléchi, pour lui la mort viendrait rapidement  !  Mais il ne mourra pas. Et le calvaire ne fait que commencer. 

    " Je croyais que mon cœur brûlerait en premier. Et si mon cœur brûlait, je mourrais très vite. "

    Son témoignage, ainsi que ceux de ses proches, témoigne de sa souffrance et son combat. Lui qui  pensait que la mort serait un soulagement regrette son acte à son réveil.

    Malgré les souffrances endurées, Jonathan soutenu par ses parents, malgré leur incompréhension face à cet acte, va faire preuve, une fois libéré du lourd fardeau du secret, d'une grande détermination et se battre pour s'en sortir.  Brûlé au 3e degré  sur 72% du corps, il subira de nombreuses interventions chirurgicales et tel un phénix renaîtra de ses cendres. Il le dit à Alexandre.

    "-pour moi, le fait d'avoir fait cet acte c'est comme une renaissance. À partir de maintenant, ce sera une nouvelle vie

    Il souhaite que son témoignage aide de jeunes enfants en difficultés, leur faire comprendre que lâcher prise c'est laisser gagner les harceleurs. C'est un des messages qu'il souhaite faire passer  afin qu'ils ne commentent pas l’irréparable.

    " Si  un élève veut mourir comme je l'ai fait, il faut qu'il écoute ce que je dis. Ça ne sert à rien de mourir. Quand on meurt, c'est les autres qui gagnent. Et puis les autres, je veux qu'ils aillent en prison"

    Il dénonce l'inertie du corps enseignant qui se désintéresse ou nie, comme c'est le cas des représentants de son collège ( ce qui m'a donné envie d'hurler), l’existence de harcèlement au sein de la communauté scolaire.

    En tant qu'adulte de la génération de Frédéric, le père de Jonathan, je comprend qu'il est pu passer à coté de certains signes, ne pas imaginer l'impensable. De "notre temps", dirai-je, les railleries, les moqueries, on a connu bien sur !  Mais pas d'une telle intensité et avec un tel degré de violence. Tout d'abord les enseignants ne l'auraient pas permis. Ils avaient plus de liberté d'action et les punitions ne manquaient pas. Quant ils affrontaient un parent, ce n'était pas au risque de se faire insulter, à minima, violenté dans dans les pires des cas. On en vient donc, au problème de base, l 'éducation des enfants à la maison avec des principes de bases. L'apprentissage du respect et de la tolérance. Accepter que quelqu'un  soit différent et apprendre à ne pas le stigmatiser.  D'un autre coté, nous évoluons dans une société de parents démissionnaires, souvent et d'un autre coté de ceux qui ne voient en leurs enfants que des petits anges, incapables de la cruauté dont on les accuse. Il est peut-être de se remettre en question !

    Force donc est de constater la part de responsabilité dans le harcèlement. Chacun d'entre nous y a sa part. Que se soit par passivité ou déni. À partir de là notre rôle à jouer est primordial. Ne sommes nous pas les adultes sensés protéger les enfants ?

    Il faut don, à mon avis, par commencer à arrêter de minimiser les actes, aussi petits soit-ils, et encore moins les réactions des enfants ou ados qui peuvent nous sembler excessives. Nous ne vivons pas ce qu'ils subissent. Nous ne sommes pas à leur place, n'éprouvons pas leurs émotions, ne réagissons pas tous de la même manière devant un même situation. Certains sont plus forts que d'autres. la preuve Jonathan est persuadé que son père s'en serait sorti et il a honte de ne pas parvenir a le faire, c'est une des raisons qui le pousseront à se taire.

    Après avoir lu 13 reasons why, une fiction sur le harcèlement scolaire, j'ai pu constater dans beaucoup de retours de lecture que de nombreux lecteurs trouvaient le geste d' Hannah excessif. Ils minimisaient  l'impact des paroles blessantes, des rumeurs sur elle. Eh bien, à mes yeux c'est comme ça que dans la réalité on laisse passer des comportements inadaptés répétitifs qui vont ensuite monter crescendo. 

    Je me suis révoltée du comportement des enseignants dans le cas de Jonathan, de leur déni, du peu d'aide que on lui a apporté quand il a tenté une approche. Jonathan, enfant en difficulté est la cible type pour les railleries. Il est différent intellectuellement   avec un peu d’embonpoint. Faut-il sortir de St Cyr pour pressentir les risques, alors que le harcèlement scolaire est connu de tous .  Faut-il former les enseignants à voir ce qui me semble une évidence ?   

    C'est pourquoi, j’insiste sur  notre responsabilité d’adulte, en enseignant la tolérance, au respect de la différence. Et sur l'importance de la communication.

