• Bewitched by the darkness

    N'écrit pas de la Dark Romance qui veut

     

    Bewitched by the darkness

    Sypnosis

    Attention : âmes sensibles, s'abstenir ! Méfiez-vous des apparences. Derrière mon charme se cachent de funestes envies. Derrière mes yeux, ce ne sont pas les fenêtres de mon âme qui s'ouvriront à vous, mais bien les portes de mon enfer. Pourtant, elle, jeune et fragile, l'a deviné au premier regard... alors pourquoi ne s'enfuit-elle pas ? Pourquoi ai-je décidé de l'épargner ? Caleb Profession : Tueur en série

     

    Editeur : Elyxiria
    Genre: Dark Romance
    Date de sortie: 13/06/2018
    Prix du livre papier :  Broché : 11,90€ 
    Version numérique: 3,99 €
    Nb de pages : 192

     

     

     La critique :

    Il ne suffit pas qu'un auteur décrète que son roman est de la Dark Romance pour que cela en soit. Un genre littéraire qui séduit un nouveau lectorat, de quoi donc s'attacher des lecteurs pour un jeune auteur sur le marché difficile des écrivains.

    Amatrice du genre, ayant lu précédemment Dark Romance de Pénélope Douglas, la saga Heartless de Ker Dukey, dont j'attend avec impatience le prochain tome, Monsters in the dark de Pepper Winters, ( pour ne citer que mes coups de coeur) je me suis laissée berner par la magnifique couverture avec un Caleb sublime à l'air machiavélique.

    Car seule la couverture donne illusion. Le reste n'est qu'une suite de phrases convenues et de dialogues clichés, et d'un total ennui.

    Caleb, notre héros, est tout d'abord difficilement identifiable, par chance l'image de la couverture le fait pour nous. Quant à sa personnalité si lisse et inconsistante, elle ne laisse transparaître sa perversité qu'uniquement dans des scènes de violences allant crescendo. C'est un peu là où le bat blesse.

    Cette montée en puissance est très mal orchestrée et ne suffit pas, à mon sens,  à donner de la consistance à l'intrigue. Elle a pour but de choquer, certes, et je ne doute pas que Micaela Barletta y parvienne auprès de certains lecteurs. Malheureusement un grand flop chez moi. 

    Après mes lectures de Dark Romance, voire de thrillers mettant en scène des psychopathes,  j'ai pu constater que le profil psychologique des personnages y est parfaitement développé. C'est ce qui permet au lecteur de vibrer, de s'émouvoir, de frissonner, bien davantage que devant les  mises  en scènes macabres. Ici on ne ressent aucune émotion, le protagoniste principal étant très superficiellement développé. Je cherche encore ses motivations, à découvrir son passé, effleuré par l'auteure, afin de comprendre le chemin que Caleb a emprunté pour devenir un soi-disant monstre. Certes il nous est vendu comme un tueur sadique, mais hormis la dernière agression, l'auteure a beau mettre les mots "tueur et sadique" dans la bouche de son protagoniste, il est peu crédible.

    Le style basique, et limite scolaire n'aide pas. Les chapitres se terminent parfois de manière abrupte et l'on se demande quel est l’intérêt de certaines scènes et de protagonistes secondaires.

    La personnalité de Cabeb n'étant pas aboutie, l'on ne comprend pas vraiment les relations avec les personnages secondaires, dont sa femme et sa patiente, victime de violences,( lesquelles, pour justifier un suivi psychiatrique ?).

    Que dire des comportements de Nastasia et de la relation qui va en découler, qui s'avère des plus abracadabrantes ? Il aurait peut-être été souhaitable de développer cette curieuse alchimie, le roman est loin d'être un pavé avec ses 192 pages, l'auteure avait de la marge pour approfondir la personnalité de ses protagonistes. C'est encore ce qui manque à ce roman pour donner du sens aux situations  assez incohérentes. Sans oublier bien sur, la relation  particulière qui existe en principe entre un psychopathe de Dark Romance et sa victime, ce genre de relation qui fait ressortir le meilleur du héros et que le magnifique trailer d' Elyxiria nous vend.  Une fois de plus tout n'est qu'illusion.   

    C'est donc assez difficilement que je suis parvenue au terme de ma lecture pour découvrir un dénouement inattendu et des plus abrupt, plongeant, certes, le lecteur passionné, à désirer connaitre la suite des aventures de Caleb. 

    Ce sera sans moi. Il existe bien d'autres auteurs talentueux dans le genre pour perdre son temps avec celui-ci qui ne m'a pas convaincu du tout du sien à écrire de la Dark Romance.

    L'auteur :

    Habitée depuis longtemps par l'envie d'écrire, c'est en janvier 2017 que Micaela décide de se lancer dans l'écriture de son premier roman : TRANSPARENT LIES. Les résolutions sont au rendez-vous en ce jour de l'an et dès le lendemain l'écriture commence. 

    BEWITCHED BY THE DARKNESS, laisse entrevoir une plume de plus en plus maîtrisée.

     

    Le détail :

    L'auteur s'efforce de nous présenter un Mr Jeckyl et Mr Hyde, insistant sur le fait qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Derrière votre  séduisant voisin se cache peut-être un tueur sanguinaire qui ne parvient pas à maîtriser ses sombres démons. Malheureusement si l'idée de départ est excellente, le Caleb  de Micaela Barletta ne convainc pas. 

     

    La parenthèse :

    J'ai pu constater, à mon grand déplaisir, que l'auteure n’apprécie guère les retours négatifs sur son oeuvre. Sur sa page  FB auteure, j'ai pu lire une attaque très virulente suscitée par la publication d'un post, paru initialement  sur Babelio, à l'encontre de la chroniqueuse. C'était monstrueusement irrespectueux envers les lecteurs qui n'encensent pas son oeuvre et chacune de ses fans c'est plu à faire des commentaires ignobles, auxquels Micaela Barletta s'est prêtée à rire et entretenir le débat. Parmi ses commentaires désobligeants j'ai pu lire qu'il a été suggéré à la chroniqueuse de se lancer dans l'écriture avant de se permettre de juger d'un livre.  Il me semblait qu'une personne qui donne son avis est  pour la majorité un lecteur et non pas un auteur de roman. Est-il donc impossible d’évaluer un roman, si l'on n'en écrit pas soit même ? C'est totalement grotesque.  C'est donc une des raisons qui m'incitent à ne plus jamais lire un roman de Micalea Barletta, et je laisse aux autres lecteurs le choix de découvrir sa plume. 

     

     

    Notation

     

    Bewitched by the darkness 

    Magnifique couverture et trailer qui donne l'illusion, mais le résultat n'est pas au rendez-vous


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  • Commentaires

    1
    Gaelle
    Mercredi 5 Décembre à 12:18
    Le livre aux 144 insultes je vais l’appeler. Pour moi cette jeune auteure manque cruellement d’humiLite. On a le droit de dire que Guillaume Musso produit de la « merde » mais interdiction de toucher à l’œuvre de cette auteure. Je partage entièrement cette chronique. L’auteure va t’elle s’amuser a te traiter de sorcière, d’inculte... ou te conseiller un concombre.... ce ne sont pas mes termes mais ceux inscrit sur la page FB de Madame
    2
    laureline
    Mercredi 5 Décembre à 12:33
    laureline

    Voila une chronique qui a le mérite d'être claire, encore plus si l'auteure est irrespectueuse yes

     

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