    Il y a 30 ans en arrière, on ne parlait pas de harcèlement scolaire. Cependant le racket existait déjà et quelques petites fortes têtes malmenaient parfois les plus faibles. C'est pourquoi j'ai exigé de mes enfants que quoi qu'il  se passe ils devaient m'en informer.  Nous n'avons pas eu de soucis. Mais les choses étaient claires. Pour autant, j'ignore si sous certaines menaces, mes enfants n'auraient pas faiblis.  C'est pourquoi, je comprend aussi la culpabilité des parents de Jonathan, qui n'ont suspecté qu'une crise d'adolescence chez un enfant déjà taciturne de nature.

    Aujourd'hui Jonathan, moqué pour son nom, le porte haut et fort. Car il a choisi son Destin. Il est sorti grandi de cette épreuves et décider que son aventure et son témoignage aidera à d'autres harcelés de tomber dans un engrenage fatal !

    Merci à lui, et à sa famille, de nous rappeler que nous sommes tous acteurs, à notre manière afin de lutter contre le harcèlement scolaire pour que plus jamais un enfant ne soit condamné  à se tuer. 

    Une histoire narré  dans le respect des mots de Jonathan, dans un style basique qui donne plus de force à ce récit. Le jeune homme et sa famille nous émeuvent en nous racontant le calvaire de Jonathan, mais nous donne une sacré de leçon de vie et d'espoir !  

    Comme beaucoup harcelés qui luttent aujourd'hui pour mettre fin à la tyrannie, Jonathan  et sa famille ont crée une association Tous ensemble pour Jonathan.

     Vous trouverez  d'autres d'autres liens  en fin de lecture pour aider ceux dans le besoin, qu'ils soient parents où enfants.

    Gros coup de cœur et je souhaite de toute  mon âme que Jonathan Destin réalise ses rêves.   

     

     

    Tous Solidaires pour Jonathan

     

    Agir contre le harcèlement à l'école

     

    Non au harcèlement à l'école  (éducation.gouv)

     

    Définition du harcèlement 

     

    le harcèlement est une violence répété. Elle peut être verbale, physique, psychologique. On la retrouve à l'école lorsque les enfants sont insultés, menacés, molestés, frappés ou dénigrés, sur les réseaux sociaux par exemple.

    Le harcèlement réponde à 3 caractéristiques 

    - la violence : rapport de force domination

    - la répétitivité ; les violences perdurent dans le temps

    - l'isolement de la victime : peu, faiblesse physique la rende incapable de se défendre , d'en parler

     

    Alors  ne restons pas simple spectateur. Agissons !

     

     

    Condamné à me tuer

     

     

    Extraits citations

     

    " mes parents se disaient c'est l'âge bête. Ils ne comprenaient pas. ce n'est pas leur faute si j'étais si coincé" 

     

    " On se pose surement pas assez de questions  sur les autres. parfois  quand on se parlait je lui demandais : "Est-ce que ça va ? " Comme il répondait oui, il n'y avait pas de soucis. Quand il a commencé à maigrir on s'est inquiété. Il a perdu très vite une dizaine de kilos. On se rassurait en se disait qu'il avait beaucoup grandi"

     

    " je croyais qu'il m'avait laissé une lettre. J'ai fouillé toutes les poches pour la trouvé, mais rien. C'est ce rien qui fait mal "

     

    " Je croyais que mon cœur brûlerait en premier. Et si mon cœur brûlait, je mourrais très vite. Mais là,  à l'instant, je ne sais plus comment je vais mourir"

     

    " quand j'ai pris ma décision, j'ai pensé que je reverrais mes parents plus tard, la-haut. maintenant je me dit que l'autre monde n 'existe pas . On meurt c'est tout !

     

    " Si  un élève veut mourir comme je l'ai fait, il faut qu'il écoute ce que je dis. Ca n sert à rien de mourir. Quand on meurt, c'est les autres qui gagnent. Et puis les autres, je veux qu'ils aillent en prison"

     

    © J. Destin

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Vendredi 28 Septembre à 16:59

    Mon fils le subit à l'école, mais je suis derrière et dès qu'il y a le moindre truc, je fonce voir la direction. Cela se calme, jusqu'à ce que cela reprenne et que j'y retourne. Je ne lâcherais pas. J'ai souvent la reflexion de lui dire qu'il ne doit pas se laisser faire et que les autres ne gagneront pas. C'est compliqué, mais il y arrivera parce qu'il parle. Et c'est le plus important. Très bon livre !

    2
    Vendredi 28 Septembre à 19:38
    LADY MARIANNE

    c'est de plus en plus courant-
    à mon époque rien de ce genre--
    ça vient de quoi ces méchancetés , ces brimades gratuites ??
    il faut que les jeunes soient informés-- qu'ils dénoncent ---
    un témoignage poignant je n'en doute pas-- le peu que j'ai lu ici-
    bonne soirée- merci-
    bises-

    3
    Samedi 29 Septembre à 10:39

    Ce :livre doit être bien émouvant à lire, mais je le note.
    Un sujet pas facile et tellement courant hélas!
    Bonne journée

    4
    Samedi 29 Septembre à 22:30

    Un sujet actuel ! bonne soirée

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